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 A l'ombre d'un chêne

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MessageSujet: A l'ombre d'un chêne   Mer 7 Sep - 23:48



A l'ombre d'un chêne




Il y a beaucoup de chêne dans le Parc, mais celui-ci est un peu particulier. Situé sur une petite butte, cette arbre multi-centenaire projette son ombre majestueuse sur une belle herbe verte et grasse, parsemée de fleurs des champs. Il est suffisamment à l'écart du lac pour que les bruits et rires ne l'atteignent pas, mais le domine également, et offre une magnifique vue globale sur le lac, du matin au soir.
Quoi que vous souhaitiez faire, soyez sûrs de passer un bon moment, à lire, réviser, parler, dessiner ou encore photographier, protégés par l'aura bienfaisante du grand chêne.





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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Sam 8 Oct - 13:26

L'été indien était ma période préférée de l'année, ce début d'année scolaire avec des températures douces malgré les feuilles qui commençaient à défraichir, le début de l'automne avec une chaleur estivale, c'était tellement agréable. J'étais à peu près sûre de ne pas voir Warren à cette heure, me semblait-il qu'il était en cours mais je n'en étais pas sûre, et comme Will et moi ne devions nous approcher, je me savais tranquille. 

N'importe qui d'autre pouvait venir, là n'était pas le problème, je voulais juste ne pas penser à mes histoires de coeur tordues et compliquées. Je m'étais donc allongée, sous un chêne, observant le ciel bleu légèrement nuageux. J'entendais quelques élèves à droite et à gauche jouer, crier, discuter, les oiseaux chantaient au dessus de moi, j'adorais écouter l'environnement, ça me reposait.

[RP libre]
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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Ven 28 Oct - 11:41

Sawal marchait, les mains dans les poches. Il errait sans savoir où aller. Le parc ensoleillé était si beau. Mais il aurait préféré qu'il soit calme ... avant il aurait été le premier à rire et crier avec les autres. Avant. Maintenant, il était là, cherchant à fuir toute présence humaine et amicale. Il s'approcha d'un chêne. Arrivé à quelques mètres, il réalisa que ce n'était pas n'importe quel arbre. C'était là où, pour la première fois, il avait lié un contact amical avec des gens. Il se souvenait de cette partie de bataille explosive à laquelle il n'avait rien compris. Il se souvenait de Marlène et Hanna. Il détourna les yeux, il ne voulait pas se souvenir. À l'époque tout semblait aller pour le mieux, mais pendant qu'il s'amusait avec des cartes, qu'arrivait-il à Hilly ? Son visage se ferma et il accéléra le pas. Au pied de l'arbre une Gryffondor était assise, Alice Skellington. Il lui adressa un bref mouvement de tête pour la saluer. Il ne put s'empêcher de ralentir devant l'arbre, de lever les yeux vers ses feuilles. Le soleil passait à travers, dessinant des formes étranges sur le sol. Sawal resta ainsi quelques secondes avant de reprendre sa route.
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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Ven 4 Nov - 11:19

Je jouais avec les pissenlits. En cette saison, ils étaient gris et duveteux. J'en avait cueilli un, puis un autre, soufflant dessus pour arracher les graines, avant de cueillir un autre, puis encore un... J'aperçus Alice à l'ombre d'un chêne. Bizarrement, le lieu m'était étrangement familier, quand je le regardais. J'étais maintenant tout près, je n'avais pas vraiment regardé où j'allais, errant en cueillant des fleurs telle un petit chaperon rouge. En plus, c'était vraiment la couleur de mon manteau, rouge vif. J'avais mon écharpe de serdaigle au cou, et en dessous, un jean et des bottines. Je cherchais toujours ce qu'était cet endroit, ma mémoire pourtant fidèle me faisait défaut, quand Sawal arrivé. C'est à ce moment que je reconnus l'arbre. C'était ce jour-là qu'on s'était rencontrés, on avait joué aux cartes avec Hanna, une amie Pouffsouffle. Il s'arrêta quelques instants sous l'arbre, et s'apprêtait à repartir lorsque je lui attrapai le bras. J'avais dévalé la légère pente pour foncer vers lui.

"Saw..."

Je le regardai dans les yeux. Ses yeux vairons qui avaient perdu leur étincelle, qui me rendaient tellement triste moi-même. Une boule me serrait la gorge, mais je ne pleurais pas. Je continuai à le regarder avec cette intensité douloureuse. Je ne sais pas quand exactement nos regards se sont séparés. Je déglutis avec difficulté, et me tournai vers la Gryffondor toujours présente :

"Salut, Alice."

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Marlène Lenoir
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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Sam 5 Nov - 23:08

Sawal Azel, un Serdaigle étrange qui m'avait toujours intrigué, passa près demoi au départ sans me remarquer. Lorsqu'il me vit, il me fit un signe de tête en guise de Bonjour auquel j'eus à peine le temps de répondre avant qu'il ne se retourne, prêt à repartir quand Marlène, une autre élève de Serdaigle arriva en l'interpelant. Puis, après un échange de regard bizarre, elle me dis bonjour aussi. Je me redressai en tailleur pour répondre et éventuellement... partir. Il ne semblait pas enclun à discuter, ou peut-être pas devant du moins:

- Salut! Je... ça va?

Bon c'était assez pitoyable je dois dire. Mais la situation semblait tellement étrange et tendue... la dernière fois que j'avais ressenti ça... ouais nan, je devais éviter d'y repenser, j'avais déjà eu du mal à passer à autre chose...
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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Mar 8 Nov - 9:16

Il vit du coin de l'oeil Marlène courir vers lui, il accéléra le pas, ne voulant pas qu'elle le rattrape. Elle parvint néanmoins à attraper son poignet.

- Saw ...

Le jeune homme frémit à l'entente de ce surnom. Il paraissait tellement lointain le temps où on l'appelait ainsi, comme dans une autre réalité. Elle le fixa de ses yeux gris et Sawal soutint son regard, son coeur de serra en y lisant de la tristesse. Il ne voulait pas qu'on s'inquiète pour lui ! Leur yeux finirent par se lâcher, comme épuisé par les émotions. Le regard de Sawal tomba sur la main de Marlène qui tenait toujours son poignet. Sa manche était légèrement relevée, révélant son articulation squelettique striée de griffures. Il tenta de retirer son bras mais la poigne de la jeune fille était trop forte pour son corps à peine remis de l'absence de nourriture de l'été. Marlène déglutit avec difficulté et salua Alice. Cette dernière de releva en tailleurs, visiblement mal-à-l'aise.


- Salut ! Je ... ça va ?

Sawal jeta un regard mauvais à Marlène.

- Ça ira mieux quand cette imbécile m'aura lâché !
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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Mar 8 Nov - 16:14

J'ouvris légèrement la bouche. J'avais l'impression de me prendre une baffe en plein visage. Je détaillai Sawal, baissant les yeux sur ma main qui tremblait légèrement. Des cicatrices se détachaient sur la peau pâle de Sawal. Je le regardai d'un air déçu. J'étais infiniment triste pour lui, je voulais toujours l'aider, mais en cet instant, alors qu'il venait de m'insulter, il me décevait. Je le toisai et désserai mon emprise, sanss toutefois le lâcher totalement.

"Imbécile ? C'est toi l'imbécile ! Je me tournai vers la préfète de Gryffondor. Désolée de t'imposer ça, Alice. Et non, ça ne va pas vraiment."

Mes yeux me brûlaient. Je savais que les larmes ne tarderaient pas à monter, mais je refusais absolument que cela arrive. JE jetai un dernier regard d'excuse à la jeune fille au cheveux rose, avant de regarder mon ancien ami avec intensité. Il fallait qu'on parle. Il fallait qu'il reste.

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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Mar 15 Nov - 8:22

Marlène grimaça, visiblement surprise par la véhémence de Sawal. Son regard descendit jusqu'aux poignets striés de cicatrices du jeune homme et lui jeta un regard profondément déçu. Sawal frémit, il n'aimait pas ça. Elle n'avait pas à le juger ! Elle relâcha légèrement son poignet sans pourtant le libérer totalement.

"Imbécile ? C'est toi l'imbécile ! Elle se tourna vers Alice Skellington qui les regardait, apparemment peu à l'aise. Désolée de t'imposer ça, Alice. Et non, ça ne va pas vraiment."

Sawal sentait qu'il avait blessé Marlène, il avait envie de se dire que ce n'était pas important. Mais la seule chose qui lui venait à l'esprit c'est qu'il avait du mal à quelqu'un. Encore. Il toisa la jeune fille et celle-ci le regardait avec intensité. Sawal soupira.

- Qu'est-ce que tu veux encore ?
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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Lun 21 Nov - 15:20

"Te parler. Ou plutôt te poser une question. Pourquoi tu m'en veux ?"

Direct, simple. N'y vas pas par quatre chemins. Direct, simple, et difficile à dire. L'effort qu'il lui avait fallu pour ne pas trop réfléchir, pour ne pas hésiter, pour juste poser sa question avait été grand. Vraiment.

"Parce que tu as vraiment l'air de m'en vouloir, indépendement du fait que tu as mal et que tu refuse qu'on t'aide..."

Parce qu'il avait besoin d'aide, indiscutablement. Mais il le refusait, au contraire. Il devait prendre ça pour de la pitié, ce que ça n'était pas bien sûr ! Je voulais qu'il soit heureu, j'en avais presque besoin. J'étais extrêmement empathique, et que ceux que j'aime aillent mal me paraissait insupportable, que ce soit Sawal ou Dorea.

"Explique-moi, Saw. Je te comprends plus."

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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Lun 28 Nov - 14:23

- Te parler. Ou plutôt te poser une question. Pourquoi tu m'en veux ?

Sawal eut envie d'éclater de rire mais un simple ricanement lui échappa. Elle pensait qu'il lui en voulait ! C'était à mourir de rire ! Il ne lui en voulait pas, il était simplement jaloux, jaloux à en mourir de ce frère qu'elle avait aors que lui avait été privé d'Hilly.


- Parce que tu as vraiment l'air de m'en vouloir, indépendement du fait que tu as mal et que tu refuse qu'on t'aide... Explique-moi, Saw. Je te comprends plus.

Cette fois-ci, Sawal ne riait plus. Il avait juste envie qu'elle perte. Qu'elle parte et qu'elle retourne dans son monde merveilleux d'amour et d'eau fraîche. Il darda sur elle un regard froid et malveillant. Il n'en avait à présent plus rien à faire de la blesser ou non.

- Tu es tellement imbue de toi-même Marlène, cracha-t-il haineux et le prénom de la jeune fille sonna comme une insulte entre ses lèvres. Tu es persuadée que je t'en veux alors que je n'en ai simplement rien à faire de toi. Arrête de te prendre pour la super-héroïne que tu n'es pas ! Je n'ai pas besoin de toi et surtout, je vais très bien alors lâche moi une bonne fois pour toute !
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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Lun 28 Nov - 15:23

Un sourire ironique fleurit sur mes lèvres. Cette fois, c'était la colère qui l'emportait. Pas parce qu'il m'insultait, non, ça, je n'en avais plus rien à faire. Je n'avais plus envie de pleurer. Envie de crier, oui, envie de le réveiller, quitte à le frapper pour le faire ouvrir les yeux.

"Très bien, ouais. Je te crois, fis-je ironiquement. Je la connais la souffrance, Sawal. Ok, j'ai pas souffert autant que toi. Peut-être même que tu crois que j'ai jamais souffert, je sais pas et je m'en fous. Mais vas pas essayer de me faire avaler que tu vas bien."

Je pensai à Merwin en train de pleurer parce que les potions qu'il prenait lui brûlaient la gorge, au point qu'il n'arrivait plus à manger. Je me souviens de la médicomage qui m'avait virée de la chambre en vitesse, paniquée. On ne montre pas la souffrance aux enfants de cinq ans. Par contre, certains d'entre eux la vivent. Je pensais aux moments de joie quand certains traitements marchaient mieux que d'autres, à la respiration sifflante de mon frère en pleine crise. Oui, je savais ce que c'était que la souffrance. La personne qui était à l'époque la plus proche de moi au monde, avait été entre la vie et la mort pendant douze ans. Je souris à nouveau, d'u air plus amer.

"Peut-être que tu n'as pas besoin de moi. Désolée de t'ennuyer, c'est mon côté saint-bernard. Ça et l'habitude..."

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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Lun 28 Nov - 21:02

Un sourire dur apparut sur les lèvres de Marlène et Sawal sut qu'il avait visé juste. Il l'avait blessée.

- Très bien, ouais. Je te crois. Je la connais la souffrance, Sawal. Ok, j'ai pas souffert autant que toi. Peut-être même que tu crois que j'ai jamais souffert, je sais pas et je m'en fous. Mais vas pas essayer de me faire avaler que tu vas bien.

Sawal sentait bien dans sa voix qu'elle ne le croyait pas. Il se tendit quand elle parla de sa propre souffrance. Et de son état. Il ne connaissait pas tant que ça Marlène mais il savait qu'elle ne le lâcherai pas. Ses yeux gris se voilèrent, signe de passage de mauvais souvenirs. Il s'en voulut d'avoir fait ça et l'une de ses crises de larmes incontrôlables commençaient à envahir son corps. Il devait partir d'ici. Vite.

- Peut-être que tu n'as pas besoin de moi. Désolée de t'ennuyer, c'est mon côté saint-bernard. Ça et l'habitude...

- Alors vas faire le saint-bernard ailleurs et sache que je n'ai besoin de personne et que je vais bien.

Sa voix tremblait et les larmes affluaient. Il devait partir.
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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Jeu 1 Déc - 10:57

Je regardai Sawal. Il semblait au bord des larmes. Je sentis une boule se former dans ma gorge. Non. Je ne pleurerais pas. Je lui sourit d'un air un peu triste. Je ne savais pas comment faire pour l'aider, pour l'empêcher de pleurer. Il ne voulais pas pleurer devant moi, je pense. Je comprenais. Je lançai un sort sur une feuille morte de belle taille, qui se transforma en mouchoir en tissus. Je fouillai mon sac et y trouvai un patacitrouille. Je lui tendis le tout avec un pauvre sourire.

"Okay, si tu le dis... bon courage, Sawal."

Je le regardai dans les yeux, tentant de lui insufler ce courage que je lui recomandais, me retournai et partis. Je déglutis difficilement, la boule de sanglots toujours présente dans ma gorge. Je ne pleurerais pas.

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Marlène Lenoir
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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Ven 2 Déc - 14:23

Marlène posa sur lui un regard étrange, on sentait dans ses yeux qu'elle se retenait elle aussi de pleurer. Elle lui fit un sourire. Un sourire triste. Elle semblait perdue, Sawal s'en fichait. Il voulait qu'elle parte ! Il allait tourner les talons quand elle transforma une feuille morte en mouchoir et lui tendit avec un patacitrouille. Sawal les prit, hésitant.

- Okay, si tu le dis... bon courage, Sawal.

Elle le fixa, comme pour lui transmettre quelque chose mais il détourné les yeux, incapable de le supporter. Elle finit par tourner les talons et Sawal s'élança dans la direction opposée, les doigts serrés sur le bonbon. Il finit par se laisser glisser contre un arbre, les larmes ruisselant sur ses joues pâles. Il en avait assez, assez de lui, de ses mots, de son caractère lunatique. Il resta là longtemps, immobile. Il porta le patacitrouille à sa bouche et le savoura lentement. Il avait le goût de la tristesse d'une amitié perdue.
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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Mar 21 Fév - 21:17

Il faisait beau ce jour-là ; vraiment très beau. De nombreux oiseaux chantaient dans les arbres, accueillant le soleil de leurs doux gazouillements incessants. La fraîche odeur qui planait dans le parc ressemblait en tous points aux fragrances qui accompagnent les premiers jours de printemps. Chaleur fourbe et rayons de soleil froids... De quoi tomber malade sans s’en rendre compte. Myosotis, en bonne crétine qui se respecte, s’était laissée influencer par cette fausse chaleur et avait retiré sa veste de cuire à l’instant même où elle s’était assise au soleil. En dessous, elle ne portait pourtant rien de plus qu’un débardeur grisâtre, troué de partout et trop grand pour elle. Les rayons de soleil faussement chaleureux, qui faisaient scintiller les nombreux colliers que portait la brune, accentuaient la pâleur de sa peau, blancheur héritée de sa mère. Pour ne pas salir son jeans noir, elle avait recouvert le sol terreux de sa veste. Myosotis avait été s’asseoir proche d’un  grand chêne, s’adossant au tronc de ce dernier. Elle avait mis beaucoup de temps à trouver l’endroit parfait ou se poser : les nombreuses racines du chêne qui sortaient du sol rendaient cette tâche plus compliquée qu’elle n’aurait dû l’être. La brune faisait face au lac de Poudlard, admirant de temps à autres la vaste étendue d’eau. La seule chose qui lui manquait, c’était sa musique. Elle avait rapidement appris que les appareils électroniques ne fonctionnaient pas à Poudlard... A son plus grand désespoir. Elle devait donc se contenter des chants d’oiseaux.

Avec elle, elle avait emporté son calepin, le journal intime de sa mère et un stylo bille. En commençant à retranscrire les phrases incompréhensibles écrites par sa mère, elle se rendit compte que ses nombreux bracelets la dérangeaient. Elle les retira donc et les posa à côté d’elle. De temps à autres, Myosotis détachait ses yeux de son calepin et observait les lieux. Plus loin, un groupe de troisième année se promenait au bord du lac. Ils avançaient dans la direction de la brune. Alors qu’elle s’apprêtait à reprendre sa minutieuse retranscription, elle vit quelque chose faire son apparition au milieu du lac, puis disparaître la seconde d’après. Elle aurait juré qu’il s’agissait d’une gigantesque tentacule. Elle avant entendu dire qu’un Calamar géant vivait dans le lac, mais elle n’avait jamais eu l’occasion de le voir à l’une des fenêtres de sa Salle Commune. Tandis que le groupe de troisième année –deux Poufsouffles et un Gryffondor– arriva à sa hauteur, elle rabaissa son regard et entreprit de déchiffrer une nouvelle phrase gribouillée par sa mère. L’un des Poufsouffle était en train d’expliquer à ses amis comment il avait découvert qu’il était un sorcier. Le groupe s’éloigna : Myosotis put à nouveau se concentrer sur son dur labeur. Après une demie heure de calme environ, alors qu’elle était au plein milieu d’une phrase, un craquement sur sa gauche lui fit tourner la tête. Un jeune homme fit son apparition. Leurs regards se croisèrent, et la Serpentard fut soudainement frappée d’un Flash-Back.


Flash-Back

Un brouhaha déchainé éclata dans le réfectoire à l’instant même où Ivan, le visage ensanglanté, se redressa sur un coude. Par réflexe, il porta une main à son visage pour se tenir le nez, mais il la retira bien rapidement, la douleur étant encore plus insoutenable lorsqu’il le touchait : le nez était sans aucun doute cassé. Ivan était un éducateur comme les autres aux yeux de Myosotis : bête et violent. Ce jour-là, il avait –selon elle– dépassé les bornes. La matinée avait commencé normalement ; par deux les éducateurs s’occupaient de superviser les diverses tâches que devaient être effectuées par les adolescents. La brune était dans un groupe avec trois garçons tous plus âgés qu’elle. Ils devaient, ce matin-là, mettre la table pour le petit-déjeuner. Refusant comme souvent –pour ne pas dire toujours– de participer, Myosotis s’était assise par terre, adossée au mur de la salle, passant son temps à enlever la saleté accumulée sous ses ongles. Ivan s’était approché de Myosotis, l’air grave, et lui avait ordonné :

« Wilkes ! Debout ! MAINTENANT ! »

« J’m’appelle pas Wilkes. » marmonna Myosotis en guise de réponse.

« Qu’est-c’que t’as dit ?! »

« J’m’appelle pas Wilkes puta*n ! C’est quand qu’ça va rentrer dans ton crâne ?! »

« Tu vas arrêter d’faire ch*er maint’nant, et tu vas lever ton c*l d’ce sol. » lâcha Ivan, la mâchoire serrée.

Il attrapa fermement Myosotis par le bras, la força à se relever, resserra encore plus son emprise et la poussa en direction des dernières assiettes qui devaient être placées sur la troisième et dernière table du réfectoire. La brune n’aimait pas qu’on lui donne des ordres, et détestait par dessus tout faire la boniche. Ivan fut appelé par l’autre éducateur qui se chargeait de leur groupe : il dut se rendre dans la pièce d’à côté. Avant de partir, il prévint Myosotis que si le travail n’était pas fait à son retour, elle serait envoyée en cellule d’isolement, accompagnant ses paroles de postillons. La brune ne répondit pas. Une fois qu’il eut le dos tourné, un des garçon du groupe de Myosotis s’empara de la pile d’assiette et termina le travail... Apparemment, il ne voulait pas voir la brune être enfermée pour la énième fois. Elle passait plus de temps en isolement qu’avec les autres. Les tables prêtes pour le petit-déjeuner, les autres groupes entrèrent dans le réfectoire et s’installèrent.

« WILKES !!! » hurla la voix d’Ivan alors que Myosotis s’asseyait sur le banc avec les autres. Ignorant royalement l’éducateur, la brune s’installa tandis qu’Ivan s’approchait d’elle en pestant entre ses dents : « Tu vas ARRETER d’faire ta c*nnasse et m’écouter quand j’te parle ! » Il l’attrapa par les cheveux, la tira du banc et la força à se placer devant l’assemblée médusée. Ivan était connu pour être le plus violent de tous, surtout envers les enfants dont les parents s’inquiétaient peu. Il attrapa le visage de Myosotis entre son pouce et son indexe et demanda tout en resserrant son étreinte : « T’as pas intérêt à jouer à la c*nne avec moi, Wilkes : est-c’que c’est toi qu’as mis les assiettes ?! REPONDS ?! »

« J’m’appelle pas... » tenta tant bien que mal d’articuler Myosotis « ... Wilkes. »

Repoussant l’homme de toutes ses forces, elle parvint à se défaire de son emprise. Dans l’agitation, la montre d’Ivan s’était décrochée et était tombée au sol. Après lui avoir lancé un regard noir, Myosotis tourna le dos. C’est alors que l’éducateur prononça la phrase de trop.

« Ta mère t’a vraiment éduquée comme une m*rde. Encore une p*** qui s’est faite sautée par le premier v’nu. »


Ivan avait sans doute confondu la famille de Myosotis avec celle d’un autre enfant de la maison de correction. Toujours est-il qu’elle n’avait pas supporté l’entendre insulter sa mère. Tandis que l’éducateur se baissait pour ramasser sa montre, la brune se retourna et lui envoya un coup de pied magistral en pleine figure. Alors qu’elle s’apprêtait à réitérer son geste, deux éducateurs l’attrapèrent par les bras et la tirèrent en arrière tandis qu’une éducatrice lui injectait un calment à l’aide d’une seringue. Le calment devait être particulièrement fort ce jour-là, car l’effet fut quasi-immédiat : Myosotis sentit ses jambes se dérober sous son poids. Elle fut emmenée dans le sombre couloir menant aux quatre pièces d’isolement. L’une des portes étaient entre-ouverte. A l’intérieur, un éducateur tentait de calmer un jeune au teint halé que la brune n’avait jamais vu. Sans doute un nouveau venu. La dernière chose qu’elle entendit avant de sombrer dans un sommeil artificiel provoqué par le calment, fut le jeune homme crier ces paroles :

« Je suis pas anglais, sortez moi de là skittur ! »

Fin du Flash-Back


Le jeune homme en question avait le teint basané et des cheveux châtains parsemés de mèches claires. Il sortait de derrière le tronc comme s’il s’apprêtait à se poser exactement là où la brune était installée. Cette dernière, tout en l’observant, ramena une de ses mèches brunes aux reflets roux derrière son oreille percée. Ils s’observèrent en silence. Ils s’étaient déjà vu à Poudlard, au cours d’astronomie... Mais ce soir-là Myosotis ne l’avait pas reconnu. L’avait-il lui aussi vue, ce jour-là, à la maison de redressement ? Peut-être. Elle ne parvenait pas à se souvenir si leurs regards s’étaient croisés ou non. Il devait être plus âgé qu’elle, mais elle n’arrivait pas à déterminer correctement son âge, son visage candide contrastant fortement avec la maturité qui se lisait dans ses yeux. Faisant comme si elle n’avait pas été interrompue par l’arrivée du Serdaigle, elle rapporta son attention sur la phrase qu’elle lisait. Elle termina la retranscription et ferma le journal de sa mère, provoquant un bruit sec. Elle déposa son calepin, le journal intime ainsi que le stylo bille à côté de ses bracelets avant de rapporter son attention sur le jeune homme. Une personne normalement constituée aurait engagé la conversation en demandant au nouveau venu s’il se souvenait d’elle, ou s’il avait fréquenté une maison de redressement à Londres... Mais Myosotis n’était pas comme les autres. Ses cheveux et son teint étaient significatif : ça ne pouvait être que lui. C’est pour cette raison qu’elle demanda simplement :

« Ca veut dire quoi skittur ? »

[RP avec Nolsø]
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avatarNolsø Torbjørn Eivøsson
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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Lun 27 Fév - 16:06

Alors que la première belle journée de l'année attirait les élèves dans le parc, le gros chêne près du lac élevait sa silhouette solitaire vers le ciel. Des branches entremêlées ombraient par alternance le sol où une jeune fille s'était installée. Le chêne n'était donc pas si solitaire en cette journée... et même encore moins solitaire qu'à première vue : en hauteur, appuyé à plat ventre sur une large branche, jambes dans le vide de chaque coté de celle-ci, un jeune homme semblait sommeiller. Joue contre l'écorce, ses cheveux châtains veinés de mèches blondes caressaient son visage mince. Lorsque la jeune fille s'était installé au pied de l'arbre, Nolsø n'avait pas esquissé un geste pour se manifester, se contentant d'ouvrir un œil pour l'observer brièvement. Brune, en débardeur qui dévoilait sa peau pâle, de nombreux colliers à son cou. Et puisqu'elle ne semblait pas vouloir de compagnie, plongée dans un livre que le jeune homme ne pouvait déchiffrer de sa position, le Serdaigle resta immobile. 
Le craquement de l'écorce chantait à ses oreilles, se mêlant au frémissement de la sève qui courait le long des branches... pour la première fois depuis longtemps, Nolsø se sentait plutôt bien, loin du château morne et froid. La nature avait ce pouvoir sur lui, capable de l'attendrir au point de le faire planer loin des préoccupations humaines, alors que les Anglais ne lui arrachaient qu'agacement et déplaisir. D'ailleurs au loin arrivaient trois de ces spécimens, discutant en marchant... ne savaient-ils pas avancer silencieusement, en profitant de ce qui les entourait, au lieu de troubler les lieux de leurs voix aux sonorités désespérément anglaises ? Nolsø les suivit du regard jusqu'à ce qu'ils ne soient plus que des points dans le lointain et replongea dans ses songes, jusqu'à ce qu'une autre silhouette lui attire le regard. Bien plus petite, bondissant de manière éparse dans les herbes du parc, profitant de cette semi-liberté. Lapin. Le jeune homme se redressa sur son perchoir, s'étirant consciencieusement avant de sauter de branches en branches pour le rejoindre.

Posant pied au sol, une brindille craqua, attirant l'attention de l'inconnue. Leurs regards se croisèrent et les yeux bleus de la jeune fille se troublèrent alors qu'elle l'observait silencieusement. Restant muet, Nolsø fronçait légèrement les sourcils, intrigué par cette inspection inhabituelle... Certes, il était nouveau au château, et cela attirait parfois le regard des autres, mais jamais de façon si insistante. Méfiant, il détourna ses yeux bicolores, hésitant à s'éclipser, mais avant qu'il ne puisse rappeler Lapin et quitter les lieux, la jeune fille ferma le calepin qu'elle tenait et l'interpella.
- Ca veut dire quoi skittur ?
Entendre ce mot nordique qu'il utilisait fréquemment dans la bouche d'une étrangère retient l'attention de Nolsø. Observant la jeune fille plus attentivement, il chercha à savoir comment elle avait connu ce mot. A première vue, elle n'était pas Féroïenne, le Serdaigle était même sur de ne jamais l'avoir vu dans les mers du Nord, que ce soit dans le pays de son Oncle ou lors de ses voyages... alors d'où tenait-elle ce mot ? Nolsø se rappelait l'avoir vu en cours d'Astronomie, mais il n'avait certainement pas dit cela là-bas... Comment cette Anglaise avait-elle fait pour connaitre ce juron ?

Gardant d'abord le silence, le jeune homme avança de quelques pas vers elle, continuant de l'observer avec méfiance avant de daigner ouvrir la bouche.
- C'est une injure. Vous autres Anglais le dites "shit" il me semble.. j'en sais rien, je jure jamais en anglais.
Accompagnant sa réponse d'un haussement d'épaules, Nolsø s’apprêtait à laisser là la Serpentard lorsqu'il repris enfin conscience d'où il avait bien pu croiser la jeune femme.
- C'était toi. La fille complètement assommée par leurs produits moldus.
Le Serdaigle avait énoncé ces faits comme une simple constatation, se désintéressant de l'information au moment même où sa mémoire lui rappelait d'où il la connaissait. Après tout, ce n'était qu'une Anglaise, et peu importait qu'ils aient passé tout deux quelques instants au même endroit. Cette fameuse maison de correction où il avait atterris il y a plusieurs mois... D'après ce qu'il avait compris, certains enfants y restaient longtemps, même si lui n'y avait fait qu'un rapide aller-retour. Attrapé alors qu'il était dans les rues d'Angleterre, censé s'acclimater au pays avant de partir en direction de Poudlard en début d'année scolaire, sa solitude avait attirer l'attention des services sociaux moldus.

C'est vrai qu'ayant juste dix sept ans, et paraissant facilement deux de moins avec son visage efféminée, le voir traîner dans les rues tard le soir pouvait éveiller les soupçons. Mais c'était surtout son acharnement à refuser de se présenter qui avait posé problème. Impossible pour ceux qui l'avait attrapé de savoir son nom, son prénom, et encore moins où est-ce qu'il allait... Mais l'auraient-ils seulement crut s'il leurs avait dit aller dans une école de sorcellerie ? Envoyé dans l'établissement moldu en attendant d'en savoir plus, Nolsø avait eu la "chance" d'y entrevoir l'univers peu enviable de ce ceux qui y vivaient quotidiennement.

Il avait été brièvement placé dans un espace si petit et clos qu'il avait perdu son sang froid, se bornant à répéter qu'il n'était pas anglais et qu'il devait partir, mais ce n'était pas de l'avis des éducateurs, qui ne savaient toujours pas son âge officiel. La mâchoire du Serdaigle se serra à ce souvenir, se rappelant la sensation d'étouffement qu'il avait ressenti dans cette espèce de cellule où un homme lui enjoignait de se ressaisir s'il ne voulait pas être obligé de prendre un calmant. Il avait finit par réussir à sortir de l'établissement moldu, avec la sensation que certains de ses occupants n'étaient pas aussi chanceux. Cette jeune fille qui lui faisait désormais face en faisait certainement partie... Nolsø avait vaguement entendu parler de l’entêtement de cette Serpentard, qui devait avoir un avis bien tranché sur certaines choses, une attitude que beaucoup dans cette école rejetait. L'appréciant peu dans la foulée. D'autres auraient été ravis de connaître cette information pour la colporter un peu partout dans Poudlard, mais Nolsø s'en fichait pas mal. Et puis, techniquement, il était mal placé pour la dédaigner d'avoir vécut dans un tel endroit, puisque lui même y avait été... Skittur, voilà qu'il avait un point commun avec une Anglaise !
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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Mar 28 Fév - 23:59

Une certaine surprise s’afficha sur le visage de Nolsø. Comment avait-elle fait pour ne pas le reconnaître en cours d’astronomie ? Sans doute était-elle trop fatiguée ce soir-là, car le simple fait que leur regard se soient croisés avait suffi à lui rappeler exactement où et quand elle l’avait vu. Les quelques rayons de soleil qui parvenaient à atteindre la tête de la jeune fille donnaient à ses cheveux des reflets roux. Ses yeux bleus étaient posés sur le jeune Serdaigle qui s’apprêtait apparemment à partir lorsqu’elle l’avait interpellé. Il avait déjà commencé à tourner ses pieds dans la direction opposée et avait détaché son regard de la demoiselle. Quoiqu’il en soit, il la regardait désormais avec de grands yeux, cherchant apparemment à se souvenir où ils s’étaient vus. Après avoir laissé le silence s’installer entre eux, il prit la parole :

« C'est une injure. Vous autres Anglais le dites "shit" il me semble... J'en sais rien, je jure jamais en anglais. »

Les lèvres de Myosotis s’étirèrent en un léger sourire. Il était différent. Quelque chose en lui faisait qu’il ne ressemblait en rien aux autres élèves de Poudlard... Ce petit quelque chose n’était pas physique ; il émanait de lui. Apparemment, il venait de comprendre où ils s’étaient vus, car il reprit la parole, affirmant juste ce que la Serpentard savait déjà. Pour toute réponse, elle hocha la tête de haut en bas. Alors qu’elle s’apprêtait à détourner le regard, quelque chose attira attention : une petite boule de poils blancs sautillait en direction du Serdaigle. Il s’agissait d’un lapin. A la vue de l’animal, Myosotis fronça imperceptiblement les sourcils : elle était pourtant certaine de n’en avoir jamais vu dans le parc de Poudlard auparavant. Tandis que la boule de poil arrivait au pied de Nolsø, elle demanda en le désignant d’un léger coup de menton : 

« Il est à toi ? »

Après ce qui semblait être une confirmation, on aurait pu s’attendre à ce que la jeune demoiselle demande son nom... Mais le fait est qu’elle s’en fichait. Elle, ce qu’elle voulait savoir, c’était autre chose. L’accent qui tintait les paroles du nouvel élève n’était pas passé inaperçu aux oreilles de la Serpentard. Se levant alors, elle se dirigea vers Nolsø. Rapidement devant lui, elle posa une main contre le tronc du chêne et approcha son autre main vers la tête du lapin. L’animal renifla le bout de ses doigts ; elle le laissa faire un instant, puis elle commença à caresser le haut de sa tête, entre ses oreilles. Myosotis n’avait d’yeux que pour la boule de poils, ignorant presque le Serdaigle qui faisait une tête de plus qu’elle. Oui « presque » car elle lui adressa finalement la parole, les yeux toujours rivés sur l’animal :

« T’es pas anglais toi... T’viens d’où... ? Nan, r’ponds pas. » lâcha-t-elle avant même qu’il ait eu le temps d’ouvrir la bouche. « J’vais d’viner. » poursuivit-elle en relevant ses yeux clairs pour les poser sur lui et le détailler. « Suède ? Dan’mark... ? Non.. Hum... Islande ? Norvège ? Toujours pas... Ah j’sais ! T’viens d’la ‘tite île qu’est entre l’Islande, l’Ecosse et la Norvège ! Aaaaah, voilà, j’ai vu juste. Ca doit t’faire bizarre d’voir si peu d’eau après avoir vécu entouré d’flotte... Non ? »

Nolsø n’avait pas eu besoin d’ouvrir la bouche pour confirmer ou infirmer les pays que débitait la brune, tout simplement parce que son visage était des plus expressifs : Myosotis parvenait à y lire comme dans un livre ouvert. Elle aurait pu continuer la discussion de cette manière, car la réponse à sa question elle l’avait déjà : les muscles faciaux de son interlocuteur avaient parlé pour lui. Cependant elle s’était tu, car la Serpentard n’était pas du genre loquace. Elle avait donc arrêté de parlé pour laisser son camarade répondre, juste parce qu’elle en avait marre de discuter seule. La demoiselle arrêta de caresser le lapin et appuya son épaule contre l’épais tronc d’arbre, croisant ses bras devant elle et repliant une jambe, posant son pied sur la pointe de sa grosse chaussure noire. Se rendait-il seulement compte de la chance qu’il avait ?
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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Mar 23 Mai - 15:48

Le jeune homme était finalement resté en compagnie de la Serpentard alors que cette dernière le questionnait sur ses origines. Contrairement à beaucoup de personnes qui prenait son teint halé comme preuve d'une existence au sud, la jeune fille nomma directement des pays nordiques. Nolsø eut à peine le temps de penser que son accent avait du le trahir qu'elle avait enchaîné avec presque tout les pays avoisinant son Archipel. Alors que son visage niait efficacement les lieux cités, le Serdaigle s’apprêta à dire qu'il était seulement marin en explication à son visage tanné et ses cheveux blondis par le soleil et le sel lorsque la jeune fille évoqua son île. Il ne lui était pas nécessaire de répondre par un "oui", la Serpentard avait déjà compris qu'elle avait vu juste. Le jeune homme resta un instant silencieux, observant celle qui lui faisait face. Jeune fille d'origine anglaise, sans aucun doute, mais qui n'avait pas cet air typiquement anglais qu'il détestait. La peau pâle, des cheveux bruns aux éclats roux sous le soleil... un physique bien loin de celles de son Archipel. Mais des yeux bleus qui l'espace d'un instant lui firent penser à une autre personne, et un mince sourire effleura ses lèvres. De son côté, Lapin semblait l'avoir adopté, restant immobile pour qu'elle lui caresse la tête avant d’enchaîner quelques sauts à ses pieds lorsque la demoiselle se releva pour s'appuyer négligemment contre l'arbre.
- L'Archipel Féroé.

En prononcer l'appellation lui rappela l'absence de ses îles et de la mer plus efficacement que ne l'avait fait la question de la Serpentard. Une sensation étrange que d'être loin de tout ce qu'il avait toujours aimé. Ne plus voir les paysages qui avaient été sous ses yeux depuis son enfance, mais surtout, ne plus sentir l'océan. C'était certainement ce qui lui faisait le plus défaut, l'absence de vents iodés sur son visage, le tangage du bateau sous ses pieds. Mais depuis quelques temps, Nolsø avait réalisé une chose : aussi étrange qu'était cette sensation d'absence, elle en restait surmontable. L'océan n'était plus autour de lui, mais en lui. Longtemps on lui avait fait la plaisanterie qu'il avait de l'eau de mer dans les veines, et c'était exilé à Poudlard qu'il avait compris à quel point cela était vrai. Il lui suffisait d'y penser pour y être, de fermer les paupières pour voir la mer. Le Féroïen se décida donc enfin à répondre à la jeune fille.
- Non. L'océan est toujours là.
Le Serdaigle avait posé une main sur son torse en prononçant ces quelques paroles et enchaîna naturellement sans le moindre lien apparant.
- Ma mère aussi est partie.

Réalisant qu'il avait une fois de plus énoncé à haute voix la continuité logique de ses pensées, le jeune homme tenta de rectifier d'un "Une mère qui donne le nom d'une fleur à son enfant ne peut l'abandonner volontairement" avant de se rendre compte que c'était pire. Et dire que son Oncle l'avait amené à Londres avant son entrée à Poudlard justement pour éviter ce genre de confusion... Nolsø n'était pas anglais, et l'art de conversation anglais lui échappait totalement. Habitué à dire ce qui était vraiment important, parce que le reste se devinait dans les expressions et les mouvements. Habitué au silence humain pour mieux entendre le reste. Habitué à la présence de sa sœur et de son grand-père, et non d'une quasi-inconnue qui avait pour point commun d'être élève dans une école de sorcellerie après avoir vécut dans un pensionnat moldu. Et, pour le coup, d'avoir perdu une mère. Il y avait quelque chose d'évident à être orphelin dans un établissement comme celui qu'il avait "visité", mais Nolsø estimait qu'on ne pouvait perdre ce qu'on avait jamais réellement eu... La Serpentard au prénom de fleur était surement de ceux qui connaissent le coût de la perte.
S'il avait été là, son Oncle lui aurait surement dit de se reprendre, d'expliquer le fil de ses pensées, de sourire avec enthousiasme pour dissiper l'ambiance actuelle.
Son Oncle n'était pas là. Nolsø en avait strictement rien à faire de ne pas être compris par la jeune fille. Il n'était pas là pour devenir Anglais, skittur. Il était là pour finir ses études de sorcellerie afin de pouvoir retourner sur son Archipel, sur son bateau, sur la mer. Il était Féroïen en exil, certes. Mais Féroïen tout de même.
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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un chêne   Mer 31 Mai - 15:18

Le jeune homme resta silencieux un instant face à la première intervention de Myosotis. Il observa la Serpentard en silence avant de donner le nom de l’île à laquelle la demoiselle avait fait référence. Elle était certaine d’avoir vu un bref sourire se dessiner au coin des lèvres du Serdaigle... Mais pourquoi donc souriait-il ? Elle n’en savait rien, et préférait ne pas lui poser de question à ce sujet. Pas immédiatement, du moins. Comme si le simple fait de prononcer le nom de son île avait coupé le sifflet au jeune homme, ce dernier ne répondit pas tout de suite à la dernière question que lui avait posée la fausse brune. Myosotis se demandait s’il n’allait pas tout simplement tourner les talons et s’en aller. Elle avait cette impression étrange que Nolsø avait dès les premières secondes placer un mur de glace invisible entre eux, comme si quelque chose chez la Serpentard l’empêchait d’être lui-même. Mais quelle pouvait-elle donc bien être cette chose qui rendait le blond aussi... Méfiant ? Le fait qu’elle soit dans la maison la moins respectable de Poudlard ? Ou avait-il tout simplement eu vent du fait qu’elle était la descendante d’un Mangemort ? Cette mise à distance ne faisait qu’attiser un peu plus la curiosité parfois bien trop importante de Myosotis. Finalement, Nolsø répondit que l’Océan se trouvait toujours « là » en plaçant une main sur son torse, à la hauteur de son coeur. 

« Ma mère aussi est partie. » lâcha-t-il alors au milieu de rien. Ne comprenant pas pour quelle raison il disait cela, Myosotis fronça ses fins sourcils. C’est alors qu’il poursuivit : « Une mère qui donne le nom d'une fleur à son enfant ne peut l'abandonner volontairement. » 

Myosotis ne savait pas comment il en était venu à cette conclusion. Elle ne put cependant pas s’empêcher de lancer sa tête en arrière et éclater d’un rire clair, les yeux fermés. Rouvrant alors ses paupières, elle posa ses yeux clairs sur son interlocuteur. Elle s’appuya contre l’arbre,  glissant ses bras dans le trou qui s’était formé entre son dos et le tronc. Observant un instant Noslø elle reprit la parole en souriant.

« J’vois c’que tu veux dire... ‘fin, j’crois. Après j’sais pas si elle m’a abandonné volontairement ou non. J’sais même pas si elle est vraiment morte comme Wilkes l’a dit... J’me rappelle de rien... Vraiment de rien... C’qui est un peu ironique, dans un sens, vu que le prénom que m’a donné ma mère signifie ‘Ne m’oublie pas’ et que je ne me rappelle absolument rien d’elle. Ni son parfum, ni son sourire, ni son visage... Ni rien. C’est comme si ma mémoire avait été effa.... »

La fin du dernier mot de la fausse brune ne franchit jamais ses lèvres. Son sourire s’estompa et disparut, son regard se troubla : elle se perdit dans ses pensées les plus profondes. Et si c’était ça ? Et si le fait qu’elle ne se rappelait d’aucune des choses qui s’étaient passées dans sa vie avant le jour où Wilkes lui avait annoncé la mort de sa mère n’avait rien à voir avec un quelconque « choc post-traumatique » ? Myosotis n’avait jamais vu les choses sous cet angle. Qui aurait cru qu’une simple déconnade pouvait mener à une telle réflexion ? Tout en réfléchissant, le dos de la demoiselle avait glissé le long du tronc, et elle s’était ainsi retrouvée assise par terre, les deux mains au sol et les jambes repliées devant elle. Tendant ses jambes, elle regarda sans réellement le voir le petit lapin qui tentait d’escalader sa cheville. Se souvenant alors qu’elle n’était pas seule, elle secoua très rapidement sa tête pour retrouver ses esprits. Combien de temps avait-elle passé à tenter en vain de se remémorer un quelconque souvenir en lien avec sa mère ? Quelques seconde ? Ou plusieurs minutes ? Et est-ce que le Serdaigle lui avait adressé la parole tandis qu’elle était en « transe » ? Elle n’en savait rien. Se penchant en avant, elle attrapa la boule de poile qu’elle posa sur son ventre. Relevant les yeux vers le Serdaigle, elle fit comme si elle n’avait jamais été happée par ses pensées et fit un sourire poli. Tout en caressant le lapin, elle demanda au jeune homme dont le nom lui échappait : 

« En fait, j’oublie toujours, tu t’appelles comment toi ? Je sais qu’ça commence par « Nol » mais j’me rappelle jamais d’la fin... »

Elle espérait sérieusement que son petit moment d’absence était passé inaperçu. Elle en doutait fortement, mais peut-être que le blond allait avoir la décence de ne pas remettre le sujet sur le tapis... Ou peut-être pas. Après tout, il n’était pas anglais, et Myosotis ne serait pas surprise de l’entendre la questionner sur son passé, et la raison de sa perte de mémoire. 
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