BIENVENUE JEUNE SORCIER, PREPARE-TOI, LE MONDE S'ASSOMBRIT, ET UNE NOUVELLE MENACE NOUS GUETTE...
 
PortailAccueilConnexionS'enregistrer

Partagez | 
 

 Au centre de la Volière

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
avatarMyosotis Wilkes
Eleve Serpentard Eleve Serpentard


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Au centre de la Volière   Jeu 6 Juil - 21:16

« Un patron ? Qui donc ? » Demanda Kalis tout en fronçant légèrement ses sourcils. « Et quel truc ? » ajouta-t-il. 

Myosotis ne put s’empêcher de sourire d’un sourire indescriptible face à cette ribambelle de questions. Si elle avait parié sur la probabilité que son camarade la questionne suite à ce qu’elle avait dit, elle aurait empoché une belle petite pile de Gallions. Elle avait adoré voir la manière dont le visage du Serpentard assis sur le rebord d’une fenêtre avait réagi : sa perplexité était plus que visible. Dans ses yeux clairs faiblement éclairés par les quelques rayons du soleil couchant qui s’infiltraient au travers des nombreuses fenêtres, on pouvait voir qu’il analysait chaque mot qu’avait dit Myosotis. Cette dernière n’avait d’ailleurs rien répondu à ces trois interrogations, restant de marbre et gardant son regard fixé dans celui du jeune sorcier. Elle n’allait pas donner satisfaction à Kalis tant qu’il n’avait pas répondu à ses questions à elle. Sans doute celui-ci avait-il compris, car il reprit la parole, brisant à nouveau le silence qui s’était installé : 

« C'est... plutôt moi qui vit avec eux. »

Cette information était bien belle, mais elle ne venait qu’infirmer l’hypothèse que la demoiselle avait faite à voix haute et ne répondait pas à la question de la brune : Pourquoi Kalis vivait-il sous le même toit que des Panseurs? L’avaient-ils réellement accueilli, idée qui paraissait aux yeux de Myosotis plus qu’absurde ? En y réfléchissant un peu plus, la sorcière put finalement tout à fait imaginer que certains Panseurs, tels que Novembre, puissent prendre en pitié un gosse et le faire vivre parmi eux pour éviter que celui-ci ne crève de faim. Après tout, un Panseur avait déclaré sa flamme à Myosotis, alors pourquoi certains d’entre eux ne pouvaient pas être touchés sentimentalement parlant en voyant un adolescent -sorcier qui plus est- à la rue ? Ecartant d’une brève secousse de sa tête toutes ses questions et hypothèses de son esprit, la brune se rendit compte qu’elle avait à nouveau laissé le silence s’installer dans la volière. Seuls les battements d’ailes des volatiles au-dessus de leur tête, ainsi que leurs cris poussés de manière totalement aléatoire, se faisaient entendre. Prenant sans doute ce silence pour un refus de parler face à la brièveté de sa réponse, Kalis crut bon de reformuler sa phrase, y ajoutant un information complémentaire ainsi qu’une question.  

« Je vis avec eux dans un manoir, et j'y vais pendant les vacances. Que s’était-il passé comme imprévu avec Novembre ? »

Myosotis eut un sourire ironique : elle comprit, en entendant la question de Kalis, que ce dernier ne devait pas être très au courant des activités des Panseurs. Quoiqu’il en soit, elle n’était pas là pour lui poser des questions sur ce sujet-là. Premièrement parce qu’elle n’était pas plus curieuse d’en apprendre plus en ce qui concernait les méfaits commis par ces gens, et deuxièmement parce que, si elle désirait réellement avoir des informations à ce sujet, elle profiterait simplement de l’amour qu’avait Novembre pour elle pour tenter de le faire parler. Mais elle ne savait pas à quel point cela fonctionnerait... Quoique le sorcier restait humain avant tout, et un homme de surcroît. Myosotis alla s’installer à côté de Kalis, tournant le dos au magnifique paysage qu’offrait cette fin de journée. La brune ne regrettait pas d’avoir enfilé son manteau avant de sortir du château : il faisait passablement frais. Faisant tourner sa baguette entre ses doigts, elle prit la parole sans tout en regardant son camarade assis à côté d’elle : 
 
« Si tu vis avec eux, t’as p’têtre dû entendre parler d’moi... Mais pas sous mon vrai prénom, bien sûr. J’suis pas teubé ! Même Novi connaît que mon pseudo.... Tis. Et t’as pt’être aussi dû entendre parler d’mon patron... C’est Lui. Je sais qu’Il lui ait déjà arrivé d’se rendre au Quartier Général des Panseurs... Donc si ça s’trouve tu l’as p’t’être d’jà vu, ou aperçu, si l’Manoir dans l’quel tu vis est ledit QG. Pour c’qui est du truc j’en sais kedal. On m’demande de livrer, j’livre. J’pose pas d’question, et j’ouvre encore moins l’paquet. Par contre c’que Novembre m’a donné en échange du paquet était tout sauf ce à quoi j’m’attendais. J’pensais récupérer du cash... Bah c’était pas ça. » lâcha-t-elle avant de réfléchir à ses paroles. Se rendant compte qu’elle en avait peut-être trop dit, elle s’empressa d’ajouter : « Et m’demande même pas c’que c’était, j’te l’dirais pas ! J’te pose pas d’questions quant aux infos qu’t’as concernant les activités des Panseurs, alors j’lâche pas celles concernant les activités d’mon patron ! Mais bref. Pour c’qui s’était passé avec Novi bah... T’as qu’à lui d’mander ! J’suis sûre qu’si tu lui parles de moi -sans mentionner mon prénom hein..- il sera... tout chose... » ajouta-t-elle avec un sourire énigmatique. « Bien, maintenant arrête de tourner autour du pot et dis-moi une bonne fois pour toute pourquoi tu vis avec les Panseurs ? J’veux dire, ils sont certes aussi mignons et adorables que des bébés chats sans griffes et sans dents -du moins, les deux qu’j’ai rencontrés l’étaient- mais j’doute qu’ils accueillent tous les ados-sorciers qui fuguent ou qui se sont perdus à la fête foraine ! Alors vas-y chéri, balance la vérité : t’as d’la famille parmi eux ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatarKalis Antoy
Eleve Serpentard Eleve Serpentard


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Au centre de la Volière   Mer 12 Juil - 16:50

Volière
Myosotis & Kalis







Si Myosotis était l'une des filles les plus insupportable que Kalis avait eu la "chance" de rencontrer à Poudlard, il devait bien admettre qu'elle était aussi l'une des plus rusées. Restait à savoir après à quel point elle l'était et qui plus est, si elle arriverait à le faire rentrer dans son filet. Elle se lanca dans un long discours durant lequel il resta silencieux mais sans en perdre une miette. Le manoir des Panseurs, le jardin, la barrière de sortilèges, la bibliothèque de la dite maison, la forêt ; chaque recoins de là ou il habitait défilaient devant ses yeux, comme de vieux souvenirs qui n'étaient plus et hantant toujours son esprit.

C'est pour cette raison qu'il lâcha un rire cristallin à sa dernière question. Finalement, il aurait bien voulu lui répondre si seulement il avait la réponse. Il se mordit violemment la lèvre; presque d'amusement et de nervosité aussi. Cela faisait des années qu'il cherchait des réponses sans réels indices. Des années qu'il persévérait dans la recherche de son père. Mais s'il se trompait ? Si son père n'était pas là ? Et que répondre à Myosotis ? Il observa longuement le visage de la jeune fille en biais, redressant ses bras croisés contre son torse.

Ils m'ont recueuillis un jour, dans une forêt, alors que j'étais parti depuis longtemps à la recherche de mon père.

Quant à ce patron dont elle parlait, il y avait de fortes chances qu'il l'ai déjà vu mais son nom, à moins qu'elle ne le lui précise, ne lui vint pas directement. Ce que faisait Myosotis était assez similaire au job qu'il possédait. Il comprenait donc , il comprenait que la règle fondamentale c'était de poser le moins de questions possibles. Il se débrouillerait pour savoir ce qu'il s'est passé avec Myosotis ce dit soir là.

Quand tu dis Lui ... Donne moi son nom ?
Il espérait au moins obtenir ça. Restant adossé au mur , il se tourna vers elle. Ses yeux qui se plissèrent signifièrent clairement qu'il s'interrogeait sur beaucoup de choses mais qu'il prenait la décision de se débrouiller seul pour obtenir ses réponses. Myosotis ne semblait pas du genre coopérative.
Revenir en haut Aller en bas
avatarMyosotis Wilkes
Eleve Serpentard Eleve Serpentard


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Au centre de la Volière   Mer 12 Juil - 21:41

Le Serpentard éclata d'un rire cristallin lorsque la brune posa sa dernière question. Elle ne laissa transparaître aucune émotion, gardant son masque de neutralité intact. Voyant Kalis se mordre la lèvre inférieure, Myosotis ne put s'empêcher de passer sa langue sur ses propres lèvres, gercées et craquelées comme jamais, cadeau empoisonné du froid mordant qui régnait en ce mois de février. Distraitement, la jeune fille entreprit de retirer ces peaux mortes à l'aide de ses dents. Kalis resta silencieux un moment, observant la Serpentard. Celle-ci soutint son regard, non sans une lueur d'intérêt dans ses yeux bleutés. Sa baguette de bois clair - qui ressemblait plus à un simple bâton qu'autre chose - s'était immobilisé dans sa main tandis qu'elle attendait une réponse. 

Lorsque Kalis prit la parole pour répondre, Myosotis ne put s'empêcher de se questionner sur l'identité du père de son camarade. Pourquoi se devait-il de partir à sa recherche ? Pourquoi les Panseurs l'avaient-ils arrêté en route et pourquoi, mais pourquoi diable avaient-ils décidé de le faire vivre parmi eux ? Tout cela n'avait pour la demoiselle pas le moindre sens. Elle tenta de tourner et retourner les informations qu'elle connaissait pour arriver à une réponse logique. Tout en formulant intérieurement hypothèse sur hypothèse, contrant ses propres arguments par d'autres qui lui semblaient plus logiques, elle laissa le silence se ré-installer entre eux. Une chouette effraie installée sur une poutre hulula, semblant être fortement agacée par la présence des deux élèves. Myosotis continua de réfléchir, tentant de rassembler dans sa tête ce qui pouvait être considéré comme des pièces de puzzle.  

La demoiselle fixait Kalis sans le voir. Elle fut tirée de ses pensées lorsqu'il lui posa une question. Secouant très brièvement sa tête pour écarter momentanément ses hypothèse en tous genres, la demoiselle plissa très légèrement ses yeux, observant son camarade du mieux qu'elle le put, ne sachant pas s'il était sérieux ou non : venait-il réellement de lui poser cette question ? Myosotis éclata d'un rire aussi chantonnant que l'oiseau dont le ramage était le plus agréable à écouter, rejetant sa tête en arrière avec une telle force qu'elle aurait pu basculer en arrière et tomber en bas de la tour. Ayant retrouvé son calme bien rapidement, la brune déposa sa baguette sur le rebord de la fenêtre, entre Kalis et elle, et se retourna d'un quart de tour pour faire face à son camarade. Elle passa une jambe de l'autre côté du mur, laissant son pied se balancer au dessus du vide, gardant l'autre sur le plancher de bois de la volière. 

"T'es sérieux ?" demanda-t-elle tout en s'appuyant contre le mur derrière elle, l'observant un instant avant de poursuivre. "Même les Panseurs savent pas comment Il s'appelle. Lorsqu'ils parlent de mon patron, ils disent juste "Lui". J'crois qu'ça vient du fait qu'il signe jamais ses lettres.... C'est clair que j'connais son prénom, mais va savoir s'il s'appelle réellement ainsi ! Disons plutôt que je connais "un" prénom, du coup... Mais bref, si ça t'a rien évoqué, ça doit sans doute dire que tu l'as jamais vu ! Ou alors tu l'as oublié." Repliant devant elle sa jambe qui était jusqu'alors suspendue dans le vide, elle manqua de faire tomber sa baguette en la poussant par inadvertance avec son pied. Tout en cessant la course de l'objet de bois qui roulait dangereusement vers le rebord de la fenêtre, Myosotis reprit la parole : "Tu trouves pas qu'c'est complètement dingue que des Panseurs t'aient fait cesser ta quête pour te faire vivre dans leur Manoir ? J'veux dire, qu'est-ce que ça leur apporte d'avoir un gosse -le prend pas mal, hein...- dans leurs pattes ? Tu crois pas que l'un d'entre eux, un Panseur haut placé, aurait pu avoir pour but de te faire cesser cette recherche ? Genre un oncle dont tu connais même pas l'existence qui voulait pas que tu retrouves ton père -donc son frère- ? T'as jamais essayé de te barrer de leur Manoir pour poursuivre cette quête ? Nan parc'que sérieusement... Ca t'apporte quoi d'rester avec eux ? Qu'est-c'qu'ils t'ont dit pour pas qu'tu t'barres ?"
Revenir en haut Aller en bas
avatarKalis Antoy
Eleve Serpentard Eleve Serpentard


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Au centre de la Volière   Lun 17 Juil - 17:29

Volière
Myosotis & Kalis



J'ai sans doute du oublier, oui , répondit Kalis avec un petit rictus. Parler des panseurs lui était toujours très difficile. Mais du coup, quel nom connais tu de lui ? Et qu'elle description en ferais tu ?



Il y avait des chances, beaucoup de chances que ce soit-disant "lui" soit déjà passé au manoir. Cela semblait même être une évidence. Kalis écoutait Myosotis mais avait déjà perdu son regard dans un vide intense. Evoquer les panseurs, et donc son père - s'il en était vraiment un- lui était douloureux. Mais c'était une telle douleur et si ancienne qu'il ne l'exprimait plus. Machinalement il jouait avec le rebord de la fenêtre et s'écarta dans un soupir quand sa camarade vint s'installer près de lui.  Visiblement, ils étaient tellement lancés dans le sujet qu'en ressortir semblait être une tâche compliquée.



Me barrer ? Penses bien. Je te rappelle que le manoir est rempli de panseurs. Une forte barrière de sortilèges protègent la zone. Quant à ce qu'ils m'ont dis, ils ne m'ont rien dis figure toi. Et j'aimerais répondre à tes questions, mais je n'ai aucune réponse.


Kalis s'éloigna d'elle pour aller caresser le bec d'un hibou posé à sa place. Il se concentra sur le calme de l'oiseau et sur ses douces plumes pour accepter sa propre betise; celle d'en avoir trop dit à Myosotis. Il ne le regrettait pas, mais si les Panseurs le découvraient, ca sera une autre histoire. Il voudrait lui parler de son père, et de sa "profession" de panseurs, mais il n'était même pas certain de l'information que lui avait passé Jasper quelques mois plus tôt. Faute de ne pas savoir quoi faire, il lui jeta un coup d'oeil:


Je me demande si mon père n'est pas là bas.
Revenir en haut Aller en bas
avatarMyosotis Wilkes
Eleve Serpentard Eleve Serpentard


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Au centre de la Volière   Mar 18 Juil - 20:42

"J'ai sans doute du oublier, oui " avoua Kalis avant de poursuivre : "Mais du coup, quel nom connais-tu de lui ? Et qu'elle description en ferais tu ?"

Myosotis se retint de rire, mais elle ne put s'empêcher de sourire largement face à la question de son camarade. Croyait-il vraiment qu'elle allait lui donner le nom d'Adam ? Peut-être. Toujours est-il que la brune n'allait pas le lui donner. Restant silencieuse un instant, elle réfléchit à la manière dont elle pouvait lui répondre, choisissant ses mots avec précaution. Elle avait bien remarqué la manière dont Kalis s'était écarté d'elle, on pouvait même dire la manière dont il s'était enfui lorsqu'elle s'était installée sur le rebord de la fenêtre, cependant, elle avait décidé de ne pas y prêter plus d'attention que cela. Après un moment qui était sans doute plus long que ce que Myosotis le croyait, elle prit une profonde inspiration et se lança : 

"Les noms, et par extension les mots, ont un pouvoir bien plus grand que ce que les gens pensent... En fait, la plupart des personnes, sorciers comme moldus, ne se doutent même pas que les mots qu'ils emploient ont un pouvoir. Pourquoi crois-tu qu'il est plus facile de lancer un sortilège lorsqu'on prononce l'incantation ? Pourquoi, selon toi, il est possible de blesser une personne en se servant uniquement de la parole ? Et pourquoi, pour finir, on promet les choses en ayant recours à la parole et non pas, par exemple, à la gestuelle... Avec la parole, on peut faire espérer, on peut faire aimer, on peut blesser... On peut tuer. Les mots sont forts. Très forts. Ne l'oublie jamais Kalis... : La parole est pouvoir. Le simple fait de connaitre le nom d'une chose, ou d'une personne, nous donne un certain pouvoir sur elle. Avec un prénom, on peut apprendre énormément d'informations sur la personne qui nous fait face. Pour cette raison, je ne te donnerai pas Son prénom. Que celui-ci soit celui qui lui a été donné à sa naissance et qui a fait de lui ce qu'il est aujourd'hui, ou qu'il l'ait choisi pour pouvoir garder son véritable prénom secret ne change rien... Car dans les deux cas, il signifie quelque chose."

Myosotis avait parlé avec une éloquence qui lui était rare. Elle n'avait pas mâché ses mots, comme elle le faisait en permanence, et elle avait employé ce qu'elle qualifiait elle-même de "Belle Langue". Lorsqu'il lui arrivait de s'exprimer de cette manière-là, son accent British ressortait et pouvait par moment lui donner un côté hautain qu'elle n'avait pas lorsqu'elle parlait avec sa désinvolture habituelle. Pendant toute la durée de son monologue, elle n'avait pas une seule fois raccourci un mot ou utilisé un langage familier ce qui, pour ceux qui ne l'avait jamais entendue parler de cette manière-là, pouvait surprendre. Elle cachait bien son jeu à parler tous les jours d'une manière moins soignée que ce dont elle était capable, elle le savait, et elle en jouait. Kalis n'allait sans doute par comprendre à quel point ce que Myosotis venait de lui expliquer était important, mais peut-être qu'un jour, après bien des expériences et des rencontres, il se souviendrait de cette discussion et il se rendrait alors compte que sa camarade n'avait pas tort. Ne laissant pas le temps au Serpentard de réellement réfléchir à l'importance de ses mots, elle reprit la parole, retrouvant la manière de s'exprimer que le jeune homme lui connaissait : 

"Pour c'qui est d'la description... Là encore c'est un peu dur à dire sans trop en dévoiler... Mais de toutes façons, quoiqu'j'dise ma description sera biaisée par l'amour qu'il me porte. Niveau physique, il a des yeux bleus et des ch'veux bruns foncés -presque noirs- et légèrement bouclés. Il est de taille moyenne, j'dirais, et plutôt bien foutu, si tu vois c'que j'veux dire. Niveau mental... Pour pas trop m'étaler, disons qu'c'est un leader auto-suffisant. Il a b'soin d'personne d'autre que d'lui-même pour régler ses problèmes."

Myosotis ne mentionna pas son côté courageux, car elle ne souhaitait pas non plus donner trop d'informations concernant son colocataire. Concernant ce que la fausse brune avait demandé auparavant, à savoir : est-ce qu'il avait déjà essayé de s'enfuir du Manoir, la réponse du Serpentard fut la suivante :

"Me barrer ? Penses bien. Je te rappelle que le manoir est rempli de panseurs. Une forte barrière de sortilèges protègent la zone. Quant à ce qu'ils m'ont dis, ils ne m'ont rien dis figure toi. Et j'aimerais répondre à tes questions, mais je n'ai aucune réponse."

Myosotis ne s'était pas attendue à cela : d'après ce qu'elle avait compris, Kalis était retenu contre sa volonté parmi des Panseurs. Elle ne put s'empêcher d'ouvrir de grands yeux, fixant le jeune homme qui s'éloignait d'elle pour s'approcher d'un hibou sur lequel il avait porté son attention d'une manière étrangement subite. La demoiselle avait envie de dire quelque chose, mais elle ne souhaitait pas que son camarade la voit avec cet air de stupéfaction inscrite sur son visage. Elle se concentra donc pour cacher son étonnement au mieux, retrouvant rapidement le visage calme et serein qu'elle avait quelques secondes auparavant. Elle s'apprêtait à prendre la parole quand Kalis tourna légèrement la tête pour lui lancer un regard avant de dire : 

"Je me demande si mon père n'est pas là-bas."

Myosotis n'avait pas pensé à cette possibilité, mais lorsqu'elle l'entendit elle se rendit compte qu'il s'agissait d'une hypothèse plutôt possible, quoique terriblement effrayante. Si ce que disait Kalis était vrai, il y avait de quoi s'inquiéter : cela voulait dire que son père avait un rôle plutôt important dans la hiérarchie des Panseurs, car -Myosotis n'en doutait pas- seul un Panseur haut placé pouvait demander à ce que son fils vive parmi eux sans que personne ne s'y oppose. La brune hocha de la tête, le regard perdu dans le vide, semblant réfléchir à quelque chose. Le regard fixé entre elle et Kalis, sur le plancher de bois, elle murmura simplement un "Oui... Ca expliquerait beaucoup de chose..." avant de secouer brusquement la tête pour retrouver ses esprits, de sauter sur ses pieds pour quitter le rebord de la fenêtre et de poser ses yeux de glace sur son camarade : 

"En c'qui m'concerne j'ai plus d'questions à t'poser. T'façons il m'semble qu'tu sais pas plus de choses que c'que tu m'as dit jusqu'à maintenant... J'me trompe ?" demanda-t-elle un sourire en coin, faisant tourner sa baguette dans une main et une mèche de cheveux dans l'autre.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Au centre de la Volière   

Revenir en haut Aller en bas
 
Au centre de la Volière
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Poudlard Le RPG :: Poudlard :: La volière :: La volière de Poudlard-