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 Près des fenêtres

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MessageSujet: Près des fenêtres   Mer 7 Sep - 23:52



Près des fenêtres




On parle très souvent de la vue magnifique offerte par la Tour d'Astronomie, mais depuis la Volière, on peut aussi observer les alentours de Poudlard. D'ici, assis sur le rebord, les élèves peuvent profiter de la forêt vu de dessus, et d'un bon.morceau du parc. Il ne faut pas avoir peur de tomber, car des sorts ont été apposé, suite au suicide malheureux d'un jeune élève au dix-huitième siècle. Son nom restera à jamais gravé dans la pierre de la fenêtre, mais personne ne sait réellement que "Mertin" n'était pas un jeune homme dont une demoiselle éperdument amoureuse avait gravé le nom dans la pierre de ce beau point de vue.

Que cette sinistre histoire ne gâche pas votre moment, cependant. Respirez et appréciez l'instant présent et l'air pur d'Ecosse.





Codage de Louna ©

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avatarLilion Elenwë
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MessageSujet: Re: Près des fenêtres   Mer 5 Oct - 17:04

Le week-end était arrivé depuis les arrivées à Poudlard, et avec lui du temps libre en pagaille, ou tout du moins pour ceux qui avaient déjà réussi à finir l’immense montagne de devoirs que ces sadiques de professeurs avaient déjà donné en une toute petite semaine. Lilion Elenwë était venu à bout, difficilement, de presque tous. Lui et la langue anglaise n’était définitivement pas de grands amis, si vous voulez, et l’histoire de la magie lui paraissait particulièrement insurmontable pour l’instant. Il avait hâte de pouvoir faire autre chose que des devoirs, assis là, sur le rebord.

Devant lui, à perte de vue, la forêt et le parc s’étalaient sur une sacrée distance. Regardant plus le paysage que faisant réellement son devoir, il était perdu dans ses pensées. Il repensait à l’année qui venait de s’écouler : Passer de Mayotte, à l’Ecosse lui avait fait un satané grand choc. Il avait l’impression d’avoir été totalement déraciné. Heureusement, jusqu’à maintenant, il avait rencontré des personnes qui faisaient leur possible pour qu’il se sente à l’aise malgré tout … Même si d’autres se moquaient parce qu’il ne comprenait absolument rien. Changer de culture, de langue, s’éloigner soudainement de sa famille et se rendre compte qu’elle n’est pas réellement ce qu’elle devrait être l’avait perturbé.

Perdu dans ses pensées, il était ailleurs : son esprit était dirigé là-bas, et non par ce qu’il voyait au-delà de ces murs.

[RP avec Kalis]
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avatarKalis Antoy
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MessageSujet: Re: Près des fenêtres   Mer 5 Oct - 17:26


Envoyer des lettres à ses fameux hôtes au manoir est devenu une habitude pour Kalis qui a finit par comprendre que leur donner des nouvelles de lui et de Poudlard est plus précieux qu'il ne le pense. Avec un soupir, il monte lentement les marches qui mènent à la volière, pensant déjà à partir se reposer près du lac après cette corvée. Le cri de certains hiboux et chouette et l'odeur des volatiles qui émanent de la pièce circulaire le calme un peu. Ici, c'est toujours si calme. Mais quand il arrive au point de destination, Kalis s'arrête et aperçoit une silhouette de dos. Un jeune garçon, moins âgé sans doute, qui a le regard rivé par la petite fenêtre tout au fond de la volière. Il ne semble pas l'avoir encore vu. Le serpentard glisse sa lettre dans sa poche arrière et s'avance silencieusement. « Toi aussi tu aimes venir ici ? » Lâche t-il soudainement après quelques longues secondes.

Son but n'est pas de lui faire peur, lui aussi a l'habitude de venir seul ici. Parfois, ça fait du bien mais c'est toujours des moments nostalgiques. « Moi aussi j'aime bien venir Ajoute t-il dans un demi murmure. Il regarde par-dessus l'épaule de l'élève et observe longuement le paysage magnifique qui s'affiche sous ses yeux. Il est trop beau pour être accessible , chuchote une petite voix dans son esprit.
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MessageSujet: Re: Près des fenêtres   Mer 5 Oct - 19:09

Lilion entendit un léger bruissement, ce qui ne le fit même pas sursauter le moindre du monde. Il n’entendit même pas que quelqu’un approchait. Il se demandait ce que sa grand-mère devenait, sans lui. Après tout, se disait-il, elle devait se sentir bien seule désormais, maintenant qu’il n’était plus là pour lui tenir compagnie et lui prendre tout son temps. Quelque part, il s’en voulait un peu de ne pas avoir lutté contre la loi qui lui imposait de désormais vivre avec son père, et s’en voulait aussi de ne pas pouvoir l’apprécier autant qu’il le devrait, alors qu’il avait lutté toute sa vie pour avoir la garde du Poufsouffle. Père qui, au passage, l’avait envoyé à Poudlard, jugeant que ce serait sans doute mieux pour son fils, finalement. Lui-même se sentait un peu abandonné, parachuté vers l’inconnu, même s’il le cachait le plus possible avec son côté souriant et naïf. Non, personne ne savait rien de lui, et personne ne pouvait se rendre compte à quel point sa situation l’affectait.

Soudain, il fut tiré de ses rêveries diurnes par une voix. Il n’avait pourtant entendu personne arriver. Cette voix ne lui sembla pas hostile, il ne se retourna pas vers le garçon qui lui parlait. Continuant d’observer le paysage. Parfois, il n’y avait pas besoin de mots, tout simplement. Ou si peu. Il comprenait aisément pourquoi cet endroit ne plaisaient pas qu'à lui, les lieux étaient si propices au vagabondage de l’esprit.

« Je découvre Poudlard. Oui, je pense que cet endroit va beaucoup me plaire »
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MessageSujet: Re: Près des fenêtres   Mer 5 Oct - 23:54


Il découvre Poudlard. Il est nouveau ? Kalis le dévisage en biais puis emprunte le premier hibou à sa droite. Après avoir noué solidement la lettre à un petit ruban, il contourne l'élève. « Excuse moi trente secondes. » Il bloque la vue au magnifique paysage et laisse s'envoler le volatile qui s'éloigne rapidement. Puis Kalis se tourne vers l'élève mais sans bouger:
« T'es qui en fait ? Qu'elle année ? » Il ne se présente pas tout de suite, lui laissant la possibilité de répondre avant. Son regard, toujours fixé sur le poufsouffle est perturbant, profond, mais il ne cillera pas.

« Tu fais quoi ici tout seul ? » C'est pas courant de voir un autre élève que lui se balader seul dans Poudlard. D'autant plus que le petit n'a pas l'air aussi solitaire que lui. Kalis se retourne pour fixer l'épaisse forêt derrière lui: « Tu as déjà été dans la forêt ? » ajoute t-il avec un sourire malicieux.
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MessageSujet: Re: Près des fenêtres   Ven 7 Oct - 11:42

« Lilion Elenwë. 5ème année. Et toi, tu es qui ? »
 
Ses yeux se plongèrent alors dans ceux du Serpentard qui se tenait devenant lui et lui bloquait la vie. Tiens tiens, voilà qui était intéressant. Il ne s’était pas encore adressé une seule fois à un élève de cette maison-là, c’est vrai. Il n’en avait juste pas encore eu l’occasion.
 
« Je ne suis pas tout seul. Tu es là, non ? »
 
C’était vrai, ils étaient deux dans la pièce désormais, il n’était donc plus tout à fait tout seul. Il n’avait pas compris, ou peut-être ne voulait pas volontairement comprendre, qui sait, que ce que l’autre élève présent lui demandait, c’était ce qu’il faisait tout seul … Avant.
 
«  Dans la forêt ? Non, jamais. Pourquoi ? T’y est déjà allé toi ? »
 

La forêt, un endroit encore bien mystérieux pour lui. Autant il avait déjà eu l’occasion d’aller au parc, autant la forêt était un lieu où ne se sentait pas trop de s’enfoncer tout seul. Personne ne voulait y aller avec lui, de toute façon. C’était interdit, n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Près des fenêtres   Sam 8 Oct - 15:53


Et toi, tu es qui ? Le serpentard garde les yeux fixés sur le jeune garçon sans prendre la peine de répondre. Et..oh! Un élève raisonnable! Kalis n'a pas l'habitude de parler à beaucoup d'élèves aussi sérieux que le poufsouffle. Il affiche un petit sourire maléfique face à son innocence et sa naïveté.

« J'y vais tous les jours oui. Pourquoi tu n'y a jamais été ? C'est un bel endroit tu sais... » Il s'approche d'un pas. « Tu devrais venir un jour avec moi. Ca te tente ? » Pourquoi ? *Parce que ça m'intéresse de savoir.*

En plus de ça, il a l'air malin. Le serpentard sourit, amusé. « Oui, maintenant je suis là. Mais que faisais tu avant que je sois là ? Ou sont tes potes ? » Il n'a pas de but précis, la réponse par contre, l'intéresse un peu.

Il finira par tout connaître de chaque élèves de Poudlard si ça continue , et il adore cette sensation d'être toujours au courant de tout.

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MessageSujet: Re: Près des fenêtres   Dim 23 Oct - 12:14

Lilion lui adressa un grand sourire lorsque le Serpentard lui proposa d’aller dans la forêt avec lui. Chouette alors, ça pour une surprise, c’était une surprise, il était impatient d’y aller ! Tout innocent qu’il était, bien sûr, il n’avait pas conscience du moindre danger potentiel que cela pouvait entraîner, et dans son enthousiasme, il ne pensait pas que cela était interdit.
 
« Ben … Avec les cours, disons que … J’ai pas eu le temps de tout voir encore. Je veux bien»
 
Il avait hâte de voir comment c’était, là, dans la forêt. Ca devait être grand en tout cas, il le voyait.
 
« Ce que je faisais avant ? Je me baladais … Tu sais les châteaux c’est pas mon décor habituel »
 
Il tirait sur la manche du Serpentard, un peu à la manière d’un gamin qui réclame un bonbon à ses parents.
 
« Dis, dis, dis, tu veux qu’on y aille quand ? Hein dis ? »
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MessageSujet: Re: Près des fenêtres   Ven 28 Oct - 22:18


Qu'elle naïveté... Le serpentard se délecte de jouer un peu avec le petit poufsouffle. Lui qui ne semble connaître aucun des risques qui peuvent bien se trouver dans cette forêt. Sans le quitter des yeux, l'ombre d'un sourire narquois au coin de sa lèvre, il se dégage lentement lorsque Lilion vient lui tirer la manche. D'un geste fluide et rapide, il la rajuste avant d'enfoncer ses poings au fond de ses poches. L'essentiel et le plus important est à mettre en place.

« Bien, bien. Avant tout... Laisse moi te dire certaines choses. » Il marque une pause pour énumérer tous les points importants.

« J'accepte de t'y amener mais tu dois savoir que ce n'est pas sans risques. Et tu ne devra en parler à personne. » 

Lilion doit bien se douter que les sorties en forêts sont interdites. Kalis n'a pas l'habitude d'escorter quelqu'un avec lui, mais après tout. Quelqu'un devra bien reprendre la chandelle une fois son départ de Poudlard. Le serpentard s'approche d'un pas pour le surplomber de sa hauteur. 

« Et quand je dis personne c'est... personne. Tu as bien compris ? » Ce n'est pas une menace. Encore moins un avertissement. Juste le moment de mettre les points sur les i. « Ensuite, sais tu ce que l'on peut trouver dans cette forêt ? » 

Il aurait préféré lui laisser le suspense mais c'est la moindre des choses de le mettre en garde et de le préparer à toute éventualité...
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MessageSujet: Re: Près des fenêtres   Ven 11 Nov - 20:23

« C’est compris »
 
Bien sûr, Lilion ignorait totalement ce qui pouvait se trouver dans la forêt interdite, mais cela devait sans nul doute être absolument fantastique à voir. C’était pour cette raison, notamment, que son regard s’était tant fixés sur ces lieux, si proches mais pourtant si loin pour lui.
 
« Ben, des bestioles magiques j’imagine, et si tu dis pas sans risque, c’est qu’elles ne seront sûrement pas là pour nous faire des câlins »
 
Il avait le mérite d’être honnête, se disait Lilion, qui comprit alors que, la forêt, ce n’était pas le monde des bisounours. Il n’était plus si sûr de vouloir s’y rendre désormais, mais il n’avait demandé. Il se disait qu’il ne pouvait plus se défiler, dorénavant. Mais l’idée était tout de même excitante. Mais effrayante quand même. Ce n’était pas pour rien, qu’il n’était pas un Gryffondor.
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MessageSujet: Re: Près des fenêtres   Lun 14 Nov - 12:04


Le serpentard est amusé. Amusé de la naïveté de cet élève. En effet, cela se voit qu'il n'a jamais été dans la forêt et d'une certaine manière, c'est mieux pour lui. Il ne doit pas être ce genre de gamins à prendre des risques, ou à s'aventurer n'importe ou. Ce qui est tout le contraire de Kalis. Au moins, il a l'intelligence de se dire que c'est à cause des créatures qu'elle est dangereuse, mais pas que...

Laissant la surprise au jeune garçon, Kalis décide que c'est le moment de s'éclipser. Enfin. Il le recontactera prochainement, très bientôt... Le jeune le dévisage longuement. Tout ce qu'il y a respecter de plus, il le lui marquera sur le parchemin. Normalement, ça devrait bien se passer. 

« Il est temps que je te laisse. En attendant , je te conseille de ne parler de tout ça à absolument personne. Encore moins à tes précieux amis. C'est juste un conseil pour ne pas t'attirer d'ennuis. » Kalis lui adresse un sourire rassurant. Sans un mot, il contourne le poufsouffle pour rejoindre le château , laissant son cadet seul avec ses pensées.
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MessageSujet: Re: Près des fenêtres   Lun 14 Nov - 12:36

Le Serpentard, dont il ne connaissait toujours pas le nom au final maintenant qu’il y pensait, avait à nouveau refait les mêmes recommandations qu’un instant plus tôt. Ne rien dire à personne. Pour les amis, il n’y avait aucun risque : Il venait d’arriver à Poudlard, il ne connaissait donc absolument aucun ami … Pour l’instant, du moins. Cela ne saurait sans doute tarder.
 
Il se contenta cette fois de hocher la tête. Cela ne servait à rien d’utiliser de la salive pour rien, de toute façon il avait déjà dit qu’il avait compris, il n'avait pas besoin de le répéter. Il lui rendit donc son sourire, et resta là encore un moment, devant la fenêtre, s’imaginant alors l’accueil que la forêt interdite allait bien pouvoir leur réserver. Du moins, les créatures qui l'habitait.
 
(Fin du RP)
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MessageSujet: Re: Près des fenêtres   Mar 22 Nov - 23:42


Une petite rebelle comme il les aime. Elle a pas l'air très causante et donne l'impression de se forçer pour lui parler. Le silence se ré-installe tandis qu'elle griffonne quelques mots que Kalis ne peut voir, sur une feuille. Pendant ce temps là, il plonge de nouveau ses prunelles grises dans les couleurs chaudes du feu. Une minute plus tard, il est dans ses pensées. La jeune fille a déjà disparue de sa tête, l'angoisse du lendemain aussi. La fatigue elle même ne semble plus aussi importante. La voix de la serpentard brise le fil de ses pensées , et il l'écoute en poussant un long soupir. Elle est peu bavarde mais elle a une voix agacante. Vraiment agacante . Tandis qu'elle parle, il se rappelle des cicatrices qu'il a aperçu rapidement quand elle se changeait. C'est une question qu'il faudra lui poser: D'ou viennent elles ? Ses quelques mots résonnent comme un ordre, ce qui plaît guère à Kalis. Il darde un regard de fer sur elle, arquant un sourcil et la jugeant avec une profonde méprise dans ses yeux. Loin de lui l'envie d'obéir à ses ordres et de lui laisser la possibilité de penser qu'elle pouvait l'utiliser à sa guise mais il a bien besoin d'un petit tour dans le château. Dans la nuit.

A nouveau il soupire et se lève rapidement , passant ensuite devant cette fille en la sondant de haut en bas une seconde fois.

« Ouais y a une volière. Mais il est un peu tard pour y aller. T'a pas l'air d'être le genre de fille qui porte de l'importance au règlement. Tu m'suis mais en échange tu me promet de ne jamais recommencer à me donner des ordres. » Son ton est catégorique et glacial. Il cherche pendant un instant une quelconque réaction au fond de ses yeux puis sans attendre, prend les devants. Comme prévu, le château est désert - le but maintenant c'est de ne pas tomber sur les préfets. Il ne se soucie pas de savoir si elle le suit ou pas, elle a en fait tout intérêt. Parce qu'il ne lui montrera pas le chemin cinq cent fois. Une fois arrivés dehors, il expire un épais nuage de fumée et le regarde s'estomper dans les airs. Après avoir traversé le parc, il la conduit à la volière , qui n'est plus qu'à quelques mètres. Kalis s'arrête à l'entrée et se pousse pour la laisser faire ce qu'elle a à faire. Il en profite pour repenser à sa question.

« Ces cicatrices que tu as sur le corps. » Petit silence. « D'ou viennent elles ? » Etant donné qu'il la conduite à la volière, une réponse en échange de ce service est honnête.

(RP avec Myo - suite de la salle commune)
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MessageSujet: Re: Près des fenêtres   Mer 23 Nov - 19:01

Dans la salle commune, le jeune garçon dont elle ignorait toujours le nom avait finit par se lever et passer devant Myosotis en la toisant étrangement. Elle avait l’impression d’être passée au rayon X, mais elle s’en fichait pas bien mal. Le jeune homme se mit alors à parler, indiquant à la nouvelle qu’en effet, il y avait une volière. Il lui expliqua qu’il était un peu tard pour qu’ils s’y rendent, mais sans doute comprit-il en regardant la demoiselle qu’elle s’en contrecarrait pas bien mal, car il accepta finalement de l’y amener. En échange, il demandait qu’elle cesse de lui donner des ordres. Myosotis n’eut absolument aucune réaction. Elle était immobile, comme si le ton catégorique que le Serpentard avait employé n’avait eu absolument aucun effet sur elle. Le jeune homme prit alors les devants. 

Tandis qu’ils traversaient le château, le jeune homme semblait être aux aguets, comme s’il redoutait à tout instant de tomber nez à nez avec un professeur au détour d’un couloir. Myosotis, quant à elle, ne prit pas la peine de se faire discrète : elle marchait au milieu des couloirs et ne se collait pas au mur comme le faisait le Serpentard. A un moment, ce dernier dû tendre son bras pour stopper la demoiselle dans sa course, car elle ne s’arrêtait pas à chaque tournant comme lui le faisait. Il continuait alors son chemin, faisant comme si la jeune fille n’était pas là, marchant à sa vitesse sans se soucier de savoir si elle le suivait. Ils sortirent alors du château. 

Bien que peu habillée, la jeune fille ne donna à aucun instant l’impression qu’elle avait froid. Elle avait vécu pire. A vrai dire, elle était tellement détendue à ce moment là qu’elle ne remarqua même pas que la température était glaciale. Ses pieds dénudés frôlaient l’herbe du parc. Ses cheveux se soulevaient de temps à autre, au rythme du vent. Les deux jeunes arrivèrent devant une tour pleines de fenêtres partout dans laquelle des hululements incessants se faisaient entendre : il s’agissait de la volière. Ils gravirent les marches. Une fois en haut, le serpentard s’arrêta à l’entrée et se poussa pour laisser Myosotis passer. Cette dernière avança jusqu’au milieu de la volière.

Tandis que Myosotis sortait sa baguette de son sac, elle entendit la question du Serpentard derrière elle. Elle ne se retourna pas, continuant de faire ce qu’elle avait entreprit sans lui prêter la moindre attention. Une fois sa baguette sortie, elle murmura de façon à peine audible une formule : la pointe de sa baguette s’alluma. Elle lâcha son sac à dos. Il tomba à terre dans un bruit à peine atténué par la fine couche de plumes multicolores qui recouvraient le sol. La jeune fille s’approcha alors d’un hibou grand duc tout en coinçant entre ses lèvres le bout de papier sur lequel elle avait griffonné dans la salle commune. Elle tendit alors la main vers le hibou. Ce dernier se rua alors sur elle et lui pinça violemment le doigt. 

*P*tain d’piaffe de m*rde* jura-t-elle intérieurement. 

Elle n’avait montré aucun signe de souffrance. Sa baguette fendit l’air, et une seconde plus tard l’oiseau tomba à terre, raide. Myosotis venait de le stupéfixié. Elle poussa le volatile immobile du pied pour pouvoir s’approcher d’un autre hibou. Celui-ci semblait plus calme. La demoiselle lui tendit donc le bout de papier qu’il coinça dans son bec. Elle lui indiqua alors l’adresse où il devait apporter cela et l’oiseau s’envola par l’une des nombreuses fenêtres. La nouvelle le suivit du regard puis resta immobile durant quelques secondes. Elle se retourna finalement vers Kalis et le toisa un instant. *Pourquoi ma vie l’intéresse tout d’un coup ?*  Tout en ramassant son sac, elle lui lança : 

« De mon passé. » Elle rajouta après un instant de réflexion : « Pour le truc que tu m’as d’mandé dans la salle co’, de plus te donner d’ordre… ‘chui désolée d’avance mais ça va pas être faisable. J’ai jamais rien demandé poliment, et c’est pas d’main qu’ça commenc’ra. Mais… Disons que t’as l’choix : soit j’peux continuer à t’parler comme bon m’semble, et je te dis d’où viennent les cicatrices, soit j’te l’dis pas, mais j’essaie de faire un effort quand j’te d’mande un service. » 
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MessageSujet: Re: Près des fenêtres   Jeu 24 Nov - 20:42


La fille ne réponds pas et ne lui montre aucune attention dans les minutes qui suivent sa question. Un instant Kalis pense qu'elle ne répondra jamais. Mais le serpentard est patient et déterminé, il saura lui sortir les vers du nez. C'est toujours intéressant d'en apprendre plus sur les autres. Un petit sourire étire le coin de ses lèvres quand sa jeune camarade accepte finalement de lui répondre. Il disparaît bien vite. Ainsi , elle conteste ses décisions. Un drôle de sentiment l'envahit : De la contrariété , de l'agacement. Le jeune homme prend sur lui même pour déplacer ce qui ne vaut pas la peine et tout mettre de côté pour se concentrer sur le positif.

« Ton passé ? Qu'est ce que tu veux ..dire ? Qui t'a fais ca ? » Il ne peut pas s'empêcher de penser un peu aux punitions que lui réservent les panseurs quand il leur tient tête. A la peur et à la douleur qu'il ressent face à eux. Ont il un passé similaire ?

Kalis s'interromps pour méditer sur sa proposition. De naturel, il n'aurait pas accepté qu'un autre élève lui parle comme ça.. et s'oppose ainsi à ce qu'il veut. Mais c'est différent - elle a l'air juste.. plus résistante. Plus sûre de ce qu'elle veut. Avec lui, il est vrai par contre qu'il va être dure de communiquer facilement. Et franchement, sa proposition ne le tente pas plus que ça. Mais si elle fait des efforts.. Kalis opine du chef, méfiant.

«Va pour ce que tu propose. Balance la vérité maintenant. T'es une warrior , c'est ca ? »

Son ton peut paraître amusé mais en réalité , il ne l'est pas. Lui même a des choses à cacher, beaucoup trop même. Sauf qu'il ne lui dira rien. Du moins... enfin tant qu'elle ne pose pas de questions , tout va bien. Et ca risque pas , étant donné que ses plus grosses cicatrices sont invisibles pour les yeux. Elles résident au fond de son coeur, au plus profond de son être. Certaines lui font encore mal, d'autres, même si elles ne se manifestent que rarement, ressortiront un jour ou l'autre, il le sait.
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MessageSujet: Re: Près des fenêtres   Jeu 24 Nov - 22:42

Le jeune homme semblait être profondément agacé par le dilemme que lui imposait Myosotis, pourtant, il ne le contesta pas. Sûrement se doutait-il que s’il avait osé refusé les options qu’elle lui proposait, la demoiselle ne lui aurait plus jamais adressé la parole. Il commença ensuite à lui demander plus de précision sur son passé, mais elle ne broncha pas : il n’avait pas encore accepté l’une ou l’autre de ses propositions. S’en rendant compte, le serpentard sembla se plonger dans une profonde réflexion. Il finit alors par lâcher :

«Vas pour ce que tu proposes. Balance la vérité maintenant. T'es une warrior , c'est ça ? »

Myosotis pencha légèrement la tête sur le côté. Elle ne souriait pas, elle ne semblait pas non plus être en train de réfléchir. Elle était juste là, totalement immobile, de marbre. Une statue. Le vent soufflait, les hiboux hululaient. D’une voix absolument dénuée de tous sentiments, sur le ton de la conversation, elle déclara alors :

« Certaines d’ces cicatrices, la plupart en fait, sont l’oeuvre d’mon géniteur. Les autres sont des souvenirs qu’m’ont fait certains clients mécontents. La dernière chose qu’ils aient fait d’leur vie d’ailleurs. »

La façon dont elle avait utilisé le terme « client » pouvait laisser penser qu’elle avait dû vendre son corps pour survivre. Elle ne savait pas si le serpentard avait pensé ça d’elle, et, au fond, elle s’en fichait. Voulant apporter une précision pour que les choses soient bien claires concernant la différence qu’il existait entre la réalité et ce que tous les gens qui venaient à la rencontrer pensaient sans doute, elle réfléchit un instant pour trouver la tournure de phrase parfaite.

« Au-delà de ce que je suis de par l'hérédité et de ce qu'on a fait de moi par le milieu et l'éducation, il y a ce que je fais avec ce que je suis et ce qu'on a fait de moi. »

Elle avait dit cela en regardant le jeune homme droit dans les yeux, sans sourciller. Elle venait de citer Sartre, un philosophe français. La signification de cette phrase lui était apparue comme une évidence le jour où elle l’avait lue la première fois. Sans doute cela était dû au fait que cette citation lui correspondait à merveille. Elle espérait que le Serpentard comprendrait ce qu’elle voulait dire par là. Ou du moins, qu’il chercherait à comprendre.

En d’autres termes, malgré que Myosotis ait eu une éducation –bien que ce terme ne convienne pas réellement– des plus atroces et qu’elle soit le fruit d’une union sans amour, ces facteurs n’interviennent en rien dans son choix d’agir comme elle décide de le faire. Bien souvent, les personnes qu’elle rencontre font cette erreur de croire que son comportement est dû uniquement à son passé difficile. Si le jeune homme qui se trouvait face à elle était à même de comprendre cette phrase, alors il serait l’un des rares à en être capables.

Comme pour la énième fois depuis qu’elle se trouvait à Poudlard, le ventre de Myosotis gargouilla. Elle avait finit par ne plus y faire attention, mais le bruit raisonna dans le silence qui s’était installé entre les deux Serpentard. Elle se rappela alors que le Directeur lui avait dit que de la nourriture se trouverait dans sa salle commune. Elle n’en avait pourtant pas vue lorsqu’elle y était une quinzaine de minutes auparavant. Peut-être que les victuailles avaient été amenée peu après le départ des deux jeunes ? Choisissant de croire cette hypothèse elle reprit la parole :

« J’crève la dalle. D’après l’dirlo’ des elfes sont sensés apporter d’la bouffe dans la salle co’. Retournons-y ! … Tu veux bien ?»

Elle ajouta le « Tu veux bien » après un instant d’hésitation sur un ton presque provocateur. Elle l’avait dit juste pour montrer au jeune homme que les formules de politesses ne sortaient pas naturellement de sa bouche : cette demande d’adhésion à son idée sonnait faux. Elle n’avait pas besoin de savoir si le jeune homme était d’accord ou non de la raccompagner. Pour en rajouter une couche, elle fit mine d’attendre patiemment une réaction du serpentard. C’était du chiqué, de la pure simulation, en d’autres termes : du foutage de gu*ule.
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MessageSujet: Re: Près des fenêtres   Ven 25 Nov - 22:33


Il y a dans les paroles de la serpentard des regrets. Une froideur inexplicable. De la douleur. Beaucoup trop. Le géniteur de la jeune fille dont elle parle est l'équivalent des panseurs pour le jeune homme. Des clients ? Kalis comprend immédiatement à quoi elle fait allusion, du moins... il espère avoir compris. Immédiatement, il a envie d'en savoir plus.

 Des clients ? ... enfin.. tu couchais ? Avec des hommes ? » Il arque un sourcil pour marquer son interrogation. « Ce qu'on a fait de toi ? Tu veux dire qu'on t'a fais du mal ? » Son ton est froid et plus curieux. Etrangément, il ne ressent pour le moment aucune pitié ou aucune pointe de compassion pour sa camarade. Il a simplement envie de savoir ce qu'il lui est arrivé... Kalis s'adosse contre le mur de la volière , et croise les bras. Il est plus sérieux et plus attentif à ses paroles. C'est dingue à quel point les ragots et chaque détails de la vie des personnes qu'il peut rencontrer l'intéresse. Tout l'intéresse . Parce que tout est utile au final.

Il entend à peine le ventre de la jeune fille qui gronde , trop concentré sur ses propres réflexions. Il ne fait même pas attention à son ton et à son visage hypocrite qu'elle affiche. Il n'est pas dupe au point de penser qu'elle est sincère, c'est clair qu'elle se fout de sa gueule. Et ça aussi, sur le moment, il s'en fout. Kalis lui fait signe de passer devant lui , avec un sourire hypocrite plaqué sur le visage.

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La salle commune est encore déserte et fort heureusement, ils n'ont eu aucun mal à rentrer dans leur dortoir sans se faire choper. Sans faire attention à ce que la jeune fille demandait, il se laisse tomber sur le canapé devant le feu qui brûle encore et ferme les yeux un instant.

« Quant à ta bouffe, tu te débrouilles. Je ne sais pas qu'elle est cette histoire... d'elfe qui vient apporter de la bouffe. Tu te crois chez toi ? » A vrai dire, il n'en sait rien si cette histoire est vraie mais autant dire que ça l'étonnerait. Mais il a pas envie qu'elle lui prenne la tête avec ça. La fatigue le gagne rapidement mais il ne ressent pas encore l'envie de monter dormir. Le manque de sommeil le rend fou ; il se pince l'arrête du nez en lâchant un petit rire nerveux.

«Et ton nom à toi c'est quoi au juste ? »
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Près des fenêtres
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