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 La forêt interdite

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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Mer 26 Nov - 20:57

En entendant les questions justifiées de sa camarade concernant la restriction du territoire des centaures, Myosotis s’était contentée d’hausser ses fines épaules, ne sachant absolument pas quoi lui répondre. Perdue dans ses pensées lors du court silence qu’avait suivit la question de Louanne, la Serpentard essayait de réfléchir à une raison plausible qui avait pu pousser la directrice à faire cette demande. En entendant une autre question franchir les lèvres rosées de la brunette, la noiraude retint un soupire. Elle savait que sa blessure avait disparu (ce qui était loin d’être normal pour les humains, mais totalement banal pour les vampires) mais espérait que Louanne allait oublier ce détail. La suite des propos que tenait la Préfète des Gryffondor firent sourire la fille aux yeux émeraudes. Cette jeune fille était donc aussi intelligente que le laissaient paraître ses grands yeux bruns. Il faut dire que Myosotis n’avait pas cherché à être plus discrète que ça devant la demoiselle. Elle savait au plus profond d’elle que sa camarade comprendrait. Prenant une grande inspiration (car elle savait qu’elle allait devoir beaucoup parler) la Préfète des Serpentard prit la parole d’une voix claire et distincte:

-En effet je suis une semi-vampire. Nous préférons le terme semi plutôt que demi bien que cela revienne exactement au même. Il est d’ailleurs étrange que tu connaisses ce nom, car très peu de livre parlent de nous. Il n’y en a qu’un seul qui est d’ailleurs plus ou moins fiable. Son titre est « Ma Vie chez les Vampires » et il a été écrit par Eldred Worpel, si ça t’intéresse, je te conseille d’y jeter un coup d’oeil. Bien entendu, beaucoup d’informations données à notre sujet sont erronées, mais les choses principales à savoir sur nous y sont. Le chapitre 16 est bourré de conneries et de suppositions, mais les cinq chapitres qui le précèdent et qui parlent de nous donnent des informations pour la plupart exactes. Ca t’en apprendra beaucoup sur nous. Entre autre notre nombre exacte et nos capacités. Par contre, je te déconseille vivement d’ouvrir le livre qui a pour titre « Monologue avec un vampire »… Il est connu pour assoupir le lecteur en plein milieu de sa lecture. Une potion d’éveil ou les dents acérées d’un vampire plantées dans sa carotide. Je viens de citer les deux seules choses qui peuvent réveiller ledit lecteur. Mais bref, passons.

Tout en parlant, Myosotis marchait sur le petit sentier étroit par endroit, donnant de temps à autre un coup de pied dans un petit cailloux qui se trouvait sur son chemin. Elle avait ses yeux verts rivés devant elle et ne les releva que lorsqu’elle avait cité la potion d’éveil et l’impression désagréable que devaient ressentir les humains se faisant mordre. C’était en voyant la perplexité s’afficher sur le visage de Louanne qu’elle s’était sentie obligée de préciser pourquoi elle avait dit cela au milieu de rien.

-Pour ce qui est de l’hypnose, c’est l’une des choses que j’arrive le mieux à faire. Mais comme tu t’en doutes, la Directrice a pris ses précautions pour que je ne puisse pas abuser de cette capacité. Elle met de la veine de vénus dans vos boissons. En théorie, cette plante évite aussi que les vampires s’attaquent aux humains en rendant le gout de leur sang infecte. Mais il faut croire que ce n’est pas exactement pareil pour les semi-vampires. Héé.. me regarde pas comme ça ! J’ai bu le sang d’Anya ! Et de personne d’autre !

Bien entendu, ce que venait de dire Myosotis était un terrible mensonge. Elle n’avait jamais bu la moindre goutte du sang d’Anya. La Serpentard avait appris que la Veine de Vénus n’était pas assez puissante pour la repousser lorsqu’elle avait tué et vidé de son sang l’un des jumeaux Helmock. Pourtant, elle n’avait aucun scrupule à ce geste et ne se sentait en rien honteuse de mentir à sa camarade.

-Tout ça pour dire que oui, je ne suis pas comme les autres. Et je possède plus d’un objet hors du commun, tu peux me croire ! Mais bien évidemment, je te prierai de bien vouloir garder toute cette histoire pour toi. Il y a déjà assez de rumeurs qui courent à mon sujet ! Je t’ai fait part de mon secret car je sais que tu es une personne de confiance. Après, pour ce qui est du livre que je t’ai conseillé, il se trouve à la bibliothèque et n’est que très rarement emprunté. Il faut aussi que tu saches que l’auteur de ce bouquin n’a jamais eu l’honneur de parler avec l’un des sept semi-vampires dont je fais partie. Il s’est basé sur les quelques informations qu’il a obtenues grâce aux Vampires. Donc si tu as des questions à me poser après avoir lu les chapitres onze à quinze, je me tiens à ta disposition ! Tu n’auras qu’à me faire passer un petit mot en cours pour qu’on puisse se donner rendez-vous en fin de journée ou, au pire, m’envoyer un hibou. Mais… est-ce que tu as une question générale sur les événements de ce soir à me poser ?


Les deux filles venaient d’arriver à la lisière de la forêt et pouvaient voir en haut de la petite colline l’imposant château qui surplombait le parc désert. Elles s’étaient toutes deux arrêtées pour pouvoir finir leur discussion sous les arbres, à l’abris des oreilles indiscrètes. Peu de gens le savaient, mais lorsqu’on remontait la pente douce qui menait au château, il n’était pas rare que le vent emporte quelques brides de discussion et Myosotis ne voulait pas que leur échange soit entendu par qui que ce soit. La fille aux cheveux noirs et ondulés avait relevé la tête pour regarder Louanne dans les yeux. Il faut dire que la Serpentard était loin d’être grande. Pourtant, peu de gens le remarquaient étant donné qu’elle dégageait une sorte d’aura qui la rendait nettement plus imposante que ce qu’elle n’était en réalité. Croisant ses bras sur sa poitrine, elle attendit une réponse de sa camarade, un visage totalement neutre. Peu de gens, pour ainsi dire personne, n’arrivait à déceler quoi que ce soit rien qu’en regardant Myosotis. Enfin, lorsqu’elle n’était pas triste (ce qui était justement le cas ce jour-là; elle était tout sauf déprimée).
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Sam 29 Nov - 23:17

Après un court instant de réflexion, Myosotis s'apprêta à répondre à la question que Louanne venait de lui poser concernant la peur qu'elle éveillait chez les Centaures. Elle ouvrit la bouche pour éclairer la jeune demoiselle mais malheureusement pour la Serpentard, la rouge et or avait repris la parole. Refermant la bouche, la fille aux cheveux noirs écouta sa camarade sans broncher. Plus la Brune parlait, plus Myosotis souriait. En effet, Louanne n'avait jamais dit à personne ce qu'elle avait vu dans la salle de bain des Préfets, et la Serpentard lui en était très reconnaissante. Ouvrant à nouveau ses lèvres écarlate, la jeune fille prit la parole:

-Je connais les centaures parce qu'il m'arrive souvent de venir dans la Forêt Interdite. Et pas que pour faire des rondes... si tu vois ce que je veux dire. Je les ai croisé à plus d'une reprise. Lors de notre première rencontre, ils ont tout de suite deviner ce que j'étais. Il faut dire que je venais tout juste de me nourrir et que mes yeux avaient pris une couleur rouge sang; ce n'était donc pas bien compliqué pour eux de savoir ce que j'étais. Voyant que je savais garder mon contrôle après avoir chasser, ils en ont déduit que je n'étais pas une vampire à part entière. On a discuté pendant une bonne dizaine de minute sans compter le temps utilisé pour faire les présentations. Ils étaient fascinés et ne savaient pas trop quoi penser de moi. Ce n'est que depuis notre deuxième rencontre que j'ai remarqué un très net changement dans leur comportement. Ils étaient plus méfiants et la peur se lisaient dans leur yeux. Si tu veux mon avis, ils ont du se renseigner à mon sujet et apprendre quelle était ma véritable force -autant magique que physique. Pour ce qui est de la salle de bain des Préfets, je t'en serais à jamais reconnaissante ! Anya a sûrement dû t'expliquer ce qui s'y était passé... Mais évitons d'en reparler, veux-tu ? Bref, je vois que tu n'as pas très chaud... Alors allons-y si tu n'as pas d'autres questions !

Tout en parlant de sa voix mélodieuse et parfois enjouée, Myosotis avait remarqué que que Louanne avait frisonner à plus d'une reprise. La Serpentard ne s'en rendait pas compte, mais l'air n'était sûrement pas des plus chauds ce jour là ! Pourtant, la vert et argent attendit que la Gryffondor prenne la parole avant de se diriger vers le château. Peut-être cette dernière avait une dernière question à poser ou une remarque à faire. Si ce n'était pas le cas, alors Myosotis la suivrait sans rien ajouter. Après tout, elle avait dit tout ce qu'elle avait à dire. Elle aimait bien parler avec Louanne... Elle se sentait en confiance et nullement oppressée. Tout en souriant, elle attendit que la Gryffy se prononce.
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Sam 6 Déc - 19:39

Les deux filles s’approchaient de plus en plus du château. Elles se trouvaient désormais au milieu de parc désert. Aucun élève ne se risquait à sortir lors de cette saison plus ou moins glaciale. Myosotis n’avait bien évidemment pas froid. Elle gardait ses yeux verts fixés sur le sol qu’elle piétinait seconde après seconde. Elle écouta les questions de la Gryffondor, réfléchissant encore ce qu’elle pourrait lui répondre. Une fois qu’elle eut formulé une réponse dans sa tête, cette dernière franchit ses lèvres écarlates:

-Oui tu as raison, il faut garder ça pour nous… Après pour ce qui est des autres préfets… Ils ne peuvent pas faire plus que nous, ils ne pourront pas nous aider. Enfin, tu vois ce que je veux dire ! Peut-être qu’on les mettra au courant, mais pas tout de suite. J’veux d’abord voir comment vont se dérouler les événements.

Elle lui rendit son sourire, continuant à marcher à ses côtés. Le vent froid soufflait sur les visages des deux demoiselles, soulevant de temps à autre l’une de leur mèches de cheveux. Myosotis ne sentait pas la température de ce vent, mais elle se doutait bien qu’il ne devait pas être chaud étant donné que la Préfète des Gryffondor ne cessait pas de claquer des dents. Se rappelant de ce qu’elle avait entendu dernièrement dans les couloirs du château concernant Louanne, elle reprit la parole:

-Ah oui… j’allais oublier… J’espère que ça durera longtemps entre toi et Maël.

Les autres élèves n’étaient pas très discrets lorsqu’un nouveau couple se formait. Tout le monde était au courant au moins deux jours après que le couple se soit formé. Il en était ainsi pour presque tous les couples. Oui, presque; Myosotis et Crépuscule n’avaient pas encore dû subir les remarques des autres. Mais cela n’allait pas tarder; Cindy les avait surpris en train de s’embrasser dans la salle commune… Le vent souffla un peu plus fort ce qui força les deux filles à fermer les yeux.

-Mais siiiii je vous juuuure ! Le gardien sort avec la tarée !

Cette voix stridente qui venait d’atteindre les oreilles de Myosotis n’était autre que celle de la fille Farley. Elle provenait de derrière l’un des sept menhirs qui formait le cercle de pierre. S’arrêtant net, la semi-vampire tendit l’oreille. Louanne n’entendait sûrement pas ce qui se disait, la distance les séparant du cercle étant plus ou moins grande. Comme s’en doutait la noiraude, Cindy était en train de l’insulter copieusement. Elle discutait avec trois de ses amies, qui acquiesçait à tout ce qu’elle disait.


*Mais quelle peste celle là !*

Après avoir soupirer, la Serpentard recommença à marcher, faisant comme si de rien était. Arrivées devant la porte de bois, les deux filles se regardèrent un instant, commençant une sorte de discussion silencieuse pour savoir laquelle des deux allait ouvrir la porte. Amusée par cette situation, Myosotis éclata de rire avant d’abdiquer: elle ouvra la lourde porte. Elle la retint même pour que Louanne puisse entrer. C’est donc ensemble qu’elles entrèrent dans l’immense château, la chaleur les enveloppant immédiatement. Un sourire éclaira le visage de la rouge et or.
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Sam 3 Jan - 16:14

Myosotis venait de quitter le château. Bien qu’il ne soit pas extrêmement tard, la nuit était déjà tombée. Dans quelques heures à peine, une nouvelle année allait débuter. Pourtant, la demoiselle aux cheveux noirs ne se trouvait pas dans sa salle commune comme la plupart de ses camarades pour fêter cet événement qui, à ses yeux, n’avait aucune importance. Ce n’était qu’un simple chiffre qui changeait. Le dernier chiffre de la date. Rien de véritablement importante. La semi-vampire ne voyait pas l’utilité de fêter ce changement plus qu’un autre. C’était donc tout naturellement qu’elle s’était glissée hors de sa salle commune, emportant avec elle une cape émeraude à capuche. Les élèves des autres maisons avaient sûrement eux aussi préparé quelque chose dans leur salle commune étant donné que rien n’était organisé par la direction. Myosotis avait refermé silencieusement les Grandes Portes de chêne derrière elle avant d’enfiler sa cape aux fermoirs argentés. Ses longs cheveux bouclés étaient encore humides car cela ne faisait pas longtemps qu’elle était sortie de sa douche. En plus de faire scintiller son pendentif en forme de Serpent, la lune se reflétait dans les grand yeux de la noiraude qui les avaient levés pour admirer le ciel dégagé. La vapeur qui s’échappait d’entre les lèvres rouge sang de la Serpentard s’évaporait dans l’air glacé de la nuit. Une grosse couche de neige avait recouvert le parc qui s’étendaient devant elle. On pouvait encore y voir les différents chemins que les élèves avaient parcouru au cours de la journée grâce aux empruntes qu’ils avaient laissées dans l’épais manteau blanc. Myosotis voyait au loin les arbres de la forêt qui avaient pour la plupart perdu toutes leur feuilles et dont les branches soutenaient désormais des couches de neige plus ou moins grosses. La neige brillait sous la lumière émise par la lune. La fraîcheur de l’air transperçait les poumons de la demoiselle. Après cette courte pause, cette dernière releva de ses deux mains blanches le capuchon de sa cape sur sa tête. Etant donné que l’été n’était plus, la peau teintée habituellement d’une jolie couleur pêche de l’Attrapeuse était désormais blanche. Poupée de Porcelaine ou encore Blanche Neige, beaucoup de surnom lui avaient été donnés dès le début de cette froide saison. A grandes enjambées, la Préfète commença à traverser le parc. Ses bottes noires fourrées s’enfonçaient dans la neige à chaque pas qu’elle faisait. Bien évidemment, Myosotis avait enfilé un jeans. Non pas pour avoir chaud (étant donné qu’elle ne ressentait ni le chaud ni le froid) mais pour la simple et bonne raison qu’elle n’appréciait pas vraiment avoir les jambes mouillées ou humides. Contrairement à ce que vous pouviez imaginer, la semi-vampire ne partait pas en direction de la forêt pour chasser, mais pour une toute autre raison. Depuis une dizaine de jour, elle avait remarqué que de la fumée s’échappait au dessus des arbres de la forêt. Ce dont elle était sûre, c’est que ce n’était certainement pas un feu fait par les centaures. Il devait s’agir d’un tout autre groupe de personne, elle le savait au plus profond d’elle. Au début, elle n’y avait pas réellement fait attention. Mais plus les jours passaient, plus elle s’interrogeait sur la provenance de ce feu. Elle venait d’arriver à la lisière de la forêt lorsqu’elle s’arrêta un instant. Ses chaussures étaient recouvertes d’une couche de neige donc elle entreprit d’en enlever le surplus. Après avoir piétiné un instant au même endroit, elle reprit son chemin. Il y avait nettement moins de neige (pour ne pas dire presque plus) à l’intérieur de la forêt. Tout en marchant, Myosotis avait glissé ses mains dans la poche avant de son sweat shirt. Un gros sweat noir qu’elle avait enfilé à la va vite après sa douche. C’était d’ailleurs dans cette poche que se trouvait sa baguette magique. Le bois de cette dernière était chaud, comme une tasse de chocolat que l’on sort du micro-ondes. Ce n’est qu’après une bonne dizaine de minutes de marche (car la demoiselle n’avait ni l’envie, ni le besoin de courir) quelque chose attira son attention. Une odeur de brulé venait lui chatouiller les narines. Des paroles et des rires provenaient du même endroit que cette odeur. Elle venait de trouver ce qu’elle était venue chercher. Telle une ombre, la Préfète avança silencieusement entre les arbres. Une lumière vacillante brillait un peu plus loin, derrière une rangée d’arbre. Elle s’approcha le plus près possible tout en veillant à n’être vue par personne. Se cachant derrière un tronc, Myosotis risqua un oeil pour voir qui se trouvait autour du feu. Il s’agissait de quatre garçons, tous plus âgé qu’elle. Ils devaient avoir entre dix-huit et vingt-et-un an. C’était celui qui semblait être le leader du petit groupe qui était en train de parler.

«…à disparaitre. J’me rappellerai toujours de ses yeux… Trois jours il m’a fallu pour sortir de cette armoire. C’était la merde, j’vous dis pas. Imaginez, il était là à ma sortie ?! »

Myosotis ne parvenait pas à voir le visage du jeune homme car ce dernier lui tournait le dos. Elle pouvait juste apercevoir la couleur blonde de ses cheveux coupés courts. Plutôt maigre et avec de longues jambes, il était sans doute plus grand que la demoiselle.

« Bah t’aurais crevé. » répondit un garçon aux cheveux bruns chocolat et aux yeux bleus qui était assis à côté d’un garçon qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau.

« Ouais Lorenzo a raison. » répliqua celui qui devait être le jumeau du dénommé Lorenzo.

Malheureusement, la Préfète ne pu pas écouter la suite de la conversation car un mouchoir imbibé d’une grande quantité de Veine de Vénus fut posé brutalement sur sa bouche. Surprise, elle inspira un coup. Comment se faisait-il qu’elle n’ait pas entendu la personne qui venait de lui faire ça ? Si elle avait été en pleine chasse, sûrement ne se serait-elle pas écroulée pour si peu. Sûrement aurait-elle réussi à passer outre. Mais ce n’était pas le cas. Ses jambes se dérobèrent sous son poids et elle s’écroula à terre, sa tête cognant le pied de l’arbre derrière lequel elle se cachait. Dans les vapes, Myosotis sentit tout de même son corps se faire soulever sans ménagement pour finalement être reposé à terre tout aussi brusquement. Elle ne s’était pas tout à fait évanouie, sentant toujours l’agitation autour d’elle. Malheureusement, elle n’eut pas la force de réagir lorsqu’elle sentit son agresseur lui ligoter les mains et les pieds. Elle n’entendait pas ce qui se passait, ballotée de droite à gauche.Retrouvant ses esprits après seulement quelques minutes, elle entendit la conversation qui s’était engagée autour d’elle.

« Heureusement que c’est un vampire, sinon la Veine de Vénus aurait pas fonctionné ! » fit remarquer une voix de fille.

« Mais Lara, t’en as mis beaucoup ? » demanda le jeune homme blond que Myosotis avait entendu et vu de dos tout à l’heure.

« Ouais, elle est pas prête de se réveiller ! » lui répondit la seule fille du groupe en gloussant.

Plusieurs de ses agresseurs s’étaient écartés pour retourner s’asseoir autour du feu, laissant la Serpentard allongée à même le sol au pied d’un arbre. D’après les froissements de tissus et les différents bruits que la demoiselle pouvait entendre, seulement deux personnes sur cinq étaient restées près d’elle dont une était la fille. Cette dernière était en train de resserrer un peu plus les cordages qui retenait la Préfète prisonnière. C’est ce moment là que Myosotis choisit pour essayer de se relever. Ce n’est que lorsqu’elle se redressa sur un coude qu’elle se rendit compte que les liens avaient été trempés dans de la Veine de Vénus. Les cordes s’enfonçait dans sa peau à chaque geste qu’elle faisait et brulaient sa peau. Un gémissement s’échappa d’entre ses lèvres. Choquée de voir que la demoiselle se réveillait déjà, la fille du groupe (qui avait des cheveux châtain coupés en carré et des lunettes rondes) s’écarta un peu avant de balbutier:

« Mike… Il… il faut que tu viennes. »

Le dénommé Mike était en fait le garçon blond. Ce dernier se retourna lentement. Lorsque son regard se posa sur Myosotis qui s’était redressée un peu plus, il se leva d’un bon. En une seconde, il s’était retrouvé debout face à la demoiselle à terre. Il lui donna un coup de pied en plein visage. Ce coup était d’une telle force qu’il n’était tout simplement pas possible qu’il soit porté par un simple mortel. Et cette vitesse non plus n’était pas humainement parlant acceptable. La serpentard s’était recouchée pour ne pas énerver Mike encore plus que ce qu’il ne l’était déjà. Le blond se baissa d’ailleurs, s’accroupissant juste à côté du corps immobile de la noiraude. Ce n’est qu’à ce moment là qu’elle remarqua qu’elle ne portait plus sa cape verte. Le leader du groupe était occupé a examiner Myosotis qui gardait les paupières à moitié closes à cause de la douleur due aux liens qui lui coupaient la circulation du sang.

« Ouvre les yeux. » ordonna sèchement le jeune homme.

Exécutant cet ordre sans broncher, la semi-vampire ouvrit lentement ses paupières. Elle battit des cils à trois reprises pour habituer ses yeux à la lumière émise par le feu de camp. Il n’y avait ni tente, ni sac contenant de la nourriture. Il n’y avait que cinq Thermos dispersés un peu partout autour du feu. Rapportant son attention sur l’homme qui lui faisait face, la Serpentard vit pour la première fois son visage. Fin, rasé de près, un petit nez en trompette et des yeux d’un gris d’acier. Lorsque Mike plongea son regard dans celui de Myosotis, il sembla surpris par quelque chose. Tellement surpris qu’il en ouvrit la bouche, laissant échappé un juron. La demoiselle ne comprenait pas; la connaissait-il ? Tout ce dont elle était sûre, c’est qu’elle, elle ne le connaissait pas. Elle n’avait jamais vu son visage ni même entendu sa voix grave. Mike se releva, tourna le dos à la semi-vampire et ordonna à ses coéquipiers de le rejoindre. Ceux-ci se pressèrent d’exécuter l’ordre qui leur avait été donné, s’approchant d’eux les yeux rivés sur le corps de la noiraude. Eux, ne semblaient pas être surpris de la voir.

« Alessandro, apporte nous les gants. Ils sont dans le sac. Enfaite, prend le sac aussi. On aura besoin de son contenu pour faire parler c’te garce. »

Celui qui devait être le jumeau de Lorenzo fit un bref signe de tête avant de se retourner pour aller chercher un sac à dos noir posé au pied d’un arbre. Il l’ouvrit et en extirpa plusieurs paires de gants en peau de dragon. Il en donna à tout le monde sauf à la jeune demoiselle car cette dernière en portait déjà. Lorenzo lança le sac à Mike qui le rattrapa sans souci après avoir enfilé ses gants.

« Mike tu… tu es sûre que c’est une vampire ? Elle n’aurait pas dû se réveiller si vite ! »

C’était la fille aux cheveux châtain qui avait posé cette question tout en remontant ses lunette sur son nez. Elle n’avait pas détaché ses yeux noisettes de Myosotis depuis que celle-ci avait ouvert les paupières. Mike regarda par dessus son épaule pour observer le corps toujours allongés de la demoiselle. Il s’attarda un instant sur ses poignets qui étaient en train de brûler lentement.

« J’en suis certain Lara. Sinon la Veine de Vénus ne lui ferait pas ça. Mais ce que j’comprends pas, c’est comment elle fait pour ne pas crier. C’est douloureux pourtant cette merde. Et pourquoi elle s’est réveillée si vite alors que tu as mis autant de Veine de Vénus. »

Tout en disant cela, Mike s’était retourné pour faire à nouveau face à Myosotis. Il avait plongé sa main dans le sac encore ouvert pour en sortir un simple poignard au manche noir. Il avait également pris un petit pot fermé contenant de la Vereine écrasée. De la pointe de sa chaussure, il avait obligé la Préfète à lever le regard sur lui. S’écartant, il ordonna au quatrième garçon:

« Kayden. Relève la et attache la à ce tronc. »

Le dénommée Kayden que Myosotis n’avait pas encore pu voir car il s’était retiré dans l’ombre s’approcha d’elle. C’était un africain avec de courts cheveux noirs et crépus. Il était nettement plus grand qu’elle, tout comme Mike l’était. Lara, elle, n’était pas bien grande mais, étonnement, elle dépassait les jumeaux d’une bonne demi tête. Ces deux derniers qui n’étaient pas beaucoup plus grand que la semi-vampire, avaient des cheveux ondulés s’arrêtant à la hauteur de leurs épaules. Contrairement à leur leader, ils ne s’étaient pas rasé, laissant par conséquent leur barbe et leur moustache accentué la forme de leur fin visage. Kayden, qui était de loin le plus musclé de tous, attrapa la noiraude par le bras et la redressa comme s’il s’agissait d’une simple gamine tombée à terre. Les bottes de la Serpentard lui avaient été retirées pour que des cordes puissent être attachées à ses chevilles à même la peau. Ce n’est qu’à ce moment là que Myosotis remarqua qu’en plus des mains et des pieds, Lara lui avait attaché les jambes au niveau des genoux. L’homme à la peau noire plaqua la demoiselle contre le tronc d’arbre avant de tirer sur les liens qui lui brulaient la peau des poignets. Il les retira sans prendre la peine de les desserré ce qui brula les mains de la Préfète. Se retenant pour ne pas jurer, elle serra la mâchoire. Les dos de ses mains étaient d’un rouge écarlate et saignaient par endroit. Pourtant, cet état pitoyable ne dura pas bien longtemps. A la grande surprise de Kayden les plaies se refermèrent avant même qu’il n’ait eu le temps de défaire les noeuds dans la corde. Même les vampires ne pouvaient pas se vanter d’une telle rapidité de guérison. Ce moment de surprise permit à la noiraude de sortir sa baguette de la poche avant de son sweat. Ses agresseurs n’avaient pas pensé une seule seconde qu’en plus d’être un vampire, la demoiselle pouvait être une sorcière. Les vampires aussi jeune qu’elle, même s’ils étaient sorciers avant de se faire mordre, ne recevait pas d’éducation magique pour la simple raison que leur soif de sang les empêchaient d’avoir un professeur ou d’entrer dans une école de magie. Elle pointa sa baguette en direction des liens qui la retenaient encore prisonnière et les sectionna à l’aide d’un simple sortilège informulé. Malheureusement, elle n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit d’autre car, se rendant compte de l’erreur de Kayden, Mike avait foncé sur Myosotis. Il planta alors le poignard dans le ventre de la demoiselle. Il avait préalablement trempé la lame dudit poignard dans la poudre de verveine ce qui eut pour effet d’arracher un cri à la Serpentard. Sous la douleur, elle laissa tomber sa baguette magique à ses pieds. Profitant de ce moment de douleur, Mike se baissa et s’empara de la baguette. Il ne savait pas sans servir, mais au moins la noiraude était désarmée. Cette dernière retira le poignard de son ventre avant de le planter rageusement dans le tronc d’arbre contre lequel elle était adossée. Ses agresseurs s’étaient rassemblés autour d’elle, restant pourtant à une distance respectable. Ils la regardaient tous d’un oeil mauvais, surtout Mike. Plus le temps passait, et plus Myosotis avait l’impression que Mike la reconnaissait. Ou en tout cas semblait l’avoir déjà vu. Mais la véritable question restait: pourquoi ne s’en était il pas rendu compte avant qu’elle n’ouvre ses yeux ? Sa peau blanche, ses cheveux noirs et ses lèvres rouges n’étaient elle pas assez caractéristiques ? Un peu de Veine de Vénus qui se trouvait sur le couteau était restée dans la plaie de la demoiselle ce qui l’empêchait de se refermer correctement. De ce fait, un peu de sang coulait de son ventre, salissant son sweat. Lara était une fille avec des rondeurs et des grosses joues. Elle avait croisé ses bras sur sa poitrine, tout en veillant à ne pas avoir un contacte directe entre sa peau et ses gants. Myosotis n’avait désormais plus de doute, elle se trouvait bel et bien face à des vampires. Tout coïncidait. De l’absence de nourriture au port des gants. Posant sa main gauche sur sa blessure, elle sentait ses forces la quitter. Ses yeux verts s’étaient rivés sur sa baguette magique qui était toujours dans les mains de Mike. Et si l’envie lui prenait de la lancer dans le feu ? Non.. Non il n’avait pas le droit. Il ne pouvait tout simplement pas faire une chose pareille. Suivant le regard de la noiraude, le blond comprit son inquiétude et commença donc à faire tourner la baguette dans ses mains, un sourire provocateur inscrit sur ses fines lèvres roses pales. Il avança d’un pas, brisant ainsi le demi cercle qui s’était formé autour de Myosotis. Il prit la parole de sa voix grave et profonde:

« Qui es-tu ? »

« La véritable question est, qui pense tu que je suis ? »

La Préfète avait pris cette mauvaise habitude qui était de contrer les questions par des questions. Cela sembla énerver Mike car il s’exclama:

« Ici, c’est moi qui pose les questions. Clair ? »

« Limpide. » répondit Myosotis dans un souffle.

« Je répète donc ma question: Qui es-tu ? »

« Myosotis. Myosotis Chrysopelea. Fille d’Armeria. »

« Chrysopelea ? Ca ne me dit rien. Je pensais que tu étais la fille d’Alaric Belmont. Ce qui est con en soit vu qu'il a certainement pas de fille.  »

La gorge de Myosotis se serra. Tout ce qu’elle savait de son père, c’était son nom. Alaric. Et si… Si elle était bel et bien la descendante de la famille Belmont ? Mais après tout, qui était cette famille ? La noiraude n’en avait jamais entendu parler. C’est pour cette raison qu’elle fronça légèrement ses fins sourcils avant de demander:


« Qui est Alaric Belmont ? »

« Je t’avais dit que ce n’était pas un vampire… Tous les vampires connaissent la famille Belmont. » murmura Lara.

Mike semblait perplexe. Et si il s’était trompé ? Si cette jeune fille n’était pas la fille d’Alaric ? C’est sûrement à cause de cela qu’il se sentit obligé d’éclaircir la noiraude.

« Alaric Belmont est le fils de Victor Belmont. C’est le dernier représentant de cette famille de Sorcier Chasseur. Des Chasseurs de vampires. En temps normal, les chasseurs se contentent de nous enlever pour nous prendre notre sang. Mais cette famille là est différente. Elle nous extermine. Tous. Les uns après les autres. Nous ne savons ni où se trouve Alaric, ni ce qu’il fait à cet endroit, ni même s’il est encore en vie à ce jour. Mais nous le supposons. Nous avons appris d’une source plus ou moins fiable qu’un vampire se trouvait à Poudlard. Un vampire qui n’avait plus de parents. On en a déduit que, tout comme nous, ce vampire avait perdu sa famille à cause de ce maudit chasseur. C’est pour ça qu’on est là. Pour rallier ce vampire à notre cause. On attend dans cette forêt que le vampire vienne chasser, car on suppose que c’est ce qu’il fait. Mais maintenant la question est; es-tu ce vampire ? Car maintenant que j’ai vu le peu d’effet que te fait la veine de vénus… J’en doute. »

Myosotis avait écouté sans broncher. Sa gorge se serrait peu à peu. Son père était donc un Chasseur… Mais alors… Pourquoi ? Pourquoi était-il tombé amoureux d’Arméria. Réfléchissant à toute vitesse, la noiraude finit par rétorquer:

« Non. Je ne suis pas un vampire mais j’ai du sang d’harpie dans les veines. C’est pour cette raison que la Verveine m’affaiblit. Mais elle est moins nocive pour nous, les harpies, que pour vous, les vampires. Ca fait quelque temps que j’avais remarqué de la fumée s’élever dans les airs, alors je me suis dit qu’il serait peut-être mieux pour vous que vous soyez mis au courant… Les centaures qui peuplent ces lieux sont en plein conflit avec la communauté magique. Je vous conseille donc de quitter cette forêt. D’autant plus que le vampire dont vous m’avez parler à quitter Poudlard pour se rendre à Durmstrang. Je me doutais bien que Quentin n’était pas comme les autres. J’étais même quasi-sûre que c’était un vampire. Mais bon, sachez juste que vous n’avez plus rien à faire ici. »

« Donc il s’appelle Quentin… Très bien. Et son nom de famille ? C'est quoi ? »

« Reussy. Quentin Reussy. Maintenant, je vais devoir vous laisser. Je ne souhaite pas tomber sur les centaures. Bonne année. »

Sur ces mots, elle se baissa pour ramasser sa cape qui se trouvait à ses pieds tout en essayant de ne pas grimacer à cause de la douleur que lui causait sa blessure. Mentir était l’une des choses que Myosotis savait extrêmement bien faire. Elle savait inventer des excuses bidons où des histoires qui tiennent la route en l’espace d’une seconde. C’est alors qu’elle sentit une odeur de sang. Douce odeur qui s’échappait de l’un des thermos mal refermé. Une lueur écarlate traversa ses yeux verts et brillait désormais au fond de ses prunelles. Elle se redressa, faisant comme si de rien était, et commença à partir. Mike la retint alors par le bras. La Serpentard était obligée de se retourner.

« Oui? » demanda-t-elle tout en essayant de ne pas avoir de contacte directe entre son regard et celui du blond.

« Tu allais oublier ça. » il lui tendit sa baguette. « Et je voulais aussi m’excuser pour tout à l’heure mais… Tu as exactement la même couleur de yeux qu’Alaric Belmont. Je n’arriverai jamais à oublier ce soir là où… Désolé. Je ne vais pas te retenir plus longtemps. »

Myosotis lui adressa un sourire qui paraissait sincère mais qui ne l’était pas. Elle s’empara de sa baguette et tourna le dos à Mike et le reste de la bande. Elle ramassa au passage ses bottes qu’elle remit rapidement lorsqu’elle fut assez loin du groupe. Elle les entendait encore malgré la distance qui les séparait. La semi-vampire entendait parfaitement Mike ordonner à ses co-équipiers de ranger leurs affaires. Que se serait-il passé si elle leur avait dit la vérité ? Sûrement l’auraient-ils prise comme prisonnière et torturée pour se venger de la mort de leur parents ? Ou pire; ils l’auraient tuée. Mais, la vrai question était de savoir combien de temps ils allaient mettre pour se rendre compte que la noiraude leur avait menti de A à Z. Qu’allaient-ils apprendre en premier ? Que Quentin Reussy n’existait pas ou que les harpies ne craignaient absolument pas la Veine de Vénus ? C’est la tête pleine de question que la noiraude partait en direction du château. Elle avait énormément de peine pour marcher. A chaque pas qu’elle faisait, elle sentait les petites particules de Verveine s’enfoncer un peu plus loin dans sa plaie encore ouverte qui ne parvenait pas à se refermer. Si elle était véritablement la descendante de ce chasseur de vampire, alors beaucoup de gens devaient être à sa recherche. Soit pour l’utiliser comme appas, soit par esprit de vengeance. Ce que Myosotis ne parvenait toujours pas à comprendre, c’est l’amour qu’avait ressentit son père pour sa mère alors qu’il était sensé haïr cette dernière au point de vouloir la tuer… La respiration rapide, son sang coulant toujours, elle commençait à avoir la tête qui tournait. Une fois arriver à la lisière de la forêt, elle remarqua à la lueur de la lune que des traces rouges indiquaient l’endroit où les liens avaient été attachés. Sa peau était encore brûlée mais elle n’avait pas à se plaindre: un simple vampire aurait sûrement été dans un état bien pire que le sien. Ses chevilles aussi lui faisaient mal à l’intérieur de ses bottes fourrées. Son sweat était troué à l’endroit où Mike avait planté le poignard. Le jeune homme avait dû oublier cet épisode car il ne s’en était pas excusé. Mais après tout, Myosotis s’en fichait éperdument de ses excuses. Tout ce qu’elle désirait, à ce moment là, c’était de mettre le plus de distance possible entre elle et ces cinq individus. Cinq vampires qui reviendraient sûrement pour lui faire la peau s’ils apprenaient son mensonge. Epuisée par tous ces évènement, la noiraude commença à traverser le parc tout en priant pour que personne ne l’observe depuis l’une des nombreuse forêt du château. La neige brillait toujours autant. Sortant sa baguette, la Préfète prit le temps d’effacer ses traces de pas après son passage. Après tout, il ne fallait pas que ses camarades remarquent que quelqu’un s’était rendu dans la forêt durant la nuit ! Ses cheveux avaient eu le temps de sécher. A l’aide de sa cape, elle cacha l’endroit ensanglanté de son pull car elle ne voulait pas que quelqu’un remarque la tâche foncée qui s’y trouvait. Le père de Myosotis tuait les vampires. Myosotis en avait déjà tué un. Maxim Komaroff. Mais est-ce que les êtres qu’Alaric tuaient étaient aussi mauvais que l’était l’ennemi juré d’Anya ? Est-ce qu’il y avait une véritable raison en dehors de leur nature qui poussait son père à commettre de tels actes ? Il avait certainement tué des centaines de vampire ! Bien décidée à en savoir plus, la Préfète monta la quelques marches de pierre qui menaient à la porte du château, sa cape volant derrière elle. Le lendemain, elle se rendrait à la première heure à la bibliothèque. Si, bien entendu, son état s’était améliorer. Car plus le temps passait, plus elle perdait de sang et plus elle s’affaiblissait. Son sang était précieux et pourtant il finissait sa course dans le tissus de son vêtement. Au loin, l’horloge d’une église quelconque sonna douze coups consécutifs. C’est à ce moment là que des feux d’artifice commencèrent à exploser, plus loin, au dessus du village de Pré-au-Lard. Minuit avait sonné, la nouvelle année avait débuter. Pourtant la demoiselle n’arrivait pas à s’en réjouir. Elle la commençait mal cette année… Blessée jusqu’au sang et tourmentée par les nouvelles qu’elle venait d’apprendre. Elle resta un instant dehors à observer les feux d’artifices. Elle se rendrait dans la salle de classe de l’aile abandonnée en attendant que ses camarades quittent la salle commune et rejoignent leur dortoir. Pas une seconde Myosotis n’avait pensé à se rendre à l’infirmerie et peut-être était-ce mieux ainsi. C’est donc affaiblie et fatiguée qu’elle poussa les lourdes portes de bois et qu’elle s’enfonça dans les profondeurs du château en direction de sa salle préférée.
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Ven 23 Jan - 20:28

- Hum... je vois...

Prenant la tête du groupe, Mme Dragonneau s'adressa à l'ensemble du groupe :

- Pas d'imprudence ! Les centaures sont encore plus remontés qu'un retourneur de temps ! Nous ne voulons pas de blessés, mais s'il le faut, il faudra se battre ! Il faut récupérer notre Préfète, mais sans dommages !

Sans plus attendre, le groupe s'enfonça dans la forêt remontant le courant des animaux et créatures qui semblaient fuir une partie de la forêt, certainement le camp des centaures, mi hommes-mi chevaux.
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Ven 23 Jan - 22:48

Ambre frissonna légèrement au contact de l’air froid nocturne et resserra autour d’elle les pans de sa cape. Elle jeta brièvement un regard par-dessus son épaule en direction de Myosotis et de la Directrice qui étaient restées en arrière, avant de reprendre son chemin. Le bruit régulier des pas d’Eric résonnait près d’elle et son regard gris s’était rivé sur les arbres de la forêt. Elle avait l’impression d’être vidée de toutes pensées. Elle ne ressentait rien sur le moment si ce n’était le calme et la sérénité. Le sort de Louanne ne l’affectait en rien. Ni celui d’aucun autre élève, d’ailleurs. Sa vie avait toujours été faite d’illusions et de façades. Elle s’occupait des élèves en suivant son devoir de Préfète en Chef, personne ne lui avait encore rien reproché sur ce point. Mais en réalité, l’annonce de la mort de l’un d’eux n’aurait rien déclenché en elle. Pourquoi alors venir dans cette forêt ? Ambre n’en savait rien, elle était comme mue par une force extérieure. Etait-ce une comédie pour contrôler son image ? Ce jeu faisait en effet tellement partie d’elle-même et de ses habitudes qu’elle ne s’en rendait plus compte. A moins que ça ne soit finalement un sentiment d’inquiétude pour Louanne, sentiment qu’elle n’arrivait même plus à discerner sous la cape étouffante de la froideur ? Ou plus grave, l’appel du sang qui sortait du plus profond de sa nature et dont elle ne se rendait pas compte à ce moment-là ?

La Directrice avait pris la tête du groupe et s’était arrêtée à la lisière de la forêt.

- Pas d'imprudence ! Les centaures sont encore plus remontés qu'un retourneur de temps ! Nous ne voulons pas de blessés, mais s'il le faut, il faudra se battre ! Il faut récupérer notre Préfète, mais sans dommages !

Se battre. Le mot se répéta en écho prolongé dans l’esprit de la Serdaigle. Le plus raisonnable aurait été de rester au château, mais quelque chose d’autre l’avait fait changer d’avis. Et lorsque Ambre se décidait pour une voie, elle la suivait jusqu’au bout, même si elle en connaissait les conséquences.
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Mer 4 Fév - 20:56

Myosotis avait suivit tranquillement le petit groupe, prenant son temps pour enjamber les branches qui étaient tombées sur le sentier. La demoiselle était sûre d'une chose : elle n'avait jamais traversé cette forêt aussi lentement lorsqu'elle s'était trouvée seule ! Elle gardait la tête basse, observant ses chaussures sans prendre part aux différentes discussions qui n'avaient pas cessé depuis qu'ils étaient entrés dans la forêt. Bien entendu, ses camarades, ses professeurs et sa directrice prenaient tout de même la peine de chuchoter leurs paroles pour ne pas déranger les habitants dans la forêt ! Après tout, ils n'étaient là qu'en tant que simples étrangers. Cette forêt était peut-être la propriété de Poudlard, elle restait -et restera à jamais- l'habitat des différentes créatures magiques qui se trouvaient dans ce lieu. Le sentier était bien assez large pour permettre à deux personnes de marcher côte à côte, pourtant la Serpentard se retrouvait seule, à une dizaine de mètres derrière le reste du petit groupe, mais cela ne la dérangeait pas, loin de là ! Juste devant Myosotis, Diagon et Morgane, deux professeurs qui, d'après les rumeurs, étaient fiancés, se tenaient par la main tout en se donnant mutuellement des conseils. Le magnifique italien qui faisait rêver plus d'une élève répétait sans cesse à sa bien-aimée qu'elle devait faire attention à elle. Il lui fit même jurer de s'enfuir si la situation venait à dégénérer. À contre coeur, Morgane avait accepté. Rien que dans l'intonation de sa voix, la Serpentard pouvait affirmer que sa jeune professeur avait menti à Diagon; elle n'avait nullement l'intention de prendre ses jambes à son cou, quel que soit son pourcentage de chance de survivre à cette épreuve. Bien qu'ils ne cherchent que rarement la bagarre, les centaures peuvent devenir extrêmement dangereux lorsqu'ils sont contrariés...

Plus loin sur le sentier, les deux maîtresses qui n'étaient autres que les petites soeurs de Morgane se remémoraient leur plus heureux souvenirs. A les entendre parler, on aurait pu croire qu'elles avançaient droit vers leurs morts. On aurait pu croire qu'elles se parlaient pour la dernière fois. On aurait pu croire qu'elles n'allaient plus jamais pouvoir se rappeler tous ces souvenirs qu'elles étaient en train de débiter. Un peu plus loin, les autres avaient cessé de parler, stressant sûrement pour ce qui les attendait au bout de ce chemin. Plus le temps passait et plus les paroles se faisaient rare. En y repensant, la façon dont les deux plus jeunes professeur avaient converser donnait un peu l'impression qu'elles se préparaient à affronter un détraqueur. Se perdant dans ses pensées, Myosotis se rappela de la seule fois où elle s'était retrouvée face à l'un d'entre eux. Elle devait avoir environ quatorze ans lorsqu'elle en croisa un en pleine nuit alors qu'elle chassait dans la forêt près de chez elle. Elle avait appris plus tard que la créature était à la recherche d'un prisonnier qui avait filé à plus d'une reprise entre les baguettes des aurores. Par un heureux hasard, la demoiselle avait sa baguette sur elle ce jour-là et pu mettre en pratique ce qu'elle avait appris grâce à son professeur. Son patronus, ou plutôt ses patronus, s'étaient empressés de faire fuir le détraqueur tout de noir vêtu. Bien évidemment, il y eut une suite à cette affaire, mais tout rentra dans l'ordre lorsque le Ministère fit le rapprochement entre John Roberts -car c'est ainsi que s'appelait le fugitif- et la présence du gardien d'Azkaban dans cette forêt. Les yeux toujours rivés au sol, Myosotis heurta de pleins fouets Diagon.

« Excusez-moi Monsieur, je n'avais pas vu que vous... »

Myosotis n'eut pas le plaisir de finir la phrase qu'elle avait commencé à murmurer que déjà, Morgane lui plaqua une main sur la bouche, tout en levant l'index de son autre main devant ses lèvres roses pour lui faire comprendre qu'elle devait se taire.

« On a entendu un bruit. » répondit Diagon dans un chuchotement à peine audible. Il avait dit cela dans un souffle, comme s'il retenait sa respiration tout en tendant l'oreille. Le professeur, comme tous les autres sorciers présents d'ailleurs, avait éteint sa baguette.

« Ce n'est qu'un Serpent. » rétorqua Myosotis qui venait de retirer la main de Morgane de devant sa bouche.

Avant d'en venir à cette conclusion, la demoiselle aux cheveux noirs avait fait comme le reste de la troupe : elle avait tendu l'oreille, mais contrairement aux autres, elle avait pu définir ce bruit qui n'était autre que celui que produisaient les serpents en se déplaçant. Il n'était pas rare que certains animaux s'enfuient en sentant un danger proche, et sûrement que la rage des centaures n'y était pas pour rien.

« Da.. D'accord, mais... Pourquoi tu n'avais pas ta baguette allumée ? » demanda Eric dans un murmure.

« Parce que la lumière produite par vos baguettes me suffisait largement. On peut y aller maintenant ? » répliqua Myosotis sur un ton qui laissait entendre son agacement.

« Heu.. Oui, bien sûr. » lui répondit le jeune homme en s'empressant de rallumer sa baguette. Il avait sans doute entendu au son de la voix de la Serpentard que cette dernière n'appréciait pas qu'on lui pose des questions.

Personne ne le vit, mais Myosotis leva ses yeux au ciel, retenant un soupir. La curiosité mal placée l'avait toujours dérangée au plus haut point. Les quelques sorciers errants reprirent leur chemin après avoir rallumé leur baguette. La demoiselle ralluma également la sienne, se jurant que cette fois-ci, elle ne l'éteindrait pas même si la lumière l'aveuglait plus qu'autre chose. La Directrice lui avait tout de même recommandé d'être discrète environ une heure auparavant. Et après tout... Elle s'en fichait pas bien mal de ce que les autres pensaient d'elle... Laissant à nouveau les autres passer devant elle, elle fit néanmoins attention à ne pas laisser autant d'espace entre elle et le groupe que la fois d'avant. Les hiboux cachés dans les troncs d'arbre hululaient sur leur passage, laissant parfois scintiller à la lumière des baguettes leurs grands yeux vitreux. Des craquements sinistres se faisaient parfois entendre bien plus loin dans la profondeur des bois, mais ils étaient bien trop éloignés pour que quiconque en dehors de Myosotis -et peut-être d'Ambre- puisse les entendre. Plus le temps passait, et plus la demoiselle aux cheveux noirs avait l'impression que leur allure ralentissait. Il faut dire que le reste de la troupe se fatiguait à force de marcher dans la fraîcheur de la forêt. Ils avaient quitté le sentier un peu après avoir entendu le serpent. Désormais, il n'était plus possible de marcher côte à côte. La Directrice marchait en tête, prévenant de temps en temps lorsqu'une grosse branche sombre risquait de faire trébucher quelqu'un, car elle connaissait l'endroit exact où se trouvait le camp des centaures. Après s'être enfoncés encore et encore entre les arbres, une lueur se fit apercevoir un peu plus loin. Madame Dragonneau leur fit signe d'approcher silencieusement tout en restant hors de la vue des centaures.

Instinctivement, ils avaient tous éteint leur baguette magique. Désormais, une dizaine de mètres les séparaient des créatures mi-homme mi-cheval. Des voix graves s'élevaient de toute part, donnant des ordres parfois incompréhensibles tant il y avait de bruit. De la musique, des sabots claquant contre le sol, des bruits de ferraille, sans compter les chants que les centaures hurlaient d'un bout à l'autre du campement. Des chants entrainants et encourageants, sûrement pour se préparer à une quelconque bataille contre le Ministère. Ou pire, contre Poudlard. A cette pensée, la demoiselle ne put s'empêcher de réfléchir: des tonnes d'informations venaient lui brouiller l'esprit. La principale était que les centaures étaient armés de certains objets que même la magie ne pouvait pas détruire. En effet, Myosotis avait appris que leurs armes avaient toutes été fabriquées par des gobelins. Cela rendait les choses bien plus compliquées que prévues : les objets fabriqués par ces créatures ne pouvaient pas être soumis à une quelconque magie. Donc l'entièreté de leur armement (épées, arcs, flèches, casques, etc.) ne pourrait en aucun leur être arraché par un sortilège ni même détruit par un enchantement. À cette pensée, la semi-vampire quitta son tronc d'arbre sous l'œil désapprobateur de sa directrice qui lui faisait des signes pour qu'elle retourne se cacher. Ignorant les mises en garde de Madame Dragonneau, Myosotis contourna les quelques troncs d'arbre qui la séparaient de ce qu'elle était partie chercher. Les centaures étaient tellement occupés à se préparer qu'ils ne remarquèrent pas l'ombre qui s'était approchée de la table sur laquelle des armes de toutes sortes étaient entassées: des haches, des lances, des épées, des poignards et bien d'autres encore. Sans hésiter une seconde, la noiraude s'empara d'un petit arc sûrement fait pour un centaure de petit gabarit, mais qui était tout de même trop grand et trop lourd pour un être humain.

*Nickel* pensa-t-elle en faisant demi-tour après avoir attrapé un carquois rempli de flèches, s'assurant que personne ne l'avait vu d'un simple regard par dessus son épaule.

Ce regard lui permit d'en savoir plus sur ledit campement qu'elle n'avait pu qu'apercevoir auparavant. Des tentes étaient dispersées un peu partout. Plusieurs feux brûlaient à même le sol, entourés de grosses pierres grises qui marquaient leur emplacement. Des drapeaux étaient plantés ici et là, mais Myosotis ne put pas voir quel était l'emblème imprimé sur les tissus voletant au gré du vent. À vrai dire, elle s'en fichait. Elle était juste perplexe face aux agencements qui avaient été faits par les centaures : pourquoi auraient-il besoin de tentes ? Sûrement pas pour dormir ! Ces créatures étant connues pour dormir à la belle étoile, la demoiselle en conclu que ces abris servaient sans doute à y déposer des affaires ou à y planifier leur futur combat. N'attendant pas une seconde de plus, la demoiselle accéléra le pas, tournant à nouveau son regard pour regarder où elle posait ses pieds.

« Hé, toi ! Là-bas ! » cria une voix derrière elle.

Il était étrange que quelqu'un l'ait remarqué étant donné l'agitation présente. D'autant plus que la table sur laquelle les armes étaient déposées se trouvait un peu en retrait, cachée entre deux tentes. S'arrêtant pourtant, elle se tourna lentement, prenant de profondes respirations. Juste devant la table que Myosotis venait de quitter se tenait un centaure au pelage d'un brun foncé presque noire. Heureusement pour la jeune fille, ce n'était pas elle qu'il avait interpelé de sa grosse voix, mais un jeune centaure qui se trouvait un peu plus loin. La voix grave du plus vieux retentit à nouveau :

« Où as-tu rangé ton arc ? Je t'avais dit d'en prendre soin ! Comment vas-tu faire maintenant sans... » 



N'écoutant plus leur conversation, bien trop soulagée par le fait qu'elle ne se soit pas fait attraper, Myosotis partit à nouveau en direction de la sombre forêt. Une fois les premiers arbres passés, elle se sentit presque heureuse. Heureuse de regagner sa cachette sans encombre. Malheureusement, cette euphorie ne fut que de très courte durée, car un étrange bruit se fit entendre à l'endroit même où était cachée Leeloo : des bruits de sabots. Courant aussi vite que ses jambes le lui permettaient, la Serpentard regagna l'endroit en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Les autres sorciers n'avaient pas bougé de leur place, bien trop stupéfaits de voir qu'ils avaient été repérés. Plus stupéfiant encore : le centaure les attaquait. En fait, à ce moment-là, c'était Leeloo qu'il attaquait : son épée brandie au-dessus de sa tête, il lui fonçait dessus avec une expression de rage intense inscrite sur son visage chevalin. Restant parfaitement calme, Myosotis passa une main derrière sa nuque, attrapa une des flèches qui se trouvait dans le carquois, leva l'arc devant elle, l'arma de la flèche, tira sur la corde et relâcha cette dernière après une courte pause qui lui avait permis de viser. La flèche fendit l'air à une vitesse époustouflante, arrivant à l'endroit exact où sa nouvelle propriétaire voulait l'envoyer. C'est-à-dire, juste au-dessus du manche de l'épée. Lorsque la flèche entra en contact avec l'acier travaillé par les gobelins, un immense bruit se fit entendre, raisonnant dans le silence de la forêt. Le centaure qui se trouvait maintenant devant Leeloo en resta bouche bée, totalement abasourdit de voir son épée ainsi éclatée. Se retournant lentement, la créature mi-homme mi-cheval posa son regard sur la semi-vampire restant totalement muet. 



Les autres étaient sortis de leur cachette après que l'épée se soit brisée en mille morceaux. Madame Dragonneau avait été la première à reprendre ses esprits, passant à côté de Myosotis pour aller se placer devant le centaure. Bien qu'elle soit jeune pour être directrice, la dame aux cheveux roux ne manquait pas d'autorité ni de savoir-faire. Baissant ses yeux sur l'arc qu'elle tenait désormais le long de son corps, la semi-vampire se perdit dans ses pensées. Normalement, Anya aurait dû être arrivée bien avant eux. Mais où pouvait-elle bien se trouver ? S'était-elle enfuie ? Non.. Non cette réaction ne lui ressemblait pas. Jamais, au grand jamais, Anastasiya aurait fui dans ce genre de situation. Elle était bien trop forte pour faire cela. Observant un instant l'arc qu'elle avait volé, Myosotis se trouvait comme dans une sorte de bulle que rien ni personne ne pouvait éclater à part elle-même. De ce fait, elle n'entendait pas la discussion qui s'était engagée entre Madame Dragonneau et le centaure. L'arc qu'elle tenait en ce moment même dans sa main était magnifique. Ses doigts refermés sur le gripe noir, elle admirait la fine corde argentée ainsi que les deux branches blanches de l'arc. Elle n'avait jamais tenu un arc dans sa main, et pourtant, lorsqu'elle avait tiré cette flèche, elle avait l'impression d'avoir fait ça toute sa vie. Relevant la tête pour voir ce qui se passait un peu plus loin, Myosotis sortit de cette bulle imaginaire dans laquelle elle s'était enfermée pour écouter ce que la directrice disait au centaure. Leeloo s'était retirée pour aller fondre en larmes dans les bras d'Opale. Le stress qu'elle avait ressentit quelques instants plus tôt se voyait encore dans le fait que ses mains tremblent. La nuit promettait d'être longue et très agitée.
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Jeu 5 Fév - 15:04

Tenant fermement sa baguette pointée sur le torse de Magorian, Mme Dragonneau laissa exploser sa fureur. Jamais ils n'auraient dû agir ainsi cela n'était pas digne des centaures qui se proclamaient ouvert au dialogue...

- Comment osez vous Magorian ? Comment osez vous ? Kidnapper une de mes élèves, vous attaquer aux Professeurs de Poudlard ! Jamais au grand jamais vous n'auriez dû agir ainsi ! Vous qui proclamez le dialogue ! Sachez que nous ne sommes en rien responsable de ce qui vous arrive, mais comme vous l'avez prouvé par le passé, peu vous importe, seuls les astres vous préoccupent. Vous ne voyez pas plus loin que votre sabot !! Unissez vous à nous !! Aidez nous à combattre la menace qui approche !

- Jamais les centaures n'aideront les sorciers !! cela ne nous concerne pas !!

- Et comment cela vous concerne ! Votre territoire réduit, n'est pas de notre fait ! Je vous en prie, reprenez vos esprits tant qu'il est encore temps ! Ne voyez vous pas qu'il s'agit là d'un complot, d'une menace pour vous retourner contre nous et le Ministère ?

Mme Dragonneau était rouge de colère.
Agitant sa queue nerveusement et battant le sol avec ses sabots, Magorian semblait hésiter... Il connaissait assez la Directrice pour avoir souvent parlé avec elle et le Professeur de soins de créatures magiques pour savoir que la jeune femme était sincère.
C'est alors que Bane, le plus rustre et le plus sombre des centaures s'avança en repoussant du bras Magorian.

- Les sorciers ne sont pas bons. Vous nous amenez que des problèmes ! A vous d'en payer le prix !

Alors qu'il s'approchait de Louanne, pointant sur sa gorge la pointe de son épée, Mme Dragonneau intervint :

- Et c'est en tuant une élève que vous comptez vous rendre justice ? Tout comme cela a rendu justice aux centaures de ne pas intervenir quand Dumbledore vous avait demandé votre aide ?

La jeune femme avait touché un point sensible. Elle n'en avait pas espéré moins. Cela fut la distraction parfaite pour que un des Professeur ou un des Préfets qui les accompagnaient puissent aller libérer Louanne de ses cordes, tandis que le centaure fonçait droit sur la Directrice.
Cette dernière d'un coup de baguette lança un Protego contre lequel Bane se rua. Il en fut déséquilibré et la jeune femme en profita pour lancer un Incarcerem. Des cordes venues de nulle part enlacère la créature mi homme mi cheval et ce fut le signal pour une bataille rangée...
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Jeu 5 Fév - 22:14

Sans dire un mot, Ambre marchait avec le reste du groupe, s’enfonçant de plus en plus profondément dans la Forêt Interdite. La neige crissait sous leurs pas, mais ils se déplacèrent de plus en plus silencieusement à mesure qu’ils s’approchaient du territoire des Centaures. Ambre ferma les yeux, laissant le vent mordant souffler sur son visage et engourdir le bout de son nez. Les effluves de la forêt lui parvenaient, transportées par le souffle d’air. Les aiguilles de sapin exhalaient un parfum de résine à la fois sauvage et entêtant qui se mêlait à celui de la neige, cette absence d’odeur qui amplifiait toutes autres et leur donnait une portée presque surnaturelle. La présence d’êtres vivants, inoffensifs ou dangereux, tapis dans les profondeurs des arbres, faisait vibrer de magie l’atmosphère. Tout encourageait à l’abandon. Ambre avait l’impression d’être en équilibre au bord d’un gouffre, poussée vers le vide par un vent glacial mais profondément revigorant, vers tout ce qu’il y avait d’instinctif et de bestial en elle. Ses sens paraissaient s’être aiguisés, chaque murmure, chaque soupir parvenait à ses oreilles, la réverbération de la lumière des étoiles sur la neige lui brûlait la rétine. Ce n’était pas seulement une clarté d’esprit permettant de comprendre et de réagir rapidement, c’était surtout une lucidité douloureuse et prolongée.

C’est ainsi qu’ils parvinrent à la lisière du territoire des Centaures. Anastasiya Wolkoff n’y était pas, elle paraissait s’être mystérieusement évaporée parmi les sapins noirs. Tous se dissimulèrent sous les branches lourdement chargées d’aiguilles. Quelques instants plus tard, Ambre aperçut Myosotis qui se faufilait vers une table, aussi silencieuse qu’une ombre de la nuit. Un chœur de voix graves retentissait autour d’eux, entrecoupé par des bruits produits par le choc du métal contre le métal. Le camp des Centaures était en ébullition, le calme qui régnait lorsqu’ils observaient les étoiles pendant toute la nuit paraissait ne jamais avoir existé. Soudain, un roulement de sabots retentit à quelques mètres d’Ambre et un Centaure émergea de l’obscurité. Il chargea en direction de Leeloo, son épée étincelant au dessus de sa tête, mais il n’eut pas le temps de l’abaisser qu’elle explosa en mille morceaux, brisée par la flèche que venait de lancer Myosotis. Le fracas métallique fit grimacer Ambre, mais son regard s’attarda sur les débris de la pointe restée à terre. La flèche devait être chargée de magie pour avoir la capacité de faire éclater ainsi une lame de gobelin. A moins d’avoir été lancée avec une force surnaturelle. Dans ce cas, le trait devait avoir également explosé. Ambre n’eut pas le temps de s’attarder à observer le sol. La Directrice avait engagé la discussion avec le Centaure, un dénommé Magorian. La tension se relâcha imperceptiblement lorsque l’hésitation de celui-ci se fit sentir. Cet apaisement fut cependant de courte durée et Bane fit irruption devant eux, le visage déformé par une rage sourde. Ses yeux n’étaient pas le reflet d’une colère impulsive et spontanée, mais celui d’une haine profonde et calculée. La pointe de son épée était appuyée sur la gorge de Louanne. Il ne manquait qu’une simple pression de sa part pour que le sang commence à couler. Le Professeur Dragonneau dut sentir l’urgence de la situation, car elle amorça immédiatement une diversion.

- Et c'est en tuant une élève que vous comptez vous rendre justice ? Tout comme cela a rendu justice aux centaures de ne pas intervenir quand Dumbledore vous avait demandé votre aide ?

Le Centaure parut tout d’abord troublé et sa bouche s’entrouvrit comme pour se justifier, mais son visage se transforma en une fraction de seconde, devenant plus proche de la bête que de l’homme. Ses lèvres se tordirent en un rictus dur et un cri de rage sortit des profondeurs de sa gorge. Les autres Centaures s’étaient approchés et ils observèrent Bane charger en direction de la Directrice. Une partie du groupe se précipita vers elle pour l’aider à se défendre contre la horde de créatures mi-hommes mi-chevaux qui commençaient à sortir leur arsenal de guerre. Ambre profita de ce moment d’inattention pour se glisser entre les arbres en direction de Louanne, esquivant d’un mouvement fluide un Centaure qui courait au secours de Bane avant de se baisser tout aussi rapidement pour éviter une flèche qui passa à quelques centimètres au dessus d’elle. Arrivée devant la Préfète, Ambre posa l’extrémité de sa baguette sur le nœud principal d’un geste précis et sectionna les cordes qui la retenaient prisonnière. La Serdaigle paraissait toujours calme en apparence, mais si on la regardait attentivement, on pouvait distinguer sa mâchoire contractée et son regard trop concentré et trop perçant pour être normal. Ambre aida Louanne à se débarrasser des cordes qui l’entravaient sans prononcer un mot, puis se tourna vers l’endroit où la Directrice avait déchaîné la rage des Centaures en s’attaquant à Bane. Des sortilèges avaient commencé à voler, rebondissant sur des lames ou se perdant directement dans les arbres. Les yeux déjà gris foncé d’Ambre s’assombrirent encore plus devant ce déluge de magie et ses iris commencèrent à tirer vers le noir. Les deux Préfètes n’eurent pas le temps de faire un pas de plus pour s’éloigner lorsqu’un Centaure d’âge mûr surgissit devant elles, leur barrant le passage avec son arc tendu prêt à décocher une flèche dans leur direction. La seule chose qui l’en empêchait était la baguette d’ébène d’Ambre également pointée sur lui. Les deux se regardèrent durant quelques secondes, immobiles et tendus.

- Une flèche de gobelin peut-elle aller plus vite qu’un sortilège ? murmura-t-elle entre ses dents.

Le Centaure ne répondit pas et continua à la fixer d’un regard noir insondable. Durant quelques secondes, ils n’entendirent que le fracas de la bataille qui avait lieu plus loin.

- Toi, tu as de la magie dans les veines, finit-il par lâcher.

- Effectivement. Jusqu’aux dernières nouvelles, je ne suis pas Moldue. Brillante prédiction, Centaure, le pouvoir des étoiles est époustouflant.

Un cri de douleur s’éleva à la gauche du Centaure. Mais l’air était si saturé de magie et de fumée que l’on ne pouvait savoir qui en était à l’origine.

- Non, c’est différent. Ce n’est pas de la bonne magie, se contenta-t-il de répliquer.

Le Centaure lança un coup d’œil inquiet sur sa gauche, mais la fraction de seconde durant laquelle son regard se détourna suffit à Ambre pour faire jaillir un éclair rouge de sa baguette. Un simple Sortilège de Stupéfixion, mais il suffit à neutraliser l’hybride qui tomba à terre après s’être pris le sort de plein fouet entre les deux yeux. Dès qu’elle fut sûre qu’il avait été efficace, Ambre courut jusqu’à la limite du territoire des Centaures, vérifiant que Louanne la suivait. Elle voulait d’abord s’assurer qu’elle allait bien avant de retourner éventuellement sur les lieux du combat. Lorsqu’elles furent à l’abri derrière un arbre, la Serdaigle se tourna vers la Péfète et l’examina rapidement du regard. Les yeux d’Ambre n’avaient pas perdu leur couleur sombre. Sa réaction quelques secondes auparavant avait été beaucoup trop rapide et c’était loin d’être bon signe.

- Des blessures ? Demanda-t-elle finalement à Louanne d’une voix neutre.
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Ven 6 Fév - 18:20

Alors qu'elle discutait avec Aloméda, Mme Dragonneau entendit la Préfète des Rouges et Or les appeler... elle s'arrêta donc et fit demi-tour.

-Excusez moi !! Venez voir... J'ai pétrifié quelque chose avant, et je ne crois pas qu'il s'agissait d'un centaure...



Retournant à l'endroit qu'elle venait tout juste de quitter, elle se dirigea ensuite vers le buisson indiqué par Louanne, la Directrice ne put réprimer un sentiment d'angoisse.
Qu'avait donc découvert la jeune femme brune derrière ce buisson ? Qu'avait elle appris lors de ce kidnapping ? Tous les indices, mêmes les plus anodins avaient leur importance. Il ne fallait rien négliger. La jeune femme aux cheveux rouges comptait bien faire passer tout un interrogatoire à la Préfète et ce n'était pas de suite qu'elle pourrait se reposer. Et il faudrait aussi qu'elle aille à l'infirmerie... La Directrice surveillait le moment où les nerfs de Louanne allaient lâcher.

Alors qu'un groupe s'était formé autour du buisson, Mme Dragonneau prit les choses en main :

- Reculez ! Reculez tous !

Pointant sa baguette, vers la masse, elle éclaira cette dernière d'un Lumos. La découverte en fut pour le moins stupéfiante... Immobile, allongé sur le dos dans une drôle de posture, un homme tout de noir vêtu, barbu, les cheveux ras, les traits sombres et tirés était assommé. Mais que faisait ici un homme étranger de Poudlard ? Relevant sa manche droite en quête d'un quelconque indice sur la personne à qui elle avait à faire, la Directrice vit ce qu'elle redoutait... Une marque noire se mouvait sur son avant bras.

Le petit groupe reculé ne pouvait voir de quoi il s'agissait. Personne sauf Myosotis dont la vue était perçante même en pleine nuit, mais la jeune femme à la chevelure de feu, savait que la Serpentard se garderait bien de tout commentaire.
Se concentrant de nouveau sur l'avant bras de l'homme mystérieux, se mouvait sous leurs yeux une marque qui n'augurait rien de bon... Cela n'était pas sans rappeler la marque des mangemorts, mais elle était différente...


Après avoir couvert la marque de l'homme et s'être redressée, la Directrice se remémora le plus heureux de ses souvenirs. Mme Dragonneau fit apparaître son patronus qui avait la forme d'un tigre. Elle le missionna pour qu'il aille trouver le Professeur Wolkoff et lui demande de rentrer au château et de l'attendre dans son bureau. Elle avait trouvé un homme dont elle redoutait ses appartenances, et pour être sûre des réponses fournies par l'homme, demandait à la potionniste de lui fournir du vérita sérum.

Sans fournir d'explications, elle jeta un sortilège de lévitation au corps immobile et entreprit traverser la forêt en direction du château, non sans quelques regards inquisiteurs qu'elle fit taire d'un geste de la main.

- Pas de questions ! Rentrons !
Pourtant, elle s'arrêta un instant, voulant d'abord donner ses ordres à la jeune fille nouvellement sauvée:
Miss Louanne, je vous demanderais de bien vouloir aller à l'infirmerie dès que nous arriverons au château. Vous demanderez à Mme Pomfresh une plume à papote et expliquerez en détails tout ce qui vous est arrivé pendant votre séjour dans cette forêt. Le moindre détail, la moindre parole peut avoir son importance, aussi je sous serait grée de bien vouloir prendre le temps de notifier tout ce qui vous remonte en mémoire ! Vous comprendrez, je l'espère que nous ne pouvons nous permettre d'attendre pour obtenir ces informations. Un détail, le plus insignifiant soit-il, pourrait disparaître dans les limbes de votre esprit, et il est primordial que nous ayons toutes les informations dès maintenant !!

La Directrice parlait d'une voix froide, monocorde tout en remontant avec le groupe la pelouse enneigée.. Elle était très distante, mais cela lui permettait de garder un esprit clair. Les choses commençaient à se mettre en place. On commençait à voir la trame, qui tirait les fils en secret... C'est dans un silence de marbre et sous les regards échangés entre les personnes qui accompagnaient Mme Dragonneau, que le groupe se remit en mouvement, se dirigeant vers la sortie de la forêt.
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Mer 11 Fév - 20:24

Alors que ses yeux verts étaient toujours rivés sur l'objet qu'elle tenait en main, la demoiselle écoutait d'une oreille distraite ce qui se disait un peu plus loin. Pourquoi toute cette histoire avait été si loin ? Comment une simple restriction momentanée du territoire des centaures avait pu engendrer une telle confusion ? Myosotis aurait voulu crier, crier qu'ils étaient tous plus immatures les uns que les autres, crier qu'il y avait d'autres façons d'arranger les choses. Mais elle ne le fit pas, se contenant de crisper un peu plus sa main sur l'arc qu'elle venait tout juste d'acquérir. La tête toujours baissée, Myosotis réfléchissait. Immobile, le visage totalement impassible. Jamais, au grand jamais les centaures se serraient énervés pour si peu. Et ils ne se seraient, en aucun cas, permis de retenir une élève prisonnière. Quelqu'un d'autre devait être la cause de toute cette histoire, quelqu'un qui tirerait les ficelles dans l'ombre, attendant le moment propice pour montrer son visage. Des personnes qui se trouvaient peut-être en ce moment même dans la forêt, plus proches qu'ils ne le pensaient. Des personnes malfaisantes qui auraient changé d'une façon ou d'une autre le caractère des créatures mi-homme mi-chevaux. Le fil des pensées de Myosotis se brisa à l'instant même où le premier sortilège fut lancé par la Directrice. Même si elle avait utilisé la magie, Madame Dragonneau l'avait fait pour se défendre et non pas pour attaquer, ce qui, il faut le dire, était une bonne chose. Malheureusement, les centaures n'avaient pas dû voir cet acte de la même manière que la semie-vampire, car ils se ruèrent sur la Directrice qui s'empressa d'attaquer cette fois-ci. Restant parfaitement calme malgré l'agitation autour d'elle, la Serpentard s'empara lentement d'une flèche et s'en alla tout aussi tranquillement de l'endroit où elle se trouvait.

Une fois qu'elle se trouva un peu moins proche de la mêlée générale, la fille aux cheveux noirs se mit à réfléchir tout en restant attentive à ce qui se passait à ce moment même sous ses yeux. Les sortilèges rouges fusaient de toutes parts, faisant s'écrouler de temps à autre un centaure. Les sorciers avaient le dessus : seul Diagon avait été blessé au visage par la lame d'une épée. La blessure n'était que superficielle, mais du sang coulait le long de sa joue. Détournant les yeux, Myosotis ne se laissa pas déconcentrée par l'odeur qui venait lui chatouiller les narines. D'après ce qu'elle voyait, il ne fallait pas tuer les centaures, mais se contenter de les neutraliser ou de les blesser. Se rappelant de ce que lui avait dit le Professeur Abramovitch lorsqu'ils avaient étudié ces êtres mi-hommes mi-cheval, la semi-vampire arma son arc. Elle visa un centaure qui se ruait droit sur Morgane qui avait le dos tourné. La flèche atteignit l'endroit exact où la Serpentard avait visé : entre les deux yeux de la créature. Tournant de l'œil, il s'étala à terre, comme mort. Pourtant, il n'y avait pas de sang qui coulait, et ce, pour la simple et bonne raison que la flèche avait atteint ce qui est communément appelé « le troisième œil ». On ne pouvait pas tuer un centaure en le touchant à cet endroit. L'assommer oui, mais le tuer, non. Cet endroit contenait une magie tellement pure et rare qu'il en était devenu intouchable. La demoiselle réitéra l'opération à plus d'une reprise, ne ratant jamais sa cible. Ce n'est qu'après avoir tiré une demie-douzaine de flèche qu'elle remarqua que le carquois dans son dos se remplissait au fur et à mesure qu'il se vidait. La voix rauque d'un centaure tonna un peu plus loin sur la droite de Myosotis.

«Rassemblement ! Je répète : RASSEMBLEMENT. »

Les centaures s'empressèrent d'obéir à cet ordre, s'en allant tous plus ou moins dans la même direction. Ils semblaient savoir où il devait se rendre, comme si le point de « rassemblement » avait été défini au préalable. L'une des créatures passa devant Myosotis sans même la remarquer, ce qui était bien étrange.

*Ce n'est pas dans leurs habitudes de ne pas voir... Eux qui remarquent toujours tout en temps normal ! Mais bon... Partons du principe qu'ils sont tout simplement un peu choqué par les événements. Enfin, choqué, façon de parler. Ils ont plutôt l'air d'être furieux. Même si normalement, ils gardent leur sang-froid dans n'importe quelle circonstance... Ils ont quand même un comportement bizarre.*

« RASSEMBLEMENT !!! » cria à nouveau la voix rauque, ce qui fit sortir Myosotis de ses pensées emmêlées dans son esprit.

Secouant la tête, ce qui eut pour effet de faire rouler ses boucles noires dans son dos, la demoiselle tourna les yeux en direction de l'endroit où Madame Dragonneau se tenait avant qu'elle ne s'éloigne. Bien évidemment, des arbres lui bouchaient la vue. Alors elle les contourna pour rejoindre le groupe qui s'était rassemblé un peu plus loin. Louanne avait été libérée et se tenait à présent parmi eux.

« Je ne sais pas pourquoi ils se sont retirés. Mais ça n'augure rien de bon... Car ce n'est pas dans leur façon d'être de fuir comme cela. Cependant, je crois que l'on devrait partir d'ici nous aussi, ils pourraient revenir plus nombreux. » disait Diagon tandis que Myosotis les rejoignait.

*En voilà un qui ouvre les yeux ! Ce n'est pourtant pas compliqué de voir que quelque chose cloche ! Et si... Et si ces étranges tentes qui n'ont rien à faire là cachaient plus que de simples outils ?*



S'éclipsant discrètement derrière un arbre, la jeune demoiselle s'assura que personne n'avait remarqué son petit manège. Elle était bien décidée à savoir ce qui se trouvait caché sous ces tentes ! S'éloignant des autres, elle fit tout de même attention à rester hors de leur vue. D'après ce qu'elle avait pu voir, les centaures n'étaient par retourner à leur campement pour leur petit « rassemblement ». Ce dernier était donc, à première vue, totalement vide. Les femmes et les enfants des centaures avaient sûrement dû être évacués lorsque les premiers sortilèges avaient été lancés. Marchant sur la pointe des pieds, Myosotis fit attention à ne pas faire de bruit. Arrivée près d'une tente dans laquelle elle était persuadée que quelqu'un se trouvait, elle tendit l'oreille. Il n'y avait presque pas de bruit. Oui, presque. Différentes respirations étaient perceptibles au travers des tentures. Certaines étaient longues et profondes, d'autres beaucoup plus courtes et saccadées. Il devait y en avoir au moins sept. Mais qui donc pouvait bien rester ainsi à l'écart de la bataille ? Ce n'était certainement pas des centaures. Mais sans doute était-ce les êtres pour lesquels les tentes avaient été montées et les feux allumés ? Malheureusement pour Myosotis, elle ne put pas en savoir plus. Si elle restait ici un instant de plus, son absence allait se faire remarquer, mais elle avait eu la réponse qu'elle cherchait : les centaures n'agissaient pas seuls. Et peut-être même qu'ils agissaient contre leur volonté. Se promettant intérieurement de régler cette affaire plus tard, la semi-vampire repartit aussi silencieusement qu'elle était arrivée. Elle s'empressa alors de rejoindre les autres sorciers tout en rangeant la flèche qu'elle avait sortie en se rendant au campement (pour des mesures de sécurité qui paraissent évidentes. On ne sait jamais sur qui -ou sur quoi- on pourrait tomber !).

Lorsqu'elle arriva près du groupe, Myosotis remarqua qu'ils étaient tous en train de repartir en direction du château. Louanne était restée un peu en arrière, mais s'arrêta alors que la jeune demoiselle aux cheveux noirs arrivait à sa hauteur. La semi-vampire n'eut même pas le temps de lui demander ce qui n'allait pas que, déjà, sa camarade interpella les autres sorciers pour leur demander de faire demi-tour. Sans se poser la moindre question, les professeurs, la directrice et les deux autres préfets revinrent sur leur pas s'approchant de la Gryffondor. Cette dernière indiqua un buisson non loin de l'endroit où ils se trouvaient. Tous étaient poussés par la curiosité. Voulant savoir si ses soupçons s'avéraient être vrais, la fille aux cheveux noirs s'approcha elle-aussi de l'arbuste. Pour s'y rendre, il fallait d'abord contourner trois corps inertes de centaures qui recouvraient le sol. Les deux premiers avaient été pétrifiés, mais le troisième dormait paisiblement avec une flèche profondément enfoncée entre ses deux yeux. Bien qu'il semblât mort, sa poitrine se soulevait à une cadence régulière, montrant qu'il était toujours en vie. Les ordres de la directrice avaient été clairs : pas de mort. Elle ne voulait tout de même pas faire de ses élèves et de ses enseignants des tueurs ! En voyant cela, Eric lâcha un juron, mais il ne s'arrêta pas sur ce détail, se disant qu'il s'agissait sûrement d'une flèche perdue. Une fois arrivée près du buisson, Myosotis vit alors ce qu'elle redoutait : un homme. Il était vêtu de noir et ses cheveux tout aussi sombres que les siens recouvraient partiellement son visage. Ce n'est pourtant pas sur son apparence physique que les yeux verts de la Serpentard furent attirés, mais plus par le tatouage qu'il avait sur l'avant-bras. Un tatouage comme elle n'en avait jamais vu auparavant.



*J'en étais sûre.* pensa-t-elle en croisant le regard de sa directrice. Bien qu'elle tentât de le cacher, cela se voyait que Madame Dragonneau était inquiète face à cet homme. Le tatouage qu'il portait n'augurait rien de bon, et la directrice semblait penser la même chose, car elle couvrit immédiatement la marque. 



Les autres se tenaient tous trop loin pour avoir vu quoi que ce soit. Myosotis avait tout juste réussi à l'apercevoir alors elle doutait fortement que quiconque en dehors d'elle et de Madame Dragonneau ait pu voir cet étrange symbole. S'étant redressée, la Directrice fit apparaitre son Patronus qui avait la forme d'un tigre et l'ensorcela pour qu'il apporte un message à Anya. Où était-elle d'ailleurs ? Pensait-elle vraiment que se faire attendre de la sorte était une chose normale ? Ça ne l'était pas. Et si le petit groupe s'était retrouvé dans une situation bien différente ? Une situation où les centaures auraient pris le dessus ? Se serait-elle défilée ? Non.. Cela ne lui ressemblait pourtant pas ! Mais après tout, elle avait tant changé. Elle n'était plus la même depuis quelque temps. Elle n'était plus La Anya avec qui Myosotis aimait discuter il y a de cela à peine un an... Chassant ces sombres pensées de sa tête, la semi-vampire tendit l'oreille.



*Ils arrivent.*

En effet, alors que la directrice ordonnait à toute la petite troupe de rejoindre le château, des bruits de sabots se faisaient entendre au loin. La semi-vampire aurait voulu prévenir ses camarades et ses professeurs, mais Madame Dragonneau lui avait fait jurer de rester discrète et il était plus qu'anormal d'entendre les choses aussi bien que Myosotis le pouvait. Se mordant la lèvre inférieure, la semi-vampire ne put qu'attendre qu'ils se fassent encercler. Mais... Même si elle les avait prévenus, ils n'auraient rien pu faire de plus.

« Les... Les... Les centaures. Ils re...reviennent à la charge. Ch'uis trop jeune pour mourir.. Maman. »



C'était Eric qui venait de prononcer cela, d'une voix tremblante et peu assurée. Il avait tenté de glisser une petite remarque comique au milieu de ses paroles, sûrement pour essayer de cacher la peur qui s'entendait dans le ton de sa voix. Le dernier mot, il l'avait prononcé dans un murmure à peine audible alors que les centaures surgissaient de tous les côtés. Les sorciers avaient tous relevé leur baguette à l'instant même où le bruit des sabots leur était parvenu aux oreilles. Malheureusement -ou heureusement- pour l'homme étrange vêtu de noir, son corps qui lévitait quelques secondes auparavant au-dessus du sol fut projeté dans un buisson un peu plus loin par le premier centaure arrivé sur les lieux. Ne voulant pas se faire prendre au piège comme des rats, les sorciers s'étaient immédiatement dispersés tout au long de la clairière, obligeant leurs adversaires à faire de même. La bataille reprit, mais, cette fois-ci, les centaures semblaient être nettement mieux préparés que la fois d'avant. Plus de sang sorcier coulait, touchés par les lames aiguisées des centaures. Opale s'était fait toucher à plus d'une reprise au visage et il en était de même pour Leeloo. C'était les deux seules personnes que Myosotis parvenait à voir de là où elle était. Au fur et à mesure que le temps passait, les sortilèges devenaient de plus en plus dévastateurs et la haine des centaures augmentait. Des arbres brûlaient, les corps gisant sur le sol se faisaient piétiner par les sabots des centaures. Cela ne leur ressemblait pas du tout. Depuis quand se permettaient-ils de marcher sur des corps pétrifiés ? Et leurs yeux... Ils semblaient être complètement vides d'émotions et bien plus sombre que d'habitude. Jamais ils n'auraient réagi de cette façon s'ils n'y avaient pas été forcés. Mais qui les forçait ?



Les sorciers commençaient à perdre du terrain, se resserrant de plus en plus. Désormais, Myosotis pouvait voir chacun de ses coéquipiers, mais elle n'eut pas le temps de les observer pour s'assurer de leur état de santé. La demoiselle continuait de tirer des flèches, mais plus le temps passait et plus il lui était plus compliqué d'atteindre ses cibles, car les centaures avaient fini par comprendre sa façon de procéder et faisaient désormais attention à ne plus lui faire face. Voyant qu'il était inutile de continuer à se battre ainsi, la demoiselle posa son arc au pied d'un arbre et sortit sa baguette. Stupéfixiant chaque centaure qui s'approchait d'elle, elle ne fut pas blessée. Parfois, il fallait s'y reprendre à plusieurs fois pour pétrifier les centaures, car ces sortilèges étaient trop peu puissants pour leur gabarit. C'est alors que la chose se produisit : la rage des centaures s'étant décuplée, l'un d'eux commit l'irréparable. C'était un centaure très musclé qui portait une hache d'une grande envergure. Il avait couru droit sur Leeloo et avait planter son arme dans le crâne de la jeune prof'. Cette dernière s'était écroulée au sol tandis que sa cervelle s'échappait lentement de la large entaille. Le centaure resta immobile, les yeux rivés sur son méfait. La véritable nature de Myosotis reprenant le dessus, la jeune fille courut sans réfléchir dans la direction du centaure-tueur. Arrivant à la hauteur du crâne défoncé de Leeloo, la semi-vampire en arracha la hache qui y était toujours plantée et sauta en brandissant l'arme. Dans un geste digne de ceux de la Faucheuse, elle décapita le centaure. La tête de la créature tomba sur le sol gelé de la forêt, suivit de près par le reste de son corps. Le sang gicla, formant une marre écarlate aux pieds de la Serpentard.
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Jeu 12 Fév - 22:46

Le jeune professeur avait suivit les autres après l'attaque des centaures, le comportement des centaures la laissait perplexe.. Magorian avait toujours traité les élèves correctement, du moins il avait veillé à ne pas leur faire de mal. La jeune femme faisait tourner en boucle ces réflexions dans sa tête, tout en réconfortant Leeloo qui pleurait dans ses bras après avoir manqué, de peu, de se faire empaler par une épée, celle-ci se ressaisit assez promptement, malgré le tremblement de ses mains. Leeloo avait beau être moins timide, et assez douée en duel, elle n'avait jamais trop aimé les combats et ceux malgré un certain courage, car jamais elle ne se serait dérobée si on avait besoin d'elle, comme se soir. Sa jumelle était le genre de personnes à dire ce qu'elle pensait puis à passer à autre chose. Une fois sûre que sa sœur allait bien, Opale fit un signe aux autres membres de sa famille et se concentra sur ce qui se passait face à elle. La directrice parlait avec le chef des centaures, Miss Rosier en profita pour aller détacher Louanne toujours attachée un peu plus loin, au moment ou le combat commença. Sans qu'elle comprenne pourquoi, elle vit les centaures s'éloigner d'un coup. Voyant que tout le monde était saint et sauf, elle poussa un soupir de soulagement. Seulement comme le signala Diagon, cette « fuite » n'était pas du tout compréhensible. Restant sur ses gardes, la jeune femme repartie, elle aussi, en direction du château. Elle avait prit place juste derrière la directrice, elle s'apprêtait à lui dire qu'elle avait un mauvais pré sentiment quand la préfète des rouge et or leur demanda de faire demi tour. Le groupe revint donc sur ses pas voir ce qui avait fait s'arrêter la demoiselle.

*A croire qu'elle tient à rester ici. Ne se rend elle pas compte qu'on est en danger. En plus ces tentes qui étaient installées, ne présages rien de bons.. On n'en a pas finit avec les ennuis à mon avis.. *

La brune ne fut pas surprise, d'ailleurs aucun ne sembla l'être en découvrant le corps d'un humain stupéfixié dans le buisson montrer par leur élève. Mme Dragonneau se hâta d'aller le voir de plus près, elle le cacha un instant à leur vue, avant de faire apparaître un patronus et de nous demander de reprendre notre chemin. On marcha seulement quelques pas que les centaures revinrent nous attaquer. Opale était engagée dans un combat avec un centaure assez vieux, mais vigoureux et prêt à en découdre, quand elle eut l'impression qu'une partie d'elle même souffrait, comme si elle avait reçut un coup d'une violence insoutenable. Lançant un incarcerem, afin de ligoter son adversaire, elle commença à se retourner. Au départ elle vit Morgane qui venait de dévier une flèche, Diagon non loin, comme toujours, et tout les autres continuer à se battre. La seule qu'elle ne voyait pas c'était Leeloo. Elle l'appela mais le son de sa voix fut couverte par le cri d'un dragon. Anastasiya venait d'arriver, la potionniste parla bizarrement, mais elle réussit à faire entendre raison aux habitants de cette forêt, qui d'un coup semblait ahurie de ce qu'ils venaient de faire.

*Auraient ils été ensorcelé ?.. Je ne pensais pas possible de contrôler leurs esprits.. *

Quand la directrice des verts et argent repartie, Opale ressentit un sentiment de perte, regardant un peu plus loin sur sa gauche, elle eut l'image qu'elle avait, toujours, eut le plus peur de percevoir. Elle se mit à courir vers le corps inerte de Leeloo, se jetant à terre pour la prendre dans ses bras. La jeune femme n'arrivait plus à comprendre ce qui se passait autour d'elle, incapable de pleurer, elle ne cessait de marmonner des mots à sa jumelle.

Pardon.. Pardon.. Je suis la, je ne te quittes pas, tu es aussi obligée de rester. Tu n'as pas le droit... Tu n'as pas le droit..

Une personne s'agenouilla à ses côtés lui demandant de se relever, lui affirmant qu'ils ne pouvaient pas rester là. La torpeur de la brune était telle, qu'aucune des voix autour d'elle n'étaient distinguables. Quand elle sentit que le corps de la défunte s'élevait de quelques centimètres, elle le lâcha enfin, mais fut incapable de bouger plus. Elle avait le sentiment d'être figée, alors quelqu'un lui attrapa le bras, et la soutint tout le long du chemin pour retourner au château, qui se fit dans un silence pesant, seulement troublé par les pleurs de une ou deux personnes.
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Lun 16 Fév - 22:41

- Non.

Pendant une fraction de seconde, la bouche d’Ambre s’arrondit de surprise en voyant Louanne détaler à toute vitesse vers le cœur du combat, mais elle s’étira tout aussi rapidement en un sourire ironique.

* Une vraie Gryffondor, pour foncer tête baissée combattre des centaures dès qu’elle tient debout…*

Ambre s’engagea à sa suite, mais beaucoup plus lentement, quoique que son pas restât souple. Elle se mouvait à la faveur des ombres de la nuit et avançait avec une tranquillité déconcertante, esquivant les sortilèges perdus et évitant d’un mouvement fluide la trajectoire de centaures qui chargeaient. Elle se sentait étrangement vivante, les éclairs lumineux qui volaient à travers les arbres étaient pleins d’une promesse aux finalités imprécises. Ses yeux d’un acier tirant sur le noir reflétaient la lueur des combats et des feux de camp. Lorsqu’Ambre ne fut plus qu’à une dizaine de mètres de la masse indistincte des combattants, un froissement d’herbe inhabituel la fit se tourner vers sa gauche, quelques secondes avant que retentisse le cri de guerre d’un centaure chargeant dans sa direction. Les yeux de l’homme-cheval étaient brûlants de rage, mais les profondeurs de ses pupilles étaient vides, comme si ce sentiment ne leur appartenait pas. La Serdaigle fronça les sourcils, intriguée par ce phénomène, et préféra s’apprêter à se déplacer d’un pas sur le côté. Mais ce fut sans compter l’épée du centaure qui sembla siffler à ses oreilles avant même qu’il l’ait complètement lancée. L’arme fut pulvérisée une fraction de seconde plus tard. L’un des éclats s’était profondément enfoncé dans le torse du centaure et un filet de sang rouge rubis s’écoulait de l’entaille comme l’eau d’une source. Les yeux d’Ambre s’attardèrent sur le liquide aux reflets sombres et ses pupilles se dilatèrent, puis se rétractèrent brièvement avant de retrouver leur taille normale, tel un battement de cœur imperceptible dans la pénombre de la forêt. La Serdaigle parut soudain fascinée par la flaque rouge sombre qui se formait à ses pieds. Sa respiration s’était accélérée et son propre sang commençait à battre à ses tempes. Pendant ce temps, le centaure s’était remis du choc, avait replié ses membres arrières et bandé ses muscles. Ambre eut l’impression de sentir dans tout son corps l’impulsion donnée à la terre lorsque l’homme-cheval s’éleva dans les airs, prêt à l’écraser sous ses sabots noirs. Mais il avait à peine décollé de quelques centimètres qu’une autre force le propulsait contre le tronc d’un sapin voisin. Le poignet d’Ambre retomba, abaissant sa baguette d’ébène vers le sol. Le temps semblait s’être ralenti, tandis que la jeune fille se forçait à s’éloigner du cœur du combat. Elle s’appuya ensuite sur un arbre et tenta de refluer la soif de sang indicible qu’elle sentait monter en elle. Bien que les armes des centaures aient été fabriquées par des gobelins, elles n’étaient heureusement pas aussi chargées de magie offensive qu’un sortilège agressif ou qu’une arme de meilleure facture. Ambre parvenait peu à peu à contrôler ses instincts d’Ombre qui avaient commencé à agir quelques instants auparavant et sa respiration se faisait plus régulière. Deux minutes plus tard, elle ouvrit les yeux et hésita à retourner dans la mêlée, mais elle n’eut pas le temps de prendre une décision qu’une voix grave retentissait dans toute la clairière :

- Rassemblement ! Je répète : RASSEMBLEMENT !

Les centaures s’en allèrent au galop, et quelques minutes plus tard, le groupe se dirigea vers le château. Ambre était trop absorbée par la fin de sa lutte mentale pour faire attention à ce qui se disait. Elle se vit faire demi-tour avec les autres vers un buisson. La Directrice examinait ce qui se trouvait dissimulé parmi les branchages. La Serdaigle eut l’impression de distinguer une étoffe noire dépassant des feuillages ainsi que le bout d’un doigt, mais ce n’était pas sa priorité actuelle et elle ne s’y intéressa pas plus. Une migraine sourde commençait à lui marteler le crâne, telle qu’Ambre avait encore l’impression d’entendre les centaures galoper autour d’elle. Mais quelques secondes plus tard, elle se rendit compte que ce n’était pas qu’une impression. Tous se dispersèrent pour éviter d’être encerclés par les centaures qui revenaient à la charge, encore plus enragés que lors de la première vague. La bataille gagna en intensité et en sauvagerie. Les arbres brûlaient près des corps calcinés, des hurlements bestiaux résonnaient et l’air avait une odeur de soufre. Ambre avait perdu la conscience de ce qu’elle faisait et gardait tout juste assez de contrôle pour ne pas tuer directement l’un des centaures. Elle réagissait trop rapidement et lançait des sorts trop puissants, mais pour repousser complètement l’Ombre, il aurait fallu qu’elle s’arrête complètement pendant quelques minutes pour se donner le temps de se calmer. Ce qui signifiait, en d’autres termes, qu’elle signerait son arrêt de mort en se laissant attaquer sans réagir.

Soudain, le temps sembla se figer et l’horrible craquement d’un crâne brisé retentit plus loin derrière Ambre. Celle-ci se retourna juste à temps pour voir Leeloo s’effondrer sur le sol, une hache plantée dans la tête. Une fraction de seconde plus tard, l’arme se retrouvait dans les airs et décapitait son propriétaire initial. Myosotis s’était déplacée tellement vite qu’Ambre n’avait pu apercevoir qu’une forme floue et indistincte.

Un hurlement formidable emplit alors toute la forêt, un hurlement qui semblait venir des profondeurs des arbres, un hurlement qui semblait être poussé des entrailles de la terre. Anastasiya Wolkoff, chevauchant un immense dragon noir, s’était posée au centre de la bataille. Le choc fit trembler le sol sous leurs pieds. Elle tenait à la main une tête d’homme et appelait les centaures à se libérer de l’emprise des « hommes recouverts de noir ». Ils reprirent leurs esprits et l’atmosphère se calma progressivement. Ambre écoutait les paroles de la Dresseuse de Dragon à travers une sorte de brouillard rouge. Le sens des mots ne parvenait pas à son esprit trop absorbé par sa dualité avec l’Ombre. Elle y reviendrait sans doute plus tard, lorsqu’elle serait plus lucide et plus apte à interpréter toutes ces informations.

C’est à ce moment qu’Opale découvrit le meurtre de sa sœur jumelle. Plusieurs personnes accoururent pour la soutenir, mais Ambre s’éloigna des autres et s’assit à même le sol, le dos appuyé sur le tronc d’un sapin à moitié calciné, les yeux clos. La rage de l’Ombre reculait progressivement, mais une douleur lancinante continuait à lui vriller le crâne. Elle ne pouvait pas dire combien de temps exactement elle était restée là, à rassembler les deux parties de son esprit. Elle avait eu de la chance que les armes des centaures ne soient pas trop élaborées et que les sortilèges offensifs lancés n’aient pas été trop puissants. Seule la violence magique limitée de ce combat lui avait permis de ne pas céder totalement à l’Ombre qui était en elle.

Lorsqu’Ambre rouvrit les yeux, le groupe de sorciers commençait déjà à se diriger vers le château. La Serdaigle se leva et les suivit d’un pas lent, restant loin de la famille de professeurs en deuil. La mort de Leeloo paraissait avoir passé sur la Préfète sans laisser aucune trace. Pas de tristesse, ni de colère, d’indignation ou encore de désir de vengeance. Myosotis avait abattu le centaure qui avait tué le professeur, mais Ambre savait que jamais cette idée n’aurait traversé son propre esprit.

Lorsque les professeurs et les préfets se dispersèrent à l’intérieur du château, Ambre suivit d’abord ceux qui se rendaient à l’infirmerie, mais arrivée devant les portes, elle n’entra pas et redescendit l’escalier pour sortir. L’air froid lui fouetta le visage et fit virevolter ses cheveux d’un noir d’encre, mais elle resserra les pans de sa cape et retourna vers la lisière de la forêt. Là, elle s’assit de nouveau dans la neige contre un arbre et laissa le vent glacial, mais revigorant, achever de calmer les résidus de haine meurtrière qui pointaient encore en elle par intermittence. La reprise totale de contrôle allait être longue. Ambre ferma les yeux et laissa les bruits du parc et de la forêt envahir son esprit. Les jours suivants allaient s’annoncer difficiles.
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Mar 24 Fév - 16:18

Serenna venait de passer tout la nuit dehors au bord du lac, sans à son grand étonnement avoir été interpelé par un préfet. La jeune fille s’était endormis et avait surement passé la meilleure nuit depuis le décès de sa maman tant aimée. Elle fut réveillée par un bruit strident venant de la forêt interdite. Ses grands yeux bleus prirent un moment avant de s’adapter à la forte luminosité présente en ce jour ensoleillé. Serenna se leva et hésita à aller voir par qu’elle créature elle avait été réveillé. La Serpentard se dirigea tout de même en direction du château afin de raconter un quelconque mensonge quant à son absence cette nuit. Les filles de son dortoirs se fichaient pas mal de son absence mais il ne fallait pas non plus éveiller quelques soupçons.
Cependant lorsqu’elle fut arrivée en haut de la falaise, le cries persistaient. Et si quelqu’un était en danger ? -Malgré que cette question ne passait pas réellement par l’esprit de la jeune vert et argent.-
Serenna se mit à peser le pour et le contre.

*Pour : c’est surement une créature fascinante, Contre : mais j’ai déjà passé la nuit dehors et malgré que les filles de ma chambre ne sont pas doté d’une intelligence suprême les préfets et professeurs sont loin d’être bête. Pour : Au pire qu’est ce que je risque à par me faire attaquer par je ne sais quel animal étrange… bon ok ça c’est plutôt négatif… Donc je recommence un pour. Pour : Je vais surement faire LA découverte du siècle… enfin non toutes les créatures sont répertoriées dans les livres…*

Serenna fit alors demi-tour pour retourner au château, mais les cries persistaient encore et toujours.

-Shit… j’y vais !

Malgré que tout ce retrouveraient contre elle, Serenna se dirigea alors capuche sur la tête, vers cette forêt qui fascinait La jeune fille à un tel point qu’elle mettait sa vie en danger à chaque fois qu’elle y allait.
Une fois arrivée à la lisière de cette forêt au nom plutôt significatif, Serenna jeta un coup d’oeil autour d’elle avant de s’enfoncer dans l’ombre. La jeune Serpentard marcha pendant quelles minutes en scrutant les moindres mouvements. Ses pas étaient légers, presque inaudible, Serenna avançait tel un fantôme.
Elle suivit les cries stridents et arriva dans une sorte de cachette où se trouvaient des créatures plutôt étrange. Elles ressemblaient à des chevaux noirs ailés. Ces créatures étaient squelettiques. Serenna resta figé devant la magnificence de ces animaux presque hors-normes.

*Qu’est ce que c’est ?*

Apres quelques minutes d’observation, la jeune fille aux cheveux blonds s’avança en tout discrétion vers ces créatures qui ne semblaient pas remarquer sa présence. Ces créatures semblaient trop occupées à se reposer sur le sol vert de la fôret. Serenna décida de s’asseoir non loin d’eux afin de les observer. Elle sorti son carnet de dessin et l’ouvrit.
En prenant sa plume, un élan de sagesse vint perturber son esprit.

*Je vais rentrer, mon absence à déjà bien assez durée, je reviendrais plus tard.*

Le jeune fille se leva alors en toute discrétion et se dirigea vers le château. A mi-chemin, une flèche vint déchirer sa cape.

*encore !?! je n’ai plus qu’à courir et à espérer que personne ne me voit*

Heureusement pour elle, la flèche qui avait déchiré sa cape n’était rien d’autre qu’un reste d’un conflit antérieur. Pour ne pas prendre plus de risque, la jeune fille couru avant de rejoindre sa salle commune où elle alla se changer et se préparer avant de rejoindre les autres dans la grande salle.
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Mar 16 Juin - 20:39

Ce qui avait attiré l'attention de la préfète jaune et noire, qui était assise dans l'herbe du parc du château, c'étaient les oiseaux qui étaient sortis de la forêt interdite. Elle sentit que quelque chose clochait. Baguette en main, Winonna se leva et se dirigea dans la forêt. Il était imprudent d'y pénétrer depuis quelques mois et Miss Diggory aurait vraiment préféré ne pas y entrer seule. Mais aucun autre préfet était présent. Plus elle avançait dans la forêt plus celle-ci était sombre. La jeune fille respira un bon coup avant de poursuivre sa route. Il fallait l'avouer, elle était morte de trouille, mais elle était tout de même décidée à découvrir ce qui se passait. Après tout, peut être qu'elle se faisait du mouron pour rien. Un renard ou un autre animal avait fait peur aux oiseaux et c'était tout. Il fallait quand même être prudent, on ne savait jamais ce qui pouvait se passer. Sa baguette de charme glissait dans sa main qui était moite. Des craquements surgirent, des pas rapides aussi.
Winonna se retourna : le château n'était pas si loin en fin de compte. D'un coup la jeune femme frappa sa jambe avec sa main gauche * Saleté de moustique * Et un souffle apparût. Une bête était elle en difficulté ? Un prédateur la poursuivait-elle ? La préfète s'approcha, levant haut les jambes pour ne pas trébucher dans des ronces ou autres plantes envahissantes. Puis s'arrêta, de suite, au niveau des arbres, stupéfaite. Ce n'était pas vraiment une créature magique qui était en difficulté, mais une sorcière. La Serdaigle Melinda Bobbin, qui avait l'air perdue et si fatiguée. Qu'avait-elle donc fait dans la forêt interdite ?  La brune était à terre. Winonna s'approcha doucement du corps épuisé de la bleue et bronze.

- " Je vais bien, je vais bien. " Avait dit Miss Bobbin lorsqu'elle vit la poufsouffle s'approcher. Melinda essaya de se relever. Une fois debout, elle avait l'air de tenir fébrilement sur ses jambes. Winonna soutint sa camarade par la taille pour l'aider à se relever complètement. D'autres craquements se firent entendre derrière les filles. En se retournant vite fait pour voir d'où ça provenait, Winonna déclara :

-" Je ne sais pas ce que tu as fait là-bas au fond, mais on ne doit pas rester là. Et en plus tu es complètement séchée !"

Les deux sorcières se mirent en marche dans la direction du château. Winonna espérait fortement qu'aucun être magique allait les attaquer, mais elle se rassura que si près du château, personne oserait s'en prendre à deux jeunes filles. Elle continuait, tout de même, à serrer très fort sa baguette dans sa main droite, prête à réagir si besoin. Une fois arrivée à la lisière de la forêt, la blonde s'arrêta net et fit face à Melinda.

-" Tu sais que tu risques d'avoir des ennuis pour avoir pénétré là-dedans... "
La jeune fille fit une pause puis demanda "Mel, dis-moi ce que tu faisais là-bas. "  


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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Lun 22 Juin - 12:55

- " Hum... Je... Je sais que je vais être punie car je n'avais rien à y faire, mais... Je n'y suis pour rien. Je sais, c'est nul comme excuse. Je vais t'expliquer. Bon... Je me promenais tranquillement, juste à la lisière, à l'ombre,  mais je ne sais trop pourquoi mon inconscient m'a fait m'enfoncer dans les bois. Quand je m'en suis rendue compte, j'ai évidemment voulu revenir le plus vite possible au parc. Mais... J'ai senti une présence là-bas. Je sais que c'est normal dans ces bois-ci, peut-être était-ce un animal ou je-ne-sais-quoi...Alors, j'ai senti dans mon cou une piqûre. Sur le moment, je n'y ai pas trop fait attention, mais quand j'ai commencé à avoir la tête qui tourne, à voir flou et à chanceler... Quelqu'un m'a drogué avec... Quelque-chose. "

La préfète écouta attentivement le récit de sa camarade bleu et bronze. C'était une histoire un peu mystérieuse, voir peu crédible, que contait Miss Bobbin, mais Winonna décida de croire la Serdaigle. Celle-ci omettait surement quelques passages de sa virée forestière, mais après tout pourquoi Melinda mentirait à une préfète, surtout avec une histoire assez étrange ? Il y avait des mensonges beaucoup plus simples...

- " D'accord Melinda, d'accord. Je pense que tout cela est très étrange et il faudrait en parler aux professeurs. Je voudrais aussi que tu passes à l'infirmerie. Madame Pomfresh t'examinera, par précaution. "

Winonna s'arrêta de parler pour réfléchir quelques instants aux propos de Melinda * On lui a peut être fait ingérer une potion ou autre mixture pour la déstabiliser..."

- " Dans tous les cas, il faut mettre ça au clair. Et tu comprendras que j'enlève cinq points à Serdaigle, pour non respect du règlement, mais sache que j'aurai pu enlever plus ... Mais je crois à ton histoire. "

Wino rangea sa baguette dans sa cape de sorcier et fit signe à Melinda d'avancer. Sans un mot, les deux jeunes filles rentrèrent au château. La Poufsouffle ne savait pas si sa camarade de Serdaigle allait l'écouter et aller voir Pompom. La jaune et noire la quitta dans le hall d'entrée du château puis elle se dirigea dans sa salle commune pour réfléchir aux récents évènements qui touchaient Melinda.  

fin du rp
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Ven 3 Juil - 18:39

Amaury grommelait qu'il aurait du prendre quelque chose de plus chaud pour aller jouer les andouilles dehors. Ils avaient du faire des détours pour ne croiser personne et s'étaient retrouvés tous les deux dans la forêt interdite.

Avec ces histoires assommantes de centaures, de meurtres et autres, ce n'était sans doute pas la meilleure idée qui soit d'être ici à cet instant. Le jeune homme se tourna vers sa camarade de maison qui ne semblait même pas avoir froid et l'envia de sembler si résistante.

Il se gratta la joue et siffla doucement pour voir si son hibou était dans le coin. Il du attendre un moment et fronça les sourcils en se demandant où pouvait bien être passer l'animal. Il se tourna vers Maryliss, les mains dans les poches et secoua la tête avant d'aller s'appuyer contre un arbre.

- "Elle devrait arriver, elle chasse surement."

Il attendit cinq minutes dans un silence qui aurait pu sembler pesant mais lui convenait parfaitement et siffla de nouveau.  Le hibou brachyote hulula pour répondre à son maître et se posa sur une branche, un regard suspicieux vers la blonde puis vint sur l'épaule d'Amaury qui grimaça légèrement en sentant les griffes s'enfoncer dans sa peau.

Maintenant il avait l'habitude et gardait toujours de sales marques sur cette épaule, mais étant plus jeune, il faisait toujours un bond et l'oiseau s'envolait sans comprendre où était le problème. Le serpentard caressa son oiseau et posa un baiser dans les plumes de l'animal.

- "Maryliss, voici Flèche. Flèche, je te présente Maryliss.

Il jeta un rapide coup d'oeil aux pattes du hibou et, les voyant libre de toute lettre, se tourna vers la blonde. Maintenant, il fallait qu'ils trouvent un moyen de rentrer. À moins que sa comparse ne se sente d'humeur à visiter la forêt de nuit.


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rp avec Maryliss
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Sam 4 Juil - 11:42

Maryliss avançait, lentement mais surement, Amaury à ses talons. Elle avait fait très attention de faire plusieurs détours, d’emprunter des chemins long pour quitter la salle commune en toute sécurité. Ils arrivèrent enfin à la forêt interdite. Mary hésita un peu avant d’enfin avancer dans la forêt. La Vert et Argent regarda un instant son camarade ; il grelottait. Elle avait froid aussi, mais se gardait bien de le montrer. Si elle avait eut une veste, elle l’aurait volontiers donné à Amaury… Il sifflotta pour appeler son oiseau.

- Elle devrait arriver, elle chasse surement.

- Siffle moins fort je te prie…

La jeune fille scruta les arbres pour aider son camarade à chercher sa chouette. Le ciel était tout endormi, très sombre. Mary sortit sa baguettes aux deux bois.

- Lumos !

Amaury se remit à siffler. Soudain, un oiseau sortit des arbres.

- Oh ! Regarde !

Maryliss regarda un instant la chouette ; L’oiseau se posa sur l’épaule d’Amaury. Le garçon se tourna vers elle tout en caressant l’oiseau.

- Maryliss, voici Flèche. Flèche je te présente Maryliss.

- Enchantée, sourit la jeune fille en caressant la chouette à son tour. Eh bien, elle est très calme. Ma chouette, Ylis est une vraie petite furie à plumes…

La blondinette détacha la lettre qui se tenait à la patte de l’oiseau, qui se débâtit aussitôt.

- Là… là… Ca va…

Dès qu’elle eut la lettre entre les mains elle la donna directement à Amaury.

- Tiens, cache ça. Tu la liras dans la Salle Commune. En attendant, on va rentrer… J’imagine que tu n’as pas très envie de te faire tuer par un Centaure.

La jeune fille éclata de rire, discrètement. Soudain, elle entendit un craquement de branche derrière elle. Le jeune homme semblait l’avoir entendu aussi… Maryliss passa un doigt sur ses lèvres pour indiquer à son camarade de ne pas faire de bruit. Elle éteignit la lumière au bout de sa baguette d’un Nox mental et s’avança vers un buisson. Ses pas ne faisaient aucun bruit… Des pas de chat… Sa baguette crispée dans sa main elle continua d’avancer, puis regarda autour d’elle. Rien.

- Ca va, c’est bon. Il n’y a rien. On rentre ?
C'est donc peu rassurée qu'elle retourna sur ses pas.


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avatarAmaury Slyme
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Jeu 9 Juil - 5:23

Amaury hocha rapidement la tête, caressant une dernière fois sa boule de plume avec affection et l'invitant à s'envoler. Il sortit sa baguette et se demandant si Maryliss se rendait compte qu'il n'y avait pas plus sorcier d'une baguette magique produisant un Lumos dans la nuit. S'ils voulaient passer inaperçu, ce serait difficile avec cette petite boule de lumière flottant au bout du bout de bois sorcier. 

Il secoua la tête et se dit qu'il valait mieux y aller tant qu'ils étaient conscient de devoir rentrer. Il ne restait qu'à espérer qu'ils ne croiseraient personne.

Entendant un craquement dans les branchages, le Serpentard se figea et saisit la main de sa camarade pour se placer légèrement devant elle. Si c'était un centaure, elle aurait le temps de reculer pendant qu'il tombait assis, il avança d'un pas prudent et blêmit en voyant ce qui les attendait. 

Impossible de passer sur le côté ou de faire le tour, ils seraient forcément vus. Il était même possible que ce cauchemar ambulant soit là pour eux précisément. Le serpent effectua une légère pression sur la main de sa camarade pour notifier ce qui se trouvait devant. 



- "C'est pas notre jour..."

Enfin il aurait été plus approprié de parler de nuit à cet instant précis, mais Amaury n'avait aucune envie de faire de l'humour pour le moment. Il attendait que l'oiseau aux plumes bleues et bronze s'abattent sur eux. Car vous l'aurez bien compris, cette créature si terrifiante n'est autre que cet élève particulier que les autres nomment "Préfet" et qui terrorise certains des autres élèves ayant l'idée saugrenue d'enfreindre le règlement de l'école. 

*Pourvu qu'on ne nous emmène pas chez la directrice... S'il vous plait je ne veux pas voir Dragonneau ce soir !* Pensa-t-il en déglutissant difficilement. 

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Dernière édition par Amaury Slyme le Jeu 9 Juil - 5:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Ven 10 Juil - 19:35

*** Flash-back ***


Ambre était restée assise sur le carrelage des toilettes des filles, le dos appuyé sur le mur froid, pendant des heures, ses yeux se perdant dans le vide. L’absence d’êtres humains la plongeait dans un sentiment d’attente à la fois serein et exaltant. L’Ombre en elle était au repos, mais surtout dans l’expectative de l’arrivée d’un être fait de chair et de sang. Ce ne fut cependant pas un son humain qui la tira de sa torpeur, mais l’écho dans les canalisations des pleurs du fantôme des toilettes. La présence de Mimi Geignarde était loin d’être profitable, et surtout compromettante.
Ambre se leva comme sous l’action d’un ressort et s’approcha d’un robinet. Elle observa son reflet dans le miroir devant elle : Ses cheveux noirs encadraient sans aucune discipline son visage beaucoup plus pâle qu’à l’accoutumée, des cernes marquées soulignaient ses yeux gris sombre aux pupilles anormalement dilatée, et son expression était étrangement neutre. La Serdaigle secoua la tête et fronça les sourcils devant cette apparence trop inhumaine. Elle serait en mauvaise posture si Mimi Geignarde la voyait, elle devait absolument retrouver un regard normal. L’Ombre était loin d’être idiote et savait pertinemment que garder le contrôle dans cette situation lui serait néfaste, d’autant plus qu’un fantôme n’était ni une proie, ni un être que l’on pouvait faire taire. Après avoir jeté un regard inquiet vers l’une des sorties de canalisations, Ambre fixa son reflet et son front se plissa de concentration tandis que ses pupilles se rétractaient progressivement. L’Ombre lui cédait peu à peu le pas, et la jeune fille parvint à reprendre le contrôle. Lorsqu’elle fut en pleine possession de ses moyens, le choc la fit chanceler et elle se raccrocha au lavabo, les mains tremblantes. Inspirant profondément, Ambre ferma les yeux et ouvrit le robinet, puis trempa son visage dans l’eau froide pendant que Mimi Geignarde débouchait dans une cabine voisine et s’approchait d’elle. La jeune fille l’ignora, se sécha comme si de rien n’était et sortit des toilettes sans un regard. Elle devait s’occuper du corps d’Erwan Pritchard et l’emmener à l’infirmerie.


*** Fin du flash-back ***




Ambre marchait à la lisière de la forêt le regard rêveur, contemplant l’endroit où elle avait fait croire qu’Erwan Pritchard avait chuté, sa tête heurtant une pierre. Elle n’était toujours pas remise de sa perte de contrôle et était à présent encore très facilement irritable, sans parler de ses cernes qui s’étaient atténuées sans pour autant s’être effacées. Le vent nocturne rafraichissait l’atmosphère, étouffante en journée, et les étoiles éclairaient faiblement l’étendue d’herbe. La Serdaigle s’arrêta devant les premiers arbres de la forêt et resta là quelques minutes sans bouger, plongée dans ses réflexions.
Soudain, une lumière s’alluma non loin de l’endroit où elle se trouvait, dans l’obscurité des branches grises. Ambre sortit sa baguette et s’avança prudemment en direction de la source de lumière. Cela pouvait tout aussi bien être un simple élève que quelque chose de plus inquiétant. La jeune fille se déplaça silencieusement vers la lueur qui s’était à présent éteinte jusqu’à ce qu’elle entende des voix d’élèves. Elle retint un soupir de soulagement et se permit de faire plus de bruit. Le craquement de bois qui s’ensuivit attira apparemment l’attention des deux personnes puisqu’un « C’est pas notre jour… » retentit dans l’obscurité. Ambre éclaira l’extrémité de sa baguette et se retrouva face à deux Serpentards qu’elle jaugea de ses yeux gris sombre parfaitement froids et inexpressifs.

- Bien le bonsoir, dit-elle doucement. J’espère que vous avez suffisamment profité de votre promenade si c’en était une. Si vous le souhaitez, je peux vous laisser continuer jusqu’à ce qu’un centaure enragé et manipulé par un néo-Mangemort vous croise et se dise que des élèves de Poudlard pourraient lui être utiles. Dans le cas contraire, je me contenterai d’abord de vous ramener jusqu’au parc.

Arquant un sourcil faussement interrogateur, Ambre garda un silence de quelques secondes le temps de parvenir à identifier les deux élèves.

- Tout compte fait, il n’y a pas de choix possible : La directrice m’en voudrait si je laissais deux de ses chers élèves risquer leur vie dans une Forêt qu’on qualifie – Ironie du sort – d’Interdite. Suivez-moi.

Ambre se dirigea vers la lisière de la forêt et déboucha dans le parc silencieux avant de se retourner vers les deux Serpentards.

- Bien, je pense qu’il est inutile de vous expliquer pourquoi je vous enlève dix points chacun, finit-elle par lâcher. C’est plutôt vous qui allez m’expliquer ce que vous faisiez.

La Serdaigle les observa presque avec indifférence, attendant leur réponse sans aucun signe de chaleur.





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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Sam 11 Juil - 10:27

Maryliss sentit la main de son camarade se refermer sur la sienne. Il était passé devant elle. Le craquement de branche n'était pas passé inaperçu. Mary grelotta et serra la main d'Amaury de plus en plus fort. Mais soudain, elle sentit son camarade se figer. Elle passa devant à son tour puis vit la préfète de Serdaigle sortir des arbres.

*Zut...Moi qui pensait qu'on passerait inaperçus.*

La préfète commença un long discours un peu ennuyeux. La Vert et Argent sentait que la Serdaigle allait leur demander la raison de leur présence ici. Maryliss ne pouvait pas trahir son camarade de maison. Il  tenait à cette lettre. Il fallait qu'elle protège la lettre. Qu'elle aide d'une façon ou d'une autre le Vert et Argent ainsi que ses origines. Il fallait mentir. Elle était obligée de mentir. Pour protéger Amaury.

*Mary... Mary... Tout ça pour un garçon... Non. Tout ça pour une lettre. Une lettre précieuse...*

Maryliss réfléchit un peu au mensonge qu'elle allait raconter. Ils avancèrent tout les trois vers le parc. Soudain, la Serdaigle leur demanda la raison de leur présence ici.  Mensonge. Elle avait le mensonge.  Elle répondit d'une voix parfaitement sereine et détendue à la préfète.

- Eh bien, nous étions dans la forêt car... nous avions entendu du bruit dehors et cela nous à intrigué. Tout simplement. Maintenant,  je ne comprends pas pourquoi il est interdit de e promener dans la Forêt Interdite. On sait se défendre non ?

La Vert et Argent sentait que la préfète répliquerait sévèrement... Mais elle courait le risque. Elle espérait simplement qu'Amaury avait bien caché la lettre...



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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Sam 11 Juil - 14:38

Ambre arqua un sourcil surpris en écoutant Maryliss, mais elle retint son ricanement ironique et la laissa finir sans l’interrompre. Elle l’observa ensuite, légèrement sidérée par ses derniers mots avant de reprendre avec un soupir :

- Bien sûr que vous savez vous défendre. Votre maîtrise des sortilèges de défense et d’attaque est telle que vous pensez vous sortir sans une égratignure d’un endroit où un professeur a perdu la vie même s’il était escorté par quatre autres enseignants et quatre préfets. Vous êtes même être mieux entrainés qu’un groupe d’hommes qui arrive à manipuler l’esprit des créatures ancestrales que sont les centaures. Pardonne mon ignorance, Brown, je vais immédiatement demander à la directrice de changer cette règle millénaire en lui expliquant que ses élèves actuels sont les plus grands sorciers que le pays ait connus depuis des siècles.

Ambre arrêta le sarcasme et poursuivit avec un ton plus sérieux :

- Je ne pensais pas que Serpentard produisait des têtes brûlées du même genre que les pires de Gryffondor. J’attendais peut-être aussi une excuse plus fine, vu la réputation de votre maison. Mais soit, admettons que vous avez entendu du bruit et que vous avez eu la brillante idée d’aller vérifier si ce qui se cachait dans les branchages pouvait vous tuer ou non. Je reformule donc autrement : Que faisiez-vous dans le parc au beau milieu de la nuit ? Mentir ne serait pas une bonne solution, je n’ai aucune envie d’aller réveiller la directrice parce que votre directeur de maison est absent.

La Serdaigle regarda calmement les deux Serpentard avec un visage de marbre. Le vent bruissait doucement au travers des branches de la forêt quelques dizaines de mètres plus loin, interrompant le silence nocturne presque irréel.




#6699ff
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   Sam 11 Juil - 21:34

Maryliss n'avait pas apprécié le ton qu'employait Ambre Rosier, Préfète des Serdaigles. Mais elle se retenait bien de le montrer. Elle semblait tout a fait détendue et sereine. Elle s'en sortait toujours. Toujours.
La Serdaigle commencer à exaspérer Mary. La Vert et Argent regarda autour d'elle, et un instant, la Préfète n'existait plus. Amaury n'existait plus. Il n'y avait qu'elle.

Une autre question de Miss Rosier atteint ses oreilles. Elle ne laissa pas à Amaury le temps de répondre. Un autre mensonge venait de prendre forme dans son esprit. Pas vraiment le meilleur des mensonges mais, un très efficace.  

- J'admets qu'Amaury et moi même nous étions exilés de la Salle Commune des Serpentards. Nous voulions aller dans le parc pour guetter la chouette d'Amaury qui était partie à la chasse. Mon camarade ne la voyait pas revenir et cela l'intriguait fortement. Moi qui me trouvait éveillée dans la Salle Commune, j'ai décidé de l'accompagner. D'autres questions ou il faut appeler la Directrice ?

*Oulah... Mary. Tais toi la prochaine fois...*


Elle se tut donc et attendit impatiemment que la Préfète leur permette de regagner la Salle Commune des Serpentard.


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Ambre, je te laisse sonner la fin de RP car il faut vite finir ce post avant minuit.
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MessageSujet: la foret interdite   Sam 11 Juil - 22:17

Ambre plongea ses yeux dans ceux de Maryliss durant quelques secondes, peu convaincue, mais elle finit néanmoins par répondre plus doucement :

- La prochaine fois, faites plus attention à vous. Veillez à ne pas prendre de risques inconsidérés pour une cause minime. Vous auriez pu tomber sur n'importe quelle créature dans cette forêt, tout cela pour une chouette qui a peut-être seulement voulu profité plus longtemps de sa chasse. Et je n'ai absolument aucune envie d'aller chercher la directrice la veille des vacances pour un incident tragique.
A présent, rentrez directement dans votre salle commune et n'en sortez plus jusqu'à demain matin, s'il est besoin de le préciser. Je ne vous raccompagne pas, mais vous n'avez pas intérêt à faire de détour.
Slyme. Brown. Passez un bon été.


Ambre suivit du regard les deux silhouettes qui s'éloignaient en direction du château. Lorsque les deux Serpentard se confondirent avec l'obscurité qui enveloppait le parc, la Serdaigle se remit en marche et longea lentement la lisière de la forêt, les sens en éveil mais le regard rêveur. Elle se dit vaguement qu'elle ne devait peut-être pas rester aussi proche des arbres, mais le bruit du vent dans les feuillages l'apaisait et lui permettait de rester l'esprit tranquille. Ce fut enfin d'un regard indéchiffrable, mélange de nostalgie et de dégoût, qu'elle contempla l'extérieur à travers la grille du domaine qui se dressait devant elle.




Fin du RP
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MessageSujet: Re: La forêt interdite   

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