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 Salle commune Serpentard

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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Ven 21 Nov - 21:08

-T'as peut être raison. J'ai été un peu con sur les bords. Très. J'vais essayer de faire encore plus d'efforts même si je sais que ca va être compliqué. Après tout... Qui ne tente rien, n'a rien. Je mne me rendais pas compte que les autres serpentards souffraient à cause de moi...C'était pas mon but.Alors voilà. je sais pas trop quoi dire.

Le cinquième année alla alors s'asseoir dans un fauteuil et se mit à regarder les flammes. Ses yeux se voilèrent alors le faisait tombé dans les limbes de ses souvenirs. Crépuscule quant à lui repris sa place dans le sofa.

Il n'avait plus tellement sommeil en vérité, malgré qu'il ressente toujours les effets de la fatigue dans ses muscles. Et puis il devait s'assuré que Kalis regagnerait bien son dortoir après tout ça. Et il y avait une dernière raison pour laquelle le Préfet resté ici. Il avait dit à Kalis que si il voulait lui parler il l'écouterait. Alors il resta là, à attendre la prochaine initiative du jeune homme. Allait-il monter se coucher ? Allait-il lui parler ? Le serpentard n'en savait rien et il s'en fichait. Il avait sut dés qu'il avait posé les pieds dans la salle commune qu'il y dormirait ce soir.

Fixant a son tour les flammes dans la cheminée, les pensées de Crépuscule s’évadèrent auprès de la Préfète. Il se demandait si sa ronde s'était bien passé et aussi si c'était elle qui viendrait le réveillé le lendemain?
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Ven 21 Nov - 22:09

-Il y a quelques semaines, j'ai reçu pour la première fois depuis des années une lettre de ma mère et de ma soeur. Je ne m'y attendais absolument pas. Dans cette lettre, elles voulaient me revoir. Donc...j'ai une question. Existe il un moyen pour que je leur reparle de nouveau très prochainement dans l'enceinte du château ?

Kalis c'était finalement relever et planter devant le préfet avec une lettre à la main. Dégageant quelque mèches de devant ses yeux, Crépuscule répondit calmement.

- Le moyen le plus simple aurait été de leurs donner rendez-vous à Prés-au-Lard. Mais avec l'injonction qui est tombé, c'est impossible. Je suppose que tu dois alors en parler avec le professeur Wolkoff, puis avec la directrice pour qu'elles puissent venir exceptionnellement en visite à Poudlard. Mais avec tes frasques récentes, je doutes qu'elles n'aient envie de t'accorder cette faveur. Enfin, tu peux toujours en faire la demande, ça ne coûte rien d'essayer, surtout si c'est important pour toi.  
Après, il te reste les hiboux postaux ou les vacances... Il n'y a pas d'autre moyen. Et ne pense même pas à faire quelque chose qui ne respecte pas le règlement. Pas que je ne te fais pas confiance, mais je préfère prévenir que de te retrouver dans une nouvelle situation impossible.


Crépu était peut-être un peu trop prévenant sur le coup, mais il devait bien faire comprendre à Kalis qu'il l'avait à l'oeil, ou qu'il veillait sur lui, au choix. Il voulait que le Serpentard ait pleinement confiance en lui. C'est pour ça aussi qu'il n'avait pas posé de question, bien que la curiosité le démangé. Pourquoi donc n'avait-il pas vu sa mère et sa soeur depuis si longtemps sans même avoir de nouvelles ... ?
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Sam 22 Nov - 12:32

Le jeune homme finit par s'asseoir au pied du sofa ou il plongea son regard dans les flammes. Son louo était revenu est se tenait tranquille prés de son maître. Le serpentard se mit alors a parler, se perdant dans ses souvenir lier à des événements récent.
Le brun l'écouta attentivement puis laissa le silence s'installer.
Finalement, après avoir réfléchit, il reprit la parole.


- Tu devrait en parler au Professeur Wolkoff. Après tout, si tes ennuis son liés à tes fameux livres de magie noir il faut que tu lui en parle. Je ne peux être d'aucune aide ici à part te conseillé. Il faut que tu dise toute la vérité, tout ce que tu sais dans les moindre détails. Ce n'est que comme ça que tu pourras arrêter tes peurs et tes angoisses.

Son cadet allait protesté mais Crépu continua sur sa lancée.

- Oui, je sais tu n'as pas peur et tu n'es pas angoissé. Si tu veux pas l'admettre c'est ton problème. Mais c'est ce que je vois de toi Kalis. Et une fois que tu auras surmonté tous ça. Tu verras que les solutions pour revoir ta vraie famille seront d'autant plus simple.

Un nouveau silence.

- Aucun problème n'est insurmontable. Crois moi Kalis. Je sais de quoi je parle...
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Sam 22 Nov - 13:07

Kate n’arrivait pas a dormi, donc elle c’était mis à livre un livre sur les animagus qu’elle avait trouvé dans la bibliothèque des serpentards.
Il devait être très tard quand, la serpendard eu fini de lire son livre, elle décida de descendre remettre le livre à sa place. Kate était en train de descendre les escaliers quand elle entendit des bruits dans la salle commune.

*Je croyais que tout le monde dormais, que font-ils là à cette heure ?*

Kate s’assit sur une marche, posa son livre à côté d’elle et tendit l’oreille afin d’entendre qui était dans la salle commune et si elle n’arriverait pas à un mauvais moment.

-Tu devrais en parler au Professeur Wolkoff. Après tout, si tes ennuis son liés à tes fameux livres de magie noir il faut que tu lui en parle. Je ne peux être d'aucune aide ici à part te conseillé. Il faut que tu dises toute la vérité, tout ce que tu sais dans les moindres détails. Ce n'est que comme ça que tu pourras arrêter tes peurs et tes angoisses
Oui, je sais tu n'as pas peur et tu n'es pas angoissé. Si tu ne veux pas l'admettre c'est ton problème. Mais c'est ce que je vois de toi Kalis. Et une fois que tu auras surmonté tout ça. Tu verras que les solutions pour revoir ta vraie famille seront d'autant plus simples.
Aucun problème n'est insurmontable. Crois-moi Kalis. Je sais de quoi je parle...


*Je crois que je vais retourner dans mon dortoir, cette conversation ne me concerne pas*

La jeune serpentarde se leva et retourna silencieusement dans son dortoir sans écouter la suite de cette conversation. Elle s’allongea sur son lit, quand elle sombra dans le sommeil, elle se dit qu’elle avait oublié son livre sur les marches des escaliers.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Sam 22 Nov - 15:19

Crépuscule avait sentit une présence prés d'eux pendant qu'il parlait. Il savait que quelqu'un était dans les escalier du dortoir des filles. Mais cette présence disparut très rapidement.
Sur que plus personne n'écoutait leurs conversations, le préfet concentra son attention sur le cinquième année.


-Comment ça tu sais de quoi tu parles ? Toi aussi tu as vécu la même chose ? Tu peux m'en parler tu sais. Même si je suis un peu con et inconscient sur les bords, tu peux tout me dire. Après tu peux aussi décider de te confier à quelqu'un d'autre, je ne te force à rien.

Un petit rire échappa au brun. Kalis était vraiment d'une sincérité et d'une franchise pure.

- Si les gens prenaient la peine de chercher, il verrait que mon passé n'est pas aussi simple que ce qu'ils pensent. Ce n'est pas pour rien que je ne suis arrivé que l'année dernière Kalis...Il y a maintenant bientôt deux ans que j'ai tué quelqu'un.

Il vit les yeux clair de Kalis s'ouvrir un peu plus. Le préfet replongea alors son regard dans le feu.

- Enfin, les journaux français dises que c'est un accident. Mais ils n'étaient pas là. Il ne savent pas. Et je sais très bien que c'est à cause de moi si... si mon meilleur ami est mort...
Par la suite, j'ai fais une dépression et les choses ont encore faillis dérapé... Cette fois la j'aurai pu tuer ma propre soeur jumelle...
Et pourtant, avant que je ne t'en parle, je suis sûr que tu ne t'imaginais pas une seule seconde que j'ai pu faire tous ça. Et c'est normal. Tous ça fait partie de moi, je les aie accepté et j'ai continué à avancer. Petit à petit, jour par jour, j'ai surmonté tous ça. Et je vis maintenant. Je vis, Kalis. Et tu dois en faire autant.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Sam 22 Nov - 18:49

Il y eus un silence après que Crépuscule ait parler, un long silence. Il fixait toujours les flammes qui dansait dans la cheminée. Petit à petit, il arrivait à faire son deuil. Mathéo lui manquait c'est vrai, mais il avait remarqué qu'en parler avec les autres l'aidait. Alors il se livrait un peu plus facilement, sur ce sujet du moins.
Sans savoir comment, tout d'un coup, Kalis se retrouva contre lui. Le plus jeune l'avait pris dans ses bras. Le brun ce crispa légèrement. Il n'était pas vraiment du genre tactile, sauf avec sa mère, sa soeur et de plus en plus avec Myo. Mais quand c'était les autres, il avait toujours un peu plus de mal. Ce décrispant légèrement, il posa ses mains sur le dos de son cadet pour lui rendre l'étreinte. Il vit le loup les regarder et ce dit que cet animal était très intelligent.
Crépuscule finit par repoussé le plus jeune et le fixa au travers de ses mèches brunes.


- Je serai toujours la pour t'apporter mon aide. Enfonce-toi bien ça dans le crâne, Kalis !  Il eu un micro sourire de deux seconde a peine. Maintenant file te coucher si tu ne veux pas que je te colle pour avoir, une fois de plus, outrepassé le règlement!
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Sam 22 Nov - 20:09

Le Serpentard regarda son cadet reprendre son sac et faire sortir son loup.

- Bonne nuit Aylen.
- Bonne nuit Kalis.

Le serpentard de cinquième année monta finalement dans son dortoir. Le Préfet espérait que la conversation qu'il avait eut avec le jeune homme lui avait ouvert les yeux. Par bien des aspects, le brun avait l'impression de se voir retrouvé en Kalis. Même s'il ne le connaissait pas trop, "le solitaire" de Poudlard avait beaucoup de point commun avec "le fou" de Beaux-Bâtons, dont la solitude. La différence étant que Kalis manquait d'un pilier sur lequel se reposé, alors que lui-même l'avait perdu et se raccrochait maintenant à se qu'il pouvait.
Mais Crépuscule était confiant dans l'avenir. Il était plus facile de s'accrocher à quelque chose que l'on avait jamais eu, que de chercher à le remplacer. Kalis s'en sortirait, s'a prendrait du temps, mais il finirait par s'en sortir.

D'un mot crépitant, le Serpentard diminua l'intensité du feu et s'allongea dans le sofa. Il regarda les lueurs sur les arches en pierre espérant que ces dernières le berce et le même dans le sommeil. Mais encore une fois son esprit repartie dans des divagations. Et dans les souvenirs qu'il avait de ses années en France. Il revit le sourire du brun aux yeux verts le premier jour au palais, son rire quand il venait le chercher après c'être perdu avec les élémentaires, et puis ses colères qu'en il le défendait contre ceux qui le traité de "fou"...


-C'était le bon temps... N'est-ce pas Matt...

Au loin il entendit des chants des êtres de l'eau et de la Terre qui le mirent mal à l'aise. Les ignorant, il ferma les yeux se concentrant sur le crépitement des flammes et espérant s'endormir vite.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Dim 23 Nov - 22:07

Myosotis revenait de la salle de bain des Préfets. Elle y avait passé la nuit, méditant dans l’eau chaude et parfumée de son bain durant de longues heures. Elle aimait bien s’y rendre lorsque tout le monde dormait, au moins elle était sûre de ne pas y être dérangée et même Mimi Geignarde ne pensait pas à aller jeter un coup d’oeil dans la salle de bain à ces heures là. Le jour commençait à peine à se lever et cela se voyait aux rayons de soleil qui traversait l’eau du lac de part en part pour finir sa course dans la salle commune des Serpentard et inonder cette dernière d’une jolie couleur verte claire. Dans une petite heure à peine, les élèves commenceraient à se lever les uns après les autres pour aller prendre leur petit déjeuner dans la Grande Salle. Le Mur qui marquait l’entrée de cette salle se refermait lentement derrière la jeune fille aux cheveux noirs dans un bruit qui était loin d’être assourdissant. Myosotis balaya la salle de ses yeux verts. Elle portait un short en jeans clair et une chemise blanche dont elle avait retroussé les manches jusqu’en dessous de ses coudes. Elle n’avait pas encore mis sa cravate mais comptait le faire juste avant que les cours ne commencent. Ses longs cheveux d’un noir de jais qui dégageaient un doux parfums étaient retenus en un gros chignon. Son regard fut bien vite attiré par une silhouette qu’elle connaissait que trop bien qui était allongée sur le canapé. C’était Crépuscule Aylen, le Gardien de Serpentard qui occupait tant ses esprits depuis quelques jours. Ils ne s’étaient pas re-croisés depuis le cours de potion où ils avaient appris à faire un philtre d’amour. Un sourire se dessinant peu à peu sur les lèvres de la jeune demoiselle, elle descendit rapidement les marches de pierre brutes en haut desquelles elle se trouvait. Arrivée en bas, elle traversa la salle pour aller voir le Serpentard de plus près. La respiration de ce dernier était lente, ce qui indiquait qu’il dormait profondément. L’un de ses bras pendant à l’extérieur du canapé, ses cheveux bruns en bataille, ses lunettes d’aviateur posées sur son torse; il était encore plus craquant lorsqu’il dormait. Après avoir posé son sac à ses pieds, Myosotis s’assit à côté du jeune homme; le canapé était bien plus large que ce à quoi on pouvait s’attendre. Ce n’était pas la première fois qu’il s’endormait à cet endroit, et la jeune fille le savait. Mais la Serpentard ne s’était jamais attardée plus longtemps lorsqu’elle l’apercevait couché sur le canapé. Le torse de Crépuscule s’élevait au rythme de sa respiration. La semi-vampire l’observa pendant une bonne dizaine de minutes avant de s’allonger à son tour, posant sa tête sur l’une des épaules du jeune homme et sa main gauche sur le coeur de ce dernier. Sous sa main, elle sentait les battements lents et réguliers de l’organe vital des êtres humains. Myosotis entendait le sang du Gardien couler dans ses veines. Rouvrant ses paupières, elle releva légèrement la tête. Son regard se stoppa alors sur la carotide du jeune homme. Et si.. Si elle… Non. Non elle ne pouvait pas faire ça. Elle en mourrait d’envie, mais elle ne le devait pas. C’était douloureux pour les humains de se faire mordre, et elle ne devait en aucun cas le faire. Elle avait beau se dire que les élèves consommaient quotidiennement de la Veine de Vénus, elle savait parfaitement que la dose qui leur était prescrite était bien trop minime pour dissuader la semi-vampire. Refermant ses yeux, elle essaya de se concentrer sur un autre bruit. D’abord, elle tenta vainement de se focaliser sur le crépitement que produisait le feu. Maintenant qu’elle y repensait, il était étrange qu’il ne se soit pas éteint au cours de la nuit. Plus étrange encore, il semblait garder continuellement la même intensité. Malheureusement pour Myosotis, l’appel du sang était bien trop fort et elle fut bien vite rappelée à l’ordre par sa véritable nature. Les battements continus du coeur de Crépuscule lui rappelaient sans cesse qu’elle avait terriblement envie de gouter à son sang. Alors qu’elle s’apprêtait à se lever pour partir, elle se rendit compte que la respiration du Gardien n’était plus pareille. Elle était devenue plus rapide et moins profonde. Cela indiquait que le jeune homme était en train de se réveiller. La jeune fille aux yeux émeraudes avait appris à faire la différence entre les multiples façon dont respiraient les humains durant leurs sommeil. Elle avait fait cet apprentissage au cour de l’année précédente, lorsqu’elle attendait paisiblement que l’heure de se lever sonne.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Mar 25 Nov - 18:43

Crépuscule commençait à s'éveiller. Il avait mal au dos, comme à chaque fois qu'il s'endormait dans le canapé de la salle commune. Plus il commençait à se réveillé plus il prenait conscience que quelqu'un se trouvé à ses côtés et plus vif que lui ses instincts lui dire que c'était Myosotis.
D'abord il sourit. Il sentait la peau fraîche de la serpentard contre lui puis son odeur de fleur sauvage. Doucement alors, il ouvrit les yeux. Elle était juste à côté de lui sa tête reposant sur son épaule. Elle le fixait de ses grands yeux vert. Il s'y perdit un instant, pas encore très bien alerte.


- Salut...
fit-il de sa voix rauque du matin

Près de lui la jeune femme pourtant ne lui répondit pas. Trouvant cela étrange, le brun s'éveilla complètement, inquiet. Il vit alors une petite lueur dangereuse et meurtrière dans les yeux de la noiraude. Il se redressa alors légèrement, sa carapace remise en place et mit un peu plus de distance entre eux.
Puis lentement, il prit une des mèches noir tombé du chignon de la noireaude et la replaça derrière son oreille. Crépuscule savait au combien leur relation était compliqué par bien des aspects. Et chacun devait veillé à se que l'autre ne franchisse pas les limites.


- Bonjours Myosotis. Répéta-t-il d'une voix douce qu'il n'utilisait qu'avec elle.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Mar 25 Nov - 22:53

Myosotis ne se rendit pas immédiatement compte qu’elle avait à nouveau fixé ses yeux émeraudes sur la carotide de Crépuscule. Lorsque ce dernier s’adressa à elle, c’était tout juste si elle entendit un son sortir de la bouche du jeune homme. Elle avait envie de le mordre et de s’abreuver de son sang; envie qui, en temps normal, ne la prenait que lorsqu’elle était en pleine chasse. Une véritable lutte intérieure s’était déclenchée dans l’esprit de la Serpentard; la raison face à sa nature. Heureusement pour le Gardien, c’était la raison qui avait pris le dessus. Myosotis ne voulait pas le tuer, loin de là. Alors que Crépuscule se redressait peu à peu sur le canapé, la jeune fille reprit rapidement ses esprits. Elle se retrouva nez à nez face à ce visage inexpressif qu’elle aimait tout autant qu’elle le haïssait. Pourquoi le Serpentard se sentait-il obligé de faire ça ? Pourquoi mettait-il ce masque alors qu’ils étaient seuls ? Lui arrivait-il, ne serait-ce que l’espace d’un instant, de le laisser tomber ? Mais après tout, c’est ce qui faisait son charme. Cela forçait Myosotis à lire dans les yeux bleus rois du jeune homme, ce qui lui donnait une raison de plus pour les admirer. Crépuscule leva le bras et entreprit de glisser l’une des deux mèches rebelles de la Serpentard qui s’était échappée de son chignon. Sa main frôla la joue de la demoiselle, ce qui eut pour effet de faire frissonner cette dernière. Plongeant son regard émeraude dans celui du Gardien, elle vit alors au fond de ses pupilles sombre que son écart momentané ne lui avait pas échappé. Elle aurait voulu faire comme si de rien était, ou alors s’excuser, mais l’intensité du regard de Crépuscule l’en empêcha; elle resta sans voix, la bouche close. Si quelqu’un avait fait son entrée à cet instant même, il aurait pu se demander ce que faisaient les deux Préfets à s’observer ainsi, couchés sur le même canapé. Après tout, personne en dehors d’Anya n’était au courant de leur relation. Ce qui expliquait entre autre pourquoi Myosotis avait croisé, la veille encore, un groupe de filles de cinquième année qui pariaient ouvertement sur le nom de la personne qui parviendrait à faire chavirer le coeur du beau brun. L’une d’elles avait d’ailleurs déclaré haut et fort qu’elle essayerait d’être cette personne. La Serpentard en avait été choquée. Comment osaient-elles parier sur une personne comme on parierait sur une course de chevaux ? La vie sentimentale est, aux yeux de la fille aux cheveux noirs, loin d’être une course et les conquêtes ne sont pas des trophées dont on se vante. Heureusement pour ces deux jeunes gens, l’heure de se lever n’avait pas encore sonner. Ils avaient encore une bonne demie heure devant eux avant que les premiers élèves ne descendent de leur dortoir. A nouveau, Crépuscule s’adressa à Myosotis. Cette fois, elle l’avait entendu. Retrouvant sa faculté à s’exprimer, la demoiselle aux grands yeux émeraude prit la parole:

-Je… je suis désolée.

Ce n’est pas ce qu’elle voulait dire, et pourtant, c’est ce qu’elle avait dit. Se sentant terriblement idiote, elle se leva, enjamba son sac de cours qui gisait par terre, contourna la table basse et se rendit devant la cheminée. Arrivée face à l’antre, elle s’installa sur le tapis et entreprit de retirer ses ballerines noire. Une fois à pieds nus, elle jeta ses chaussures un peu plus loin, au pied d’un fauteuil. Elle croisa d’abord ses jambes pour être assise en tailleur mais changea bien vite de position, trouvant celle-ci peu confortable. Myosotis plia sa jambe droite pour la rapprocher lentement de son ventre. Elle finit par poser son menton sur son genoux tout en enlaçant sa jambe de ses bras. Ses yeux rivés sur les faibles flammes qui brulaient en discontinu dans la cheminée, la noiraude n’entendit plus rien de ce qui se passait autour d’elle. Un tonnerre aurait pu éclater à l’intérieur même de la salle commune, elle ne l’aurait pas entendu. Trouvant que le feu ne dégageait pas assez de chaleur, la Préfète leva sa main droite devant elle, tendant les doigts avant de les refermer lentement. En même pas une seconde, les flammes avaient doublé d’intensité, de hauteur et de luminosité. Un léger sourire apparut sur les lèvres minces de Myosotis, mais il n’y resta pas longtemps. Regardant le feu sans le voir, elle resta immobile. Elle avait ramené sa main à côté d’elle, la posant sur le tapis à poil longs. Les elfes de maison faisaient un travail remarquable pour garder ce tapis propre et sans poussière. La jeune fille ravala un soupire. Elle s’en voulait tellement de ne pas avoir su cacher correctement l’envie qui s’était emparée d’elle… Elle n’avait jamais voulu que Crépuscule la voit dans cet état. A vrai dire, elle se demandait si elle avait réellement bien fait d’avouer son secret au jeune homme. Sans doute la réponse était elle oui; maintenant au moins, elle pouvait être sûre que le Gardien l’aimait peu importe sa véritable nature. Myosotis hésita un instant à se relever et partir pour laisser le jeune homme tranquille. Il devait sûrement être fatigué car tout le monde savait qu’il était désagréable de dormir sur les canapés de la salle commune. Pourtant quelque chose l’en empêcha. A peine avait elle eut l’idée de quitter la pièce que la bulle de silence qui s’était formée autour d’elle avait en quelque sorte disparue. Elle entendit alors le feu qui brûlait devant elle, les quelques ronflements de ses camarades dormant encore à l’étage qui se faisaient entendre comme long ronronnement lointain et régulier ainsi qu’un autre bruit, bien plus proche. Il provenait de derrière elle. Crépuscule s’approchait de la noiraude. Qu’allait-il faire ? Récupérer l’une de ses affaires sur la table basse et retourner dans son dortoir ? Engager une discussion avec Myosotis concernant son écart de tout à l’heure ? Ou alors sortir de la salle commune pour se rendre directement dans la Grande Salle ? Tant de questions sans réponse tournaient dans l’esprit de la Serpentard.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Mer 26 Nov - 20:42

-Je… je suis désolée.

La phrase de la jeune femme étonna un peu le Serpentard, mais il s'avait que si ces mots étaient sorti, c'est qu'ils étaient sincère. La noiraude ce leva alors et alla s'installer devant le feu. Crépuscule observa tout ses gestes minutieusement comme si il voulait les graver dans son esprit. Il détailla sa petite-amie comme il ne l'avait jamais fait auparavant. Il tiqua alors sur les mots qu'il pensa. Il n'aimait pas le terme petite-amie, ce mot ne sonnait pas bien à côté de Myosotis. Pourtant c'était bien ce genre de relation qu'ils avaient maintenant ?
*C'est... Myo... Tout simplement...*
Haussant les épaules pour lui même, au fond il s'en fichait. Il était avec Myo et c'était ça qui importé.
Le brun s'assit dans le canapé et fit craqué son dos endolorie. Puis il se leva est fit quelque étirement de Quidditch pour détendre ses muscles. Mais son regard retourna bien vite sur la préfète qui n'avait plus bougé d'un centimètre depuis qu'elle fixait le feu.
Lentement, le brun s'approcha d'elle et se pencha pour lui déposer un baiser sur le sommet de son crâne, sa main se perdant sur sa joue.


- Ne te prend pas la tête, petite fleur. Tu m'as déjà promis que tu ne me ferait jamais rien. Et j'ai confiance en toi. J'ai confiance en toi.

Il se redressa et se dirigea vers son dortoir. Il avait l'impression que sa main était entrain de brûler, ça lui faisait ça à chaque fois qu'il touchait la peau de la Serpentard. Sa fraîcheur ? Sa douceur ? Sa magie ? Il ne s'avait pas vraiment, mais ça faisait toujours battre son coeur un peu plus vite et lui picotait l'épiderme.
Une fois dans le dortoir 6B, Crépuscule prit des affaires de rechange et alla s'enfermer dans la salle de bains, ses camarades se réveillant doucement. Il prit une douche bien chaude pour faire disparaître les dernières douleur puis petit à petit réduisit la température pour lui permettre de bien s'éveiller. Quand l'eau glacée devint insupportable, il arrêta et sortie de la douche. Il s'habilla rapidement et sortis enfin de la salle d'eau.
Ses camarades se levait à peine. Il épingla son badge sur son gilet gris et réajusta sa cravate verte qui était en partie caché en dessous. Il mit ensuite sa cape noir de l'école par dessus le tout la laissant ouverte, dévoilant ainsi ses jambes serrés dans un jean noir. Remontant ses éternel lunettes sur le haut de son crâne, il chercha sa cape de d'hivers et se souvient qu'il l'avait laisser en bas. Prenant son sac en bandoulière, il sortit alors du dortoir et redescendit chercher sa cape. Il se demanda un instant si la noiraude l'avait attendu pour aller à la grande salle mais oublia vite sa pensée en se disant qu'elle n'allait quasiment jamais dans la grande salle.
Arrivé dans la salle commune son regard se posa sur le fauteuil ou il avait posé sa cape et ne la vit pas. Haussant imperceptiblement les sourcils, il chercha alors Myo des yeux.
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avatarMyosotis Chrysopelea
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Sam 29 Nov - 0:15

Myosotis sentit une main chaude frôler sa joue. Relevant légèrement la tête, elle sentit un doux baiser se déposer sur son front. Souriant comme une gamine, elle remit lentement sa tête droite tout en écoutant le Serpentard s'adresser à elle. Elle adorait la façon dont il l'appelait « Petite fleur ». Les dernières paroles de Crépuscule résonnaient encore dans l'esprit de la jeune demoiselle alors que le Gardien partait en direction des dortoirs. Elle ne perdit pas son sourire et resta durant une bonne dizaine de minutes assise devant la cheminée où le feu crépitait joyeusement. Il était rare que Myosotis sourît, et cela était bien dommage. Lorsque ses lèvres s'étiraient, son visage s'illuminait soudainement, la rendant encore plus sublime que ce qu'elle n'était déjà. Ses sourires pratiquement inexistants avaient le don de réchauffer les cœurs, calmer les excès de colère ou encore faire changer l'avis de quelqu'un. De quoi faire fondre un cœur de glace ! Entendant des bruits de pas à l'étage, la demoiselle en conclu que ses camarades étaient en train de se lever. Elle soupira, triste de constater que le silence qui l'avait bercée durant un moment n'était plus. Prenant tout son temps pour se relever, Myosotis récupéra ses chaussures. Elle se dirigea alors vers les escaliers qui la menaient à son dortoir mais s'arrêta à mi-chemin. Elle fit demi-tour, ramassa son sac qu'elle avait déposé par terre en arrivant et entreprit d'y ranger ses ballerines, ne voulant pas les renfiler. Une fois chose faite, son regard fut attiré par une boule de tissus noire qui se trouvait dans un coin du canapé. S'emparant de ce qui semblait être un vêtement, elle le déplia et le défroissa. Il s'agissait d'une cape d'hiver noire, bien trop grande et trop large pour appartenir à une fille. Il ne lui fallut que quelques secondes pour comprendre que cet habit appartenait à Crépuscule. S'enivrant un instant du parfum que la cape d'hiver dégageait, elle hésita un instant... Finalement, elle posa son sac sur la table basse et enfila le vêtement qu'elle venait de trouver. Récupérant ce qu'elle venait de déposer, elle partit en direction de son dortoir. Arrivée devant la porte de bois sur laquelle le chiffre 6 suivit de la lettre C étaient gravés d'une élégante police argentée, elle s'arrêta un instant pour écouter si les personnes avec qui elle partageait sa chambre étaient levées. Comme elle le pensait; c'était bel et bien le cas. Ravalant un soupir exaspéré, elle posa sa main sur la poignée d'argent et ouvrit la porte. Cela faisait presque un an et demi qu'elle partageait sa chambre avec cette demi-douzaine de filles, et pourtant, Myosotis ne leur parlait que très peu. Lorsqu'elle entra dans la pièce, le silence se fit instantanément et des regards furtifs vinrent se poser les uns après les autres sur elle, comme à chaque fois. La Serpentard était la septième fille du dortoir tout comme elle était la septième semi-vampire répertoriée à ce jour. Refermant la porte derrière elle, elle alla déposer son sac sur son lit. Le fait qu'elle se déplace souvent à pied nu faisait beaucoup parler ses camarades de chambre. Mais, après tout, elle s'en fichait. Celle qui se permettait parfois de parler assez fort dans le dos de la Préfète alors que cette dernière était présente s'appelait Cindy Farley. Descendante d'une lignée de sang pur, elle avait été envoyée à Serpentard tout comme ses parents, sa tante et les autres membres de sa famille l'avaient été avant elle. Elle avait des cheveux bruns qui s'arrêtaient juste en dessus de ses fesses grâce aux extensions qu'elle s'était fait mettre. Plat, d'un brun foncé tout ce qu'il y a de plus banale; ses cheveux n'étaient même pas beaux. Depuis le premier jour où Myosotis était arrivée à Poudlard, Cindy l'avait méprisée. Pour quelle raison ? Et bien tout simplement parce que la fille Farley enviait son poste de Préfète (et bien plus encore. Comme par exemple le physique presque vélanesque de Myosotis). Elle avait espéré être élue à ce poste tout comme l'avait été sa tante Gemma. Une fois n'est pas coutume, Cindy chuchota -enfin, si on peut appeler cela chuchoter- à sa camarade qui se tenait à côté d'elle:

-Regarde-moi c'te pauvre fille... Elle n'a même plus assez d'argent pour s'acheter des vêtements à sa taille et des godasses.

La fille à qui elle s'adressait, une rousse aux cheveux ternes coupés juste en dessus de ses maigres épaules, pouffa de rire en plaquant sa main sur sa bouche. Levant les yeux au ciel, Myosotis ne se donna même pas la peine de se retourner, continuant ce qu'elle était en train de faire (c'est-à-dire mettre de l'ordre dans son sac de cours qu'elle avait posé sur son lit). Pensant que sa « victime » n'avait pas entendu sa remarque, Cindy s'approcha à grandes enjambées de la demoiselle qu'elle enviait tant. La brune prit alors le coin de la cape et regardait l'étiquette qui y pendait, sûrement pour voir quelle était la marque du vêtement. Myosotis la laissa faire, sachant pertinemment que ce qu'elle verrait sur l'étiquette n'était non pas le nom de la boutique d'où provenait la cape, mais celui de son propriétaire. Ouvrant ses grands yeux bruns lourdement maquillés, elle relâcha la cape en s'exclamant:

-C. Aylen ?! Comme Crépuscule Aylen ? Le Préfet et Gardien des Serpentard ?! Ça ne t'a pas suffi de voler mon poste de Préfète, il faut en plus que tu voles les affaires des autres ! Et celles de MON Aylen en plus !

Se retournant lentement pour faire face à Cindy, Myosotis la jaugea un instant de ses yeux verts. Toujours aussi lisses et plat que d'habitude, les cheveux de la fille Farley tombaient de chaque côté de son visage comme des rideaux bruns. Ses yeux qui d'habitude n'étaient que deux petites fentes s'étaient ouverts aussi grands que possible. Ses sourcils mal épilés étaient relevés, comme pour montrer son dégout, ou peut-être sa soi-disant supériorité. Sur ses lèvres, elle avait (très mal) appliqué un rouge à lèvre rose bonbon qui faisait ressortir encore plus le fait que ses dents jaunâtres soient totalement désaxées les unes par rapport aux autres. Ses bras croisés en dessous de sa grosse poitrine, elle regardait Myosotis de haut comme elle en avait l'habitude. Bien qu'elle soit plus petite en taille, la fille aux cheveux noirs ne se sentait aucunement menacée.

-Pour commencer Farley, je tiens à te dire qu'il m'est impossible de te voler quelque chose qui ne t'appartiens pas. Tu n'as jamais été Préfète. Par conséquent, tu ne peux pas dire que je t'ai volé ton poste vu qu'il n'a jamais été tien. Pour en revenir à la cape de Crépuscule, je ne la lui ai pas volée. Il l'avait oubliée dans la salle commune et je comptais la lui rapporter. Et si tu veux mon avis, ça ne lui pose aucun problème que je porte ses vêtements. Bref, passons. En utilisant l'adjectif « Mon » pour parler de Crépuscule, tu sous-entendrais qu'il t'appartient. Alors permet-moi de remettre deux-trois petites choses au clair; les gens ne sont pas des choses Farley. Une personne ne t'appartient pas. Est-ce que tu as d'autres remarques à faire où je peux vaquer à mes occupations ?

Myosotis avait parlé calmement, d'une voix dénuée de toutes émotions. Ce n'était un secret pour personne que Cindy essayait depuis l'arrivée de Crépuscule de le faire tomber sous son (soi-disant) charme (comme à peu près le quart des filles de cinquième et sixième année). Cindy avait la réputation d'une fille-facile et superficielle. Elle n'avait pas de très bonnes notes et avait déjà dû refaire sa cinquième année une fois. Les autres filles avaient arrêté de se préparer pour écouter ce qui se disait au fond de la pièce. Deux d'entre elles faisaient semblant de se brosser les cheveux mais on voyait très bien à leurs regards qu'elles étaient plus concentrées sur la conversation que sur les noeuds de leur tignasse. Cindy lança un regard méprisant à Myosotis avant de lui tourner brusquement le dos, fouettant le visage de la semi-vampire de ses rajouts. Ne pouvant pas s'en empêcher, la Préfète posa ses yeux émeraude sur la pointe des cheveux bruns de la fille Farley durant un quelques secondes. Ce court laps de temps fut suffisant: les rajouts de Cindy prirent feu, dégageant une fumée noire inquiétante. Les flammes venaient de brûler la moitié des cheveux avant que la Brune ne se rende compte de ce qui se passait. Un cri strident s'échappa de ses lèvres. Elle s'était arrêtée au milieu de la pièce, terrifiée. Siriane (l'une des filles qui se coiffait les cheveux) eut le bon réflex: elle s'empara de sa baguette qui traînait sur son lit et lança un sortilège pour éteindre le feu. Une odeur de brûlé se diffusait dans la pièce. Les cinq filles allèrent immédiatement voir l'étendue des dégâts, encerclant une Cindy en pleure. Tout le maquillage de la Serpentard coulait sur son visage. L'air de rien, Myosotis remit son sac à bandoulière sur son épaule et quitta la pièce. Avant que la porte ne se referme derrière elle, la Préfète entendit la fille Farley l'insulter copieusement dans son dos en l'accusant d'être la responsable de cet incident. Un sourire apparut sur les lèvres écarlate de la jeune fille. Elle ne savait pas pourquoi elle avait réagi ainsi, mais ça lui avait fait du bien. Depuis le temps qu'elle se retenait ! Ce n'était pas la première fois que Cindy manquait de respect à la Préfète. Ce matin-là fut tout simplement la fois de trop. S'arrêtant en haut des escaliers, la Serpentard ferma les yeux et apprécia un instant la douceur du vêtement qu'elle portait. Elle n'en ressentait pas la chaleur, mais le parfum envoutant du Gardien lui suffisait amplement. À contre cœur, elle la retira, se disant que Crépuscule en avait besoin alors qu'elle, elle en avait juste envie. Dévalant les escaliers de pierre, elle se trouva bien vite en bas. Un sourire vint éclairer son visage lorsqu'elle vit à l'autre bout de la salle que le Préfet venait lui aussi de descendre de son dortoir. Voyant qu'ils étaient une fois de plus seuls, elle traversa la pièce aussi vite que sa véritable nature le lui permettait. C'est ainsi qu'elle se retrouva une fraction de seconde plus tard en face de Crépuscule, un air malicieux et sa cape soigneusement pliée posée sur ses mains tendues. Myosotis se rappelait de la première fois qu'elle avait parlé avec le Gardien. C'était dans cette même pièce. La Préfète avait sûrement surpris le jeune homme dès leur premier échange de paroles. En ce temps-là, la noiraude ne savait pas trop comment Aylen avait fait pour savoir qu'elle n'était pas comme les autres. Mais elle avait bien vu au fond de son regard bleu roi qu'il avait immédiatement compris. Ce n'est que plus tard qu'elle sut pour l'hypersensibilité du Préfet. À peine s'était-il présenté que la demoiselle s'était sentie entièrement en confiance avec Crépuscule. Il faut dire que sous sa carapace se cachait un véritable confident. Rapportant son attention sur l'instant présent, Myosotis vit que les yeux bleus du Brun étaient posés sur sa propre cape noire. Au bout d'un moment, le Gardien récupéra son bien et le glissa sous son bras musclé. Sur un ton d'excuse, la fille aux cheveux d'un noir de jais profond prit la parole en baissant ses yeux verts lentement:

-Si ta cape sent un peu la fumée ou les rajouts cramés, c'est à cause d'un petit incident qui a eu lieu dans mon dortoir... Je suis vraiment désolée. La prochaine fois, je te la ramènerai immédiatement.
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MessageSujet: Salle commune Serpentard   Dim 30 Nov - 16:13

Myosotis était apparut devant lui soudainement. Il remarqua tout de suite qu'elle avait sa cape sur le bras. Il l'a reprit des bras de la noiraude qui baissa ses doux yeux d’émeraude.

-Si ta cape sent un peu la fumée ou les rajouts cramés, c'est à cause d'un petit incident qui a eu lieu dans mon dortoir... Je suis vraiment désolée. La prochaine fois, je te la ramènerai immédiatement.

A ses mots, le brun comprit qu'il y avait eut un incident dans le dortoir de la Préfète le temps que lui même descende de son propre dortoir. Néanmoins, il ne demanda rien. Il savait que Myo pouvait très bien s'occuper de ses problèmes seule, il n'avait pas besoin de la couver ou de la protéger. C'était même plutôt le contraire qui se passerait si un jour ou l'autre il se retrouvait en danger, Crépuscule n'était au final qu'un simple humain.
De sa main libre, le brun releva le visage de la Serpentard  puis la glissa sur sa joue. Comme souvent le regard vert le transperça de part en part et il n'hésita pas une seconde avant de capturer ses lèvres vivement. Peu lui importait si quelqu'un arrivé à ce moment là, il avait tellement eut envie sur le coup. Il finit par rompre le doux échange et colla son front à celui de Myo, il continua à caresser doucement sa joue à la douceur incomparable.


- Merci, chuchota-t-il

Puis il déposa un baiser papillon sur les lèvres tendre de la préfète et se redressa, remettant une distance raisonnable entre eux.

-Tu m'accompagnes dans la grande salle pour le petit-déjeuné ?

Sans attendre de véritable réponse, il mit sa cape sur ses épaules et se dirigea vers la sortie de la salle commune.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Lun 1 Déc - 0:52

Myosotis sentit la main de Crépuscule frôler sa joue et continuer son chemin pour aller se glisser sous son menton. Relevant lentement son visage au teint de pêche, les yeux verts de la noiraude croisèrent ceux de couleur bleue du Gardien. Ils ne restèrent pas ainsi très longtemps, mais juste assez pour que la demoiselle ait le temps d'admirer le Préfet. Il était tellement magnifique... Ses cheveux bruns tombant sur ses yeux accentuait son côté mystérieux qui faisait tant rêver les filles de Poudlard. Crépuscule ne l'avait sûrement pas entendu, mais une porte grinça à l'étage. La main du jeune homme se perdit sur la joue froide de la semi-vampire. Avant même qu'elle n'ait pu faire quoi que ce soit, les lèvres du Serpentard vinrent se poser sur celles écarlate de la fille aux cheveux noirs. Fermant les paupières et perdant totalement la notion du temps, Myosotis n'entendit pas les bruits de pas dans les escaliers juste derrière elle; l'une des filles de Serpentard descendait des escaliers. Ladite fille s'était arrêtée au milieu des marches, sûrement surprise par le spectacle qui s'offrait à elle. Lorsque Crépuscule détacha ses lèvres de celle de la semi-vampire, cette dernière ne put s'empêcher de sourire en rouvrant les paupières. Les deux Serpentard étaient désormais silencieux, leur front appuyé l'un contre l'autre. Tout en caressant la joue de Myosotis, le Préfet la remercia. Mais de quoi la remerciait-il au juste ? Sûrement de lui avoir rapporter sa cape. Mais peut-être était-ce parce que, lorsqu'ils étaient ensemble, tout autour d'eux disparaissait. Comme si tous leurs problèmes n'étaient plus. Après un bisou papillon que la fille aux cheveux noirs trouvait bien trop court, Crépuscule recula de quelques pas pour remettre de la distance entre eux, au plus grand désespoir de la demoiselle. Le jeune homme proposa ensuite à la Préfète de se rendre dans la Grande Salle. Cette dernière fut légèrement surprise; elle ne se rendait jamais dans cette pièce, et encore moins pendant les heures de repas ! Mais après tout, pourquoi pas? Elle pourrait passer un peu plus de temps aux côtés du beau brun. Se concentrant sur le moment présent, Myosotis se rendit compte que Crépuscule était déjà parti en direction de la sortie. Il venait de passer dans le trou qui s'était formé dans le mur. Après une courte hésitation, la jeune demoiselle remonta un peu la bandoulière de son sac sur son épaule et suivit le jeune homme. Son regard fut alors attiré par une silhouette qui se trouvait au milieu des escaliers et que Crépuscule n'avait sûrement pas vue; c'était Cindy, bouche bée, qui dévisageait la Préfète. Cette dernière sentit alors une bouffée de bonheur l'envahir: voir sa rivale sur le cul de cette façon ne pouvait que la réjouir. Depuis le temps que la Brune cherchait à faire succomber le Gardien à son soi-disant charme... Lui adressant un magnifique sourire, Myosotis lui fit un bref signe de main plein de sous-entendus et parti rejoindre Crépuscule.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Dim 14 Déc - 21:53

Myosotis prenait tranquillement sa douche, fermant les yeux tout en profitant de l’eau qui coulait lentement le long de son corps. Elle remerciait intérieurement Salazar Serpentard d’avoir installé une salle de bain dans chaque chambre et se demandait s’il en était de même dans les dortoirs des autres maisons. Elle coupa l’eau et remmena ses longs cheveux noirs et trempés en arrière. Ils étaient encore plus longs que lorsqu’ils étaient secs, ce qui est bien évidemment logique. Passant sa main à l’extérieur de la douche, elle prit l’un des linges qui se trouvait sur une barre argentée qui servait à déposer les linges de douche. Myosotis le tira vers elle pour l’enlever de la barre. Elle de déplia et l’enroula autour de son corps, juste en dessous de ses bras. La jeune demoiselle sortit de sa douche, appréciant pleinement la douceur du tapis de bain sous ses pieds. Elle s’approcha de l’immense miroir qui se trouvait juste en dessus de trois lavabo. La lumière était forte ce qui permettait aux sept demoiselles de se maquiller correctement tous les matins. L’eau qui était restée emprisonnée dans les longs cheveux noirs de Myosotis coulait dans son dos pour finir sa course dans le linge. Les trois robinets d’argent étaient en forme de serpent à la gueule ouverte. S’observant dans la glace, la semi-vampire se faisait des autocritiques sur son physique. Elle trouvait sa peau trop pale, bien que beaucoup de fille lui enviait son teint de pêche. Elle n’aimait pas non plus ses lèvres trop rouges qui l’empêchaient de mettre du rouge à lèvre, par exemple, rose. Mais si il y a bien une chose que la jeune fille n’aimait pas chez elle, c’était sa taille. Myosotis n’arrivait pas à se voir plus bas que son nombril dans le miroir qui lui faisait face alors que les autres filles, elles, n’avaient pas de problème pour voir si leur ceinture étaient correctement centrée. Ravalant un soupire, la demoiselle s’empara de sa trousse de maquillage et en sortit un crayon. Elle souligna ses yeux d’un trait fin qui faisait ressortir le vert de ses yeux. Elle sortit ensuite un eyeliner qu’elle n’utilisait que très rarement, pour ne pas dire jamais. Bien qu’elle n’en mette jamais, elle n’eut aucun mal à l’appliquer correctement du premier coup. La précision était inée chez la jeune femme. Myosotis sortit finalement de sa trousse un simple mascara. Elle hésita à s’en mettre: après tout, elle n’en avait guère besoin. Finalement, elle le reposa dans sa trousse sans même l’ouvrir. La semi-vampire retira son linge et enfila des sous-vêtements en dentelle noire. Ses jambes étaient douces, ses bras encore humides, ses cheveux toujours mouillés. Elle rangea ses affaires lorsque quelqu’un tambourina à la porte.

« Putaiiiin bouge j’ai besoin de pisser ! »

C’était la voix insupportable de Cindy qui venait de crier cette phrase peu affriolante. Myosotis leva ses yeux verts au ciel, s’empara rapidement d’un vernis à ongle blanc qui se trouvait dans sa trousse, ouvrit la porte brusquement et sortit de la pièce, faisant reculer de quelques pas la Serpentard qui se trouvait juste derrière.

«La façon dont tu t’exprimes est extrêmement séduisante Farley. J’espère juste que tu ne t’adresseras pas à ton cavalier de la même façon ce soir. Si on part du principe que tu en as un, de cavalier.»

Cindy ne semblait pas s’attendre à se retrouver face à la Préfète car elle l’observa de haut en bas, une expression de supériorité bourgeoise inscrite sur son visage. Ne semblant pas avoir de chose à dire sur le physique parfait qui se trouvait devant elle, la fille Farley s’attaqua d’une autre manière à Myosotis:

« Ouais j'ai un cavalier. Samuel. Pourquoi tu parles toujours comme ça ? On dirait une putain de vieille. T’es vraiment pas normale toi… »

Un sourire espiègle se dessina sur les lèvres rouges de la noiraude. Depuis le petit incident qui avait eu lieu dans cette chambre, Cindy n’avait plus le loisir de jouer avec ses rajouts. Etant donné que ces derniers avaient mystérieusement pris feu, la Serpentard avait désormais une coupe au carré immonde. Penchant légèrement la tête sur le côté Myosotis murmura dans un souffle:

«Tu sais Cindy… La normalité n’est pas autre chose que la dénomination bourgeoise de la folie ordinaire.»

Fronçant ses sourcils mal épilés, la fille au sang pur ne semblait pas avoir compris ne serait-ce qu’un dixième de ce que venait de dire Myosotis. Elle se contenta d’hausser les épaules, de pester entre ses dents que la semi-vampire n’était qu’une « putain de malade » avant de rentrer dans la salle de bain. Après avoir secoué la tête, la semi-vampire partit s’installé au pied de son lit. Appuyée contre le bois sombre, elle commença à appliquer du vernis blanc sur ses frenches. Tout comme elle avait mit son eyeliner, elle n’eut aucun problème pour mettre proprement du vernis sur ses ongles ronds. Leur longueur était respectable sans pourtant être excessive. La porte qui menait au couloir s’ouvrit à la volée. Trois filles avec qui Myosotis et Cindy partagèrent leur dortoir arrivèrent. Elles étaient en pleine discussion. Ecoutant d’une oreille distraite, elle apprit que Daniel n’était pas sortit de sa chambre depuis que le bal avait été annoncé. Plusieurs filles lui avaient envoyé des messages pour lui demander d’être leur cavalier, mais il n’avait répondu à aucune d’entres elle. Cindy sortit de la salle de bain à l’instant même où les deux dernières filles qui dormaient dans cette chambre arrivèrent. Leur regard se posèrent immédiatement sur Myosotis. L’une des deux, Siriane, mit un peu plus de temps que sa camarade pour détourner son regard. C’était la première fois qu’elle voyait la semi-vampire aussi peu habillée. Les ongles de cette dernière étant secs, elle se leva et se dirigea vers l’immense armoire que les sept filles se partageaient. Elle ouvrit la porte et en sortit une magnifique robe verte émeraude. Elle semblait plutôt courte et faite d’un tissus extrêmement légère. En effet, elle était faite en mousseline de soie. La robe n’avait pas de manche mais le bustier était tout simplement magnifique, parsemé de petits diamants. Myosotis déposa son vêtement sur son lit et retourna dans la salle de bain pour se coiffer. Ses cheveux avaient eu le temps de sécher et formaient comme à leur habitude des boucles rondes et parfaites. Ramenant toute sa masse de cheveux sur le côté, elle commença à faire une tresse. Elle s’arrêta alors qu’elle arrivait à la hauteur de son cou, laissant le reste de ses cheveux pendre gracieusement sur le devant. La préfète fixa la tresse à l’aide d’une petite pince noire qui était invisible car noyée dans la masse importante de cheveux. Simple et élégante, sa coiffure avait été correctement faite. Ressortant dans la salle de bain après avoir éteint la lumière, Myosotis croisa le regard rusé de Cindy. Cette dernière semblait être fière, comme si elle venait d’accomplir un exploit. Le regard de la fille Farley se dirigea vers le lit de la Préfète. Cette dernière regarda dans la même direction.

« Oh… Non. Me dis pas que… »

La gorge sèche, la Serpentard couru vers son lit. Comme elle le redoutait, sa robe était littéralement détruite. En trois morceaux, certaines parties brulées, déchirée de toute part. Myosotis aurait voulu crier, se jeter sur Cindy et lui faire payer le prix de son arrogance. Les cinq autres filles étaient mi-amusées, mi-terrifiées.

« Tu… Tu pourrais la réparer non? » se risqua à dire la seule des six filles qui était plus ou moins correcte avec la Préfète.

« Non elle ne peut pas » gloussa Cindy. « Les dégâts sont bien trop importants ! Et de toute façon, ça m’étonnerait que réparo puisse recoudre une robe. Aucun sorcier normal ne pourrait réparer cette robe. Pas même les plus grands ! Pas même Madame Guipure ! »

Myosotis releva la tête et regarda la fille Farley. Ses yeux d’habitudes émeraude avaient pris une couleur vert sapin. Son regard était sombre, mais son visage ne laissait rien paraitre. A vrai dire, on aurait presque pu croire qu’elle était calme si elle n’avait pas lancé un tel regard à Cindy. Respirant profondément, la Préfète se contenta de rétorqué :

« Depuis le temps qu’on se connait Cindy… J’aurais pensé que tu avais déjà remarqué que je n’étais pas une sorcière comme les autres. »

Tout en disant cela, Myosotis avait pointé sa baguette -sortie d’on ne sait où- sur le petit tas de tissus émeraude. Elle prononça alors l’incantation utilisée pour réparer des objets, mais ce qui se passa ensuite n’avait rien d’habituel. Un éclaire violet sortit de la baguette pour finir sa course sur les restes de la robe. Un halo de lumière rose entouraient ce qui était auparavant une robe. Se reformant peu à peu, le vêtement aurait pu être comparé à un puzzle qui était magiquement exécuté. Une fois que la robe fut comme neuve, le halo disparu peu à peu. Désormais, la soie verte semblait dégager une certaine magie. Une magie puissante. Une magie surnaturelle. Une magie agréable. Un sourire de triomphe étira les lèvres rouges sang de la noiraude. Elle lança un regard à Cindy, pour lui montrer qu’une fois de plus elle avait échoué. Myosotis enfila ensuite sa robe. Cette dernière semblait être encore plus sublime une fois portée. Elle était serrée jusqu’au ventre mais ensuite elle tombait magnifiquement bien sur les jambes brillantes de la noiraude. La robe s’arrêtait à la hauteur de ses genoux. Sa baguette avait disparu. Relevant ses yeux verts sapin, elle remarqua qu’à cet instant que trois autres filles étaient également prête. La Serpentard aux cheveux roux portaient une robe jaune soleil qui contrastait horriblement avec la couleur de sa tignasse. La seconde, Siriane, portait une longue robe noire élégante mais un peu trop près du corps et presque banale. La troisième fille qui avait déjà enfilé sa robe était la Serpentard qui s’était inquiétée pour la robe de Myosotis. Anouk, car c’est ainsi qu’elle s’appelait, était habillée d’une ravissante robe rose pale. La Préfète avait toujours apprécié Anouk bien que cette jeune fille soit nettement trop influençable. Lorsque les autres filles n’étaient pas là, Anouk et la semi-vampire discutaient volontiers ensemble. La noiraude adressa un sourire à cette dernière sous le regard assassin de Cindy. Suite à cela, elle se baissa, attrapa ses escarpins qui se trouvait sous son lit et quitta la pièce. Arrivée au milieu des escaliers, elle s’installa sur une marche pour enfiler ses chaussures à talons. Elles étaient noires, fermées sur la pointe du pied et des lanières s’entrecroisaient à deux reprises sur le dessus du pied. Une fois prête, Myosotis dévala les escaliers. Dans sa salle commune, des petits groupes d’élèves déjà habillés pour le bal étaient disséminé un peu partout. Elle balaya la salle de ses yeux d’un vert toujours sombre mais ne vit pas Crépuscule. Elle descendit lentement les marches de pierre, ne remarquant pas immédiatement que plusieurs personnes s’étaient retournés pour mieux la voir. La tête haute, la préfète alla s’installé sur le dernier fauteuil de libre, bien décidée à attendre son cavalier.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Mar 16 Déc - 19:49

C'était le grand soir du Bal. Crépuscule avait entendus pendant de nombreux jours beaucoup de filles de toutes les maisons piailler et également beaucoup de garçon soupirer. Il avait encore eut à répondre à de nombreuse question et avait du encore refuser de nombreuses invitations de la part de fille comme de garçon. A croire que certain n'avait pas comprit qui'l était en couple avec Myosotis. Pourtant, ils ne se cachaient pas vraiment. Ça faisait bien deux semaines que tout Poudlard était au courant.

Réprimant un soupire le Préfet sortit de la salle de Bain une serviette autours de la taille, laissant la place à Charles. Il se dirigea vers son armoire et l'ouvrit. Il en sortit la house qui n'avait pas bougé depuis qu'il l'avait rangé lors de son arrivé ici et la posa sur son lit. Il attrapa sa baguette et sécha ses cheveux d'un petit sort faisant disparaître les gouttes qui vagabondait sur ses omoplates et son torse musclé par les entraînements de Quiddicht.
Il ouvrit la house noir et en sortit les vêtements et les enfilas. Il se retrouva alors pourvu d'un pantalon noir ajuster qui mettait ses jambes et, comme l'avait souvent répéter sa jumelle, son postérieur en valeur. Des chaussures de soirée noir et une chemise noir en soie. Par dessus, il portait une veste de soirée bleu nuit en velours, rehaussant la couleur de ses yeux. A coupe du vêtement était sur mesure, ainsi le bas était un peu plus long sur l'arrière, la taille cintrée et les épaule ajusté. De fines broderies en argent se trouvait sur le revers du col ainsi que sur le tour des poignées et le bas.

Crépuscule passa une main dans ses cheveux pour leurs donner un peu de volume. Les mèches sur son front se positionnèrent aléatoirement mais ne lui cachait presque plus plus la vue. En effet, il avait coupé ses cheveux pour la soirée et avait retrouvé la même longueurs que lors de ses premier jours dans le château. Réajustant sa tenue, il mit sa baguette dans sa poche et se dirigea vers sa table de chevet. Dessus il y avait trois choses. La première était ses lunettes d'aviateur. Ce soir, il ne les mettrait pas, ce n'était pas de circonstance. La deuxième choses était le bracelet en cuir brun d'Ehsa. Ça par contre il le mit à son poignet droit en serrant bien les lanières. Il était un visible sous sa veste, comme sous son uniforme et c'était pas plus mal. L'artefact du démon du feu lui serrait d'autant plus utile que lors de cette soirée il y aurait beaucoup de monde. Grace à cela, il subirait beaucoup moins les agressions magique du à son hypersensibilité depuis qu'il avait arrêter le traitement de Pomfresh une semaine lus tôt. La troisième choses se trouvait dans une petit papier de soie et le prit dans sa main avant de sortir du dortoir sans un coup d'oeil à ses camarades.

Il rejoignit la salle commune bondé et chercha sa cavalière du regard. Quand il la trouva, il ne vit plus qu'elle et se dirigea dans sa direction sans prêter attention à la foule autours de lui. Il se planta devant le fauteuil dans lequel elle attendait gracieusement, et s'inclina une main dans le dos l'autre tendue vers elle avec un sourire sur le visage. Personne d'autre ne vit se sourire, le vrai sourire de Crépuscule. Seule Myosotis avait maintenant le droit à se sourire. Lorsqu'elle se leva Crépuscule ne put s’empêcher de capturer avidement ses lèvres avant de la contempler. Sa robe émeraude la mettait tous simplement en valeur, chaque parcelle de son corps et le brun n'avait qu'une envie, la serrer contre lui et parsemer la peau lise et pure du cou de la noiraude de multiple baisés. Il lâcha sa main et la fixa dans ses yeux aussi vert que sa robe.


- Tu es plus que sublime, ma fleur.

Myo le complimenta à son tour et il sortit enfin se qu'il y avait dans le papier de soie qu'il tenait. C'était une petite broche en faux argent forme de rose dans laquelle, au centre protéger par les pétales, se trouvait une émeraude. Le bijoux était finement réalisé et d'une sobriété rare, épurée, presque fragile et précieux. Doucement, il vint l'accrocher sur le côté du coeur de Myosotis parmi les petit diamants qui parsemer sa robe. Crépuscule aurait put choisir une broche en forme de myosotis, mais la rose est et reste le symbole de l'amour.

Il se redressa adressant un nouveau sourire à sa compagne et lui tendit de nouveaux la main. La Préfète posant sa main dans sa paume, il enroula délicatement son bras autours du sien et la guida jusqu'à la sortie de la salle commune.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Ven 9 Jan - 0:52

Kate avait déambulé toute la journée dans les couloirs du château, assistant aux cours dans une léthargie peu commune. Le jeune fille avait mal dormi cette nuit là et avait passé son temps murer dans le silence. Elle n'avait jamais vraiment eu de relation amical avec les autres élèves de l'établissement, bien-sûre elle avait des connaissances mais personne n'était assez proche d'elle pour dire être son ami. Cependant ce soir il y avait une drôle d'ambiance au château, les tableaux murmuraient de drôle de choses et la directrice n'était pas apparu lors du repas, ce qui n'aurait pas paru si bizarre que cela un autre jour, mais ce n'était pas dans ses habitudes pour une rentrée. Tout à leur joie de se retrouver, peu d'élèves avaient remarqués cette ambiance un peu tendu du corps enseignants et surtout très peu d'entre eux écoutaient les dire des sorciers représentés en peinture.

*Ils sont tellement obnubilés par leur petit monde, qu'ils ne voient rien tant qu'on ne leur met pas sous leur nez... *

Fatiguée de cette agitation, la serpentard se contenta d'un rapide repas avant de redescendre dans le calme des cachots. Tout le monde étant encore à manger elle put donc faire le chemin vers sa salle commune en paix. Circulant avec aisance dans le dédale de couloir, elle passa l'entrée de sa salle commune et s'installa dans un coin retiré de la salle. De là où elle était elle pourrait s'adonner à son passe temps habituel, sans être vue par le reste de ses camarades. Par précaution, elle sortit quand même ses affaires, au cas ou l'un des verts et argents viendrait non loin d'elle. Assez de rumeurs couraient sur tout le monde pour qu'il y en ai sur elle, chose déjà fortement possible, vue son caractère discret et solitaire.  Lorsque 20h30 sonna la salle commença à se remplir, le couvre feu étant fixé à 22h quelques élèves venaient prendre leurs affaires avant de repartir vers la bibliothèque, d'autres se lovaient dans les canapés pour profiter de la lumière tamisée verte pour discuter ou s'embrasser. Le brouhaha qui agitait la pièce donna la migraine à la 6 ème année qui ramassa ses cours puis elle sortit son carnet. Prenant un crayon à papier, la jeune femme se mit a dessiner, une fois de plus, la salle commune tel qu'elle la voyait ce soir. Tellement plongé dans sa représentation, la fille aux yeux d'acier oublia le monde présent dans cet environnement. Un jeune homme vint alors dans sa direction, sans qu'elle le perçoive jusqu'au moment où il se pencha sur elle et la fit sursauter.

-Que dessines-tu ? Je te vois tout le temps avec ton carnet, à l'écart de tout le monde.

Lui lançant un regard surpris que l'on s'adresse à elle, puis agacée d'avoir été interrompu, Kate ne put faire autrement que de répondre un peu froidement en refermant son carnet brusquement.  

-Cela ne te regarde en rien.  

Sa réponse avait le mérite d'être claire, l'intrus la regarda une lueur d'incompréhension passant sur son visage, puis contrarié il haussa les épaules avant de repartir d’où il était venu. Tout en fourrant ses dernières affaires dans son sac, la jeune femme se leva et croisa le regard de l'opportuniste, qui la fixait d'un air qui laissait supposer qu'il reviendrait bientôt à la charge. Suite à ce regard, la 6 ème année fila dans son dortoir pour jouir d'un moment de tranquillité avant d'avoir cette espace envahit aussi. Puis elle se mit dans son lit, faignant de dormir quand ses premières camarades de chambres arrivèrent bruyamment avant de l'apercevoir.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Sam 10 Jan - 22:06

Serenna apparut dans un nuage vert dans cette merveilleuse cheminée qui illuminait la salle commune de la maison Serpentard. Son visage était vide ; tout comme son regard. Elle fit un pas en dehors de cette grande cheminée de pierre sans savoir si elle avait eu le droit de passer ici. Personnes ne se rendit compte de son apparition soudaine tant les esprits semblaient intrigué par quelques rumeurs. Serenna s'effondra alors sur le fauteuil sur lequel elle avait l'habitude de s'asseoir.

Flashback :

Une fois partie du Chemin de Traverse, les trois sorciers se retrouvèrent devant une immense bâtisse de pierres blanches. Il s'agissait de la maison dans laquelle ils avaient passé, elle et son frère, la moitié de leur enfance. Ils avancèrent en silence vers une grande porte de bois sculpté. Le père des deux jeunes sorciers frappa trois fois pour signaler leur arrivée. Un elfe ouvrit. Serenna tenta de discerner une quelconque information relatant de sa maman dans les grands yeux de l'elfe. Malheureusement, il baissa la tête instantanément et ne prononça pas un mot. Une fois la grande porte ouverte, un grand hall menant à un long couloir à peine illuminé, normalement chaleureux, se laissa entrevoir. Serenna observa alors les moindres recoins, les moindres mouvements présent dans ce couloir lugubre. Une seconde porte était à environ dix pas d'elle et sa famille. Elle se demanda alors s'il s'agissait de cette porte, mais il en était point. Serenna lança alors un regard presque froid à son père. Il s'avança dans ce couloir aux allures morbides. Serenna avança alors un de ses pieds afin de suivre son père. Elle sentit soudainement quelque chose lui tenir le bras. Il s'agissait de l'elfe. Il la tira littéralement vers un coin plus tranquille. C'est alors avec une voix bégayante qu'il prit la parole.

- Mad..Mademoiselle Se..Se... Serenna, je...je...je dois v...v..vous dire q...q...que votre ma..a..maman...
Il fut interrompu par une voix grave.
-Serenna vient nous rejoindre.

Elle chuchota alors à l'elfe.
- Elle ne va pas mourir. Ne t'inquiète pas.

Elle déposa alors sa main sur l'épaule de l'elfe qui semblait surprit de cet acte. Cela faisait déjà bien longtemps que Serenna n'était pas revenu dans cette maison. La jeune fille s'éloigna alors de l'elfe afin de rejoindre son père près de l'entrée de la chambre de sa mère. Elle hésita un moment avant de s'engager. Un médecin sortit de la chambre et s'éloigna avec leur père. Ensuite, elle vit Maël, son frère au chevet de leur mère. Serenna s'arrêta alors. Les yeux bleus de la jeune fille furent rapidement noyés de larmes. Soudain, une petite voix l'appela. Il s'agissait de sa mère qui lui tendait la main.Serenna alla alors la rejoindre.

-Je.. Je suis désolée maman.
Elle se mit alors à pleurer à chaudes larmes.
- Je suis désolée de ne pas être venu avant, je ne pensais qu'à moi, je suis égoïste. Pardonnes-moi maman.

- Serenna, donnes-moi la main...

Serenna avait le souffle court. Son cœur s'emballait. Elle prit alors délicatement la petite main fragile de sa maman. La femme regarda alors ses deux enfants et leur adressa se sourire si caractéristique d'une mère fière de ses enfants. De longues minutes s'écoulèrent, des regards s'échangèrent. Leur père revint alors de l'entretient avec le médecin. Serenna ne fit pas attention. Elle posa alors sa tête sur le lit à côté de sa mère et continua de serrer sa main. Elle ferma les yeux. Après quelques secondes, Serenna entendit Maël, s'effondrer en larmes. Elle releva alors la tête et le vit à genoux replié sur lui même. C'était la première fois qu'elle le voyait comme cela. Son père le prit alors dans ses bras.

-Serenna rapproches-toi.

-Attends maman, tu sais j'ai confiance en les médecins, j'ai confiance en toi. Je sais que tu iras mieux dans quelques jours. D'ailleurs un ami m'a donné quelque chose qui pourrait t'aider. Papa a dû le donner au médecin. Je sais que...

-Serenna écoutes moi..
La jeune fille s'arrêta alors.

- Je t'aime ma chérie et je n'en pouvais plus de vous voir comme cela. J'espérais que vous vous retrouveriez dans d'autre circonstance mais il faut que vous vous parliez. Alors promets moi que tu feras un effort. Il en fera de son côté alors promets moi cela.

Serenna eut le souffle court. Elle acquiesça sans pouvoir prononcer aucun mot. Elle lui caressa le visage.
- Je suis fière de toi, tout comme de toi Maël.
Elle lui tendit la main.

- Je suis fière d'avoir été votre... Mère.
Sa voix tremblait de plus en plus. Le médecin semblait s'agiter derrière nous.

-Venez tous La famille était enfin réunie le temps de quelques minutes.
-Venez tous.


La famille était enfin réunie le temps de quelques minutes. Les voix se turent, les larmes glissaient sur les visages, les souffles étaient saccadés et les cours s'agitaient. Mains dans la main, ils profitèrent de se dernier moment tous ensemble, car quelques minutes plus tard leur mère, femme était partie pour une autre destination. Un long voyage venait de se terminer. Après de longues heures Serenna devait retourner à Poudlard. Son père lui avait obligé.


Fin du Flashback:

Serenna était donc là, dans ce collège, sur ce fauteuil près de la cheminée, mais son esprit était ailleurs.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Dim 11 Jan - 9:48

Alors qu'ils avaient traversé bon nombre de couloirs, empruntés des escaliers qui au départ ne voulaient en faire qu'à leur tête,  -  la Directrice avait utilisé sa baguette, en informulé, pour forcer ses derniers à revenir à la place qu'ils occupaient initialement à leur arrivée -  Mme Dragonneau était descendue en compagnie des deux Préfets de Serdaigle dans les cachots. Les tableaux avaient été surpris que la jeune femme accompagnée de Préfets se balade à une heure si tardive et avaient posé des questions, auxquelles, elle avait prit soin de ne pas répondre. D'autre, au contraire, était profondément endormis et grognaient d'être réveillé par la lueur des baguettes.
 
- Pas de questions pour le moment, j'y répondrais plus tard, l'heure est grave et il n'y a pas de temps à perdre... Et je ne voudrais pas que des oreilles indiscrètes ébruitent ce que j'ai à vous dire...
 
Les deux préfets bleu et bronze ne devaient certainement jamais s'être aventurés aussi loin dans ses cachots pensa la Directrice. Alors qu'ils approchaient de l'entrée de la Salle Commune des Serpentards, Mme Dragonneau leur demanda d'attendre quelques mètres plus loin. Elle ne voulait pas mettre en péril le mot de passe des Verts et Argents, bien qu'elle se doutait qu'elle serait obligée de les changer une fois Myosotis ajoutée au groupe... Son ouïe lui permettrait d'entendre tout ce que la Directrice dirait, même si cela était murmuré à plusieurs mètres d'elle. Elle savait également que la semi- vampire respecterais les autres maisons et n'entrerais pas même si elle connaissait le mot de passe, mais un peu de rigueur en ces temps difficiles ne ferait pas de mal.
 
Arrivée face au mur, la Directrice donna le mot de passe.
 
- Yeux de Serpent
 
Le mur s'ouvrit et laissa un passage. Elle invita donc les deux jeunes gens qui l'accompagnaient  à entrer avec elle. Ils se retrouvaient en haut d'un escalier. Sans s'attarder au regard curieux qu'avaient les bleu et bronze, Mme Dragonneau s'avança dans la pièce aux lueurs vertes. Miss Myosotis et M. Aylen étaient en train de discuter, assis dans un canapé noir.
Leur souriant, elle les invita à les suivre sans poser plus de questions...
Le petit groupe devait aller chercher les Poufsouffles.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Mer 14 Jan - 21:52

"Yeux de Serpent"
Thanaël franchis la porte dérobée et entra dans la salle commune du serpent. Il jeta un coup d’œil dans la salle, afin de voir qui était présent. Quelques élèves marmonnent entre-eux. La discussion agite tellement les passions que peu remarquent l'arrivée de Thanaël. Il les ignora et passa à coté, tentant de rejoindre sa chambre, mais non sans capter quelques bribes de conversation au passage. Les derniers potins de l'école sans doute, mais il n'avais cure de ces commérages. Il venais d’apercevoir une Serpentard à la fenêtre. Elle semblait perdue dans la contemplation du lac et entortillait machinalement ses cheveux blonds bouclés. Il continua son chemin pour aller dans sa chambre et s’allongea sur son lit. Le spectre se présenta alors à sa droite. "Pourquoi tu ne cause pas aux personnes de ta propre maison ? Comment veux-tu espérer te faire des amis si tu évite la compagnie des autres ? Et la fille à la fenêtre, tu aurais pu aller lui parler."
-"Ils ne m'ont pas vus"
-"Tu ne les aide pas non plus."
-"La fille. Je l'ai croisée dans les couloirs. Il y a quelque chose dans son regard qui m'intrigue. Un mélange de sentiments et d'émotions...."
Le spectre le coupa : "Alors que tu n'est pas allé la voir il y a quelques instants ?"
Thanaël répondit d'un ton sec : -"Je ne dérange personne. Alors qu'ils fassent pareils avec moi."
-"Certes. Et c'est légitime comme demande."
Thanaël, dont le ton avait baissé, continua : "Cette fille.... C'est la personne la plus à même de comprendre... Elle a souffert..."
Le spectre parut intrigué : -"Tout les humains souffrent. Pourquoi elle ?"
La réponce n'en fut que plus déconcertante encore : -"Je l'ai vu dans son regard."
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Ven 16 Jan - 10:08

Aujourd'hui était un autre jour, Serenna était dans son lit, dans une chambre qu'elle partageait avec des filles à qui elle parlait peu. Mais malgré cela l'une d'entre elle, surement la plus tourné vers les autres, avait bien remarqué le mal être de la jeune fille. Elle s'appelait Eva et était en troisième année tout comme Serenna. Ce matin, en voyant Serenna toujours dans son lit, elle décida de s'approcher. Elle lui prit la main et lui demanda d'une voix douce:

- Toujours le même cauchemar ?

Serenna ne répondit pas mais ce silence en disait long sur la nature de ses nuits presque blanches depuis son retour au collège.
Eva venait chaque matin retrouver Serenna afin de lui poser encore et toujours cette même question. Ce n'était pas la question sans réponse en elle même qui liait ses deux personnes mais le soutien que l'une apportait à l'autre chaque jour. Ainsi comme chaque matin Eva alla rejoindre ses amies pour aller prendre le petit déjeuné, comme tout élève. Serenna resta quant à elle dans les dortoirs avant d'aller en cours.
C'était comme cela depuis son retour par la grande cheminée de pierres grises placée dans la salle commune de sa maison.
La vie de la jeune Serpentard était devenue monotone, lié par des mécanismes d'élèves : dortoirs / salle commune / cours / salle commune / etc.. Son esprit avait assimilé ce mécanisme sans trop de mal.
Ainsi elle alla, comme chaque jou,r dans la salle commune s'asseoir, sur ce qui allait devenir son fauteuil devant la cheminée, afin de regarder les flammes danser avant de rejoindre les autres élèves lors des cours. Mais ce matin une autre personne avait fait ce même parcours. Il s'agissait de Kai. Serenna ne l'avait pas remarqué. Il était dans un des fauteuils à l'opposé de la cheminée. Il la regardait.
Puis Kai décida de s'avancer vers elle restant debout à ses cotés. Puis il sortit un chocogrenouille de sa poche et le tendit à la jeune fille.


- Manges ça, cela fait plusieurs jours que tu ne manges rien.
Elle ne réagissait pas. Il s'accroupit alors à sa droite.

- Serenna... ?
Elle détourna enfin ses yeux bleus des flammes rouges vers lui.

- Je n'ai pas faim. Puis elle prononça avec beaucoup d'arrogance. Et si tu allais rejoindre les autres autour d'un magnifique déjeuné proposé par l'établissement.
Il ne rétorqua pas mais resta ici.

- Kai...
Il l'interrompit.

- Tu te souviens de mon prénom c'est déjà un bon point.
Elle le fusilla du regard.

- Quoi toi aussi tu vas me dire que je suis différente depuis l'autre jour et que je ressemble à un fantôme.

Il se mit à rire.

-Et bien non figure toi que tu ne changes pas, tu restes toujours aussi adorable avec moi.
Elle fit enfin un sourire.

-C'est une victoire pour moi de voir que tu m'accordes enfin un sourire.
Elle soupira. Kai se releva et lui tendit la main.

-Viens je t'escorte jusqu'a la grande salle.
Elle le regarda.

- Non c'est bon ne t'inquiète pas je n'ai vraiment pas faim. Je vais attendre le début des cours ici. Merci.
Elle lui fit un sourire, léger mais un sourire quand même. Kai posa alors sa main sur l'épaule de Serenna puis disparu dans l'ombre de l'entrée des cachots.

La jeune vert et argent prit son livres de Défense et le feuilleta en attendant l'heure de début de cours.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Mar 10 Fév - 16:21

Kate s’installa près du feu crépitant. Dans ses mains elle tenait une lettre et un petit colis, elle les avait reçus un peu plus tôt dans la soirée. Elle décida d’ouvrir la lettre en premier, elle posa  donc le colis sur l’accoudoir de son fauteuil, la serpentarde s’apprêtait à enlever le cachet de cire quand une boule de poils sauta sur ses genoux et viens se coller à elle en ronronnant, la verte et argent se permit de sourire étant seule dans la salle commune. Kate fini par ouvrir la lettre tout en caressant son chat qui appréciait grandement les caresses de sa maîtresse.

Ma chère petite Kate
Cet été tu t’es plainte de ne pas recevoir de lettre de ma part, alors voilà je t’en écrire une. Tu vois que je ne t’oublie pas.

Lysander, ton vampire adoré que tu aimes plus que tout, n’est pas ?
Ps : le colis est ton cadeau d’anniversaire, je sais je suis un peu en retard c’est impardonnable.


La jeune femme aux yeux gris se mit à rire, son meilleur ami ne changera-t-il donc jamais ? Oui elle voulait une lettre mais ceci n’en était pas vraiment une. Elle le voyait bien écrire cette lettre, mort de rire imaginant sa réaction à elle. Son chat la regardait avec une lueur de curiosité dans ses yeux, devant cette hilarité soudaine.

Kate se saisit du colis et l’ouvrir. A l’intérieur se trouvait  un collier argenté, le pendentif représentait un serpent aux yeux émeraude enroulé autour d’une rose et il y avait une carte.
J’espère que ce cadeau te plaira j’ai pris un serpent pour faire honneur à ta maison.


Tu sais que je me souris beaucoup de ta sécurité, et je te vois déjà dire, je peux me défendre seule, mais je te prie d’accepter ce présent.
Dès que tu attacheras le collier le serpent d’animera et deviendra une bague. C’est lui la protection, si quelqu’un a de mauvaises intentions envers toi les yeux du serpent deviendront rouges, enfin dans un rayon de 3 mètres (mais c’est déjà pas mal non ?) et si tu es dans l’incapacité de te défendre le serpent te protégera en créant un bouclier magique.
Ça c’était ton cadeau, la rose je l’avoue est plus pour moi. La rose change de couleur selon l’émotion de son propriétaire, et je ne te donnerai pas le code couleur, que je suis vilain !

Bisous et encore Joyeux Anniversaire ma petite serpentarde.
Lysander



Kate secoua la tête de gauche à droite après avoir lu la carte.

*il est écrit plus sur la carte que sur la lettre, vraiment…*

La jeune fille mit le collier, quand elle ferma le fermoir, les yeux de serpent se mirent à luirent, et celui-ci se détacha de la rose en sifflant faisant ainsi fuir le chat des genoux de Kate. Le petit serpent vint se placer sur son annulaire pour ne plus bouger. La rose quant à elle prit une teinte Bleu Ciel.

Kate souris et pensa qu’il faudrait qu’elle lui réponde. La serpentarde ferma les yeux profitant du calme de la salle commune vide de monde.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Mar 10 Fév - 17:36

Quelques jours s'étaient écoulés depuis l'aventures des couloirs.
Serenna se réveillait chaque matin avec ce même cauchemar qui la hantait depuis le décès de sa mère. La jeune fille se levait chaque matin avec cette image lugubre en tête. La jeune Serpentard revêtait chaque jour ce même uniforme mais ne quittait presque jamais sa cape dont elle avait l’habitude de replié la capuche sur son visage. Elle passait ses journées à déambuler dans le labyrinthe, que formait les couloirs de l'école, à passer de cours en cours sans aucun état d'âme, tel un fantôme. Son visage était d'ailleurs pâle, son regard assombrie par la tristesse, parfois vide, malgré la couleur lumineuse de ses yeux. Serenna n'était plus vraiment elle-même depuis cette événement terrible qui avait littéralement détruit son âme. Les seules moments où la jeune fille semblait être elle, étaient quand elle s'occupait des autres, quand elle pensait aux autres. C'est d'ailleurs dans cette optique de retrouver une part de son âme, et de son coeur qu'elle entra dans sa salle commune.
Comme souvent, Serenna prit le temps de regarder, d'observer, d'admirer les différentes lueurs qui émanaient de cette pièce somptueuse. En effet, la jeune Serpentard passait la majeure partie de son temps au sein de cette salle commune ou du moins sur ce fauteuil près de la cheminée.

Ainsi, d’un pas lent mais distingué, elle alla s’installer sur ce fameux fauteuil avant de plonger son regard dans les flammes. De longues minutes s’écoulèrent avant que la jeune Serpentard se rende compte de la présence d’une autre élève, sur le fauteuil d’à côté. Serenna saisit alors délicatement les bord de sa capuche et la souleva lentement avant de la repousser vers l’arrière. Les flammes qui dansaient laissait voir désormais ce visage angélique mais meurtri par les larmes de cette jeune fille. Serenna regarda un instant Kate sans prononcer un mot. Cette derniers semblait vouloir un peu de calme.
C’est ainsi que Serenna sortit de sa poche son carnet vert, ayant brulé le noir, et se mit à reprendre un dessin qu’elle avait commencé cette nuit.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Dim 15 Fév - 16:55

Kate entendit quelqu’un entrer dans la salle commune gardant les yeux fermés mais retrouvant une expression impassible, elle tendit l’oreille, puis après un instant elle entendit les pas de cette personne se dirigé vers le feu, elle où la serpentarde était. Celle-ci se retint de soupirer. Elle ouvrit les yeux et vit une jeune fille au visage triste assise sur le fauteuil d’à côté dessinant dans un carnet vert. Kate se demanda pourquoi cette avait l’air d’avoir tant vécu malgré son jeune âge ? Et que dessinait-elle ?
La vert et argent fixa sa camarade voulant lui parler mais n’étant pas de nature sociable, elle ne savait pas comment s’y prendre, devait-elle la saluer et lui demander ce qu’elle dessinait, devait-elle lui demander pourquoi de la tristesse se dégageait d’elle, devait-elle demander directement ce que l’autre jeune fille dessinait ou simplement devait-elle juste la saluer ?

Kate ne savait pas quoi faire, machinalement pendant qu’elle était dans ses pensées elle avait rangé sa lettre dans son sac et le paquet du colis qu’elle avait reçu aussi et elle se dirigea vers la bibliothèque de la salle commune, prenant un livre sur les créatures magiques.
Oui elle s’évaderai dans un livre c’est plus simple. Elle se rassit ouvrant le livre sur une page au hasard qu’elle commença à lire.

*Les sombrals de magnifique créature incomprise*

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MessageSujet: Re: Salle commune Serpentard   Mar 24 Fév - 16:30

La préfète Pouffsouffle qui l'avait attrapé l'avait fait léviter jusque dans le hall d'entrée. Là, elle l'avait laissé retomber sans trop de ménagement sur le sol et ils étaient repartis en direction de chez les Serpentards. Aucun des deux n'avait parlé pendant le trajet. Arrivés aux cachots, la préfète le laissa continuer seul. Thanaël se demanda pourquoi lui laisser du chemin à faire seul. Puis il vit qu'il ne pouvait aller nul part d'autre car il n'y avait qu'un seul couloir. Ce n'est qu'après avoir franchit la porte de sa salle commune qu'il pensa que la jaune et noir ne voulait pas entendre le mot de passe. Comme il pouvait s'y attendre, la pièce principale était vide.

*En même temps, qui peut bien être encore debout à cette heure ?*

Il n'essaya même pas de se coucher. Il savait qu'il ne trouverait jamais le sommeil après ce qui c'était passé. Trop d'émotions se bousculaient, passant du dépit à la rage. Il se sentait soudainement pris au piège dans la salle, comme un animal en cage; et il lui fallait de l'air libre. Mais c'était hors de question. Il venait de se faire surprendre dehors, et il ne doutait pas que la préfète Pouffsouffle attendrait un peu avant de partir; il avait essayé de la doubler une fois, alors pourquoi pas deux ? Mais il n'avait plus envie de jouer au chat et à la souris avec elle pour le moment. Il devait se calmer, ou il finirait par frapper dans le premier objet qui passerait à sa portée.
Il alla se planter devant les fenêtres donnant sur le lac et scruta le mur d'encre qui lui faisait face. Après plusieurs minutes d'immobilité, il prit ses allumettes et en alluma une. Il la regarda se consumer entre ses doigts. Lorsqu'elle fut éteinte, il recommença. Puis une autre, et encore une autre.  L'odeur du phosphore commença à être présente dans la pièce. Il huma l'air. Il adorait cette odeur.
C'est alors qu'il remarqua que la pulpe de son index et de son pouce gauche étaient rouges. Les allumettes s'étaient consumées jusqu'au bout alors qu'il les tenaient encore, et il s'était brûlé le bout des doigts. Il ne l'avait pas remarqué car il ne ressentait plus les brûlures. Il se souvenait vaguement de cette sensation, et voyait la rapidité avec laquelle les autres retiraient leurs mains du feu, mais lui ne sentait plus rien. "Un vide de plus dans ma conscience" pensait-il.
Il ne ramassa pas les brindilles de bois calcinées qu'il venait d'utiliser. Il aurait toute la nuit pour ça. C'est en voulant en prendre une autre qu'il s’aperçut qu'il en avait déjà utilisé beaucoup. Malheureusement, la boîte n'était pas sans fin, et il dû s'arrêter pour économiser ses allumettes. Il se retourna et se dirigea alors vers le feu qui grésillait dans la cheminée.

*Celui-là ne risque pas de s'éteindre au moins*

Il s'assit donc en tailleur au plus près de la cheminée, à quelques dizaines de centimètres du feu, juste assez éloigné pour ne pas que les flammes viennent sur ses vêtements. Il ressentait la chaleur qui s'en dégageait mais ne ressentait pas une sensation de brûlure. Puisqu'il commençait à avoir chaud, il se débarrassa de sa veste et de son pull, retroussa les manches de sa chemise et en défit les deux premiers boutons. Il posa ses coudes sur ses genoux, pris sa tête dans ses mains et ferma les yeux. Il n'y avait aucun bruit hormis le crépitement des flammes. Un crépitement se fit plus fort que les autres, comme un coup de feu tiré dans la nuit, et ceci le ramena quelques années en arrière :


FLASHBACK


Un flocon se pose sur ma paupière. Je l'enlève d'un coup de doigt et je me concentre à nouveau. Je vise, puis vide mes poumons de tout leur air, retient ma respiration et tire. Le recul de la carabine est presque nul. J'actionne le mécanisme à verrou qui recharge une nouvelle balle et attend le résultat.
"Corrige de 2 à droite !!" entend-je crier.
Je déplace le canon de quelques centimètres vers la droite, puis je tire encore une fois. J'actionne le verrou à nouveau; et je distingue furtivement sur le coté la douille qui virevolte après avoir été éjectée de la culasse.  
Le résultat ne se fait pas attendre : "J'ai dit 2 pas 5 !!!"
J'ajuste ma position, puis tire. Le seul bruit qui se fait entendre dans le silence de l'hiver est le "clic" caractéristique d'un percuteur qui frappe dans le vide. Je suis tellement concentré que j'ai perdu le compte de mes tirs. Alors que je lui indique que je recharge, j'entend Antoine qui me lance : "Ça ira pour le tir debout, t'en est à trois sur cinq. On a pas trop de vent alors c'est pas trop génial comme résultat, mais on s'en contera pour aujourd'hui. Passe au tir couché maintenant."

Je m'allonge sur le bout de neige tassée qui me sert de pas de tir et je me remet mon œil contre le viseur pour me réaligner sur la petite cible à cinquante mètres de là. Alors que je m'apprête à appuyer sur la détente, le vent se lève d'un coup et de fortes rafales balaient le champs. Hors de question d'essayer un tir désormais. Il faut attendre. Je vois Antoine qui revient vers moi et qui me dit : "Allez ça suffit on rentre. Dommage pour toi, le couché est ta spécialité. Mais si on attend que le vent se calme, j'ai bien peur qu'on finisse congelés."
J'enlève le chargeur de l'arme, je met la sécurité et je remet la carabine dans mon dos pendant qu'il chausse ses skis, puis nous repartons. Alors que nous arrivons sur le dessus de la bute à gauche du pas de tir, nous rencontrons une forme humanoïde emmitouflée dans plusieurs épaisseurs de vêtements. Cette vision me fait sourire. Décidément, mon frère n'est pas fait pour l'hiver....
Il vient vers nous et demande : "Alors ? Ça c'est bien passé ?"
Je laisse notre père lui répondre : "Ça été. C'est pas encore un champion olympique, mais on devrait arriver à en faire quelque chose de cet asticot là", dit-il en me regardant avec un grand sourire.


FIN DU FLASHBACK

Thanaël revint au présent alors qu'une drôle d'odeur lui emplissait les narines. Il se rendit compte qu'il avait tendu sa main droite devant lui, droit dans les flammes. Il avait été tellement prit dans ses souvenirs que ses bras avaient bougés comme lorsqu'il tenait sa carabine. Étant gaucher, c'est avec la main gauche qu'il tirait, et donc avec la droite qu'il tenait le canon. Il ne retira pas tout de suite sa main du feu. Il la contempla. Il pouvait la mouvoir sans douleur, la pivoter, et serrer le poing comme d'habitude.
Sans raison apparente, il prit alors son collier par la chainette et remit sa main dans la cheminée. Le pendentif représentait une walkyrie, et était le seul objet à avoir survécu à l'incendie de sa maison car il était entouré d'un sortilège de protection. Il brillait dans les flammes. La walkyrie était en pierre blanche légèrement ambrée, sa chevelure était en argent, sa cape en rubis, et son armure en émeraude. Le loup qu'elle chevauchait était en onyx, et ses crocs étaient également en argent. Deux petites pépites d'or constituaient ses yeux. Seule l'épée que brandissait la walkyrie était en métal moins noble, et encore, il s'agissait là d'une sorte d'acier que Thanaël n'avait jamais vu ailleurs que sur ce collier. Il ne faisait aucun doute sur le fait que cette création n'était pas moldue, mais il ne savait qui pourrait avoir façonné une telle œuvre d'art.

Il aurait pu contempler son pendentif dans les flammes pendant des heures, mais l'odeur de viande grillée qui commençait à régner dans la pièce le fit enlever sa main. Il n'aimait pas cette odeur. Il préférait celle du phosphore ou, encore mieux, celle de l'essence. Il remit son collier autour du cou, et sentit qu'il était extrêmement chaud. Il était très certainement en train de lui brûler le sternum. Il n'en avait cure. La chaleur qui s'en dégageait irradiait dans tout son torse. Elle le rassurait et le calmait. Il se dit qu'il recommencerait; car il avait rarement ressentit une sensation si douce et apaisante.  
Il se doutait bien que sa main droite était dans un sale état, mais il n'alla pas chercher de la pommade anti-brûlures dans sa trousse de secours rangée dans sa chambre. Et il n'irait probablement pas voir l'infirmière non plus. Pas dans l'immédiat en tout cas. C'était bien le cadet de ses soucis de soigner un mal qu'il ne ressentait pas, et il était si bien... Depuis des lustres il n'avait pas été vraiment tout seul dans ce collège, et cela lui faisait du bien d'être seulement avec lui-même.
Il sentit un courant d'air lui glacer le dos et le spectre apparu à ses côtés.

-Qu'est-ce que tu fait ? Va soigner ta main et va dormir !! Ce n'est pas le moment de faire n'importe quoi ! Tu as fait assez de bêtises pour la soirée non ?

-Va t'en. Laisse moi. Je suis en paix avec moi même. Ce n'est pas le moment.

Le spectre paru soupirer puis disparu aussi vite qu'il était venu. Thanaël resta ainsi pendant longtemps, puis il finit par se lever. La circulation sanguine se rétablissant soudainement, il chancela et pris appui sur un fauteuil. Il se sentit fatigué, mais il n'avait pas envie de dormir. Pas ce soir; pas maintenant. Il se dirigea ensuite vers sa chambre, et en voulant prendre sa baguette pour invoquer un Lumos, il se rappela que la préfète lui avait confisqué lors de leur retour au château.
Il l'aimait bien cette baguette. Elle était en pin avec un cœur en plume de phénix. Cela l'avait d'ailleurs beaucoup intrigué quand il l'avait acheté que l'on puisse mettre une plume de phénix, donc du feu, dans une baguette en pin, bois facilement inflammable. Il reprit donc ses allumettes et éclaira son chemin dans sa chambre. Il se alla directement vers son armoire, et fouilla dans le noir pour dénicher sa trousse de secours. Il la prenait toujours avec lui, et contenait toutes sortes de matériel de premiers secours, allant du simple pansement au défibrillateur. Un sortilège lui donnait la taille d'une sacoche, mais une fois ouverte, elle prenait la place d'une valise. Il la prit, referma son armoire et revint dans la salle commune.
La pièce était toujours déserte. Thanaël fut tenté de regarder sa montre mais ne le fit pas. Il se sentait trop bien pour gâcher ce moment par de telles futilités. Il se remit à la place qu'il avait quitté quelques minutes plus tôt, et ouvrit la trousse. Il vit le tube de pommade pour brûlures mais il le laissa en place. Il prit à la place un petit sachet, et s'assura que la dose était bien celle qu'il désirait. Il déchira ensuite le sachet avec ses dents et en sortit une seringue autobloquante. Il prit une sangle et fit un garrot sommaire juste en dessous de l'épaule. Il appuya sur le dessus de la seringue pour faire sortir l'aiguille, s'assura qu'il n'y avait plus d'air dans la seringue et piqua à l'intérieur de l'avant-bras, juste après le coude. En plein dans la veine.
Il injecta le produit, puis retira l'aiguille qui se rétracta à l'intérieur de la seringue, et défit progressivement le garrot. Il rangea son matériel dans la trousse de secours et la laissa à coté de lui. Il resta les coudes sur les genoux et la tête entre les mains pendant quelques instants avant que l'adrénaline ne commence à faire effet. Il n'avait plus sommeil du tout, et pouvait sentir son cœur battre et envoyer son sang dans tout son corps. C'était décidé, il resterait éveillé pour le reste de la nuit. Il fixa alors les flammes qui valsaient dans la cheminée et leur murmura :

-Hé les filles, ça vous dérange si je reste un peu ?

Comme d'habitude elles ne lui répondirent pas, mais il approcha sa tête du feu et un courant d'air happa une flammèche qui vint lui roussir les sourcils et quelques cheveux. Il recula la tête en réflexe, puis se rendant compte de ce qui venait de lui arriver, explosa de rire. Il reprit ensuite sa position initiale, et se dit qu'il resterait jusqu'au matin, et peut-être même plus. Il avait besoin de réfléchir à ce qu'il allait dire aux préfets et professeurs lorsque ceux-ci demanderaient des explications sur son escapade nocturne.
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