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 Salle commune Serdaigle

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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Dim 1 Juin - 20:01

Ambre grimpa d'un pas vif l'escalier en colimaçon qui menait en haut de la tour. Arrivée dans la lourde porte, elle saisit délicatement l'anneau du heurtoir en forme d'aigle et frappa un léger coup.

* L'énigme n'a pas intérêt à être trop compliquée. Je ne tiens pas à patienter des heures dehors. * pesta-t-elle.

Elle trouvait pourtant rapidement la solution à chaque énigme, mais ce jour-là, Ambre était d'humeur irritable.

La voix mélodieuse de l'Aigle s'éleva alors :

" Où vont les objets perdus ? "

Ambre se répéta mentalement la question et réfléchit le plus vite possible.

* Les objets perdus sont bien quelque part, mais ils sont en même temps nulle part pour celui qui les a perdus. Ils peuvent donc être partout, mais puisqu'ils sont perdus, on ne peut pas dire qu'ils soient dans la même dimension que nous. Donc... *

" Dans le non-être, c'est-à-dire dans le tout. " répondit-elle d'un ton sec.

"Excellente réponse !" chantonna l'aigle, imperturbable.

La porte s'ouvrit alors avec une lenteur désespérante pour Ambre qui s'engouffra dans l'ouverture dès qu'elle fut assez large.
Elle pénétra dans l'élégante salle commune, haute de plafond, ornée d'arches aux contours soignés. A sa grande surprise, un hibou moyen-duc d'un blanc parcheminé frappait contre le carreau de la fenêtre, une lettre dans son bec, les yeux rivés sur elle. Ambre s'empressa de lui ouvrir et détacha l'enveloppe. Elle s'installa dans un fauteuil tendu de soie bleue et déplia la feuille de parchemin. L'écriture penchée de Zephir s'y étalait en lignes irrégulières.

Ma chère Ambre,

J'espère que tout va bien pour toi, que tu ne meures pas de faim et que tu ne t'uses pas trop les yeux à déchiffrer les lignes manuscrites de certains livres que tu ne devrais en théorie même pas toucher. Je dis bien "en théorie". N'essaie pas de me contredire, je suis sûr que tu n'as pas pu résister au savoir mystérieux d'une petite pièce attenante à la bibliothèque. En réalité, je ne pense pas que tu tentes de me contredire, puisque je doute même que tu me répondes, comme d'habitude.

Mais revenons-en à ce que je suis censé faire, c'est-à-dire demander de tes nouvelles, t'en donner même si tu n'en as strictement rien à faire que je sois encore en vie ou pas, ou encore t'envoyer des cadeaux en des occasions particulières. Pour mettre fin à tes inquiétudes inexistantes, je t'indique que ton oncle n'a pas encore tenté de m'assassiner, même s'il m'a envoyé la semaine dernière un ramassis d'injures dont je ne l'aurais jamais cru capable. Tu imagines cet aristocrate plein de morgue me traiter de "vulgaire tâche de boue sur les chaussettes usées de Merlin" ? Je lui ai écrit que j'étais plein d'admiration devant sa soudaine imagination et qu'il devrait l'utiliser plus souvent. J'attends toujours sa réponse. Je suis donc encore bien vivant, débordant d'énergie et d'enthousiasme devant l'incroyable mobilité de mes membres. Enfin, pas tellement pour être honnête.  D'ailleurs, savais-tu que la potion de Rapidité stimule le corps en lui instillant un surplus d'énergie qu'elle l'oblige à dépenser en un temps donné ?

J'ose donc demander de tes nouvelles avec autant d'espoir que la "vulgaire tâche de boue sur les chaussettes usées de Merlin" que je suis et attends ta réponse avec impatience, si je ne meurs pas avant, pour ta plus grande joie.

Avec toute mon affection,

Zephyr


Ambre esquissa un sourire amusé en lisant la lettre de son tuteur. Elle avait toujours apprécié son ironie mordante. Puis, elle la rangea soigneusement dans sa poche de poitrine et sortit un morceau de parchemin pour écrire une réponse aussi guindée que la lettre de Zephyr était chaleureuse. C'était devenu une sorte de jeu entre eux, avec le temps, même si au départ, cela n'avait rien d'un amusement.

Zephyr Blackburn,

Je vous sais gré de prendre de mes nouvelles, mais inutile de me donner des vôtres. Que vous mourrez de vieillesse dans votre lit ou proprement abattu par un sortilège ne change en rien la conséquence finale. D'ailleurs, si vous n'étiez plus en vie, je l'aurais remarqué, le flux incessant de vos lettres s'arrêtant brusquement dans ce cas précis. De plus, vous n'auriez pas été en mesure de tenir une plume si vous étiez aussi froid qu'un bloc de marbre. Sachez cependant que je me porte bien et que je trouve vos lettres fort impertinentes.

Je vous prie d'agréer mes respectueuses salutations.

Ambre Rosier


Elle ferma son enveloppe et l'attacha à la patte du hibou qui l'attendait à la fenêtre, décidé à rester jusqu'à ce qu'il ait reçu une réponse. L'oiseau s'envola alors dans le ciel piqueté d'étoiles. Ambre le regarda jusqu'à ce qu'il disparaisse de son champ de vision, puis remonta lentement vers son dortoir, ses yeux d'acier brillant d'un éclat étrange.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Mer 10 Sep - 14:53

Après avoir traversé un dédale de couloirs et d’escaliers, Ambre s’arrêta devant le début d’un étroit escalier en spirale et se tourna vers les premières années. Il y avait beaucoup moins de monde ici qu’à l’entrée de la Grande Salle, les différentes maisons s’étant dispersées en chemin.

- Nous sommes dans l’aile ouest de Poudlard et voici l’entrée de la tour de Serdaigle. Elle n’est pas cachée comme celle des salles communes des autres maisons, mais son système de protection est des plus efficaces. Aucun étranger n’a réussi à entrer ici depuis presque mille ans. Pas de mot de passe, ni de code bête et mécanique. Vous devrez répondre à une énigme pour y accéder. Si vous échouez, vous devrez attendre l’arrivée d’un autre élève pour qu’il donne la bonne réponse. Sachez qu’il n’est pas rare de voir une vingtaine d’élèves attroupés devant la porte, tentant de résoudre une énigme particulièrement ardue. Mais vous aurez ainsi la possibilité d’apprendre quelque chose de nouveau à chaque fois et de rencontrer d’autres Serdaigle, et avec le temps, vous apprendrez à apprécier la difficulté. Cependant, je vous conseille tout de même de vérifier vos affaires avant de quitter la salle commune, dans le cas où vous vous tromperiez dans la résolution de l’énigme. Attendre qu’un autre élève arrive, surtout si vous êtes pressé par un match de Quidditch, peut s’avérer gênant. A présent, je vais vous laisser découvrir l’entrée de notre salle commune. Espérons seulement que nous ne serons pas bloqués derrière un groupe d’élèves qui n’aurait pas réussi à entrer.

Ambre commença à grimper les escaliers et arriva devant une porte de bois patinée par le temps, seulement ornée d’un heurtoir en forme d’aigle. Deux élèves de troisième année à l’air consterné stationnaient devant la porte.

- Il n’aurait pas pu poser une énigme plus facile, pour le premier jour ? Râla l’un deux.
- Les autres sont rentrés ? Demanda Ambre, les sourcils froncés.
- Oui, juste avant nous, mais la porte s’est refermée au moment où on arrivait. Et voilà le résultat….
- Ils ont eu une énigme facile, sur le chant des Manticores, et nous on se retrouve avec… ça.


Ambre s’empara du heurtoir et frappa un seul coup contre la porte. Le bec de l’aigle s’ouvrit et une voix douce et mélodieuse en sortit.

- Où vont les objets perdus ?

Avec un sourire en coin, Ambre se tourna vers les premières années qui paraissaient ébahis. Elle pensait connaître la réponse, mais voulait essayer quelque chose avant.

- Je vous propose de réfléchir à cette énigme et de donner vos réponses. Cela sera une sorte d’initiation.

Elle les observa pendant qu’ils se mettaient à réfléchir avec fébrilité. Une petite fille à la crinière rousse leva une main timide, contrastant avec sa voix plutôt assurée.

- Les objets perdus sont toujours là, mais ils ne sont plus là pour nous. C’est assez ambigu, en fait.

- Cela me paraît être une bonne idée, je suis sûre que tu es sur la bonne voie.

Ambre lui adressa un regard encourageant, autant qu’il pouvait l’être avec des yeux d’acier, et se tourna vers les autres nouveaux élèves.

- Alors ?

Soudain, le visage de l’un d’eux s’illumina, et un sourire excité se forma sur ses lèvres.

- Mais oui ! Gaïa a raison ! Les objets perdus sont là, et en même temps pas là ! C’est, c’est…, comment dire… le non-être, le tout si vous préférez, là où tout est possible, en même temps à l’extérieur et à l’intérieur de la réalité !

- Excellente réponse ! Chantonna soudain l’aigle.

La porte s’ouvrit sans un grincement et les élèves s’engouffrèrent dans leur salle commune.

- Félicitations, jeune homme.

L’élève qui avait répondu arborait un sourire réjoui, tandis qu’Ambre lançait un regard légèrement moqueur aux deux troisièmes années perplexes.

- Un excellent niveau pour un élève de première année, n’est-ce pas ?

Les deux élèves ne répondirent pas à la provocation et se dirigèrent vers leur dortoir. Les premières années, eux, poussaient des cris de, ravissement en découvrant la salle commune, ses élégantes fenêtres en arcade, ses murs tendus de soie, son plafond parsemé d’étoiles,  ses bibliothèques garnies, et sa vue splendide sur les montagnes environnantes.

- S’il vous plaît, un peu de calme, vous aurez tout le loisir d’admirer votre salle commune durant l’année scolaire.

Le silence se fit peu à peu et les élèves se tournèrent vers Ambre.

- Nous avons la chance d’avoir une salle commune dédiée au savoir. C’est l’une des plus spacieuses et des plus aérées, ce qui vous permettra de lire en toute tranquillité. La statue en marbre blanc que vous voyez là représente Rowena Serdaigle, la fondatrice de notre maison, dit-elle en la désignant de la main. Sur sa tête, vous pouvez apercevoir son célèbre diadème, qui a malheureusement été utilisé comme Horcruxe par le mage noir Lord Voldemort, et a été par conséquent détruit. Sur le piédestal, vous pouvez lire sa devise : « Tout homme s’enrichit quand abonde l’esprit. » Montrez-vous digne de cette phrase, et permettez-moi de vous féliciter pour votre Répartition à Serdaigle. Soyez fiers de la réputation de sagesse et d’intelligence de votre maison. Elle vous a été léguée par les élèves plus anciens, et vous en êtes à présent responsables. Si vous avez la moindre question ou le moindre problème, n’hésitez pas à vous adresser à des élèves plus âgés ou à moi-même. Maintenant, je vais vous montrer vos dortoirs. Les garçons, montez dans la tourelle de gauche. Les filles, suivez-moi dans celle de droite.

Ambre se dirigea vers la tourelle correspondante. En passant, elle remarqua Chat près de l’entrée. Sans ralentir, elle lui dit à voix basse :

- Chat Blade, ce que je viens de dire est valable pour toi également. N’hésite pas à poser des questions, à moi ou à d’autres élèves, si tu rencontres une quelconque difficulté.

Ambre monta les escaliers de la tourelle, suivie par les premières années, et s’arrêta au premier étage. Plusieurs portes étaient percées autour d’un hall circulaire, au plafond couvert d’étoiles. Au milieu, un escalier en colimaçon grimpait vers les étages supérieurs. De là, on entendait le murmure du vent autour des fenêtres.

- L’étage de votre dortoir correspond au numéro de votre année. Vos valises sont posées au pied de votre lit.

Ambre laissa les élèves découvrir les lits à baldaquin recouverts d’édredons de soie bleu azur. Le dortoir faisait le tour du hall des premières années, constituant la bordure de la tourelle. Quatre portes facilitaient les entrées et les sorties dans le hall.
Enfin, Ambre descendit les marches de la tourelle, vérifia que les garçons étaient bien installés, et s’assit sur un fauteuil de la salle commune en lâchant un soupir. Entre les rondes dans le train et l’installation des nouveaux, elle n’avait pas pu s’asseoir de la journée, sauf lors du banquet. Elle laissa son regard errer sur le parc qu’elle voyait à travers une fenêtre, perdue dans ses pensées.


Dernière édition par Ambre (Préfète) le Lun 15 Sep - 18:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Lun 15 Sep - 19:34

- Dure journée n'est-ce pas ? Il fait bon être au calme de temps à autre. Tu es Rosier il me semble, Ambre Rosier. Tu es de quelle année déjà ?

Ambre regarda calmement Chat s'avancer vers elle, toujours assise dans son fauteuil près de la fenêtre.

- Exact. Et je suis en sixième année. Il est vrai que cette journée a été épuisante, mais permets-moi de penser qu'elle l'aurait été un peu moins si nous n'avions pas eu à subir, il y a quelques instants, la cacophonie dissonante d'une masse de quelques centaines d'élèves hurlant les mêmes paroles sur des airs aussi variés qu'incohérent que certains se permettent d'appeler mélodies.

Ambre se redressa légèrement dans son siège et jaugea rapidement Chat du regard. Elle portait la robe de sorcière réglementaire à l'occasion du banquet, son insigne de préfète épinglé sur sa poitrine. D'un geste souple, elle détacha sa tresse d'un noir d'encre et laissa ses cheveux retomber souplement sur ses épaules et dans son dos.

- Je suis restée à Poudlard pendant ces vacances, tout comme toi. Mais j'ai dû bien sûr rentrer quelques jours chez moi pour le nettoyage du château. J'espère que tu as passé une excellente semaine durant ce temps-là, que ce soit au Chaudron Baveur, comme la plupart des élèves, ou dans un autre endroit.
Je crois savoir que l'on t'as aidée pour comprendre le fonctionnement du château, mais j'aimerais tout de même vérifier si des difficultés subsistent encore. Si tu as un quelconque problème, tu peux me le dire maintenant.


Ambre s'interrompit et réfléchit un instant, hésitante, avant de se décider à reprendre la parole.

- D'ailleurs, lorsque tu auras un moment de libre et si tu le veux bien, il faudra que je te montre quelque chose du côté du lac. Tu devais sûrement beaucoup apprécier cette endroit avant ton accident, et je pense qu'il est de mon devoir de faire en sorte que tu le retrouves.

La nuit envahissait peu à peu le parc de ses zones d'ombre, et la surface du lac était devenu beaucoup plus opaque par rapport au moment où les élèves étaient arrivés pour le banquet. Après avoir passé une semaine à décrypter les expressions de son cercle familial et à comprendre les nœuds inextricables de leurs machinations, la simplicité et l’imperturbabilité du paysage étaient étrangement apaisants pour Ambre.

* Une eau calme et sans remous... un idéal humain, en somme. *
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Mer 17 Sep - 15:10

Ambre haussa brièvement un sourcil lorsque Chat évoqua sa dispute avec ses parents, mais demeura silencieuse. Son éducation lui avait appris à ne pas se montrer indiscrète, du moins en façade. Chaque personne possédait une curiosité naturelle à assouvir, mais tout l'art résidait dans la manière de la dissimuler.

- Mon séjour s'est bien passé, merci, se contenta-t-elle de répondre.

Il s'était en effet bien passé, à défaut d'être agréable. Mais déformer la vérité était une pratique assez courante chez Ambre, qui ne laissait aucune émotion la trahir.

- Quant au couvre-feu, il est fixé à 22 heures. Il faudra donc que tu sois rentrée dans la salle commune à ce moment-là. Bien sûr, on ne va pas te traquer à la minute près, mais il faudra essayer d'être un minimum responsable. En principe, le couvre-feu est levé lorsque l'on considère que c'est le matin, c'est-à-dire vers 6 heures et demi. Donc, si tu n'as pas une raison valable de te trouver hors de ta salle commune durant cette plage horaire, des sanctions seront prises, et je préférerais éviter que Serdaigle perde des points.

Ambre s’arrêta un instant, laissant le calme envahir la salle commune. Cependant, elle fronça les sourcils, entendant un bruit assourdi juste au dessus d’elle, en provenance des tourelles qui servaient de dortoirs. Avec réticence, elle se résolut à abandonner son fauteuil pour aller vérifier ce qui se passait dans les étages supérieurs.

- Nous parlerons de ce « lieu mystère » plus tard. Je me demande ce que fabriquent les premières années…

Ambre tendit l’oreille pour déterminer l’origine exacte du chahut. Dortoir des garçons ou dortoir des filles ? Le bruit semblait venir de la tourelle de gauche. La jeune fille se dirigea vers celle-ci et monta les marches de l’escalier deux à deux, de plus en plus agacée au fur-et-à-mesure que les cris gagnaient en intensité tandis qu’elle se rapprochait du dortoir. Parvenue au premier étage, Ambre s’arrêta dans l’antichambre circulaire. Il n’était pas interdit de monter dans la tourelle des garçons, mais il fallait éviter de rentrer dans leurs dortoirs, sauf en cas d’urgence. Elle se rapprocha donc d’une des portes et éleva la voix pour être sûre d’être bien entendue.

- Les premières années ! A moins que l’un d’entre vous sorte pour me donner un motif valable, je vous conseille d’arrêter immédiatement ce chahut avant que je décide de vous faire comprendre le lien entre règlement et sanction.

Sa voix, bien que tout à fait calme, avait été d’une froideur glaçante, restant distincte malgré les rires des premières années. Un silence lourd suivit son intervention. Quelques minutes passèrent avant que les murmures reprennent. Ambre resta quelques instants dans l’antichambre afin de vérifier si les élèves ne se remettraient pas à chahuter, puis voyant qu’ils demeuraient calmes, elle descendit l’escalier et se dirigea vers la sortie de la salle commune, s’adressant au passage à Chat.

- Je vais sortir faire une ronde dans les couloirs. Sache que plusieurs préfets et professeurs patrouillent pour surprendre ceux qui ne respecteraient pas le couvre-feu, alors si jamais l’idée de sortir la nuit te viendrait à l’esprit, fais en sorte de ne pas te faire prendre. Et si cela n’est pas possible, ne sors pas. C’est assez simple.

Sans attendre de réponse, Ambre ouvrit la porte, simple panneau de bois patiné par le temps, et se mit à descendre l’escalier en spirale de la tour de Serdaigle après l’avoir refermée.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Ven 10 Oct - 16:59

Ally déambulait dans les couloirs du château depuis une bonne heure quand elle décida d'aller visiter la salle commune de sa maison.
Malheureusement le fait de changer de pays n'avait absolument pas solutionné son manque total d'orientation! Résultat, elle mit un temps infini à trouver les escaliers de la tour Serdaigle, elle gravit les premières marches avant de comprendre que quelque chose n'allait pas, elle se concentra alors sur le silence autour d'elle et compris que Zita, sa chauve-souris, avait encore disparu. Sans réfléchir, Ally laissa ses valises en plein milieu de escalier, dévala les marches dans le sens inverse et se mit à la recherche de sa chauve-souris.
Ally la retrouva rapidement, Zita était simplement restée près d'une fenêtre et c'était endormie derrière un rideau. Sa chauve-souris retrouvée, Ally arriva enfin devant la porte de la salle commune de Serdaigle, c'était une simple porte de bois patinée par le temps où était accroché un heurtoir en forme d'aigle, Ally essaya tant bien que mal de se souvenir de ce que lui avait la Directrice sur le moyen d'ouvrir cette porte, soudain cette dernière s'ouvrit avec violence sur une jeune fille au regard froid, la porte se ferma derrière elle. Ally voulut lui demander le moyen de rentrer dans la salle mais le temps qu'elle se décide, la jeune fille avait déjà disparu.
*Super! Je fais quoi maintenant ?*
Pendant ce temps Zita avait heurter l'aigle de la porte, une voix mélodieuse s'éleva alors :
- Quelle est la devise de Rowena Serdaigle ?
* Pardon?*
Ally se retrouva alors à chercher dans ses plus lointains souvenirs plus particulièrement celui où sa grand-mère avait tenu personnellement à lui enseigner l'histoire des fondateurs de Poudlard.
* Merci grand-mère* Elle prit alors la parole avec une voix calme et assurée :
- " Tout Homme s'enrichit quand abonde l'esprit."
- Bonne réponse.
La porte s'ouvrit alors sur une salle circulaire bleue, toute bleue.Le plafond était parsemé d'étoiles peintes à la main. Ally et Zita pénétraient dans cette pièce étrange, il n'y avait pas de bruit, rien de semblait bouger :
-Zita, trop de bleu tue le bleu!
C'est ainsi qu'Ally fît son entrée dans la salle commune de sa nouvelle maison : Serdaigle.
Finalement, après quelques minutes Ally décida de changer ses plans, elle laissa ses valises dans la salle commune et se dirigea d'un pas lent vers bibliothèque!
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Sam 11 Oct - 16:42

Après son escapade, Ally récupéra ses valises jaunes dans la salle commune et partit explorer les dortoirs. Quand elle franchit le seuil, Ally du constater une fois de plus que la pièce était entièrement bleue. Elle se dirigea vers le seul lit encore disponible, jeta ses valises au sol et s'affala sur la couette bleue, ses dernières pensées se résumaient à :

*Jolies étoiles bleues, si le vent se mettait à souffler, alors les étoiles tomberaient...Dommage!*
Les yeux verts d'Ally se fermèrent alors!

C'était l'heure du dîner quand elle se réveilla, la lune était déjà dans le ciel et ses camarades Serdaigle devaient certainement être dans la grande salle a prendre leur repas. Ally regarda autour d'elle mais Zita n'était,de toute évidence, toujours pas rentrée.

*Super! Bon motivation extrême!*

Elle sortie de son lit et chercha une veste et une écharpe dans ses bagages, une fois cela fait elle décida de sortir hors du château, depuis le début de la journée il y avait cet étrange lac qui semblait inviter la jeune fille à le contempler!
Elle regarda une dernière fois le dortoir et prit la direction du lac d'un pas déterminé.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Lun 20 Oct - 20:35

Ally était allongée sur son lit, son carnet de cuir en face d'elle. Zita, sa chauve-souris était revenue depuis quelques heures, elle dormait paisiblement au dessus du lit de la jeune Serdaigle.
Ne voulant rien faire de particulier après son escapade au lac, Ally c'était réfugiée dans le dortoir avec l'intention d'écrire mais elle n'en fît rien. Au lieu de cela, elle fît la chose la plus stupide qu'elle pouvait imaginer : Elle s'approcha de la fenêtre, il commençait a faire de plus en plus nuit et elle pouvait observer son reflet sur la vitre.... Elle resta quelques secondes complètement terrifiée par cette image, dans un instinct de protection elle couru se mettre à l'abri sous son lit.
Son cœur battait de plus en plus vite et des larmes commençaient a inonder ses joues.
Depuis combien de temps n'avait-elle pas vu son reflet? C'était une image insoutenable pour elle, lui rappelant la dure réalité des choses et comme une litanie infernale elle se répétait :

* ça va, ça va tout va bien, une image, c'est seulement une image!*  


Par cette sombre nuit d'octobre, Ally comprit que tout fantôme revient un jour ou l'autre et que ce jour là il faut être prêt à frapper quoi qu'il arrive ...
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Ven 24 Oct - 12:41

Ambre était assise dans un des fauteuils de la salle commune de Serdaigle, son regard se perdant dans le magnifique panorama que l'on voyait depuis les élégantes fenêtres en arcade. Elle ne bougeait et son visage était complètement dénué d'expression. On aurait pu la prendre pour une statue d'un réalisme exceptionnel. Plongée dans ses pensées, son regard s'assombrissait cependant peu à peu au fil de ses réflexions. Distraitement, elle surveillait à l'ouïe les autres élèves dans la salle commune. La plupart était plongée dans un livre, d'autres tentaient des expériences, ou encore discutaient tranquillement dans des canapés.

- Rosier, perdue comme tu l'es dans les méandres de tes réflexions, je préfère te rappeler que tu es de ronde ce soir.

Ambre ne bougea pas, mais ses yeux se posèrent sur le préfet qui se tenait devant elle. Elle acquiesça d'un air absent, sans chercher à comprendre le sens de la phrase.  

- Hum... Ambre ?

Clive posa une main sur son épaule, ce qui la fit réagir au quart de tour. Elle se leva brusquement, lui jetant au passage un regard à faire fuir un dragon. Le préfet amorça un mouvement de recul, hésitant.

* Fichus instincts d'Ombre... *

Ambre était sur les nerfs ce soir-là, le moindre contact indésirable la faisait sortir de ses gonds. Surtout qu'elle était loin d'être tactile.

- Toutes mes excuses, Clive, j'étais légèrement perdue dans mes pensées.

- Légèrement...

- Peut-être un peu plus que légèrement, en effet.

Le préfet esquissa un sourire amusé auquel Ambre répondit par un haussement de sourcil faussement interrogateur. Clive était quelqu'un qu'elle appréciait pour son calme et sa retenue. Même si Ambre évitait les rapports de proximité avec les autres, il lui arrivait d'être moins froide avec les élèves de sa maison. Elle devait les guider, après tout, mais sa nature distante n'en restait pas moins présente. Ses yeux possédait une froideur qu'elle ne pouvait pas atténuer et son comportement dicté par l'étiquette des Sangs-Purs maintenait toujours un éloignement voulu. C'était alors le respect chez certains, mais la haine ou la crainte chez d'autres.

- Le couvre-feu est pour bientôt, tu devrais y aller puisque tu dois surveiller le parc. Le temps de descendre et d'engueuler Peeves au passage parce qu'il aura saccagé une salle de classe, il sera déjà l'heure.

Ambre lui lança un regard amusé, mais sans sourire, et se dirigea vers la sortie de la salle commune.

- Je ne veux pas de désordre ici, Clive.

- Bien sûr, compte sur moi. Tu connais mes capacités à gérer les Serdaigle.

Il avait parlé d'un ton enjoué, presque charmeur. Ambre le fixa quelques secondes, feignant d'être peu convaincue, et ouvrit la porte.

- Nous verrons bien.

C'est alors qu'elle aperçut une élève assise sur le pas de la porte. La lumière provenant de la salle commune éclaira son visage, permettant à Ambre de l'identifier.

- Aurore Logan.

Elle jeta un coup d'oeil à l'escalier en spirale pour vérifier s'il n'y avait personne d'autre.

- Entre. Tu as de la chance que je sois de ronde ce soir. Il est bientôt l'heure du couvre-feu et tous élèves sont rentrés. Tu aurais pu rester dehors toute la nuit.

Ambre s'écarta et lui tint la porte pour qu'elle puisse rentrer.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Dim 26 Oct - 22:54

- Mademoiselle Rosier... Merci beaucoup, mais avant je voudrais savoir... Qui est arrivé le premier ? L'œuf ou le dragon ? Je n'ai pas trouvé l'énigme alors que j'étais sûre que le dragon était arrivé en premier. La première cellule à permis la création d'autres, qui ont créé les plantes, les animaux... Mais si ce n'est pas le cas... Comment est-ce possible ?

Ambre retint un léger sourire en coin et tenant toujours la porte, y frappa un coup avec le heurtoir pour que l'aigle répète sa question.

- Qui est arrivé en premier ? L'oeuf ou le dragon ? Fit la voix mélodieuse.

- Tu as dit que le dragon était arrivé en premier, mais ce dragon est bien né d'un oeuf. Alors, on pourrait dire que l'oeuf est arrivé en premier et a alors donné naissance au premier dragon. Mais le problème se pose quant à la notion de "premier dragon". On n'arrive pas à établir une limite fixe entre des parents qui ne sont pas des dragons et des petits qui sont considérés comme des dragons. L'évolution est lente et progressive, les limites sont donc floues. On ne sait pas quand définir l'apparition du dragon. L'oeuf dans lequel est né le premier dragon est-il considéré comme un oeuf de dragon ou un oeuf de l'espèce qui l'a précédé ? De là, toutes les réponses sont possibles.
En fait, il s'agit d'un paradoxe très connu, même chez les Moldus qui l'appellent "paradoxe de l'oeuf et de la poule". Bien sûr, on peut jouer sur les mots et faire comme si l'on parlait d'un oeuf quelconque et non d'un oeuf de dragon, ou bien dire que c'est l'oeuf qui est arrivé en premier dans l'ordre de la question. Mais je pense que la meilleure méthode est de prendre cette énigme comme un problème de pure logique. Dans ce cas, le cycle n'a pas de commencement.


Ambre se tourna vers le heurtoir en forme d'aigle et arqua un sourcil.

- Bonne réponse, même si la porte est ouverte !

Elle reposa son regard d'acier sur Aurore.

- Voilà, tu as ta réponse. J'apprécie ta volonté de connaître absolument la réponse à cette énigme. Si tu veux te renseigner sur ce genre de paradoxes, tu peux faire des recherches sur ce que l'on appelle le sophisme, qui correspond à un syllogisme dévoyé. Il existe aussi de nombreux autres paradoxes connus, comme celui du menteur, mais je ne vais pas t'en dire plus, j'ai une ronde à faire et je préfère te laisser le plaisir de découvrir tout cela par toi-même si jamais tu es intéressée. Passe donc une excellente soirée, en attendant.

La Serdaigle retint la porte jusqu'à ce qu'Aurore entre dans la salle commune et descendit l'escalier en spirale pour effectuer sa ronde nocturne dans le parc.
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avatarMaître du Jeu


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Sam 8 Nov - 19:17

La Directrice entra dans la salle commune et afficha le message suivant sur le panneau prévu à cet effet :


Jusqu'à nouvel ordre, les sorties à Pré au Lard sont suspendues.


Mme Dragonneau.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Mar 2 Déc - 16:51

Thomas venait de passer son après-midi à nager avec ses amis dans le lac noir. C’était un pari ridicule et voilà maintenant qu’il grelottait de froid. Il espéra se réchauffer un peu en sautillant dans les escaliers qui montaient dans la tour de Serdaigle.

* J’ai l’air parfaitement idiot à sauter comme un lapin… *

Soupirant de désespoir intérieur pour sa conduite déplorable, il frappa au heurtoir en forme d’aigle.

- Qui est arrivé le premier ? L’œuf ou le dragon ?

- Hein ? Mais c’est quoi cette arnaque ? Tu recycles tes vieilles énigmes, maintenant, mon cher vieil aigle portier ?

L’aigle en question s’enferma dans un silence boudeur tandis que Thomas souriait d’un air narquois.

- Tu crois que je ne m’en souviens pas ? Je suis à Serdaigle, bon sang ! Tu avais déjà posé la question, mais en remplaçant l’œuf et le dragon par le phénix et la flamme. Ce qui revient techniquement à la même chose… Quoi qu’il en soit, le cercle n’a pas de commencement, et toi tu ferais bien de revoir tes énigmes depuis le début.

- Bonne réponse !

- Oui, oui, c’est ça, fais comme si de rien n’était.


Les yeux de Thomas brillaient de malice lorsqu’il poussa la porte avec un bruit sourd. Il se figea dans son mouvement lorsqu’il aperçut une Serdaigle seule dans la salle commune. Son visage ne lui disait absolument rien.


* Et moi qui pensait me faire discret et entrer sans avoir à m’enliser dans une discussion… *

Par politesse, il se résolut à la saluer et s’avança vers le fauteuil où elle était assise. Esquissant un bref sourire, il se présenta de sa voix grave :

- Bonjour. Je suis Thomas. Thomas Fawley. Je ne crois pas que nous nous soyons déjà croisés. Sinon, excuse ma mémoire défaillante.


Les yeux verts d’eau du garçon fixaient son interlocutrice, curieux de sa réponse.  
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Jeu 4 Déc - 18:28

Thomas croisa le regard de Melinda. Celle-ci détourna les yeux et le garçon en profita pour l’observer plus attentivement, cherchant dans sa mémoire s’il l’avait déjà vue.

-Oh hum... Non je ne crois pas... Enfin moi aussi j'ai beaucoup de mal à mémoriser les visages ! Enchantée en tout cas !
Moi c'est Melinda. Tu es nouveau n'est-ce pas ? Pas trop surpris par le heurtoir ?


- Oh non, pas nouveau, je suis en cinquième année, mais c’est vrai qu’en général, je ne me fais pas trop remarquer… Quant au heurtoir, il commence à devenir gâteux. Ses capacités d’invention se réduisent. J’avoue que j’aime me moquer de lui, même si ce n’est pas un être vivant. C’est un objet fascinant, tu ne trouves pas ? Bien sûr, je ne le dirai jamais devant lui, ça briserait l’efficacité de mes piques.

Thomas esquissa un sourire malicieux et observa le parchemin posé sur la table près de la Serdaigle. Un devoir, probablement.

- Et toi, tu es nouvelle ?
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Sam 6 Déc - 16:45

- Ça fait 1000 que l'école existe, donc je comprends qu'il soit à cours d'idées ! Il doit recycler ses énigmes de siècles en siècles... Enfin il m'a quand même demandé deux fois déjà "qui est venu en premier ? La flamme ou le phénix ? " Mais Rowena Serdaigle devait être extraordinaire puissante pour doter un objet d'une telle intelligence qui en plus sait résister aux assauts du temps ! Et oui je suis nouvelle ! J'étais à Beauxbâtons avant, d’où mon accent français...

- Oh d’accord, Beauxbâtons, l’académie française… Il y a quelques élèves à Poudlard qui sont dans le même cas que toi : Aurore Grayford, ici à Serdaigle, et Crépuscule Aylen, le préfet de Serpentard. Peut-être que tu les connais ? En tout cas, ça doit être un grand changement pour toi. Si ce n’est pas trop personnel, pourquoi est-ce que tu es venue à Poudlard ?

Thomas s’était décidé à entretenir une conversation tranquille. Melinda avait l’air sympathique et il fallait bien qu’il parle un peu aux nouveaux arrivants. Il se souvenait bien de ses premiers jours dans le château et se rappelait à quel point il aurait été perdu sans l’aide de ses camarades et en particulier celle des préfets et des autres élèves plus âgés.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Sam 13 Déc - 22:35

- Oh non je ne connais vraiment personne ici. J'ai postulé pour l'échange inter-écoles, et je... disons... que j'avais besoin d'aller vivre loin de chez mes parents... Ça me donne des excuses pour ne pas rentrer pendant les vacances.

- D'accord, je comprends.

Thomas avait remarqué qu'aborder ce sujet gênait Melinda et il ne préféra donc pas trop approfondir.

- Et... Tu vas au bal de Noël toi ? Il parait qu'ici la fête est extraordinaire ! C'est vrai que les Bizzar' sisters viennent ?

- Oui, ça doit sûrement être vrai, elles sont déjà venues plusieurs fois à l'occasion de bals. Mais je n'en ai malheureusement connu aucun. Poudlard n'a pas organisé de bals depuis longtemps ! Quant à savoir si je viens... je crois que je vais rentrer chez moi, j'en ai bien besoin...

Thomas se tut, légèrement gêné. Il tenait absolument à rentrer voir sa sœur qui lui manquait déjà tellement, mais il n'aimait pas non plus en parler. Le garçon observa un moment Melinda, remarquant les cernes qui soulignaient ses yeux papillonnants.

- Cela fait combien de temps que tu n'as pas dormi ? On n'a pas autant de devoirs, pourtant... A part si tu passes tes nuits à faire ces petites expériences propres aux Serdaigle. Tu me croirais si je te disais que j'ai déjà essayé de comparer les propriétés divinatoires du pus de Bubobulb avec celles du blanc d'œuf ?

Thomas essaya de lui adresser un sourire enjoué, mais le cœur n'y était pas après avoir pensé à sa sœur Cracmolle qui devait rester à la maison, et la fatigue de Melinda ne l'aidait pas à retrouver sa bonne humeur.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Sam 13 Déc - 23:58

- Hum... Je sais plus... Un bout de temps en tout cas. Mais non je les consacre pas à des expériences. Et... Tu as découvert quelque chose d'intéressant ? Le blanc d’oeuf guérit la variole du dragon ?

Thomas eut un léger rire et haussa les épaules.

- J'ai juste appris que le blanc d'oeuf était beaucoup plus sain pour les doigts que le pus de Bubobulb. Mon gant s'est troué et je peux te dire que ma mémoire garde encore le souvenir des furoncles qui sont apparus. Mais sinon, l'ovomancie reste toujours aussi incompréhensible pour moi et je n'inventerai sûrement pas la "Bubomancie".

Il observa Melinda allumer les lumières et accepta son chocolat avec un sourire avant de se caler dans un fauteuil.

- Merci pour le chocogrenouille. Tu as raison de ne pas consacrer ton temps à faire des expériences farfelues et inutiles. J'en ai fait au début, en Serdaigle curieux, mais maintenant je crois être devenu beaucoup plus sérieux, peut-être même trop si je puis dire. En même temps, on vieillit tous...

Thomas laissa le silence planer un instant, savourant le calme de la salle commune.

- En tout cas, si tu as besoin d'aide, n'hésite pas à demander, que ce soit à moi ou aux autres Serdaigle. Et si tu cherches une autorité plus compétente, les Préfets sont toujours disponibles. Enfin, il y a quand même une nuance. Si tu cherches de l'affection, je te déconseille fortement d'aller voir la Préfète en Chef. Ambre Rosier, si tu l'as déjà rencontrée. Elle pourra très bien te renseigner, mais elle pourra aussi très bien t'envoyer balader si tu commences à entrer dans des rapports plus amicaux. Clive Williamson, le Préfet, sera plus protecteur. Mais bon, après tout, tu feras ce que tu voudras.

Le garçon s'allongea confortablement dans son fauteuil et observa le parc qui s'étendait en contrebas et que l'on pouvait voir depuis les fenêtres.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Dim 14 Déc - 17:49

- Des Scroutts à Pétard ?!

Thomas ouvrit de grands yeux stupéfaits, complètement ébahi.

- Mais... mais ils sont censés avoir disparu, non ?

Le garçon se leva et se mit à faire les cent pas dans la salle commune, intrigué par toute cette histoire.

- C'est quand même étrange, tout ça. Des espèces qui normalement ne devraient plus être là réapparaissent. Et en plus, elles se réunissent en groupe pour attaquer des élèves dans le parc. C'est loin d'être une coïncidence, il doit se passer quelque chose de malsain... Bref, je vais arrêter de parler et manger ce Chocogrenouille avant qu'il ne me fonde dans les mains.

Thomas savoura le chocolat. Cet aliment avait vraiment des vertus apaisantes. C'est alors qu'il remarqua une fille assise au pied de la statue de l'altière Rowena Serdaigle. Il vit Melinda s'en approcher et la saluer, puis il s'avança à son tour vers elle.

- Bonsoir ! Excuse-moi, je ne t'avais pas entendu arriver, ce cours d'astronomie est vraiment passionnant.

- Mais je vois ça ! Tu avais l'air complètement absorbée par les mystères des étoiles, ma chère !

Thomas esquissa un léger sourire et s'apprêta à faire les présentations lorsqu'une main s'abattit lourdement sur son épaule.

- Hé, Thomas, pas trop froid après cette petite baignade dans le lac ?

Son ami Pierce le regardait avec un grand sourire moqueur. Il était entré avec une discrétion absolue, personne ne l'avait remarqué.

- Tu as une futur carrière de voleur, Pierce.

- Hum... tout bien réfléchi, tu as peut-être raison en fin de compte. Il faudrait que j'aille tenter un essai à Gringotts, même si je risque de me retrouver enfermé dans une cellule pour les cent prochaines années. Bon, allez, il faut que je te montre quelque chose. Désolé, les filles, je vous l'enlève. Ah oui, salut au fait. Et au revoir ! Hé, mais en fait, je suis aussi un futur kidnappeur ! Le cambrioleur parfait !

* La tornade Pierce... *

Thomas adressa un regard désolé aux deux filles pendant qu'il se faisait traîner sans ménagement vers le dortoir des garçons.

- Pierce, tais-toi un peu, si tu tiens à rentrer chez les Aurors ! A force de parler de cambriolage ils vont te faire un dossier avant même que tu puisses postuler. Sans compter ton débit de paroles qui peut faire vraiment peur, des fo... Aïe !

- Doué de la langue, mais aussi doué de mes mains, Thomas !

- N'importe quoi...

Les deux garçons s'engouffrèrent dans le dortoir circulaire du cinquième étage en riant.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Mer 17 Déc - 21:25

Ambre était assise sur son lit, les yeux dans le vide. Toutes les autres filles s’affairaient autour d’elle, se préparant pour le bal, mais elle restait sans bouger, ses fines jambes ramenées contre elle. D’un coup d’œil, elle pouvait embrasser du regard le dortoir circulaire, mais sa vue était bloquée à sa gauche par la salle de bain où étaient rassemblées toutes ses camarades de chambre. Chaque année avait son étage et les lits se répartissaient circulairement en suivant le mur de la tourelle, régulièrement séparés par des cloisons, formant des chambres qui comportaient très peu d’élèves – cinq tout au plus. Les Serdaigle avaient donc l’avantage d’être tous rassemblés à un même endroit tout en ayant accès au calme et à la tranquillité. Les tourelles des dortoirs étaient spacieuses et aérées et le vent sifflait doucement aux fenêtres. On pouvait facilement communiquer d’une chambre à l’autre grâce aux nombreuses portes qui donnaient sur le hall et l’escalier, au centre de la tourelle. Elles étaient à cet instant toutes ouvertes et les filles passaient d’un endroit à l’autre, impatientes et surexcitées.

Toujours en chemise et en jupe, Ambre restait pieds nus sur son lit à les regarder sans broncher. Les Préfets étaient bien entendu affectés à la surveillance, ce qui signifiait qu’elle allait devoir descendre avec les autres. Prise d’une langueur profonde, la Serdaigle ne parvenait pas à bouger, elle observait les alentours à travers une sorte de brume. Elle devait aller se préparer si elle voulait être à l’heure et présentable, mais son esprit était comme emprisonné dans de la glue. Ambre n’avait même pas envie de penser, juste de se laisser tomber et de s’enfoncer dans une douce somnolence.

Toutes ces personnes qui s’agitaient autour d’elle, toutes ces entités incontrôlables qu’il fallait pourtant cerner, des pions qui agissaient d’eux-mêmes et menaçaient l’ordre établi. Tout ce sang qui les animait et les faisait se mouvoir. Un sang chaud, à l’odeur métallique, qui ne demandait qu’à se répandre sur le sol et à retourner dans la terre…

Ambre sauta immédiatement sur ses pieds et les força à rester sur le sol glacé jusqu’à ce que ses pensées redeviennent claires. Un instant de vulnérabilité et sa nature d’Ombre pouvait devenir incontrôlable. La Serdaigle rassembla les affaires dont elle avait besoin et se força à avancer la salle de bain. Elle n’avait pas le temps d’aller dans celle des Préfets.

- Pas encore changée, Ambre ?

La Préfète remua la tête en signe de négation, jaugeant du regard celle qui lui avait parlé. C’était Olivia Castle, une jeune fille aux cheveux d’un blond vénitien, qui la regardait de ses yeux verts pétillants.

- Mais… il reste à peine trois quarts d’heure et il y en a même qui sont déjà prêtes dans la salle commune.
- Ne t’inquiète pas pour moi, je me dépêcherai.
- Tu as l’habitude ?
- On va dire ça.  


En effet, certaines vieilles familles de Sang-Pur avaient conservé leurs traditions de réceptions et de mondanités et Ambre n’y avait pas échappé. Elle lança un regard rassurant à Olivia, quoique toujours froid, mais celle-ci s’y était habituée. Même sous la contrainte, les yeux d’Ambre ne pourraient jamais manifester de la chaleur. Olivia était quelqu’un de franc, énergique et enjoué, mais elle pouvait aussi faire preuve d’une douceur étonnante au vu de son caractère. Cependant, il lui arrivait parfois d’être blessante lorsqu’elle disait à quelqu’un ses quatre vérités, même si elle s’empressait toujours de se rattraper, se rendant compte qu’elle avait été désagréable. C’était une personnalité contradictoire, mais absolument pas difficile à vivre.

Ambre entretenait des relations cordiales avec ses camarades de chambre, mais aucune ne se rapprochait de la définition de l’amitié. Elle mettait trop de barrières autour d’elle pour que quiconque puisse l’approcher de trop près.

- Jolie robe, Olivia.
- Merci, mais j’espère que la Grande Salle sera chauffée, sinon je ne vais pas arriver à danser tellement je vais trembler de froid !
- Effectivement…


Olivia avait enfilé une légère robe bustier en coton blanc, cintrée juste en dessous de la poitrine à l’aide d’un large ruban doré de la même couleur que ses cheveux qui retombaient librement sur ses épaules. Elle avait même piqué dans ses boucles blondes une fleur de lys d’un blanc immaculé. Elle ressemblait à une fée d’été, toute de lumière. Cela s’accordait en fait assez bien avec son tempérament.

- As-tu un cavalier ?
- Oui, j’y vais avec Clive Williamson. Toi, j’imagine que tu n’en as pas voulu. J’ai entendu parler de ce qui est arrivé à Ian Walker.


Ambre se contenta de répondre par un sourire amusé et rentra dans la salle de bain. C’était une vaste pièce au sol d’un blanc immaculé qui prenait parfois des reflets bleutés selon l’angle de vision. On pouvait distinguer en filigrane des étoiles couleur bronze. Ambre verrouilla la porte d’un coup de baguette, posa ses affaires sur une petite table prévue à cet usage et rentra dans la baignoire après s’être déshabillée. Elle savoura un instant la sensation de l’eau tiède qui coulait sur ses épaules et tourna progressivement le robinet pour que l’eau devienne de plus en plus froide. Après ce qui s’était passé dans le dortoir, elle avait besoin de s’éclaircir les idées.

Quelques minutes plus tard, Ambre s’enveloppa dans une serviette, frissonnant de froid, et attendit de retrouver une température corporelle normale. Elle se sécha ensuite et se mit en sous-vêtements. Là, elle resta à contempler sa robe de soirée sans amorcer un seul geste pour l’enfiler. Elle lui rappelait les soirées passées à se sculpter une image, à faire attention aux moindres détails pour entretenir un réseau  utile parmi les sorciers influents. Soupirant, Ambre finit par la saisir délicatement entre ses doigts. La robe était faite d’un tissu lisse et fluide. Si elle n’avait pas été d’un indigo profond, on aurait pu croire qu’elle était faite d’eau liquide. Après s’être habillée, la Préfète se plaça devant un miroir surmonté d’un aigle en bronze sculpté. Une tresse de tissu reposait sur l’une de ses épaules, faisant office de bretelle, tandis que l’autre restait nue. La robe était serrée au niveau de la taille par une ceinture argentée, également tressée, avant de s’arrêter en ondulant au dessus de ses genoux, comme des vagues qui viendraient mourir sur un rivage. Elle lui allait parfaitement bien. Ambre attacha ensuite un bracelet en argent rigide et gravé d’élégantes arabesques à son poignet. Puis, elle mit des boucles d'oreilles du même matériau en forme de gouttes.

Avec des gestes experts, la Serdaigle rassembla ses cheveux d’un noir d’encre en une natte compliquée qu’elle laissa retomber sur son épaule nue. Elle leva ensuite les yeux vers son reflet dans le miroir. Ses yeux gris acier la fixaient avec leur froideur habituelle. Rien n’atténuait leur éclat mordant et transperçant comme le métal. Ambre passa un trait d’eye-liner sur sa paupière, puis appliqua du mascara sur ses cils déjà noirs. Avec son teint pâle, son regard gris foncé ainsi mis en valeur devenait d’un magnétisme destructeur, presque inhumain. Après avoir mis un rouge léger sur ses lèvres, juste pour leur donner un peu de couleur, Ambre reprit ses affaires et sortit pieds nus de la salle de bain. Il était presque l’heure et les autres filles étaient déjà descendues dans la salle commune. La Préfète enfila des escarpins argentés et sortit dans le hall circulaire des filles de sixième année. Elle descendit les escaliers de la tourelle, parcourant les six étages qui la séparait de la salle commune avec une élégance naturelle, dos droit et tête haute, conformément à l’étiquette des Sangs-Purs. Même si elle le voulait, Ambre ne pourrait jamais faire disparaître complètement les traces de cette éducation. Arrivée dans la salle commune, elle s’installa dans un fauteuil, les jambes croisées, en attendant le moment de sortir de la Tour de Serdaigle. Il ne servait à rien de se presser devant la Grande Salle avec toute la foule des élèves.

- Pour quel heureux cavalier t’es-tu faite aussi belle, finalement, Rosier ?

Ian Walker venait d’apparaître dans son champ de vision, habillé d’un costume noir et blanc classique.

- Personne, Walker. Lorsque l’on se rend à un bal, même si ce n’est que pour surveiller, on se doit d’être présentable. Tu as fini par te trouver une cavalière ?
- Tout dépend. Est-ce que tu veux un cavalier de dernière minute ?
- Je crois que ma réponse l’autre jour dans la Grande Salle était assez explicite, et elle ne change pas.
- Dommage. Donc pour te répondre, j’y vais avec Hannah puisque tu refuses.
- Bien, tu la prends pour une roue de secours que tu peux remplacer à ta guise, maintenant. Voilà qui est charmant de ta part.
- Je n’aurais pas demandé à Hannah de m’accompagner au bal si tu avais accepté dès le début.
- Le rejet des responsabilités est une stratégie tellement classique qu’elle en devient grossière si on la manie mal, Walker.


Ian lui lança un regard interloqué, presque inquiet.

- J’ai été le seul à oser te faire une demande. Et voilà la récompense de mon courage. Les Préfets, et surtout les Préfets en Chef ne sont pas censés donner l’exemple et nous montrer le « bon chemin » ?
- Si tu veux le chemin du courage absolu, tu aurais dû demander au Choixpeau de t’envoyer à Gryffondor. Jamais je ne valoriserai le courage s’il n’est pas le résultat d’une mûre réflexion. Un idiot qui se lance dans l’action sans avoir conscience de ce qu’il fait ne fait pas preuve de courage. C’est de l’impulsivité et de la bêtise. Mais je t’avoue que le courage ne fait pas partie de mes valeurs. Je préfère la capacité à prendre les meilleures décisions.


Ian resta bouche ouverte durant quelques secondes, pétrifié.

- Ian ?

Hannah était arrivée et Ian s’éloigna avec elle, lançant un regard craintif, mais teinté de respect, à Ambre. Il baissa rapidement les yeux lorsqu’il croisa ceux de sa Préfète, incapable comme la plupart des gens de supporter leur pression.

Quelques minutes plus tard, Ambre finit par se lever et suivit les autres élèves jusqu’à la Grande Salle.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Sam 10 Jan - 15:09

La Directrice arriva à la tour de Serdaigle. La porte, simple panneau de bois patiné par le temps sur lequel est accroché un heurtoir en forme d’aigle, n'avait pas de poignée. Alors qu'elle frappa le heurtoir, l'aigle prit vit et lui posa une question :
 
- Qui est arrivé le premier ? l’œuf ou le dragon ?

- Le cercle n'a pas de commencement !


*Heureusement que je connaissais la réponse, sinon, bonjour l'angoisse !! je me serais retrouvée bloquée dehors alors que je dois trouver au plus vite les préfets !!*
 
La pièce de la salle commune, pièce circulaire qui était toute décorée de bleu, et dont les étoiles peintes au plafond brillaient d'une lueur aussi vive qu'en plein ciel qui se reflétaient au sol était vide, ce qui n'avait rien d'anormal vu l'heure tardive... Le feu de cheminée qui crépitait dans l'âtre, était le seul point de lumière visible... Le seul, à une exception près, Miss Rosier était assise à une table, une bougie allumée et lisait un parchemin...
 
- Ha vous voilà Miss ! Excusez moi, mais nous n'avons plus de temps à perdre à sauver les apparences !! Allez réveiller votre confrère et veuillez me suivre !! Il est urgent d'organiser une réunion avec tous les préfets !!
 
Ne lui laissant pas vraiment le temps de comprendre ce qui se passait, Mme Dragonneau, sortit de la salle commune, et attendit que Ambre et son homologue sortent à leur tour... Elles se dirigeraient ensuite vers la salle commune des Serpentards.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Sam 10 Jan - 20:24

La salle commune s’était vidée peu à peu en raison de l’heure tardive. Ambre était restée près d’une fenêtre, lisant un parchemin à la lueur d’une bougie. C’était une lettre, envoyée quelques mois auparavant par son oncle. Celui-ci lui avait de demandé de venir le rencontrer lors de sa prochaine sortie à Pré-au-Lard, mais en raison des problèmes de trafic de drogue, toutes les sorties avaient été annulées.


Ma nièce,

J’espère que tu te portes bien et que tout se passe comme tu le souhaites à Poudlard. Je tiens à te féliciter pour ta nomination de préfète-en-chef, qui n’avait pas encore été annoncée lorsque nous nous sommes vus cet été.
J’aimerais te rencontrer lors de ta prochaine sortie à Pré-au-Lard, aux Trois-Balais. Je te prie de me faire parvenir la date au plus vite, si tu n’y émets pas d’objection, et je t’en remercie d’avance.
Passe une excellente semaine en attendant et continue à faire honneur à ton sang.

Sincères salutations,
Terence Blackburn

Blackburn
La pureté est puissance.



Ambre lui avait par la suite envoyé une nouvelle lettre l’informant de la suppression des sorties à Pré-au-Lard. Son oncle avait paru contrarié, mais il était difficile de déterminer la nature exacte de ses sentiments à travers un langage écrit qu’il savait manier à la perfection. La Serdaigle était intriguée par cette demande, mais en réalité, le retard imprévu de ce rendez-vous l’arrangeait. Une rencontre avec son oncle dans ces conditions-là ne présageait rien de bon pour elle et pour sa position.

La Préfète s’apprêtait à monter dans son dortoir pour dormir un peu avant sa patrouille matinale lorsque le bruit caractéristique du heurtoir sur la porte se fit entendre. Ambre resta à sa place, exaspérée devant la perspective de devoir encore une fois s’occuper d’un élève se promenant la nuit dans les couloirs. Elle entendit l’Aigle poser sa question habituelle et une voix féminine qu’elle connaissait bien s’éleva alors derrière le panneau de bois. Mais que donc venait faire la Directrice dans la salle commune des Serdaigle ? Le professeur Dragonneau entra en trombe dans la pièce et Ambre n’eut pas le temps de formuler sa question à voix haute que celle-ci avait déjà pris la parole à un rythme hallucinant.

- Ha vous voilà Miss ! Excusez-moi, mais nous n'avons plus de temps à perdre à sauver les apparences !! Allez réveiller votre confrère et veuillez me suivre !! Il est urgent d'organiser une réunion avec tous les préfets !!

Ambre resta quelques secondes stupéfaite, puis elle acquiesça et se dirigea vers la tourelle des garçons. Elle monta les marches deux à deux et finit par arriver jusqu’au sixième étage, légèrement essoufflée. Là, elle marqua un instant d’hésitation devant la porte du dortoir et finit par frapper cinq coups forts et rapides pour marquer l’urgence de la situation et prévenir les garçons de son entrée. Ce n’était pas la solution la plus discrète, mais elle ne pouvait pas pénétrer dans leur dortoir à la cantonade. Comme elle s’en doutait, certains ne dormaient pas encore et la porte s’ouvrit à peine quelques secondes plus tard.

- Hé, mais ça va pas de frapper comme des cinglés à cette heu… ?

Un garçon de sixième année se tenait bouche bée dans l’embrasure de la porte.

- Navrée, Peter, mais c’est urgent. Va me réveiller Clive et demande-lui de descendre, s’il te plaît. Et silence de préférence, inutile de réveiller tout ton dortoir pour aller chercher un Préfet.

Peter acquiesça et une minute plus tard, Clive arriva devant elle, une cape rapidement passée par-dessus son pyjama et l’air encore à moitié endormi. Ambre ferma la porte derrière lui et commença à dévaler les escaliers devant son regard perplexe.

- La Directrice nous attend. Je ne sais pas plus que toi ce qui se passe, mais elle avait l’air d’être paniquée.

Il devrait se contenter de cette explication pour l'instant. Les deux Préfets sortirent de la salle commune et rejoignirent la Directrice qui les attendait au bas de l’escalier en colimaçon.
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Lun 19 Jan - 21:59


Le mois de janvier était rapidement arrivé, les événements s'étaient accélérés depuis quelques semaines. Le sol était recouvert d'un manteau blanc. Les vacances étaient terminées et la routine quotidienne avait reprit ses droits au sein de la célèbre école de magie.
Ally était assise sur son lit, le regard perdu dans le vague. Ce jour là elle portait une robe verte qui arrivait malgré tout a se fondre dans cet ensemble trop bleu, Zita, sa chauve-souris était endormie au dessus de son lit. En cette fin d'après midi les dortoirs étaient assez calmes, la jeune bleu et bronze n'était  plus que l'ombre d'elle même depuis sa prise de conscience dans le parc le soir du bal. Elle essayait de reconstituer le puzzle dans son esprit mais elle finissait toujours à terre ayant des bleus au corps mais aussi dans sa tête.
Tout cela devenait de plus en plus complexe au fil du temps, il n'y avait plus aucune logique. En ce moment même tout ce que la jeune fille ressentait se résumait vulgairement à du vide. Une simple case vide qui semblait vouloir l'anéantir de l'intérieur.
La neige tombait tranquillement à travers la fenêtre, le flammes dans la cheminé dansaient avec subtilité. Non vraiment, rien ne laissait présager la tempête qu s'annonçait dans l'esprit de petite brune.
Le petit carnet de cuir était sagement posé à coté d'elle, il attendait sa minute de gloire. Tout n'était plus qu'une question de temps.
Quelques minutes, quelques secondes ou plusieurs heures passèrent ainsi, Ally, dans sa robe verte, regardant la neige, Zita dormant au dessus d'elle.
Un éclat de rire la tira de ses sombres pensées, les autres étaient revenus, les cours étaient terminés et l'heure du repas aussi par la même occasion. A présent, la plupart des élèves dormaient plus ou moins, la jeune Serdaigle dû donc se résigner a s'allonger sur son lit, histoire de donner le change, Zita était maintenant réveillée, toutes les conditions étaient réunies pour une magnifique nuit blanche.
Pour l'instant elle ne voulait pas analyser la situation, ni se poser des questions philosophiques, tout cela ne rimait à rien, elle avait besoin de repos.
Machinalement, elle se mit a caresser Zita, elle n'ouvrit pas le carnet de cuir, ce n'était pas le moment.
Les choses étaient ainsi faites et pour le moment elle ne pouvait plus réfléchir, ses paupières se firent plus lourdes, quelques minutes plus tard la jeune fille au teint blafard sombra dans un profond sommeil.
Si une personne extérieur c'était amusée a regarder cet étrange tableau, elle aurait presque crû que la jeune fille à la robe verte venait de rendre son dernier soupir.

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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Jeu 30 Avr - 10:07

Un petit mot venait d'apparaître sur le panneau d'affichage de la salle commune des Bleus et Bronze. Il était marqué ceci :


parchemin:
 


(3 personnes max feront leur rp en même temps. Quand une place se libèrera, un autre pourra rp, afin qu'il y ait des réponses complètes et sympas pour tout le monde).
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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Sam 9 Mai - 20:07

          Lessie arriva tant bien que mal devant la porte de ce qui serait désormais sa salle commune. La jeune fille avait atterrit à Serdaigle, et elle en était plutôt fière, même si elle n’oserait jamais le dire à qui que ce soit. Cependant, elle avait l’impression d’avoir le poids du monde sur ses épaules. Elle ressentait tellement de pression, et la peur de ne pas être à la hauteur l’habitait!

          Lessie était essoufflée quand elle se retrouva devant la porte. Elle avait l’impression d’être sur un bateau et d’avoir le mal de mer. Et les escaliers ne lui avaient pas rendu service… Elle avait le teint verdâtre! Ce n’était pas tant le fait que les escaliers soient en spirale qui l’avait secouée, mais plutôt le fait qu’ils soient étroits. Très étroits…
Lessie regarda fixement la porte, se sentant idiote. Trop habituée à voir des portes avec une poignée, elle n’avait pas vu le heurtoir!

          - Il te crève les yeux, là, le heurtoir! Il se voit comme le nez au milieu de la figure! pesta-t-elle contre elle-même.

          Elle toussota, le teint désormais violacé. Elle essuya ses mains sur ses vêtements. Elles étaient moites. Elle prit un grand bol d’air et frappa le heurtoir.

          Elle sursauta lorsque l’aigle représenté sur le heurtoir lui posa une énigme d’une voix douce et mélodieuse. Elle se disait que cette voix enchanteresse ne pouvait qu'être la voix du savoir. Elle fixa un instant l’aigle. Elle ne savait ce qui la séduisait le plus, de sa voix ou de ses fins traits sculptés et de son bec … ou encore de l’énigme!

          - Qui est arrivé le premier : l’œuf ou le dragon? répéta-t-elle pour elle-même.

          Elle ne savait combien de temps elle était restée là, à réfléchir. Ce genre d’énigmes la fascinait et lui donnait plein de nouvelles questions existentielles à résoudre. Sa cousine Molly appelait ça la "philosophie de comptoir" pour la taquiner, le soir quand elle gardait les yeux grands ouverts en réfléchissant au fonctionnement du monde et de l’être humain. Molly lui disait souvent, avec une immense sourire taquin :

          - Éteins tes yeux, tu m’éblouis! J’aimerais bien dormir, moi…

          Elle sourit à ces souvenirs, s’éclaircit la voix et répondit enfin, d’une voix mal assurée :
          - Il n’y a pas de co… mmencement? tenta-t-elle.

          Sa voix s’était brisée au milieu de sa phrase. Elle était si stressée qu’elle avait peur de tout, et elle avait l’impression d’une sorte d’hyper-acuité. Elle entendait toutes sortes de bruits inquiétants, les couloirs lui semblaient plus sombres… En ce moment, elle aurait aimé croiser quelqu’un, pour se sentir rassurée.
          En attendant de savoir si la porte allait s’ouvrir, et surtout de savoir si sa réponse était juste, elle se disait qu’elle aurait aimé que Molly soit avec elle. Mais Molly était plus jeune et n’avait pas encore l’âge requis pour intégrer l’école… Mais qui sait? peut-être que dans quelques années, elle serait là! Sans doute pas à Serdaigle, mais au moins, elle serait avec elle!


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MessageSujet: Les dortoirs garçons de 1ere année   Dim 7 Juin - 13:41

Nathan avait encore un peu de mal à en revenir. Il avait appris, depuis des mois déjà, l'origine de son secret que lui et ses amis cachaient depuis quelques années. Ses parents n'avaient pas si mal pris la nouvelle : sa mère était tombée dans les pommes et son père avait passé le jour suivant dans un silence pesant. Mais le représentant du Ministère de la Magie - dont il avait trouvé extraordinaire que tout un monde organisé existe - avait bien tout expliqué à Mr et Mme Cooper. Ensuite, après des jours à réfléchir et à se faire raisonner par leur fils, ils avaient laissé Nathan partir pour l'Écosse.

Le jeune garçon se souvenait encore de son tout premier jour à Poudlard. Il était allé de surprises en surprises, de celles qui vous coupent le souffle, en découvrant cette école dans un château. Les tenues scolaires... Les tableaux mouvants et parlants... Des escaliers capricieux... Et enfin, après une marche qui lui avait parue longue, il atteint la salle commune qui lui servait maintenant de dortoir. Nathan avait pris le temps de faire le tour de la pièce principale, admirant et s'attardant sur chaque détails. Avant de se rendre dans sa chambre.


flash back

- Hum ! Donc c'est une chambre commune pour plusieurs élèves. Un simple pensionnat en somme. Les sorciers n'ont pas l'air d'être trop différents de nous... Enfin des autres. Intéressant...

La première chose que fit Nathan ne fut pas de déballer sa valise, mais de poser la sacoche qu'il portait à l'épaule. La posant sur son lit il l'ouvrit pour allumer son ordinateur. Il installa ensuite plusieurs autres instruments informatiques tels les héros de films d'espionnage, mais déchanta rapidement. Rien ne fonctionnait.

- Flûte ! J'ai pourtant bien réglé le booster d'ondes. Il y aurait un problème d'interférence ? Quelque chose bloque le signal, je ne vais pas pouvoir communiquer avec les copains ... Tant pis, je me renseignerais plus tard ! Allons explorer ce château !

Ni une ni deux, Nathan laissa son installation informatique en plan sur son lit et sortit en courant de sa chambre. Il traversa la salle commune, avec son calepin et son stylo pendants autour de son cou, et dévala ensuite les escaliers de la tour de Serdaigle.

fin flash back


Le jeune Serdaigle soupira, assis sur son lit, avec un paquet sur les genoux. Ses amis, qui lui manquaient beaucoup, lui avaient envoyé des cadeaux pour son anniversaire : des gants de boxe par Jacob, un lance-pierre par Brice, un foulard "tendance" par Stacy, et pour finir le logo de leur bande, sculpté dans le bois par Lorraine. Mais il n'était pas du genre à se morfondre, et puis l'année se terminait bientôt. Il fallait juste être un peu patient. En attendant, Nathan rangea ses cadeaux et se mit en route pour le terrain de quidditch. Il s’entraînait dur depuis des mois pour entrer dans l'équipe, et enfin aujourd'hui il allait passer les essais.

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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Dim 7 Juin - 23:05

Ambre avait essayé tant bien que mal de s’enfoncer dans les brumes d’un sommeil sans rêve, mais elle n’arrivait tout simplement pas à faire le vide dans sa tête. Il lui semblait que son esprit était en pleine agitation : Même le léger bruit de vent contre les carreaux des fenêtres lui faisait l’effet du frottement d’un gant sur une peau à vif à l’intérieur de son crâne. La faible lumière du croissant de lune dessinait une large flaque livide et blanchâtre sur le sol froid du dortoir, mais même cette lueur nocturne passant à travers les voiles des rideaux du lit et des paupières fermées de la Serdaigle brûlait sa rétine. Les draps et les vêtements frottaient impitoyablement contre sa peau aussi sensible que si elle était en train d’être écorchée.

N’en pouvant plus, Ambre écarta brusquement les rideaux bleus et argentés de son lit à baldaquins et s’assit sur le matelas, le bout de ses pieds balayant le sol dallé avec un balancement régulier. La jeune préfète attendit que sa respiration se calme, se forçant à ne regarder pendant ce temps rien d’autre que la carafe d’eau sur la table près de la fenêtre. Tout ceci semblait tellement… irréel.

Quelques minutes plus tard, Ambre se leva et s’habilla rapidement. Même si ce n’était pas son tour, elle allait sortir faire une ronde de nuit pour se changer les idées. Elle descendit les escaliers avec lenteur, marche par marche, s’enfonçant à travers les six étages jusqu’à arriver dans la salle commune. L’âtre était vide en cette nuit d’été. La cheminée n’hébergeait plus de feu depuis de nombreuses semaines. Comme captivée par ce renfoncement noir et insondable jadis brûlant et lumineux, Ambre se laissa tomber dans un fauteuil, ne pouvant détacher le regard du foyer vide. Les jambes croisées, elle se perdait dans les pensées le temps que son état fantasmagorique d’il y a quelques instants se dissipe. Cette hypersensibilité qui menait directement à une irritation de l’esprit n’augurait rien de bon. Elle savait que celui-ci n’était plus tout à fait normal après le passage dévastateur d’un certain sortilège de magie noire, et elle devait s’efforcer de le contrôler le plus étroitement possible. Soupirant, Ambre s’apprêtait à se lever pour sortir lorsqu’elle entendit quelqu’un frapper au heurtoir à travers la porte. Ses lèvres s’étirèrent alors en un mince sourire, à la fois amusé par la discussion qu’elle entendait entre le jeune garçon et l’aigle, et désabusé par cette voix qu’elle pensait reconnaître. Mais ce sourire disparut rapidement, et la porte ne tarda d’ailleurs pas à s’ouvrir pour livrer passage à un élève aux cheveux blonds arborant une expression satisfaite. Les yeux gris sombre d’Ambre croisèrent ceux de Roranicus qui les baissa immédiatement et se dirigea vers son dortoir comme si de rien était. La Serdaigle arqua un sourcil et s’éclaircit discrètement la gorge. Sa voix claire et froide résonna soudain dans la salle commune.

- Je ne voudrais pas t’empêcher d’aller dormir après ta soirée qui semble avoir été… épuisante, mais peut-être qu’à ce niveau-là, une heure de sommeil de plus ou de moins n’aura pas grande importance, qu’en dis-tu ?

D’un mouvement de tête, Ambre lui désigna le fauteuil en face d’elle et attendit que le garçon y prenne place.

- Bien. Explique-moi donc ce qui vaut à ce cher heurtoir le plaisir de débiter une énigme au beau milieu de la nuit.

Il n’y avait ni colère, ni irritation au fond de ses yeux, mais pas plus de bienveillance. On pouvait seulement distinguer deux lacs d’acier, froids et insondables.


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MessageSujet: Re: Salle commune Serdaigle   Lun 8 Juin - 21:42

Ambre écouta le jeune garçon sans l’interrompre, se contenta d’un haussement de sourcil de plus en plus prononcé au fur et à mesure qu’avançait son récit.

- Roranicus Júrekson… Murmura-t-elle avec un sourire amusé. Quelle imagination débordante... Mais je suppose que ce lutin a mystérieusement disparu pour l’éternité et qu’il ne sera, par conséquent, pas en mesure de témoigner en ta faveur. Je suis donc au regret de t’annoncer que, tout sauveur du monde que tu sois, tu vas devoir fournir une réponse un peu plus précise, voire réaliste.

La jeune fille le jaugea rapidement du regard, relevant un visage à l’expression faussement innocente et incrédule. Une étincelle indéchiffrable s’alluma dans le regard gris de la préfète, tandis qu’elle poursuivait sur un ton plus sombre.

- Oublions pour l’instant les explications de ton entorse au couvre-feu, mais n’espère pas pour autant retourner aussi rapidement dans ton dortoir, Je crois que, d’après tout ce que l’on me transmet régulièrement sur ton compte, j’ai à te parler sérieusement de ce que les professeurs aiment appeler ton comportement inadmissible. En réalité, c’est une expression qui est plutôt employée par le concierge, mais passons. Que cherches-tu à prouver ?

Ambre observa calmement Roranicus, lui laissant tout son temps pour lui répondre. Elle n’était pas pressée après tout. Elle savait qu’elle ne pourrait pas se rendormir et n’avait pas non plus particulièrement envie de faire le tour du château en guettant des élèves en dehors du couvre-feu.



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