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 Les couloirs, toilettes des filles

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MessageSujet: Re: Les couloirs, toilettes des filles   Dim 14 Déc - 14:17

Alors que la petite Serdaigle ramassait ses gants, Molly l'imagina en temps normal. La jeune fille devait être souriante et détendue... Et elle s'excusait, signe que tout cela n'était dû qu'à la fatigue.
La rouge et or se pencha, et aida la bleu et bronze à se relever, lui faisant un sourire amical. La blondinette cernait assez vite les gens... Elle se doutait que vu sa maison, la jeune fille était loin d'être bête, et de se faire avoir, mais l'état de fatigue aidant...

- Écoute, je suis là, je t'aide. Tu veux pas tant pis pour toi, mais franchement tu as l'air mal en point. Laisse moi t'aider... je ne te veux pas de mal.


Molly lui tendit à nouveau des chocogrenouilles signe de sa bonne foi. Elle voulait percer à jour les secrets c'est vrai, mais face à une personne mal en point, sa compassion se joignait à sa curiosité. Il fallait changer la taille du chaudron pour préparer la potion...
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MessageSujet: Re: Les couloirs, toilettes des filles   Dim 8 Mar - 12:31

Après être rentré dans notre salle commune, la veille au soir, la maison Poufsouffle s'était séparée en deux groupes distincts, et je m'étais douté que ça avait été pareil chez les trois autres maisons. D'un côté il y avait eu ceux qui avaient été trop agités par l'annonce de la directrice pour dormir et qui étaient restés debout tard pour en parler entre eux. Et de l'autre, comme moi, ceux qui s'étaient mit au lit pour pleurer en silence sous leur couette, cachés par les rideaux des lits à baldaquin.
Pour ma part j'avais évacué ma peur en m'épuisant à pleurer pendant des heures, entendant les autres filles de mon dortoir faire de même. Et quand enfin j'avais réussis à m'endormir, je n'avais pas arrêté de rêver de miss Leeloo, la voyant mourir de mille façons différentes. Il était vrai que la directrice ne nous avait évidemment pas dit comment ce cher professeur avait perdue la vie et mon esprit embrumé de peur avait travaillé toute la nuit à une dizaine de scénarios funestes.

Donc ce matin là j'avais eu une difficulté monstre à me sortir de mon  lit, manquant cruellement de sommeil, tout comme beaucoup de mes camarades qui s'étaient à coup sûr inquiétés eux aussi pour leur famille et leurs amis. En sortant de ma salle commune à une heure avancée de la matinée j'avais croisée nombre d'élèves prêts à partir pour rentrer chez eux et je m'étais fait la réflexion qu'il devait être 10h. J'avais traversé le hall remplit des plus jeunes élèves de cette école qui s'agitaient comme un essaim d'abeilles, non pas pour aller déjeuner dans la grande salle ni pour aller en cours s'il y en avait aujourd'hui, mais juste pour prendre l'air dans les couloirs de l'école.

J'avais laissée mes pas me guidés, l'esprit encore bien embrumé de fatigue, et je venais finalement d'arriver au deuxième étage, tout près des toilettes. J'y entra pour un peu de calme car j'étais sûre que peu d'élèves viendraient ici. Je m'avançai en traînant les pieds sur le sol en pierre jusqu'aux lavabos et fis couler l'eau froide pour en remplir un peu le fond avant de plonger mon visage dedans. Le contact avec l'eau glacée me fit comme un électro-choc et dissipa de suite l'envie de dormir qui me tenait encore il y avait une minute. Je restais un moment sous l'eau, appréciant sa fraîcheur et son insonorisation, et me relavai quand l'air me manqua. Je jetai un œil dans le miroir pour voir une jeune fille décoiffée, trempée et avec un visage cerné à faire peur à un zombie. Je ne savais pas si c'était les nerfs ou si c'était le faite de m'imaginer faisant peur à une de ces créatures mais je me mis soudain à rire sans pouvoir m'arrêter. Je m’écroulai au sol, pliée en deux de rire en espérant que personne n'aurait l'idée d'entrer à ce moment là, car là c'était sûr que j'allais passer pour une folle. En y pensant mon fou rire augmenta encore plus, j'avais maintenant mal au ventre et à la figure à cause de ce fou rire stupide.

Quand je me calmai enfin je restai assise par terre en m'adossant au mur pour reprendre mon souffle et je passa ma main dans mes cheveux pour essayer de me recoiffer un peu et ne pas ressembler à un épouvantail. Je repliai mes genoux contre moi pour ensuite poser mon menton sur eux et me perdre une nouvelle fois dans mes réflexions.

* Il faut que j'écrive aux Potter … Même si Harry doit être au courant de ce qui ce passe … Je pourrais aussi demander à tante Mione pour les centaures, le Ministère sais toujours tout … Ca doit être de leur faute, ça l'était souvent dans les histoires de papa. Pourquoi ça changerait ? … Le faite que les filles sache pour mon passé est bien secondaire à coté … Mel n'est pas au courant … Plus tard, il y a plus important … Je fais quoi moi ? La directrice a di qu'on pouvait rentrer chez nous … Mais maintenant que j'ai Amy, Mel, Roxy et Lune, pas question de les laisser ! *


Je me levai sur cette dernière pensée, revigorée, avec un air déterminé sur le visage pour sortir des  toilettes dans l'intention de trouver mes amies et savoir qui restait et qui partait. Mais d'abord je pris la direction de la grande salle pour calmer mon estomac qui criait famine. Et puis là j'avais toutes les chances de tomber sur les filles, tout le monde finissait par venir manger, je n'aurais qu'à attendre dans la grande salle. Je retrouvais un léger sourire, contente de mon idée, en reprenant le chemin de tout à l'heure mais en sens inverse.
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MessageSujet: Re: Les couloirs, toilettes des filles   Sam 2 Mai - 23:55

J’accélérai le pas encore un peu plus. Je cherchai vainement depuis dix minutes un endroit calme où je pourrais me réfugier. A cette heure de l’après-midi la Salle Commune devait être bondée tout comme la Grande Salle. Ma respiration devint encore plus saccadée qu'elle ne l'étais déjà. *Inspire… expire.* J’essayai de me clamer mais dans ces moments de crises seul le laisser-aller m’apaisait. Ce qui en soit était assez contradictoire car je me sentais à chaque fois encore plus mal et perdue. Mes « crises de larmes » comme je les appelais, avaient commencées quelques semaines plus tôt, sans que je puisse en déterminer la cause : une succession de petite choses qui avaient fini par faire déborder le vase. Sauf, qu’à cet instant précis le vase était mes yeux. J’avais beau essayer de fermer mes canaux lacrymaux mais rien n’y fit. Mes yeux s’embuèrent et les larmes commencèrent à couler.

*Je ne veux pas que quelqu’un me voit !* Je me mis à courir bien que le règlement de l’établissement l’interdisait. *Je ne suis plus à une fois près !* Je me précipitai vers la pièce la plus proche, priant pour qu’elle soit vide. C’était les toilettes – des filles heureusement –. Elles étaient vides. Je tombai par terre ne pouvant retenir ni larmes ni sanglots. Dans un effort qui me sembla surhumain je m’adossais à la porte des toilettes et posai ma tête dessus.

*Respire. Pourquoi pleures-tu comme ça ?... Parce que je me sens si perdue… Pourquoi es-tu perdue ?... Parce que tout à changé, je ne suis plus à ma place nulle part. Tout ce que je pensais acquis à disparu… Tout change en permanence, est-ce pour autant une mauvaise chose ?... Non moi je n’ai pas changé… En es-tu sûre ?...*
Je reniflai et dégageai ma mèche trempée de larmes de mon visage. *N’en as-tu pas marre de te morfondre ?… Si… N’y a-t-il pas des choses plus tristes ?... Si… Alors pourquoi ?... Parce que je suis seule dans cette m** et que je n’ai pas la force de m’en sortir. C’est sans fin… En es-tu sûre ?...*

Je soulevai légèrement la tête et commençai à donner des petits coups dans la porte. Cette joute mentale me  donnait la migraine. Si un legilimens s’était trouvé dans les parages, sans doute m’aurait-il prise pour une folle ? *Tes vieux rêves ont-ils disparus ?... Non… Ne veux-tu plus être soigneuse de dragon ?... Si. Non, je ne sais plus. Tout est si flou. Il y a tant d’autres possibilités… Et alors ?... Je ne suis plus sûre… Préfères-tu quelque chose aux dragons ?... Non… Alors ?...Rien.*

Mes pensées s'éclairèrent. En fait tout n’était pas si compliqué. Il suffisait que je les rende faciles. Je me levai et me dirigeai vers les lavabos. J’en ouvris un du coté froid. Je regardai un petit moment l’eau couler entre mes doigts avant de me la passer sur le visage. Je soupirai. Je regardai mon portrait dans le miroir. *Tu as une sale tête Roxane.* Les poches sous mes yeux étaient gonflées. J’essayai de les faire disparaître avec de l’eau mais rien n’y fit. Mon maquillage avait coulé avec l’eau. Ma mèche blanche était mouillée de larmes. J’attachai ma crinière en une queue de cheval haute quand je remarquai à travers le miroir un endroit du mur qui paraissait flou. *Un fantôme.*

- Je te vois, lui lançai-je.

Il se reconnut tout de suite car il avança pour être totalement dans la pièce. C’était Mimi Geignarde. Le fantôme me regarda un sourire narquois aux lèvres et dit :
- Je t’ai vue tout à l’heure verser toutes larmes de ton petit corps. Ce n’est pas bien de pleurer toute seule comme ça. En plus regarde tes yeux… Une vraie horreur.

Je serrais le poing ; son ton était très irritant. Ironique et faussement gentil. Elle s’approcha de moi et fit une moue boudeuse, tout aussi insupportable. La température de l’air chuta. Elle me regarda à travers le miroir et me chuchota à l’oreille :
- Il ne faut pas pleurer seule comme ça. Il faut que le reste de l’école sache que les Gryffondor ne sont pas si courageux que ça en fait. Qu’ils se réfugient dans les toilettes pour appeler leur maman pour une histoire de petite araignée.

Mon poing se contracta un peu plus, mes ongles s’enfoncèrent dans ma paume. *Respire. Tu ne peux pas frapper un fantôme de toute façon.* Je sortis ma baguette et la posa sur le rebord du lavabo. Le fantôme regarda mon geste mais n’y prêta pas attention, de toute façon elle était déjà morte… Elle reprit son monologue :
- Les courageux Gryffondor pleurent pour une petite araignée alors qu’ils sont en vie, eux ! Peuvent-ils seulement imaginer ce que c’est de mourir ? La peur, la souffrance. Eux ils sont en vie, alors que la pauvre Mimi elle est morte. Et ils osent se moquer et la traiter de Geignarde. Pauvre Mimi.

*Sa voix… Qu’elle se taise, elle est insupportable !* Soudain dans un geste très moldu que je ne contrôlais pas, mon poing gauche vint frapper le miroir à l’endroit exacte où se trouvait le reflet du fantôme. La glace se fendit en trois sous l’impacte. Mimi s’éloigna en criant. Elle quitta précipitamment les toilettes. * Enfin !* Je regardai mon reflet dans le miroir brisé. Je m’empressai d’effacer le petit sourire satisfait qui s’étendait sur mes lèvres.
Je baissai les yeux en direction de ma main. Ce n’était pas beau à voir. Le sang coulait en provenance de plusieurs plaies. J’ouvris le robinet de la main droite qui tremblait. Je passai mon autre main sous l’eau glacée. Je me mordis la lèvre pour ne pas crier. Ma main était ouverte à trois endroits. *Plus qu’à aller à l’infirmerie maintenant.*  J’arrêtai l’eau et attrapai ma baguette. Une douleur sourde me lança jusqu’à dans le coude. Je tendis mon bras en direction du miroir.

- Reparo, incantai-je.  

Comme je pus l’imaginer le sort n’eut pas beaucoup d’effet bien que les plus petits sillons se refermèrent. La glace resta fendue en deux. *Tant pis !* Je partis chercher le papier dans les toilettes pour entourer ma main et ne pas disséminer du sang dans tous les couloirs. Je rangeai ma baguette et sorti des toilettes. Heureusement à cette heure de la journée il n’y avait plus personne. Tout le monde était dans la Grande Salle pour le dîner.


rp unique (suite à l'infirmerie)
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Dernière édition par Roxane Miccurea Finnigan le Dim 10 Mai - 17:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les couloirs, toilettes des filles   Dim 10 Mai - 15:39

Molly venait de passer une heure de cours en compagnie de James McCall... Le problème était qu'elle s'était mise à côté de lui presque dans tous les cours, et bien qu'elle redouble son année, elle devait quand même assister de temps en temps aux heures dispensées par ses Professeurs.


- Il m'énerve ! Vivement cet été qu'il se casse et que je ne le vois plus !


La blondinette s'arrêta là. Stupéfaite, elle vit un garçon au milieu des toilettes, face à un lavabo. L'espace d'un instant elle crut s'être trompée de lieu, ressortit pour voir, mais il s'agissait bien de celles des filles. Le même lavabo cassé, les mêmes tâches, les flaques d'eau de Mimi quand elle plongeait dans ses cuvettes...
Alors elle regarda Triple buse qui semblait avoir pleuré.


* Tiens, il fait pas le malin, on dirait qu'il a des soucis*


Ne sachant pas quoi faire, quoi dire, elle s'approcha de lui, et lui tendit un mouchoir blanc en papier. Le blanc signe de la neutralité, signe de paix, la jeune femme cherchait à l'aider bien que leurs début furent difficiles. Après tout, elle lui devait un service, et elle voyait là un moyen de tenir sa parole : ne pas l'enfoncer en ce moment où il semblait aller si mal.


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MessageSujet: Re: Les couloirs, toilettes des filles   Dim 10 Mai - 16:14

La blondinette sourit en entendant la question. Ici c'était les toilettes des filles, et apparemment, il ne savait pas quelle relation elle entretenait avec le fantôme qui hantait les canalisations.


- Ce que je fais ici ? ben tu vois, je te tends un mouchoir, une épaule sur qui pleurer... Quoique non en fait, je ne voudrais pas que tu prennes ça au sens littéral... 


Devant l'air suspicieux du Serdaigle, Molly reprit :


- Je suis une grande amie à Mimi. On aime se retrouver ici pour discuter elle et moi... Et puis au moins, je me parler sans être jugée ! j'ai bien vu ton air suffisant quand tu me croise... Crois moi, il n'est pas justifié ! Mais si je t'embête, la porte est grande ouverte, après tout tu es dans les toilettes des filles !


La lionne ne voulait pas se livrer à triple buse, lui dire pourquoi elle était venue ici, lui dire, qu'elle se cachait de James, qu'elle souffrait tellement, qu'elle se sentait vide à l'intérieur mais que seul l'américain savait la rendre vivante à nouveau. Lui dire, qu'elle avait envoyé un courrier d'adieu aux moldus, qu'elle était définitivement orpheline et seule au monde... Bref, laisser tomber sa carapace alors que c'est ce qu'elle était venue faire initialement seule, dans ce lieu.


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MessageSujet: Re: Les couloirs, toilettes des filles   Dim 10 Mai - 17:03

Molly s'attendait à tout, à des pics mais pas à cela. Non certainement pas. Elle s'approcha du Serdaigle et se laissa tomber à côté de lui, tendant une main vers lui, qu'elle laissa retomber ne sachant pas s'il aurait aimé qu'elle le touche.

- Je... Je suis désolée... Ça devait être quelqu'un que tu aimais vraiment fort pour venir te réfugier ici pour pleurer...

La jeune femme ne savait pas quoi lui dire. Après tout, elle était elle même en phase de deuil. Ne venait-elle pas il y avait à peine quelques heures, d'envoyer un courrier d'adieu afin de mettre une fin nette et précise à cette pseudo relation qu'elle avait eu avec les gens qui l'avaient adoptée avant de se rendre compte qu'elle était une sorcière ?

- Tu verras, le temps efface la douleur à ce qu'il parait. Je ne peux pas te dire, je n'ai jamais connu ma famille, j'ai été adoptée, mais les gens qui m'ont volée à ma soeur auraient donné tout ce qu'ils ont pour se débarrasser de moi à la minute où il ont sû que j'étais une sorcière !

Molly avait mit tout le venin qu'elle pouvait en repensant à ces gens qu'elle haïssait. Se rendant compte qu'elle se confiait sans le vouloir réellement, elle espéra secrètement que le quatrième année ne s'engouffre pas dans la brèche.

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MessageSujet: Re: Les couloirs, toilettes des filles   Dim 10 Mai - 17:59

Molly était abasourdie. Jamais elle n'aurais pensé que Triple buse cachait un tel passé, une telle histoire... Lui qui faisait toujours le petit prétentieux, le petit Monsieur Je Sais Tout Sur Tout... Sa mère était une Mangemort ! Ou tout du moins elle y était liée...
Si elle n'avait pas été assise, elle en serait tombée...


- Whow tu caches bien ton jeu dis moi... Remarque, on porte tous une carapace, un masque pour ne pas laisser voir qui on est et qu'on ne piétine pas notre coeur... Je comprends mieux ton mécanisme de défense bien qu'à mes yeux, dans ces moments là tu n'es rien d'autre qu'un petit couillon blond...
Quoi ?! Tu vas pas me dire que j'exagère ou que je t'ai vexé ?! Je ne te croirais pas de toute façon si tu me le disais...


Molly voulait rester fière et détachée. Elle ne voulait pas que ces confidences lui pèsent sur son moral. Heureusement l'américain la distrayait bien assez, la faisant sentir vivante, et marquant encore plus le fait qu'elle était devenue éteinte depuis l'histoire des centaures. Mais à la réflexion, cela venait de bien plus profond...

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MessageSujet: Re: Les couloirs, toilettes des filles   Dim 10 Mai - 18:31

Molly écouta le quatrième année lui parler de Victoria. Elle ne pouvait qu'adhérer à ce qu'il disait. Mais ensuite, il lui dit qu'elle se comportait comme une salope. Cela n'était pas tombé dans l'oreille d'une sourde loin de là.


- Et bien, mon histoire vois-tu, je te l'aurais peut être racontée si tu ne m'avais pas insultée de salope ! Et puis je ne suis pas odieuse avec mes amis ! Tu es qui pour me parler ainsi ?! Je ne vais pas rester ici pour me faire insulter ! Et puisque tu sais déjà tout sur McCall et Carter, même s'il ne s'agit là que de bruits de couloirs... Quoi qu'il en soit, je ne te dirais rien.


La lionne se leva, mais Rory ne semblait pas l'entendre de cette oreille. Visiblement il venait se se confier et en attendait de même de la blondinette et lui retint la main afin qu'elle se rassoit et écoute ce qu'il avait à lui dire. Elle accepta donc.


- Ok, je reste, mais je ne parlerais pas. A toi de deviner puisque tu es si malin...


*Pourvu qu'il ne me perce pas à jour ! J'ai vraiment pas envie de ça !*


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MessageSujet: Re: Les couloirs, toilettes des filles   Dim 10 Mai - 19:28

Triple buse partit dans un long monologue. La rage, la colère et tous les sentiments si enfouis depuis trop longtemps explosèrent dans la bouche de Molly tel un geyser, criant et pleurant à la fois. Jamais au grand jamais on ne lui avait dit de telles choses, des choses qui lui faisaient si mal, qui la touchaient au plus profond de sa personne...


- T'es qui pour me dire de telles choses ? Hein ? Dis moi un peu ? Jamais personne ne m'a jamais parlé comme ça ! A t'écouter, je suis folle, ou auto destructrice, mais tu ne comprends pas ! Tu ne comprends rien ! Je n'ai personne ! Je suis seule au monde ! Ma soeur, est la bonne jumelle ! Celle que tout le monde aime, qui a des parents qui l'aiment ! Moi, j'ai pas eu ça ! Non, moi j'ai eu le second rôle dans l'histoire ! Adoptée par des Moldus qui m'on rejetée dès l'instant où ils ont découvert ma nature de sorcière ! Ils ne m'ont jamais rien souhaité, offert, ou dit qu'ils m'aimaient depuis ce jour là ! Depuis que j'ai 6 ans ! Ca fait onze ans, onze longues années que je suis la pestiférée ! Et ce matin, je leur ai annoncé la nouvelle qui va les ravir comme jamais ! La seule nouvelle qu'ils attendaient de moi ! Je quitte leur maison pour de bon ! Plus rien ne m'y rattache ! Je suis majeure ! Alors oui, je souffre, oui ! Mais personne ne peut comprendre, personne ne peut m'aider ! McCall m'étouffais ! Louanne ne me parle plus depuis les centaures ! Et Carter est arrivé ! Alors oui, j'ai écouté le chant des sirènes de Poudlard et je suis tombée sous son charme ! Oui, il me fait sentir vivante comme jamais ! Mais ne va pas croire que je ne souffrais pas de ne pas arriver à le dire à McCall !!!


Pleurant comme jamais, elle gifla Rory. Pour la première fois de sa vie, elle gifla quelqu'un... Se rendant compte de son geste, elle plaqua sa main sur sa bouche, murmura : Je suis désolée et s'écroula sur le sol en pleurant toutes les larmes de son corps en répétant inlassablement : Je suis désolée.


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MessageSujet: Re: Les couloirs, toilettes des filles   Dim 10 Mai - 21:41

La jeune femme avait cru que Triple Buse partirait, mais il était encore là. Elle se mit alors à parler, de façon fluide, comme si elle venait d'accepter enfin la vérité :


- Tu as raison... Je suis pathétique... Mais que faire d'autre quand la seule solution semble être celle qui consiste à me sentir mal pour me sentir vivante ? Tu ne mérites pas ce que je t'ai fais l'autre jour... Je te demande pardon. Sincèrement...
En fait, tu as raison, j'ai des amis, et ils peuvent devenir ma famille, celle que je n'ai pas... Mais je doute qu'on m'accepte encore après tout ce que j'ai fais...


Molly se mit la tête entre les jambes, et serra les poings contre le carrelage froid du sol... A cet instant précis, la blondinette pris conscience qu'elle était en colère contre elle même. Mais pourquoi ? Ça, elle l'ignorait complètement.


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MessageSujet: Re: Les couloirs, toilettes des filles   Mar 19 Mai - 17:08

Serenna était là, debout, au milieu de ce couloir en apparence lugubre. Elle était là, les mains noircies par les cendres d'une lettre pourtant destinée à être gardée... En effet, elle était bien là enfin son corps oui, mais où étaient ses pensées ? Peut-être au même endroit que les divers lambeaux de parchemin à moitié brûlés.
Peut-être était est-ce mieux ainsi. Peut-être était est-ce mieux ainsi.
La jeune fille était figée. Elle ne pensait à rien, ... ou peut être seulement à cet acte tellement cruel. Pourquoi une fille aux allures de petite fille "modèle" aurait-elle agi contre son père comme elle venait de le faire ? Que pouvait-il bien se passer dans sa tête à cet instant même ? Aurait-elle rompu avec tout ce qu'elle avait de plus cher ? Allait-elle changer du tout au tout ? Personne ne le savait.
Mais tout ceci ne sont que des semblants de questions donnant lieu à des semblants de réponses et autres suppositions. Personne ne savait comment cette jeune élève de 4e année pouvait réagir si puis est qu'on s'y intéresse.
Serenna était restée là pendant de longues minutes sans rien faire. Elle devait reprendre ses esprits, ce qu'elle fit avant de fuir jusqu'à un endroit plus calme. Enfin le couloir était peut être calme à cette heure-ci.. Qui sait ?
La jeune Serenna se retrouvait à courir encore et encore sans vraiment chercher d'endroit précis où s'arrêter, tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle voulait enlever toutes ses pensées (dont vous ne connaissez l'existence) de son esprit, de ses rêves, de sa vie. Elle courrait encore et toujours et se mit à fixer ses doigts. Elle se stoppa net. Tout ceci pouvait paraître étrange, mais elle devait se laver les mains.
Personne ne savait comment cette jeune élève de 4e année pouvait réagir si puis est qu'on s'y intéresse.
La jeune Serpentard y entra d'un pas pressé. Sans même regarder si quelqu'un était présent, elle se dirigea tout droit vers un lavabo.
Il y avait ce miroir ancien accroché au mur, il lui renvoyait une image étrange. Son visage semblant meurtri. Ses joues étaient couvertes de cendres, ses yeux étaient vides.
Elle ouvrit le robinet argenté et laissa couler l'eau quelques instants avant d'y plonger ses mains qu'elle se mit à frotter l'une contre l'autre. Elle les frottait encore et encore pour enlever cette poussière grise. L'eau était glacée, mais peu importe, il fallait qu'elle lave ses mains, il le fallait. Enfin la couleur pale de sa peau se percevait, mais la jeune fille continuait encore et encore sans s'arrêter. Elle était perturbée. Qui sait ? Qui sait ?
D'un mouvement lent, Serenna leva ses yeux en direction de son reflet. Évidemment, sa longue course l'avait amené tout droit vers les toilettes des filles (quelle merveilleuse coïncidence). Elle pleurait de rage.
L'eau ne cessait de couler.
Son reflet la dégoûtait.
Soudain, un bruit de verre brisé vint s'ajouter au son de l'eau coulant de la vasque. Le miroir était brisé, la main de Serenna en sang.
(Désormais je ne suis pas sûre que les miroirs plaisent vraiment aux jeunes filles de ce collège.)


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MessageSujet: Re: Les couloirs, toilettes des filles   Mar 19 Mai - 18:41

Vers la fin de l'après midi, Ally s'était retrouvée dans les toilettes des filles, essayant de s'isoler du reste des élèves de Poudlard.
Comme d'habitude, elle était en train d'écrire dans son carnet de cuir, personne n'était venue troubler le calme que la jeune Serdaigle était venue chercher, mais soudain la porte s'ouvrit avec violence et détermination, une tornade blonde apparut dans l'encadrement, il s'agissait de Serenna, une Serpentard de la même année que la bleue et bronze. Elles c'étaient souvent parlées, surtout vers le début de l'année. Maintenant, quelque chose avait l'air différent sur le visage de la verte et argent, une sorte de désincarnation que la jeune fille brune ne connaissait que trop bien.

* Pitié, ne me dites pas que je ressemblait à ça... Il y a de quoi avoir peur vu de l'extérieur.*

Sans un regard, la fille blonde se dirigea vers un lavabo, mais son reflet semblait la contrarier au plus haut point, alors elle s'appliqua méthodiquement a nettoyer son beau visage couvert de cendres, de ses yeux, coulait de fines larmes. Alors la Serdaigle l'observa en silence, il n'y avait pas grand chose à faire dans cette situation.
Le miroir brisé avait été trop, il y avait des éclats de verre partout dans pièce, les mains de la Serpentard étaient ensanglantés.

-" Je ne l'ai jamais aimé, alors merci."

Serenna c'était retournée brusquement, un éclair de surprise passa dans son regard :

-" Néanmoins, tu devrais soigner tes blessures, sinon la populace risque de prendre peur et de te catégoriser comme déviante."

La bleue et bronze lui accorda un sourire, elle savait pertinemment dans quel trouble était sa camarade même si elle n'en connaissait pas les raisons exactes. Un jour elle avait été à sa place, alors elle ne pouvait pas juger.

* Chaque personne compose avec son histoire et ses événements...*

Ally tourna alors brusquement le dos à la verte et argent et entreprit de rassembler ses affaires :

-"Je ne sais pas ce que tu compte faire par la suite mais prends soin de toi un minimum. Un accident tragique est si vite arrivé, et puis fais vite disparaître ce masque fantomatique de ton visage, tu pourrais avoir de désagréables questions et crois moi la seule chose que tu ai envie de faire dans ces cas là c'est de tuer, alors réfléchis bien."

Un dernier sourire, un dernier regard puis une porte qui s'ouvrit de nouveau. Maintenant la Serpentard était seule face à elle même, qu'allait -elle faire? Ally se promit de se tenir au courant le plus rapidement possible. Ceci étant fait, la jeune Serdaigle déambulait dans les couloirs comme si de rien était.




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MessageSujet: Re: Les couloirs, toilettes des filles   Mar 19 Mai - 21:57

Soudain, quelque chose attira l’attention de la jeune Serpentard. Quelqu’un était là, ceci était un fait bien réel, mais la question était depuis quand ? Depuis quand Serenna était observé ? Depuis quand la jeune Serpentard se donnait-elle en spectacle ? Avait-elle assisté à toute la scène ? Comment cette personne pouvait-elle réagir face à Serenna ? La Serpentard se dépêcha alors de fermer l’eau et de sécher ses larmes d’un geste de la main. En jetant un œil aux débris du miroir encore accrochés au mur, elle aperçut… *oh, non, Ally… * Serenna revint à ses esprit en la voyant. Sa once de rage fut comme dissoute.
Serenna était figée telle une statue antique devant la bleu et bronze. Elle fit un pas en arrière, et heurta légèrement la vasque dans laquelle l’eau et le sang avaient coulé. Serenna posa sa main sur le rebord de la vasque comme pour éviter une chute. Elle y laissa une emprunte qu’elle devrait nettoyer si et seulement si au moment de partir son esprit le lui rappelait de le faire.

-« Néanmoins, tu devrais soigner tes blessures, sinon la populace risque de prendre peur et de te catégoriser comme déviante."

Ses yeux vinrent se poser sur sa main ensanglantée, mais à l’entente d’un mot sa colère fit une réapparition.
*Je ne suis pas déviante* Elle prit une grande inspiration pour se calmer. Elle ne voulait en aucun cas blessé le jeune bleu et bronze. Ses mains commençaient à trembler, son pouls s’accéléra. Il en était de même pour sa respiration. Elle commença alors à frotter ses mains l’une contre l’autre pour se rassurer.

-"Je ne sais pas ce que tu comptes faire par la suite, mais prends soin de toi un minimum. Un accident tragique est si vite arrivé, et puis fais vite disparaître ce masque fantomatique de ton visage, tu pourrais avoir de désagréables questions et crois moi la seule chose que tu ais envie de faire dans ces cas là c’est de tuer, alors réfléchis bien."

Ally était dos à Serenna. Elle rangeait ses affaires, adressa un sourire à la jeune Serpentard et sorti. La porte se referma derrière ses pas, Serenna ne bougea pas.

-Moi non plus je ne sais pas ce que je veux faire… Mais qu’importe ce que diront les autres. Qui sont-ils pour juger ? Qui sont-ils pour ME juger ? Qu’ils posent des questions mais qu’ils ne s’attendent pas à des reponses !
Elle prit une grande inspiration, ses mots semblaient dénués de tout sens. Elle les disait comme s’il s’agissait d’un texte bien préparé. Mais que pensait vraiment Serenna ?
J’ai toujours été correcte, j’ai toujours essayé de me tenir droite, gentille avec les autres. Jugez-moi allez y, jugez-moi, mais ne vous attendez pas à une quelconque reconnaissance de ma part.
Ses mots avaient-ils un sens ? Quelques minutes s’écoulèrent.
Tuer… Tuer ? Je... Je... c’est moi, c’est de ma faute.. Non c’est toi, c’est de TA faute, tu l’as tué ! Tu l’as laissé.. Jamais je reviendrais vers toi, non jamais !
Je suis quelqu’un de bien et je ne te laisserais pas continuer à faire de mal autour de toi.


Ces mots raisonnaient dans l’esprit de Serenna, certes, ils étaient sombres et effrayants. Serenna devenait surement folle mais peut être que… Arrêtons avec les suppositions et voyons ce que Serenna peut devenir.
La jeune Serpentard, mit sa capuche et sorti de la pièce. Sans faire attention aux élèves présent dans le couloir, elle prit une marche rapide et décidée.  


fin de Rp
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MessageSujet: Re: Les couloirs, toilettes des filles   Mer 27 Mai - 15:20

Carlotta déambulait dans les couloirs sans véritable but, sans véritable destination. Elle se promenait, tout simplement, non pas pour découvrir les lieux, ça elle l’avait déjà fait lors d’une nuit tombée, mais parce que ça l’occupait entre deux cours, si jamais elle allait au prochain cours bien sûr. Ça n’avait pas grande importance de toute façon car elle se doutait bien que personne ne viendrait la chercher, elle la nouvelle qui était si insignifiante. Cette situation lui convenait, elle n’aimait pas être sous les feux de la rampe, elle qui le sera peut-être si certaines situation venait à se présenter, si elle croisait certaines personnes qui normalement devraient encore se trouver dans ce château. Alors qu’elle marchait lentement, un miaulement se fit entendre derrière elle, mais il ne s’agissait pas de miss Teigne, elle le savait bien. C’était son propre animal qui la rejoignait et qui venait essayer de s’entremêler dans ses pieds.

-Bonjour ma belle, dit-elle en se penchant pour lui offrir une caresse.

Elle l’aimait ce chat, il était un souvenir de son passé, un cadeau qu’une amie chère à son cœur lui avait fait. Un cadeau des plus précieux… Carlotta reprit sa route, sa compagne sur les talons et ses pas la menèrent dans les toilettes des filles. Elle ne prit pas le temps de savoir s’il y avait quelqu’un ou non, se dirigeant tout de suite vers l’un des lavabos et ouvrant le jet, elle s’humidifia l’œil. Ça lui prenait de temps en temps, cette démangeaison, et seul l’eau le froid la soulageait. Le visage ruisselant, elle posa ses deux mains de chaque côtés du bac du robinet, y prenant appuie et contempla son reflet dans la glace. C’était étrange... de voir à quoi on ressemblait des dois, elle n’en avait pas l’habitude, de cette tête, de ce corps. Mais c’était ainsi, elle devait se faire une raison, elle s’était fait une raison, se disant qu’au moins l’un des avantages était que ses cheveux étaient plus long, ce qui lui permettait de se coiffer comme elle le voulait, avec une grande tresse sur le côté. Soudain, son chat sauta tout près d’elle, lui faisant faire un mouvement de recule instinctif pour ne pas se prendre la queue touffu de son félin dans le visage et un sourire sur les lèvres, elle lui offrit quelques caresses. C’était un jeune chat, à peine un an de vie. Ça se voyait à sa taille, au miaulement encore un peu timide. Ses poils étaient noirs pour la majorité, mais de ci de là, des taches blanches parsemait le pelage.

-Toi aussi tu m’as manqué.

Et celle qui lui avait offert ce chat lui manquait également. Puis tout à coup, elle tourna la tête, constatant qu’une élève était là. Elle ne savait pas depuis quand et cela lui importait peu, elle ne cherchait pas à se cacher.

-Bonjour. Voilà la première fois que nous nous croisons dans ce château. Je suis Carlotta.
RP avec Kara Scott
#009900
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MessageSujet: Re: Les couloirs, toilettes des filles   Mer 27 Mai - 16:25

A quoi pouvait bien penser la serdaigle pour avoir à ce point été surprise ? Dans quel recoin de sa conscience s'était-elle retirée, à se contempler dans le miroir sans vraiment se voir ? La jeune fille semblait un peu hagard lorsque Carlotta l'avait interpellé, voilà sans doute pourquoi elle avait eu le réflexe de tirer sa baguette et bien que cela interpella la serpentarde, elle n'en montra rien, restant maître de ses émotions comme bien souvent en présence d'inconnue. Parce que oui, même si désormais elle savait que celle qui lui faisait face se nommait Kara, elle lui restait étrangère. Elle pris un moment pour réfléchir à quoi dire de plus, à la manière la plus adéquate de réagir et comme pour se donner une contenance, elle semblait s'être concentré sur son chat, passant sa main sur son petit corps, grattouilla derrière le collier de son félin, le faisant ronronner. C'était toujours difficile, de débuté quelque chose, surtout quand on avait un peu l'impression d'avoir coupé quelque chose, comme un fil invisible. Kara... ce nom lui disait vaguement quelque chose, elle l'avait déjà vu quelque part mais sans grands détails. Carlotta, se tourna pour s'adosser au lavabo, continuant à s'occuper de son chat d'une main.

- Kara... J'aime bien ce prénom. Est-ce que je t'ai coupé dans tes pensées ?

Dans tous les cas, elle ne s'en excuserait certainement pas. Ce n'était pas elle de le faire, ce n'était pas nécessaire d'y avoir recourt ici.

- ça m'arrive, de temps en temps, de me perdre dans les méandres de ma conscience. C'est un endroit parfait pour se ressourcer un peu. On s'y sens parfois... libre, dans sa tête tu ne trouves pas ?

Puis elle s'avança un peu dans la pièce occupée par les toilettes, semblant observer le plafond avec une attention toute particulière. On disait qu'il y avait un fantôme en ces lieux... Peut-être valait-il mieux ne pas en dire trop ou du moins...

- Cela fait longtemps que tu es dans cette école ?

Carlotta avait bien évidement remarqué qu'il semblait y avoir eu une recrudescence de nouveaux élèves dans cette académie de sorcellerie, alors cela lui semblait être une question tout à fait pertinente.
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MessageSujet: Re: Les couloirs, toilettes des filles   Mer 27 Mai - 17:16

Ainsi donc, Kara était une fille de peu de mot et allait à l’essentiel. Dans un certain sens, c’était peut-être mieux car de cette manière, on savait ce qu’il en était vraiment avec elle. Quoique, pour le vraiment elle n’en n’était pas encore sûre. Peu de mot… mais il est des silences qui parle parfois, des silences de compréhension qui parfois valent mieux que tout le reste. Alors Carlotta laissa planer le silence. Ce n’était pas oppressant pour elle, aussi prit-elle son chat dans les bras et lui murmura quelques mots avant d’entre-ouvrir la porte et de le mettre dehors. Qu’il aille profiter du jour, aille profiter du beau temps avec son insouciance. La verte et argent resta un moment là puis soudain, elle soupira fortement et les yeux fermés, elle se redirigea à tâtons jusqu’au lavabo pour mettre une fois de plus de l’eau fraîche sur son visage. Ça l’ennuyait c’était sûr, mais au moins ça ne lui arrivait pas pendant les cours, ce qui serait bien plus problématique. La jeune fille coupa l’arrivé d’eau, puis resta au-dessus du lavabo. C’est sans regarder Kara qu’elle reprit à haute voix.

-Tu n’aimes pas beaucoup parler j’ai l’impression. Je suis là depuis deux ou trois semaines. Tu es de quelle année ?

Et oui, Carlotta faisait elle aussi partit des nouvelles élèves, même si elle avait cette impression d’être là depuis plus longtemps grâce au récit que lui avait fait son amie. Mais peut-importe, elle préférait faire comme si de rien était, comme si elle était effectivement une blanc-bec entre ces murs. C’était peut-être mieux ainsi. Pour l’instant du moins. Il y avait un temps pour tout de toute manière, un temps pour parler, et un temps pour se taire. Un temps pour dire la vérité, et un autre pour mentir.
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MessageSujet: Re: Les couloirs, toilettes des filles   Mer 27 Mai - 20:24

- Alors on est deux. Le silence est une compagne que j'aime bien.

Oui, elle aimait le silence, la tranquillité. Mais ce n'est pas pour autant qu'elle n'aimait pas les gens au contraire, elle trouvait qu'il y avait bien à apprendre des autres, la preuve en était qu'elle était dans une école et ce par sa volonté. Cependant, l'humain était complexe, très complexe, et si en règle générale Carlotta faisait en sorte de rester impassible, l'exercice n'était pas tous les jours faciles et c'est dans ces moments-là, qu'elle aimait se ressourcer. Avec Kara visiblement, elle le pouvait également. La serdaigle ne semblait pas être compliqué alors il n'y avait pas à faire semblant, ni se creuser la tête pour quoi raconter comme les potins du jour ou autre. Carlotta était bien loin de se douter que ça camarade la trouvait bien intégrée, mais de toute façon celui lui aurait juste fait esquisser un sourire et lui serait passer bien au-dessus de la tête, n'étant pas du genre à ce soucier de ce qu'on pensait d'elle. La serpentarde regarda la jeune fille s'asseoir contre un mur, et décida d'en faire de même.

- Je suis en cinquième année. C'est un peu ironique remarque, d'être dans cette classe-ci alors que je viens d'avoir mes dix-sept ans.

Il en est des choses étranges en ce bat monde, en voici une. Oh pas bien grande, pas bien importante en soi mais qui a sa place dans le schéma de la vie de Carlotta. Elle resta un moment assise contre le mur, allant même jusqu'à y appuyer la tête et tendant les jambes devant elle. S'abandonnant presque. On pouvait juste entendre un léger goutte à goutte produit par l'un des lavabo qui venait d'être éteint, le bruissement de pas dans le couloir, derrière la porte de bois des toilettes. Et puis il y avait également plusieurs sons de craquements métallique, sans doute ceux des canalisations mais à savoir pourquoi ils se manifestait, là restait un mystère. Peut-être était-ce Mimi Gegniarde, quelque rat qui court...

- Tu as un air triste, dit-elle en tournant la tête vers Kara.

La serdaigle semblait... mélancolique. On pourrait presque la comparer à une feuille qui déambule de ci de là mais sans véritable but, qui virevolte, sans vraiment savoir où se poser. C'était une belle image. Pour tout à coup...

- Aie...

Cela n'avait été qu'un murmure, un murmure qui lui avait échappé bien malgré elle. Ce n'était pas grave et elle glissa une main dans sa poche. Il était temps, elle ne pouvait plus attendre, faire comme si tout allait bien alors que ce n'était pas le cas. Une petite pastille ronde et toute blanche se trouvait maintenant dans le creux de sa paume. Elle le contempla, avala une fois dans le vide, comme pour préparer sa gorge, puis quand elle se sentit prête, la jeune fille porta la pilule à sa bouche et mettant la tête en arrière, goba son médicament. Bien, c'était bien et dans quelques instants, les effets se ferraient ressentir. Mais il fallait qu'elle fasse attention désormais.


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