BIENVENUE JEUNE SORCIER, PREPARE-TOI, LE MONDE S'ASSOMBRIT, ET UNE NOUVELLE MENACE NOUS GUETTE...
 
PortailAccueilConnexionS'enregistrer

Partagez | 
 

 Infirmerie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatarMyosotis Chrysopelea
Eleve Serpentard Eleve Serpentard


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Infirmerie   Dim 15 Juin - 16:33

Myosotis était arrivée à l’infirmerie en pleine nuit, le corps de Chat lévitant devant elle. Les lits étaient presque tous vides, chose rare dans cette école. L'infirmière était sur le point d'aller dormir et fut surprise de voir la préfète de Serpentard arriver. Elle s'occupa tout de suite de Chat, regardant l'état de celle-ci tout en posant des questions à Myosotis.

-Que lui est-il arrivé? demanda-t-elle tout en prenant la température de Chat.

-Je faisais ma ronde quand j'ai vu Chat allongée au pied d'un arbre à la lisière de la forêt. A mon avis elle a voulu escalader cet arbre mais est tombée... lui répondit-elle d'une voix neutre.

L'infirmière continua d'inspecter Chat, lorsqu'elle eut finit, elle donna son verdict à Myosotis: côte cassée et deux/trois ecchymoses. La dame vêtue de blanc expliqua à la Serpentard qu'elle devait attendre le réveil de Chat pour lui réparer sa côte cassée, car le faire durant son sommeil pourrait la réveiller de façon très douloureuse. Myosotis remercia l'infirmière qui alla se coucher. La petite noiraude se plaça près de la fenêtre qui donnait sur le parc, tournant le dos à Chat. Elle ne bougea pas de toute la nuit, croisant les bras sur sa poitrine en regardant le soleil se lever au loin. Elle ressassa les événements de la soirée, bien décidée à en savoir plus sur cette histoire. Le soleil s'était levé lorsqu'elle entendit Chat remuer derrière elle. La Serdaigle poussa un gémissement mais Myosotis ne se retourna pas. Lorsqu'elle entendit la question de Chat, elle décida de quitter l'endroit où elle se trouvait et de s'approcher d'elle. Arrivée au pied du lit, elle parla d'une voix profonde:

-Ils étaient cinq. Tu as tué l'un d'eux et je me suis débarrassé des autres. Ne me regarde pas comme ça Chat! Quand je dis que je m'en suis débarrassé, je ne veux pas dire que je les ai tué! Je les ai fait partir. Après avoir falsifier leur mémoire. Ils croient tous les quatre que "Dark" est partie vers le Sud. D'ailleurs... Pourquoi ils t'appellent comme ça? Et qu'est-ce qu'ils te voulaient ?!

Myosotis plongea ses yeux verts dans ceux de Chat, attendant une réponse. Elle pria pour que celle-ci ne lui demande pas la façon dont elle leur avait falsifier la mémoire, car elle savait qu'un simple sortilège d'amnésie n'aurait pas pu leur falsifier la mémoire mais tout simplement la leur effacer... Deux choses totalement différentes. Si Chat essayait de lui poser des questions, Myosotis ne prendrait pas la peine de chercher des excuses bidons comme elle le faisait d'habitude. Non, elle se contenterait de ne pas y répondre, n'étant pas d'humeur à chercher des excuses.


Dernière édition par Myosotis (Adjointe) le Mer 18 Juin - 13:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatarMyosotis Chrysopelea
Eleve Serpentard Eleve Serpentard


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Infirmerie   Mer 18 Juin - 17:02

La petite noiraude avait écouté attentivement le récit de la Serdaigle sans l'interrompre. Elle regarda les deux petites cicatrices qui se trouvaient sur l'épaule droite de Chat sans rien dire, se demandant seulement si Lyra avait elle aussi un moyen pour se protéger des rayons du soleil. Elle le demanderait à Chat plus tard, mais pas maintenant. Lorsque la Serdaigle eut finit, Myosotis se permit d'écouter la conversation de deux filles qui se trouvaient à l'autre bout de la salle. Il s'agissait d'Haley et Evermoon qui n'avaient sûrement pas remarquer la présence de Myosotis et Chat. Myosotis se mordit la lèvre inférieur en entendant la question de Chat. Elle répondit alors à la Serdaigle à voix basse:

-L'infirmerie est fournie en poche de sang. Mais parfois on est à sec, alors je vais faire un tour dans la forêt. Mais je n'ai jamais tué personne... Jamais. Ni avant mon arrivée à Poudlard, ni Will, ni Tom... Personne. Par contre, ton amie: Lyra, si elle ne veut pas finir empoisonnée, je lui déconseille de boire ton sang à nouveau. Enfin pendant un moment en tout cas. De la Veine de Venus se trouve dans vos boissons, ce qui rend d'autant plus troublant le fait que Tom ait été tué par un vampire... Ce vampire aurait dû mourir, ou alors tomber gravement malade, ou alors... il est fort. Très fort. Mais bref.. passons; Lyra, je la connaissais déjà... Son prénom en tout cas. Il n'y a que 7 vampires-sorciers encore en vie au jour d'aujourd'hui, alors ce n'est pas bien compliqué de se souvenir de ces 6 prénoms. Je trouve cela d'ailleurs étonnant que tu n'aies pas pensé à lui dire le mien mais peut-être n'a-t-elle pas appris les 6 prénoms par coeur comme je l'ai fait. Avant notre espèce était constamment traquée, mais après plusieurs morts, on a cessé d'être les proies de ces mages aux idées sombres. Bon, si tu as d’autre question, tu n’auras qu’à m’envoyer un mot en cours, ou alors un hibou, et on se retrouvera aux falaises pour en parler. Mais ici nous ne sommes pas seules, et en plus je dois y aller. Sur ce, au revoir.

La petite noiraude tourna le dos à Chat et quitta l’infirmerie dans laquelle elle avait passé toute la nuit debout près de la fenêtre. Elle ne ressentait pas la moindre fatigue et n’avait pas l’ombre d’une poche sous ses yeux émeraudes. Elle se dirigea alors tranquillement vers sa salle commune qui se trouvait dans les cachots. Elle ne croisa que quelques personnes en chemin mais ne prit pas la peine de les saluer. Elle s’en voulait de ne pas avoir su garder son secret.. Elle finit par se rassurer en se disant que finalement, elle avait peut-être bien fait; elle avait tout de même sauver la vie d’une personne… Dans la tête de la jeune fille, cela excusait à moitié le fait qu’elle ait tué Tom. Elle avait préféré cacher cette partie là de son histoire à Chat, se disant que personne ne devait savoir.
Revenir en haut Aller en bas
avatarMyosotis Chrysopelea
Eleve Serpentard Eleve Serpentard


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Infirmerie   Lun 14 Juil - 21:55

Elle l’avait fait… Anya lui avait demandé un peu de sang… Myosotis s’était juré un peu plus tôt que si son amie venait à lui demander du sang, elle lui en donnerait immédiatement. Une gorgée… une toute petite gorgée suffirait pour que les plaies et les morsures recouvrant le corps affaibli d’Anya se referment. N’attendant pas une seconde de plus, Myosotis aida son amie à s’asseoir par terre contre un mur. La porte de l’infirmerie se trouvait à une dizaine de mètres plus loin dans le couloir; elle était close et aucun bruit ne provenait de derrière ce panneau de bois. La petite noiraude sortit alors rapidement sa longue baguette et plaça la pointe de celle-ci sur la paume de sa main. Elle glissa sa baguette sur sa peau ce qui ouvrit une fine entaille dans sa main. Elle la tendit à Anya après s’être agenouillée devant elle. La dresseuse de dragon s’empressa de prendre la main entaillée de Myosotis et de boire le sang qui s’était accumulé dans sa paume. Après une vingtaine de secondes, la noiraude retira sa main, estimant qu’Anya avait bu assez de sang. Les effets provoqués par le sang ne se firent pas attendre bien longtemps: même pas une minute après, toutes les plaies et les morsures de Komaroff avaient disparues pour laisser place à de petites cicatrices.

-Maintenant, on va s’occuper du corps de l’autre, okay ?

Myosotis ne voulait pas prononcer son nom. Pas qu’elle en ait peur, loin de là mais elle trouvait que cet homme n’était pas assez bien pour qu’elle prenne la peine et le temps de prononcer son nom. Elle n’avait pas demander à son amie si elle allait mieux, car ça se voyait dans ses yeux et sur son visage: elle allait beaucoup mieux. Comme la première fois qu’elle en avait bu, Anya commença à rire d’une façon étrange et ses yeux étaient devenus dorés. Elle était en transe et son rire était plus nerveux qu’autre chose. Myosotis l’avait également vu avec Crépuscule Aylen; le sang de semi-vampire faisait ressortir les sentiments cachés chez le buveur. Anya riant nerveusement, cela voulait donc dire qu’elle était nerveuse au plus profond d’elle… Pourquoi l’était-elle ? Peut-être parce qu’elle allait bientôt revoir le corps de Maxim Komaroff ? N’essayant pas d’en savoir plus, Myosotis aida son amie à se remettre sur pied. Une fois cela fait, les deux filles retraversèrent les couloirs en sens inverse pour se rendre à la lisière de la forêt. Les seuls bruits qui se faisaient entendre dans le château étaient ceux provoqués par les deux filles; les rires nerveux d’Anya et les bruits de leur chaussure contre les briques froides formant le sol des couloirs.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Infirmerie   Mer 1 Oct - 20:14

Crépuscule entra dans l'infirmerie juste derrière l’infirmière. Il l'avait suivit depuis la salle de DCFM jusqu'ici avec Alexender, paralysé par Anya et complètement drogué, dans son dos. Mme Pomfresh le guida jusqu'au fond de la salle et il l'allongea avec précaution sur le lit. Pendant se temps, l'infirmière avait tiré les rideaux violines autours d'eux. Elle avait laissé le brun avec l'autre Serpentard pendant qu'elle allait chercher de quoi s'occupé du patient.

Il se demander bien se qui avait pu le mettre dans cet état...
En étant arrivé au cour de l'année dernière, Crépuscule n'avait pas beaucoup fait attention au élève des autres année, mais on lui avait communiqué qu'Alexender retapait son année. Pour quel motif, il n'en savait rien. Puis il n'avait pas eut l'occasion de lui parler vu qu'il se trouvait dans le dortoir 6A, juste en face du sien...

L'infirmière revint et lui donna un plateau sur lequel se trouvé bon nombres de fioles et de d'instrument de médecine. Il n'eut pas le temps de dire qu'il devait retourner en cour qu'elle lui demander de rester pour l'épauler. En gros il devait juste rester près d'elle et lui tendre le plateau quand elle en aurait besoin.
Deux minutes à peine après Crépuscule entendit la porte de l'infirmerie s'ouvrir. Il ne vit pas de qui il s'agissait à cause des rideaux mais il se doutait que c'était le Professeur Wolkoff.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Infirmerie   Ven 3 Oct - 23:05

Crépuscule était silencieux. Son visage complètement fermé ne reflétait aucune émotion. Il ne faisait que ce que l'infirmière lui demander.
Pourtant quoiqu'elle face, Alexender avait l'air d'aller de mal en pis...
Le brun ne fut même pas soulager lorsque son professeur arriva derrière les rideaux. Elle lança quelque sort qui sembla le calmer, mais c'était pour une courte, trop courte durée.
L'infirmière s'éclipsa quelque minutes pour aller voir Mazdah, une Gryffondor qui était arrivé en même temps que la directrice des verts et argents, mais revint rapidement quand Alexender recommença à s'agiter encore plus fortement.


- Pompom, nous devons savoir qu'elle drogue on lui a administré.
- Je suis d'accord, mais je ne suis pas spécialisée dans ce domaine et mes connaissances se limitent aux drogues courantes, ce qui n'est pas le cas ici.
-Oui, moi même j'ai du mal à la reconnaître au vu des symptomes et je ne peux rien faire sans être à cent pour cent sûr. J'ai bien une hypothèse mais... Essayez de le maintenir au mieux. Aylen, tu aideras l'infirmière à l'immobiliser.

Le préfet acquiesça. Posant le plateau en argent sur la table de chevet. Il s'approcha du Serpentard pour lui maintenir les épaules sur le lit. De l'autre côté du lit, l'infirmière lui tenait fermement les poignets et Anastasiya lui avait ouvert les yeux.
Crépuscule comprit très bien ce qu'elle faisait et détourna la tête. Vraiment, il ne savait plus ce qu'il fichait là...
Quelque chose clochait vraiment avec Alexender. Ça ne pouvait pas être juste de la simple drogue... Pas avec un état pareil.

*Mais qu'est-ce qui ce passe bordel...*
Crépuscule n'avait rien vu. Et pourtant quelque chose avait du ce produire... Et juste sous son nez. C'est vrai. Ce n'était pas n'importe qui qui était là, allongé sur ce lit. C'était, un Serpentard, un membre de sa propre maison, un sixième année de surcroît, dont il était censé être le Préfet...
*Préfet de pacotille, ouais...*
Retenant toute sa frustration, il sentit le corps d'Alexender arrêter de se débattre au même moment que sa professeur poussa un cri.

-Rahhhhh!!!

Relâchant le Serpentard, Crépu s'éloigna du lit de quelque pas. Et Anya reprit la parole

- Drogue du demi-vampire, on ne peut rien faire d'autre qu'attendre et le surveiller tout en le stabilisant. S'il a prit une forte dose, il peut avoir de fréquents arrêts cardiaques. En espérant qu'il n'est pas trop de séquelles à son réveil et qu'il ne soit pas dépendant.
- Drogue du demi vampire?
- Oui... Enfin, le nom simplifié. Peu de personnes le savent mais le sang de demi-vampire est la drogue la plus violent et toxique qu'on peut trouver sur le marché noir. La plus chère aussi. Les trafiquants l'adorent. Une goutte suffit à rendre accro quelqu'un, le rendant complètement dépendant. Plus le sang est "puissant", plus la drogue est puissante mais un humain ne peut y survivre, ou du moins bien longtemps. Comme vous pouvez le voir, ils deviennent complètement malade. On peut s'estimer heureux, la première dose n'est pas vraiment fatale, surtout que ce jeune homme a eut des soins immédiats. Mais nous devrons le surveiller de prés, je connais cette drogue et ce n'est pas une partie de plaisir...

*Une drogue faite à base du sang de demi-vampire...*
Le brun se figea et n'osa même plus respirer. Il en avait discuté une fois avec Myo de ce fameux sang... Et elle lui en avait même fait boire à son insu... Une goutte, tout au plus, et l'effet que ça avait eut sur lui l'avait complètement bouleversé. Il avait pleuré toute les larmes de son corps et toutes ses peurs et ses angoisses c'était accentués. Il avait finit par ce livrer sur des sujets qui était sensible pour lui... Très sensible...
*Et Alexender a été drogué à "ça"... *
Bloqué dans ces pensé et blanc comme un lingue. Crépuscule saisit la chaise qui était proche de lui et s'écroula dessus. Il se mit à fixer le sol, toujours sans prononcer un seul mot...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Infirmerie   Sam 4 Oct - 13:41

Crépuscule c'était relevé et c'était écarté du lits d'Alexender. Les deux membres du corps enseignant ne firent pas attention à lui occuper avec le Serpentard pour que celui-ci ne perde pas tous simplement la vie...
Il passa devant devant le lit dans lequel était évanouit Mazdah et, aussi pâle qu'un fantôme, sortit de l'infirmerie. Il se mit à parcourir les couloirs d'un pas peu assurer. Et même si son visage n'exprimé aucune émotion les rares personnes qu'il avait croisé c'était retourné sur lui se demandant si le Serpentard n'était pas malade.
Il aurait du retourner en cours. Mais Crépu ne le voulait pas. Il arriva alors au niveau des toilettes pour garçon et s'y engouffra. Fermant magiquement la porte derrière lui il se dirigea vers les lavabos et regarda son visage dans le miroir...
Non, il n'était pas infaillible...
Revenir en haut Aller en bas
avatarMaître du Jeu


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Infirmerie   Mer 22 Oct - 19:51

Molly arriva devant l'infirmerie. La jeune femme entendit quelques conversations à l'intérieur de la pièce, où les lits étaient alignés, séparés par des paravents.

- A qui le tour ? Ha, oui M. Forb venez là !

Alors que la rouge et or ouvrit la porte, elle vit une file d'élèves qui diminuait à vue d’œil. Justin Forb, un première année Serdaigle avalait une cuillerée de sirop, et presque aussitôt, ses oreilles se mirent à fumer...

- A là là. Avec le froid qui arrive, les rhumes vont bon train !!

Molly aperçu quelques visages familiers, et se dit qu'au moins, elle ne serait pas la seule a avoir de la fumée qui sortirait des oreilles dans le château. Cette pensée réconforta un peu la 6e année. Elle repensa aussi à cette fois, où elle avait dû en prendre, et que Maël, et Louanne ainsi que Happy s'étaient moqués de la jeune femme, tandis que James s'était tut.

* J'espère qu'il ne va pas se moquer...*

- A qui le tour ? ha, Miss Molly !

La rouge et or, perdue dans ses pensées, n'avait pas fait attention. La file avait diminuée si vite... Molly prit le sirop et presque aussitôt une fumée sorti des oreilles de la blonde. Souriant à Mme Pomfresh, la jeune femme sorti de l'infirmerie après l'avoir remerciée et couru se réfugier dans sa salle commune. Par chance, elle se trouvait au même étage que l'infirmerie...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Infirmerie   Mar 2 Déc - 21:45

Ambre examinait la blessure de Melinda du coin de l’œil tandis que les deux jeunes filles se dirigeaient vers le château. Elles montaient les multiples escaliers et traversaient le dédale de couloirs en direction de l’infirmerie.

- Ce n’est pas une blessure de grande importance, mais elle va faire mal, vu la façon dont le dard s’est enfoncé. L’infirmière va également devoir drainer le venin. Les sécrétions de Scroutt à Pétard ne sont pas mortelles en elles-mêmes, mais elles contiennent des particules explosives qui pourraient devenir dangereuses par la suite. Tu devrais en être quitte pour une nuit assez désagréable à l’infirmerie, mais une potion de sommeil devrait arranger ça.

Lorsqu’elles arrivèrent devant les portes de l’infirmerie, Ambre leva son poignet et frappa deux coups secs sur le bois avant d’entrer. Elle parcourut rapidement du regard les rangées de lits avant d’apercevoir l’infirmière en train de ranger des dossiers près de son bureau.

- Bonsoir Madame Pomfresh, la salua Ambre de sa voix naturellement froide.

- Bonsoir Miss Rosier, qu’est-ce qui vo…

L’infirmière s’interrompit brusquement et ses sourcils se froncèrent lorsqu’elle aperçut le bras ensanglanté de Melinda. Elle s’approcha à grands pas d’elle et la conduisit vers un lit sur lequel elle la fit asseoir. Là, Madame Pomfresh découvrit sa manche et commença à examiner la blessure.

- Scroutt à Pétard, précisa Ambre sur le ton de la conversation.

Madame Pomfresh se figea et lança un regard interrogateur à la Serdaigle, ses sourcils encore plus froncés qu’auparavant, si c’était possible. Elle finit par se retourner en toussotant vers Melinda lorsqu’elle vit que la Préfète ne comptait pas lui fournir de réponse et se contentait de fixer l’infirmière de son regard plutôt déstabilisant.

- Nous allons d'abord désinfecter cette plaie, Miss Bobbin, puis il va falloir vous aider à en purger le venin et enfin favoriser sa cicatrisation. Les blessures causées par les animaux magiques sont toujours plus difficiles à soigner que celles qui ne sont pas d’origine magique.

Ambre hocha la tête lorsque Madame Pomfresh lui jeta un coup d'oeil et alla s’appuyer contre l’un des murs de l’infirmerie. Elle allait rester un moment pour voir si tout se passait bien. Ensuite, elle irait voir la Directrice dans son bureau.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Infirmerie   Jeu 4 Déc - 21:48

- Merci.

Ambre se contenta de répondre par un bref signe de tête tandis que Melinda s’enfonçait dans les brumes du sommeil. Elle observa en silence Madame Pomfresh qui réarrangeait le paravent devant le lit de sa camarade de maison. D’un coup de baguette, l’infirmière rangea le matériel médical dans les armoires correspondantes et lâcha un soupir de fatigue. Un silence apaisant régnait dans l’infirmerie, on entendait à peine le bruit du vent contre les fenêtres qui ouvraient sur l’obscurité étoilée de la nuit. Madame Pomfresh invita ensuite la jeune fille à entrer dans son bureau pour ne pas déranger les élèves qui dormaient.

- Entre les élèves qui viennent prendre des doses de Pimentine la journée, les blessés du Quidditch en fin d’après-midi, les petits accidents pendant les cours et les attaques de créatures dangereuses la nuit tombée, je ne sais plus où donner de la tête. A croire que nous avons ici une véritable bande d’imprudents.

L’infirmière sourit, mi-figue mi-raisin, tandis qu’Ambre lui répondait par un regard amusé. Le reste de son visage restait absolument impassible.

- Vous ne souriez jamais, Miss Rosier. Pourtant, je vous assure que cela ne vous ferait pas de mal.

Ambre ouvrit la bouche pour répondre, mais Madame Pomfresh la coupa.

- Je sais, je n’ai pas besoin d’explications. Contrôler ses émotions, rester impassible et distant. C’est comme cela que beaucoup de sorciers dits « de Sang-Pur » sont éduqués.

Ambre acquiesça d’un lent mouvement de tête. L’infirmière reprit alors d’une voix douce :

- Mais la guerre est terminée, Miss. Il ne reste quasiment plus personne pour vous imposer un comportement parce votre sang est soi-disant « pur ». Je sais bien que vous descendez d’une lignée dont les actions n’ont pas été des plus honorables, mais vous n’êtes en rien responsable du passé. Détachez-vous de lui. Qui pourra-vous le reprocher ? Les adeptes de la théorie du Sang-Pur ne sont plus que quelques uns éparpillés aux quatre coins du monde. Vous n’avez pas à les craindre.

Ce qu’avait dit l’infirmière n’était pas tout à fait exact et sa vision reflétait une certaine confiance, une recherche de la bonté dans chaque homme. Les adeptes des théories sur la pureté du sang n’étaient plus nombreux, mais la plupart avait beaucoup d’influence et occupait des postes haut placés. Cette société d’après-guerre ne pouvait pas être parfaite. Comme partout ailleurs, elle possédait des maillons corrompus qu’on ne pouvait enlever. Lorsque l’on réussissait à en détruire un, un autre apparaissait et ainsi de suite. Madame Pomfresh était loin d’être naïve, mais elle était peut-être trop bienveillante envers son monde. Ambre préféra passer cette réflexion sous silence et répondit à l’infirmière :

- Le problème n’est pas là, Madame Pomfresh. Je ne vois pas l’intérêt de me défaire de ce modèle d’éducation ; et même si je le voulais, je ne pourrais sans doute pas m’en débarrasser aussi facilement. Il en restera toujours des traces que je chercherai en vain à faire disparaître et je préfère rester entièrement dans ce comportement plutôt que de devenir un mélange de plusieurs modes de vie dont je ne serai jamais satisfaite.

Un demi-sourire apparut sur les lèvres de Madame Promfresh tandis qu’elle soupirait avec une certaine pointe de tristesse.

- Vous ne me dites pas tout, Miss Rosier. A force d’avoir vu des élèves comme vous défiler dans cette infirmerie, j’ai appris à reconnaître les esquives et les réponses partielles ou évasives. Vous êtes douée en la matière, mais j’ai de mon côté de longues années d’expérience. Vous savez qui est-ce que vous me rappelez ? Vos parents. Avalon Rosier et Esther Blackburn. Je m’en souviens bien. J’ai soigné des générations d’élèves et ils en ont fait partie. Toujours là pour « faire honneur à leur sang », comme ils le disaient. Même dans la défaite. Même dans la disgrâce, à cause de l’alliance de leurs familles avec le Lord noir. Votre père était poursuiveur dans l’équipe de Quidditch de Serpentard, je l’ai souvent vu dans cette infirmerie à cause des coups de Cognards. Comme tous les joueurs, d’ailleurs. Il venait aussi pour d’autres types d’accident, à l’origine plus floue. Sûrement des blessures dues à quelque expérience douteuse qu’il pratiquait en secret. Votre mère venait presque toujours le voir. Au début, cela avait tout l’air d’un mariage arrangé, mais je crois bien qu’ils ont fini par s’aimer réellement.

Ambre lâcha un ricanement involontaire en entendant l’infirmière. Elle avait vécu dans un monde où l’amour était vu comme une forme de faiblesse que d’autres exploiteraient immédiatement et sans regrets. Madame Pomfresh lança un regard triste et presque désolé à la Serdaigle.

- Oh, ne ricanez pas, s’il vous plaît… Peut-être ne vous ont-ils montré qu’un monde de stratégie et de manipulation pour vous former comme une machine de guerre, mais je suis persuadée qu’ils n’étaient pas complètement étrangers l’un pour l’autre. Je vois bien que vous méprisez toute forme d’amour et de tendresse. Vous restez impassible, telle une statue de glace, et ne manifestez aucune empathie pour vos semblables. Je devrais peut-être renoncer à vous parler, à essayer de vous faire changer un peu. Oui, je devrais renoncer, je vous connais à peine et ceci doit être notre deuxième ou troisième conversation. Mais j’ai vu vos parents s’aimer. Vos parents, qui avaient choisi le pire des chemins pour deux âmes sœurs. Je les ai vus, eux qui étaient nés déchus, s’évertuer à haïr ceux qu’ils appelaient les « Sangs-de-Bourbe ». Je sais qu’ils ont continué sur la voie du meurtre et de la folie, prolongeant les massacres des Mangemorts. Mais si vos parents étaient capables d’éprouver quoi que ce soit d’humain, tout n’est pas perdu pour vous. Ils ont quitté ce monde lorsque vous étiez encore enfant, la marque de leur éducation ne doit pas être trop profonde et peut sûrement être effacée. Je sais que vous êtes assez forte pour le faire. J’ai confiance en vos capacités. Regardez la lumière devant vous, Miss Rosier. Restez devant, gardez-là dans votre cœur, et vous sortirez de ce monde de ténèbres.

Ambre remua lentement la tête en signe de dénégation.

- J’ai choisi, dit-elle avec douceur.

Madame Pomfresh acquiesça et se laissa lourdement tomber sur une chaise.

- Bien… Il en est donc ainsi… Je doute que vous soyez du genre à changer d’avis.

- En effet. Il en est ainsi.

Quelques minutes de silence passèrent avant que Madame Pomfresh ne se relève. On entendait les respirations régulières des élèves qui dormaient à côté. Tout paraissait calme et apaisé.

- J’imagine que vous allez devoir parler à la Directrice de cette attaque surprenante de Scroutts à Pétard.

- Oui, je ne peux pas laisser ceci sous silence.

- Alors allez-y, ne perdez pas plus de temps.

- Bonne soirée, Madame Pomfresh.

- Bonne soirée à vous aussi, Miss Rosier.


Ambre se dirigea vers la sortie de l’infirmerie, le visage de marbre comme à l’accoutumée. Les paroles de Madame Pomfresh résonnaient toujours dans son esprit, mais il était trop tard pour elle. Ambre ne se détournait pas de ses objectifs et elle les avait déjà fixés. Elle avait choisi de voir le monde comme un ennemi et y jouerait sa stratégie. Le but étant de tirer son épingle du jeu.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Infirmerie   Dim 14 Déc - 19:53

Crépuscule venait de quitter la Grande Salle en compagnie de Clive, le Préfet des Serdaigle. Il était silencieux, et en plus de sa migraine, il réfléchissait aux paroles de Myo. Au moins il n'allait pas aller au bal seul.

- Aylen, je peux te poser une question ?

Le brun ne répondit pas et ce contenta de tourner la tête vers le châtain. Les yeux noisettes de son camarade était remplit aussi bien de malice que d'inquiétude.

- Chrysopelea et toi, ça fait longtemps ?
- Quelques semaines tout au plus.

Le bleu et bronze se contenta d'hocher la tête et ils continuèrent de marcher silencieusement vers l'infirmerie.

- Je ne pensais pas que tu t'intéressais à ce genre de potins Clive.
- Je ne m'y intéresse pas vraiment, mais j'aime bien être au courant de ce qui arrive à mes amis.

Le silence tomba une nouvelle fois. Crépuscule aimait beaucoup Clive pour son calme et pour la franchise dont il faisait preuve. Il lui rappelait un peu Mathéo dans certain côté tout en étant complètement différent. Il n'avait pas ce grain de folie qu'avait son regretté ami, mais il était tous aussi apaisant. C'était facile et simple de parler avec lui. Il ne cherchait jamais à prendre des pincettes pour savoir ce qu'il voulait. Il est très intelligent car il sait comment parler avec les gens, et il s’adapte à chaque caractère. Ainsi donc Clive n'a pas la même conversation avec Crépuscule qu'il a avec Eric, le Préfet des Poufsouffle. Toujours très attentifs à ce qui ce passe autours de lui, il cache bien son jeu dans son attitude décontracté et un peu rêveur, mais en fait il ne loupe rien de ce qui se passe autours de lui.

- Crépuscule, dit-moi, tu n'as pas de soucis en ce moment.
- Pas plus que d'habitude.
- Et ta santé ? Ne me mens pas, ça fait depuis la mi-octobre que t'es plus froid et distant avec tout le monde. Tu tires des tête pas possible et tu as constamment des cernes sous les yeux.
- Je ne te mentirais pas. J'ai juste besoin d'air. Mais je suis coincé à Poudlard pour le moment.
- Besoin d'air ? Ça fait combien de temps que tu n'ais pas rentrée chez toi ?
- Si je ne compte pas les cinq jours passer à Londres avec mon cousin avant la rentrée. Depuis que je suis arrivé ici en Avril dernier.
- Ah oui, quand même... Et ta soeur ?
- Elle va bien pour le moment, même si elle me manques. On est plus à l'époque de Beaux-Bâtons où je pouvais la voir tout les week-end. C'est... frustrant, oui c'est ça le mot, frustrant.
- Je comprends.

Il y eut un nouveau silence, qui était loin d'être pesant pour les deux jeunes hommes. L'un comme l'autre se comprenaient.

- En parlant de Beaux-Bâtons, j'ai entendus plusieurs rumeur sur toi dans les couloirs. Il paraîtrait que tu serais Fourchelang et que tu pouvais communiquer avec les esprits du lacs. Et plus surprenant encore que tu parles aux flammes du feu, le soir dans ta salle commune.

Crépuscule fit une micro grimace qui n'échappa pas aux yeux noisettes vifs de son camarade. Il répondit alors d'une voix égal, bien qu'il aurait préférer que toute ces causeries cessent.

- Les rumeurs ne sont que des rumeurs. Tu ne crois que ce que tu veux croire.
- Evidemment. Mais tu sais qu'avec ta relation avec ta chère Préfète tout cela ne va faire qu'empirer. On va dire que tu as été envoûte par ses charmes de harpie...

Crépuscule ne répondit pas, et se contenta acquiescer. Ainsi donc, Clive était de ceux qui pensait que Myo avait du sang d'harpie dans les veines. Ça l'exaspéré à moitié comme ça l'amusait. Mais le Serdaigle avait raison sur un point l'attention des prochaines rumeurs seraient sans doute pousser vers son couple et son possible ensorcellement.
Ils arrivèrent enfin à l'infirmerie. Pomfresh les laissa entrer et fit immédiatement asseoir Crépuscule sur un lit après avoir aperçut son teint plus pâle qu'à l'ordinaire. Clive se mit un peu à l'écart le temps que l'infirmière s'occupe de l'autre préfet et se contenta d'observer. Pomom quand à elle marmonné des formules de diagnostiques la baguette pointé sur le Préfet des Verts et Argents.


- Vous êtes en parfaite santé M.Aylen. Vous avez juste une petite fatigue mais rien de préoccupant. Pourquoi donc, par Merlin êtes vous donc ici pour me faire perdre mon temps.
- Prenez donc le temps de relire mon dossier médicale, Madame. Vous vous remémorerez alors la cause de ma venue.

Pestant contre Crépuscule, l'infirmière appela d'un informulé le dit dossier en lui  jetant un regard noir. Elle l'ouvrit et parcourut rapidement les feuillets avant de jeter le dossier fermer à côté de Crépuscule et de croiser les bras.

- C'est fichu dons de gémellités... Dites moi donc ce que vous avez alors.
- Migraine. Liée au trop plein de magie de mon environnement quotidien.
- Apparemment, ça vous ait déjà arrivé, du moins d'après votre dossier. Depuis combien de temps exactement vous souffrez ainsi en silence M. Aylen ?
- J'ai arrêté de compter les semaines-
- Vous ne prenez donc pas votre santé au sérieux ? Il fallait venir me voir dès les premiers symptômes ! Vous n'êtes plus à Beaux-Bâtons M. Aylen ! Ici, c'est Poudlard ! Qui, comme c'est écrit dans l'histoire de Poudlard que vous avez sans doute lu, est construit sur une terre fortement marqué par la magie ! Et vous espérez vous en sortir sans séquelle ?! Mais ou va le monde...

L'infirmière s'éloigna en reprenant le dossier et revint quelques minutes plus tard avec un flacon au liquide bleu/noir.

- Vous me prendrez une gorgée de cette potion matin, midi et soir pendant une semaine. Si vous n'en avez plus, revenez immédiatement à l'infirmerie. Ai-je bien été clair M. Aylen ? M. Williamson, je vous priez de surveiller votre camarade afin qu'il prenne correctement sa potion. Qu'en a votre comportement, M. Aylen, j'ose espérer que la prochaine fois vous viendrez dès les premières douleurs. A croire que vous aimez souffrir. N'oubliez pas que ça peut vous détruire ! Alors fait un peu attention à vous. Maintenant filez ! Je ne veux plus vous voir !

La fiole en poche, Crépuscule sortis de l'infirmerie accompagné de Clive. La porte claqua derrière eux.

- Toujours d'excellente humeur cette chère Poppy Pomfresh.
- Et encore plus aigri avec le temps.

Clive se mit à rire alors que Crépuscule lui fit un micro sourire complice.

- Mais revenons en à toi. Seulement besoin de prendre l'air ? Tu t'ais bien foutu bien de ma gueule en fait.
- Non, je ne suis juste pas rentrer dans les détails. Je n'aurais pas besoin de prendre cette potion si je me trouvais autre pars. Ici, il y a trop de magie dans l'air-
- Et si j'ai bien suivit, grâce à un don de gémellité ta santé empathie de se trop plein de magie.

Crépuscule hocha la tête.

- Mais il n'y a pas que ça, et tu ne me dira pas tout.

Nouvelle affirmation de la part du brun

- Très bien... Mais en tous cas les dons de naissance pour des jumeaux sont très rares. Je me demande bien se qui lies ta soeur et toi en plus de votre lien magique. C'est fascinant.
- Un conseil, ne cherche pas.
- C'est mal me connaitre Crépu. Mais je ne te poserais pas de question. De toute façon je suis sur que ça à un rapport avec toutes ces rumeurs sur le Fourchelangue et autre qui te sont associé.
- Clive...
- D'accord je n'en parle plus et je n'en parle à personne. Pas la peine d'être agressif.

Le châtain se remit alors à rire dans un sourire. Crépuscule avait failli lever les yeux aux ciels mais se retenu juste à temps. Ce Serdaigle était vraiment trop perspicace pour sa personne. Heureusement que c'était une tombe et quelqu'un d'honnête. Le Serpentard savait qu'il ne parlerai jamais à personne de ce qu'il venait de ce passer dans l'infirmerie. Pas plus qu'il ne reviendrait sur sa parole. Le sujet était définitivement clos, jusqu'à ce qu'il soit sur de ses conjectures.

- Bon. C'est pas tout, mais on aurait du commencer notre ronde depuis dix minutes. On n'y va ? A moins que tu préfères aller te reposer.
- Dit pas de connerie. On y va.

Avec un dernier sourire malicieux du châtain, ils partirent en direction de la tour d'astronomie. Ils continuèrent de parler de sujet plus ou moins intéressant, Crépuscule participant en égaux avec le Serdaigle à la conversation.[/color]
Revenir en haut Aller en bas
avatarMaître du Jeu


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Infirmerie   Dim 4 Jan - 12:08

Mme Dragonneau arriva dans sa robe rouge préférée, sa cape volant majestueusement derrière elle, laissant dans son sillage quelques reflets rouges avant de disparaître. A ce moment là, elle ne portait pas son habituel chapeau pointu, ses cheveux était lâches, ses traits tirés, la fatigue se lisait sur les traits de la Directrice.
Pompom était venue la chercher en catastrophe dans son bureau lui expliquant qu'une élève portait le gène lupin en elle. L'infirmière avait également pris soin de noter qu'elle avait fait preuve d'un calme exemplaire face à l'élève et s'était présentée comme rassurante.

Alors que Mme Dragonneau avait demandé à Pompom de retourner s'occuper de son infirmerie et des ses malades, la jeune femme aux cheveux rouge n'avait put s'empêcher de penser que tout était fait en ce moment pour qu'elle craque. Entre les loups garous, les Scroutts, et les centaures... Elle se retourna vers le portrait de Dumbledore, vide à cet instant. La Directrice ne manquerait pas de lui demander des conseils avertis...

Sortant de son bureau, elle descendit les marches de pierre protégées par la gargouille, et se dirigea vers l'antre de Mme Pomfresh. Les tableaux qui ornaient le couloir de cette étage représentaient tous des malades alités en train de se faire soigner. Jamais, il n'iraient mieux ceux là...
La pièce était occupée par des lits alignés et séparés les uns des autres par des paravents. Au niveau des premiers lits disposés dans la pièce, un élève l'occupait, mais la jeune femme repéra tout au fond, l'infirmière occupée vers un lit... Elle se dirigea donc vers cette dernière et vit une Serdaigle... Mais pas n'importe laquelle, celle là même qui avait été dans la forêt interdite quelques jours plus tôt... Celle qui avait rencontré les Scroutts à Pétard !

- Miss Bobbin !...
Revenir en haut Aller en bas
avatarMaître du Jeu


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Infirmerie   Mer 7 Jan - 12:02

La Directrice leva les yeux aux ciel sans que la jeune fille allongée ne la voit... Son soucis principal devrait être de savoir si elle était un loup garou ou pas, alors qu'elle s'inquiétait de savoir ce que ses parents penseraient.

- Écoutez, Miss... Je comprend votre inquiétude, cependant, nous n'en somme pas encore là, et s'il y avait le moindre problème, il est de mon devoir d'en avertir votre famille. Vous n'avez pas encore 17 ans et n'êtes par conséquent pas majeure. Et si vous retournez chez vous sans que votre famille ne soit au courant, vous risquez de graves problèmes, et risquez aussi de mettre notre secret en péril... Mais pour le moment, nous n'en sommes pas là...

Alors que Mme Dragonneau fit signe à Pompom de continuer le test, on toqua à la porte. D'un regard, la jeune femme aux cheveux rouges, et l'infirmière s'étaient comprises : personne n'entrait dans l'infirmerie, pas avec la jeune Serdaigle dans cet état. Et si on voyait la Directrice au chevet d'une élève, cela poserait trop de questions indiscrètes... L'école risquerait de devoir fermer ses portes si on apprenait le genre d'élèves que Mme Dragonneau couvrait et acceptait au sein de Poudlard... Quoi que avec ce qui se passait en ce moment avec les centaures, l'école pourrait bien fermer sans que cela n'est à voir avec ses occupants...

L'infirmière alla donc voir qui était venu frapper à la porte et s'occuperait de ces personnes en dehors de l'infirmerie. Pompom trouverait bien une excuse valable pour qu'il n'y ai pas de questions posées quand au fait que ce visiteur impromptu ne puisse entrer à l'intérieur...
Revenir en haut Aller en bas
avatarMaître du Jeu


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Infirmerie   Jeu 8 Jan - 12:04

- Bien... Je ne peux rien faire pour le moment, vous me tiendrez informée Pompom de toute évolution ou toute autre information. Interdiction formelle que quiconque n'entre dans cette infirmerie à moins d'être inconscient... Il ne faut surtout pas qu'une telle information s'ébruite...


* Il faut que je fasse une réunion avec les préfets... Je dois les informer de la situation, qu'ils n'aillent plus faire de rondes à l’extérieur, qu'ils se cantonnent aux couloirs... Tout arrive en même temps, ce n'est pas un bon présage... Pas la peine d'avoir une boule de cristal pour savoir ça...*

Quittant à grand pas l'infirmerie alors que le soleil était couché, et que la lune à son premier quart montait dans le ciel, la Directrice repartit dans les couloirs à la recherche des préfets. Elle allait entrer dans chaque salle commune s'il le fallait, mais il fallait qu'elle leur parle le plus rapidement possible... Personne ne devait sortir du château... Tous les élèves étaient en danger avec ce qui se passait dehors, et leur grade de Préfet les exposaient un peu plus...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Infirmerie   Lun 12 Jan - 19:13

Cela faisait plusieurs heures que je me trouvais à l'infirmerie, depuis le moment où j'ai attaqué Mlle Wolkoff. Ce jour-là, j'avais reçu une leçon physique, aussi bien que moral, qui m'apprit plusieurs choses à la fois.
De un, je n'étais qu'un gamin effronté, qui n'avait pas peur du danger que représentait ses actes. Et c'est un grand défaut pour ma part. Il devait être à présent résolu. Deuxièmement, je ne deviendrai jamais le sorcier que j'aurai voulu être, un grand sorcier manipulant les sortilèges et maléfices de flammes aussi facilement que si je m'étais du sucre dans mon café. En plus, je n'avais plus de baguette. Troisièmement, cette école renferme des professeurs et des élèves vraiment bizarres. Quatrièmement, l'héritage de mon père ne sert à rien du tout.

Nous étions tout les trois (Mlle Wolkoff, moi et la jeune fille) arrivé tant bien que mal à l'infirmerie, où Mme Pomfresh nous fit un accueil plutôt surpris. Pendant le trajet que l'on essayait de tracer dans la neige, moi avec mes blessures toutes fraîches, la jeune fille me posa une question où sa colère trahissait sa voix. Je n'aurai pas dû lui répondre "J'ai suivi les traces de mon père", ça ne me menait à rien, d'autant plus que mon caractère effronté, celui que je tentais d'abolir, refaisait surface une fois de plus. C'était spontané, je n'arrivais pas à me retenir. Mais j'espère bien un jour que cela s'arrêtera. Je ne voulais parler à personne, c'est donc les deux femmes qui durent faire un résumé de la situation dans laquelle je m'étais enfoncé. Le regard que Mme Pomfresh me lança était équivalent à celui du monstre qui me servait de professeur.
Je déglutis lentement.

Et me voici pris au piège dans ce lit, attendant cette sanction que je mérite tant. J'étais recouvert de la tête aux pieds de bandages, à certains endroits tachés de sang, mais j'ai dû me faire appliquer un onguent à l'odeur épouvantable, que je le sens même en écrivant ces lignes !
Mes affaires personnelles furent posés sur la table de chevet à côté du lit où je me trouvais actuellement. Il y avait des morceaux de tissus brulés, entassé dans un coin de la table, la bague de mon père, et ma baguette carbonisée. Je n'avais plus assez d'argent pour m'acheter une nouvelle baguette...

Mon bras douloureux se tendit lentement vers la bague. Chaque mouvement me faisait souffrir le martyr, si bien que je lâchai un petit gémissement au moment où j'ai pu attraper l'anneau.
Je l'admirais, l'observais. Je ne pouvais faire que ça en ce moment. Sur le X était gravé deux fois le mot "Théra". Ce n'est pas pour rien. Même si c'était le nom de famille de mon père, il me rappelait quelque chose... Mais je ne savais pas quoi.
J'aimerai bien déballer le long objet qu'il reste, en espérant qu'il contienne une baguette. J'étais pourtant loin de mes surprises.

Le bruit de l'aiguille des secondes avançant sur la pendule me berçait doucement. Mais mes paupières ne voulaient pas se fermer, tandis que la nuit commençait à tomber. J'avais refusé toute nourriture lorsque Mme Pomfresh m'apporta mon repas, mais j'ai dû quand même manger un morceaux, ou je finissais en morceaux.
Il devait être 19h à ce moment. Ma bague fermé entre mes doigt, j'attendais que le temps passe. J'imaginais la punition que je devrais recevoir de la Directrice. Ou de Mlle Wolkoff.
Je tournais la tête vers la table de nuit, et ce que je vis me remplit entièrement d'un sentiment de surprise mêlé à la satisfaction...
Revenir en haut Aller en bas
avatarAnton Vlagasda (Thanaël)
Eleve Serpentard Eleve Serpentard


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Infirmerie   Lun 2 Mar - 19:51

-Madame, cette fois, il n'y rien de bizarre, pas de bête féroce ou de sortilège dangereux, je me suis juste lamentablement étalée par terre. Si vous nous laissiez entrer ça serait bien, je mets du sang partout par terre et si je reste une seconde de plus debout, je crois que je vais m'écrouler.

Ils entrèrent dans l'infirmerie, et après que Mme Pomfresh leur ai demandée de se taire, il laissa Melinda se diriger vers un lit alors que lui-même s'écartait pour laisser la place à l'infirmière. Posté sous une fenêtre, il regarda ses vêtements, et constata qu'il était effectivement couvert de sang.

*Regardez-moi ça. Plus qu'à laisser sécher et je pourrait passer pour un Gryffondor....*


Mme Pomfresh l'interpella alors, le sortant de ses pensées :

-Bravo Monsieur...

-Howenstod.

-Monsieur Howenstod, vous avez fait preuve d'un incroyable sans froid. Je ne connais que peux de choses à la médecine moldue, mais il faut avouer que ça c'est avéré efficace. Si Miss Bobbin avait eu la bonne idée de retirer la pierre dans le parc, elle se serait vidée de son sang bien avant d'arriver au château.

Il sentit ses joues s'empourprer. On ne lui causait pas souvent, et encore moins pour le complimenter. Il faillit néanmoins demander à l'infirmière si elle mettait en doute l'efficacité de la médecine moldue, mais se ravisa aussitôt. Chercher des noises à la seule personne capable de le tirer d'affaire en cas de gros coup serait à coup sûr une mauvaise idée.
Elle s'affairait d'ailleurs à retirer la pierre du poignet de Melinda lorsque celle-ci finit par en avoir assez et l'enleva d'un coup sec, ce qui fit hoqueter Thanaël. Il allait lui crier qu'elle n'allait pas bien dans sa tête mais l'infirmière referma la plaie avec sa baguette. Il retourna à la fenêtre alors qu'un paravent avait été dressé pour qu'elle puisse finir l'examen de sa patiente.
Il regarda ses mains à la lumière du jour. Elles étaient, à l'instar de ses vêtements, couvertes de sang. Même la marque noire au milieu de sa main droite était partiellement cachée sous tout ce rouge. Des échos d'un autre hiver lui revinrent en mémoire. Il pensait les avoir enfouis pour toujours et qu'ils ne remonteraient plus. Il s'était trompé, une fois de plus.
Il n'eut pas le temps de ressasser son passé plus longtemps. Melinda venait de crier, le faisant sursauter. On venait surement de remettre son épaule en place. L'infirmière retira le paravent peut de temps après, et il s'approcha de la Serdaigle. Elle buvait une sorte de breuvage aussi rouge que le sang qu'elle avait perdue.

*Voilà une bonne raison pour ne jamais finir ici.*

- Tu sais quoi ? Tu devrais remplacer Madame Pomfresh, elle est trop brutale. Vas-tu m'expliquer d'où te viennent ces incroyables réflexes médicaux ? mumura Melinda.

-La remplacer ? Hmm pourquoi pas, mais pas tout de suite alors.
dit-il en esquissant un sourire gêné.
Les réflexes médicaux n'ont rien de si incroyable. En fait c'est à cause que notre village est isolé l'hiver car la route est déneigée en mars quand la neige fond....  Donc puisque le seul moyen de se déplacer, c'est avec des skis ou en véhicule à chenilles, on doit évacuer les blessés les plus graves par hélicoptère; mais pour ne pas l'appeler pour des clous, tout le monde à partir de dix ans est formé aux premiers secours. Comme ça on sait si c'est une urgence ou si c'est le médecin du village peut s'en charger lui-même. Il connaît pleins de trucs utiles car il a bossé aux urgences avant de venir au village. Parfois il nous apprends des choses utiles qui sortent un peu des formations standards. Par exemple il y a quelques années, un gars du village s'est fait charger par un sanglier à la chasse. La bestiole lui avait ouvert la cuisse sur tout le long, du sang partout. J'étais à coté, alors j'ai foncé et j'ai fait un garrot en attendant le médecin. Il m'a promis de m'apprendre tout ce qu'il savait sur la chirurgie, du simple point de suture à la ligature de vaisseau principal, puisque j'ai pas peur du sang. Enfin c'est pas pour tout de suite, il a dit pas avant ma majorité car c'est des affaires sérieuses quand même. Enfin bref, voilà d'où viennent ces "incroyables réflexes médicaux" comme tu dit. C'est juste un peu d'entraînement en fait.
Et sinon, pour Tergeo, hmm ça te dérangerait de le faire ? Ma baguette est... disons temporairement indisponible....  


Si il se demandait alors si la Serdaigle allait noter le fait qu'il n'ait pas sa baguette, il priait intérieurement pour que le sortilège, si elle le lançait, n'affecterait que ses vêtements et laisserait ses mains comme elles étaient, car si l'infirmière voyait l'état de sa main droite, il se disait bon pour avoir droit à une potion beaucoup moins ragoutante que celle de Melinda.
Revenir en haut Aller en bas
avatarAnton Vlagasda (Thanaël)
Eleve Serpentard Eleve Serpentard


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Infirmerie   Mer 4 Mar - 12:52

-[...] Tergeo !

Le sang séché disparu de ses vêtements et de sa peau, qui repris une couleur normale. Alors que la Serdaigle même se lançait le sort, Thanaël regarda ses mains en souriant. Mais la marque noire au milieu de sa main droite était du coup à nouveau visible, et il referma le poing et retira rapidement sa main avant que Melinda ne puisse la voir, car elle tournait la tête en sa direction. Mais ce mouvement attira au contraire son attention :

-Une minute...

Elle lui attrapa la main et fit une drôle de tête en voyant la chair calcinée au centre. La première fois qu'elle voyait une brulure au troisième degré peut-être. Elle finit par lui lâcher la main et Thanaël cru qu'elle passerait outre car ce n'était pas ses affaires. Elle avait bien des problèmes et il ne s'en mêlait pas, alors pourquoi le ferait-elle ?
C'est ainsi qu'il fut surpris lorsqu'elle parla à haute voix :

-Qu'est-ce que c'est que ça ? Ca ne me regarde sans doute pas, mais tu n'es pas le premier qui s'amuse avec des flammes alors si tu crois que je vais te laisser t'en tirer aussi facilement, tu rêves ! Je ne suis navrée mais si tu te drogues ou tout autre truc aussi débile.... Madame Pomfresh ! On a besoin de vous ici !

Thanaël pâlit. Comment ?? Mais... pourquoi ? Pourquoi Melinda avait-elle fait ça ? Il se sentait trahit par la jeune fille. Et c'était bien la chose qu'il supportait le moins au monde. Il sentit la rage monter en lui par vagues successives, ferma les poings et allait faire quelque chose de vraiment stupide quand il entendit l'infirmière arriver à toute vitesse.

-Qu'est-ce qui ce passe ? Jeunes gens je vous avait pourtant demandé de rester tranquilles !

Pris au piège, Thanaël prit la parole :
-Madame, ma camarade voulait simplement que vous examiniez ceci, dit-il en montrant sa paume à l'infirmière.

Cette dernière lui prit la main sans ménagement et pendant qu'elle s'en occupait, Thanaël tourna la tête vers Melinda et lui jeta un regard emplit de toute sa colère du moment. Après un rapide examen, madame Pomfresh lui demanda de la suivre.

-Venez avec moi Mr Howenstod. Certaines de vos brûlures sont graves mais rien que je ne puisse soigner, dit-elle en s'éloignant du lit où Melinda était allongée. Le Serpentard la suivit sur deux pas avant de s'arrêter et de murmurer à la jeune fille sans se retourner :

-Si j'avais su.... Je crois que je t'aurais laissée enlever la pierre de ton poignet... Je ne sais pas ce qu'on apprend aux élèves en France, mais je constate que la loyauté n'en fait pas partie.... Si c'est comme ça que tu remercie ceux qui t'aide, passes toi de moi la prochaine fois.

Puis il la laissa et toujours bouillonnant intérieurement, il alla retrouver la maitresse des lieux qui farfouillant dans un placard. Elle finit par en sortir un pot d'une couleur indéfinissable.

*Un onguent surement.* Il repensa à ce que Melinda venait de lui dire. *De la drogue... Et puis quoi encore ? Mais qu'est-ce qui l'as poussée à appeler à l'aide comme elle l'as fait ? Et puis zut après tout. Je ferrais mieux de laisser tomber... Certaines personnes sont comme ça malheureusement.*

Elle revint vers lui et lui posa la main sur une sorte de plateau en aluminium, lui-même posé sur une table. Elle prit une lame aussi fine que tranchante et entreprit de découper méthodiquement toute parcelle de peau devenue noire ou d'aspect crayeux. Elle faisait attention, mais il était certains qu'elle pouvait faire encore plus doucement, et une douleur commençait à le lanciner dans la main. Une fois qu'elle eu finit, elle stoppa le sang qui commençait à s'écouler par ce qui était désormais ni plus ni moins qu'un trou dans sa paume de main. Qu'elle referma quelques secondes plus tard toujours avec sa baguette. Elle appliqua sur la main de Thanaël le baume qui venait du pot qu'elle avait sortit juste avant.
L'odeur qui s'en dégageait était tout simplement épouvantable. Une fois qu'elle eu recouvert en entier la main de ce baume, elle l'enveloppa dans un bandage pour que la guérison s'effectue de manière optimale. Le bandage cachait l'odeur du produit, et heureusement d'ailleurs. Le garçon n'aurait pas pu renifler cette odeur à longueur de journée.

-Mr Howenstod, je vous aurait crut bien plus responsable au vu de ce que vous avez fait avec Miss Bobbin. Allez vous m'expliquer comment cela vous est-il arrivé et pourquoi vous n'êtes pas venu me voir tout de suite ?

-En fait, pour tout vous dire Madame, je ne ressent plus la douleur des brulures depuis de nombreuses années, et j'ai ainsi parfois tendance à jouer avec le feu. Alors veuillez m'excuser, mais puisque ça ne fait pas mal, je ne pense pas toujours à y faire soigner correctement.

-Hmm bien. Je vous demande de ne plus jouer avec le feu pour d'évidentes raisons, mais je sais bien que vous n'en ferrez rien. Alors évitez de revenir toutes les semaines ou je devrait en parler à vos préfets. Vous pouvez partir, et emmenez Miss Bobbin avec vous. Pas besoin que vous m'encombriez l'infirmerie alors que vous êtes tout les deux soignés.

-Oui oui bien sûr. Ne vous inquiétez pas Madame. Merci pour la main, et au revoir.


Il avait déjà bien assez de soucis avec les préfets, alors pas la peine que l'infirmière n'aggrave son cas auprès d'eux.
En repartant, il allait s'arrêter pour dire à Melinda qu'ils pouvaient partir tout les deux mais cette dernière s'était déjà levée. Parfait. Au moins il n'aurait pas à lui reparler. Ils sortirent de l'infirmerie en silence.
Revenir en haut Aller en bas
avatarMyosotis Chrysopelea
Eleve Serpentard Eleve Serpentard


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Infirmerie   Sam 21 Mar - 18:10

Myosotis n’aurait su dire combien de temps s’était écoulé depuis qu’elle avait quitté cette sombre forêt où Louanne avait longtemps été retenue prisonnière. Ce soir-là lui semblait étrangement lointain tout en ne l’étant pas… Elle avait perdu la notion du temps, comme bien d’autres choses d’ailleurs. Entre autre, elle avait égaré sa joie de vivre, l’envie de chasser, la ruse qui brillait autre fois au fond de ses yeux verts, sa rapidité, et même sa beauté normalement si envoutante semblait avoir perdu de son éclat. Elle se sentait constamment lasse, comme si elle n’avait plus d’énergie. D’après ce qu’elle avait compris, c’était exactement ce que ressentait les humains lorsqu’ils étaient en manque de sommeil: la fatigue. Elle qui n’avait jamais ressenti cela auparavant trouvait cette situation bien désagréable. Myosotis n’était plus que l’ombre d’elle-même, et pour cause: la Veine de Vénus continuait de circuler dans son sang. Sa nature profonde l’empêchait en quelque sorte de demander de l’aide à qui que ce soit.

Alors qu’elle se rendait à l’infirmerie, elle remarqua pour la première fois que bien des choses avaient changés en elle: son ouïe n’était plus ce qu’elle avait été, sa vue se brouillait bien souvent ce qui l’empêchait de voir correctement et tous ses autres sens tels que son toucher et son odorat n’étaient plus aussi performants qu’auparavant. A chaque fois qu’elle croisait le regard de madame Pomfresh lorsqu’elle allait se réapprovisionner en poche de sang, elle y voyait une petite lueur d’inquiétude. Il faut dire que son comportement actuel avait suscité bien des remarques: même ses camarades semblaient se demander ce qui lui arrivait. Telle une ombre sans vie, Myosotis arriva devant les portes de l’infirmerie mais cet endroit n’était pas désert: deux élèves semblaient être en pleine conversation. Passant à côté d’eux sans même leur adresser le moindre regard, la préfète de Serpentard les contourna pour se placer devant les portes en bois.

Ses yeux rivés sur la poignée d’argent, elle la fixa un instant, sa vue troublée l’empêchant de voir correctement ce qu’elle regardait. Peut-être qu’elle connaissait les personnes à côté desquelles elle venait de passer, mais à vrai dire, elle n’avait pas envie de les saluer et encore moins de leur parler. Après un instant de réflexion, elle se décida à entrer, s’aidant de ses deux mains pour pousser cette simple porte qui lui semblait peser des tonnes. Cette dernière grinça en tournant sur ses gonds et, d’un pas lent, la tête basse, la jeune fille se glissa dans l’entrebâillement de la porte. Madame Pomfresh lui tournait le dos mais le bruit qu’elle avait fait en entrant la fit se retourner. Il n’y avait personne en dehors de l’infirmière et sûrement était-ce mieux ainsi. Si elle ne voulait pas être interrogée, Myosotis se devait d’agir le plus normalement possible. Lui adressant un sourire tout sauf convainquant elle murmura un faible:

« B’jour… »

Lui faisant désormais face, debout devant une armoire aux portes ouvertes, Madame Pomfresh croisa les bras sur sa poitrine, jaugeant du regard la Serpentard qui venait d’entrer. Après l’avoir observée, elle prit la parole sans l'ombre d’un sourire:

« Voilà plusieurs semaines qu’à chaque fois que je vous vois, vous semblez aller encore plus mal que la fois d’avant. Alors je vais vous posez cette question qu’une seule fois Miss, et ne me mentez pas: quel est votre problème ? »

La silhouette de l’infirmière se brouilla de plus en plus devant les yeux de la demoiselle aux cheveux noirs. Elle glissa ses mains dans les poches de sa robe de sorcier pour les cacher de la vue de Madame Pomfresh car ces dernières n’arrêtaient pas de trembler. La dernière phrase de la dame vêtu de blanc raisonnait dans la tête de Myosotis, comme un écho de plus en plus lointain. Alors qu’elle essaya tant bien que mal d’ouvrir la bouche pour répondre à cette simple question, elle ferma les yeux pour tenter de retrouver ses esprits. Soudain, ses jambes se dérobèrent et elle s’écroula sur le sol froid de l’infirmerie. Elle entendit au loin les pas précipité de Madame Pomfresh qui se ruait vers elle avant de sombrer dans les méandres de son inconscient. Peut-être était-ce une chance qu’elle perde connaissance à cet endroit-là plutôt qu’au milieu d’un couloir mais cette faiblesse était inconcevable pour la jeune semi-vampire qu’elle était.

Lorsqu’elle rouvrit ses yeux quelques heures plus tard, elle était allongée dans l’un des nombreux lits aux draps blancs de l’infirmerie. Les rideaux avaient été tirés autour de son lit pour la cacher au cas où quelqu’un arriverait. Tournant légèrement sa tête sur la gauche, elle vit que ses habits étaient correctement pliés sur une petite chaise de bois, juste à côté de son lit. Ce n’est qu’à cet instant qu’elle remarqua que sa robe de sorcière, ses chaussettes et ses chaussures lui avaient été enlevés et que sous la couverture dont on l’avait recouverte, elle était en sous-vêtement. Sa tête lui tournait toujours, mais sa vue n’était plus complètement trouble. La lumière du jour l’éblouissait un peu et c’est pour cette raison qu’elle battit des paupières à plusieurs reprises. Après une dizaine de minutes où elle était restée immobile, Myosotis voulu se relever mais une douleur atroce au ventre la clouait au lit. Reposant lourdement sa tête sur l’oreiller, elle respira profondément.

La curiosité ayant pris le dessus, elle voulu voir ce que Madame Pomfresh lui avait fait. Soulevant lentement son drap, elle observa un instant son ventre. Les sortes de veines noires partant de sa blessure qui n’avaient pas cessé de grossir et de se propager les jours précédents semblaient s’être rétractées. Peut-être l’infirmière avait-elle réussi à extraire les particules de veine de Vénus ? Reposant le drap, la Serpentard fixa son regard sur le plafond. Elle pensa d’abord à Crépuscule, qui s’était énormément inquiété pour son état de santé mais à qui elle n’avait rien dit. Ensuite, elle pensa à Anya qui l’avait totalement abandonnée. Cette dernière pensée assombrit momentanément le regard de Myosotis. Les bruits de pas caractéristiques de madame Pomfresh se firent entendre de l’autre côté du rideau, ce qui extirpa la Serpentard de ses pensées. La dame vêtue de blanc se faufila entre les rideaux et s’approcha du lit de la Préfète avec un visage dépourvu de toute expression.

« Vous auriez dû m’en parler Miss ! » lui dit-elle sur un ton de reproche.

« Mais… »


« Il n’y a pas de ¨mais¨ ! Si vous n’étiez pas venue aujourd’hui, cette plante aurait fini par vous tuer de l’intérieur ! »

Refermant la bouche, Myosotis n’essaya même pas de la contredire. Oui, peut-être aurait-elle dû. L’infirmière commença à s’activer, prenant l’une des deux bouteilles qui était posée sur la petite table de chevet pour verser un peu de son contenu dans un verre transparent. Le liquide incolore ressemblait à de l’eau. D’une voix lasse, la préfète lui demanda:

« Quand pourrais-je sortir ? »

Levant ses yeux clairs au ciel, Madame Pomfresh semblait être fatiguée d’entendre toujours les mêmes questions. Elle finit tout de même par lui répondre en voyant son regard insistant posé sur elle.

« Quand je vous y autoriserais ! »

Voyant que cette réponse ne convenait pas à la semi-vampire, elle reprit la parole et ajouta:

« Certainement pas ce week-end, mais peut-être que je vous laisserai sortir lundi pour que vous puissiez suivre vos cours. »

Sans un mot de plus à ce sujet, elle tendit le verre désormais plein à la fille aux cheveux noirs et lui ordonna:

« Buvez-en la totalité, ensuite reposez vous. »




Sur ce, Madame Pomfresh tourna les talons et sortit du champ de vision de Myosotis. Cette dernière bu le liquide transparant, déposa le verre sur sa table de chevet et se recoucha. Le regard perdu dans le vide, elle se replongea dans ses pensées. Le silence qui s’était emparé de la pièce était parfois troublé par les déplacements de l’infirmière ou des bruits de bouteilles qui s’entrechoquaient.
Revenir en haut Aller en bas
avatarMyosotis Chrysopelea
Eleve Serpentard Eleve Serpentard


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Infirmerie   Dim 29 Mar - 16:49

Myosotis avait passé toute la journée à l'infirmerie à écouter les va-et-vient de Madame Pomfresh. Aucun élève n'était arrivé au cours de cette journée plutôt ensoleillée ce qui arrangeait bien la demoiselle aux cheveux noirs. D'après ce qu'elle avait compris, l'infirmière faisait des recherches pour l'hôpital Sainte-Mangouste et était par conséquent constamment occupée. Elle prit tout de même un peu de son temps pour aller chercher une pile de livres à la bibliothèque pour que Myosotis ait quelque chose à faire étant donné qu'elle ne pouvait pas dormir. Sur les huit livres qu'elle avait rapportés, la semi-vampire en avait déjà lu deux livres de la pile. Elle se mit alors à feuilleter le premier livre qui traitait des sortilèges de défense les plus courants, dont celui du Patronus. Pour ne pas dévorer tous ces ouvrages en seulement quelques heures, la Serpentard prenait son temps pour lire, s'arrêtant sur les mots et relisant parfois certaines pages.

C'est lorsqu'on s'ennuie que le temps passe le plus lentement et la jeune demoiselle s'en rendit bien vite compte. A cette heure-ci, elle devrait être en train de chasser dans la forêt ou de se promener au bord du lac. Aux alentours d'une heure de l'après-midi, Madame Pomfresh lui apporta une poche de sang et demanda comment elle se sentait. Il faut dire que l'infirmière avait fait du bon travail, car plus le temps passait et moins la blessure de Myosotis était voyante. Rassurée par les propos de la malade, la dame vêtue de blanc se retira dans son petit bureau pour vaquer à ses occupations. Allongée sur le dos, la Serpentard attendit que le temps passe. Personne n'était venu lui rendre visite, mais cela n'avait rien d'étonnant : la semi-vampire n'avait pas d'ami. Même Crépuscule était trop occupé pour venir la voir. Mais après tout, s'était-il seulement rendu compte de son absence ?

Huit livres achevés et plusieurs poches de sang vidées plus tard, Myosotis tournait en rond dans l'infirmerie, ne sachant pas comment tuer le temps. La nuit commençait à peine à tomber lorsqu'elle décida d'aller se réinstaller sur son lit autour duquel les rideaux étaient toujours tirés. A peine s'était-elle allongée que les lourdes portes s'étaient ouvertes. Il ne pouvait pas s'agir de Madame Pomfresh étant donné que cette dernière se trouvait encore dans son bureau. Perplexe, la demoiselle resta immobile, les yeux rivés devant elle, fixant le plafond. Son odorat étant redevenu presque normal, elle ferma les yeux pour identifier le parfum qui venait lui chatouiller les narines. Pour un vampire, le parfum floral que cette personne avait vaporisé dans le creux de son cou ne camouflait pas cette odeur de... Comment disaient-ils déjà ? L'adjectif qu'utilisaient les vampires pour qualifier les personnes de cette nature était... 'Chien mouillé'. Oui, c'était ça.

*Un loup-garou...*

Alors qu'elle venait d'identifier l'odeur infecte, la personne qui venait de faire son entrée dans l'infirmerie toqua à la porte du bureau de Madame Pomfresh. La porte s'ouvrit, et la voix de l'infirmière raisonna dans la sombre pièce :

« Miss Bobbin, parfaitement ponctuelle. »

Il s'agissait donc de Melinda Bobbin, une jeune Serdaigle avec laquelle Myosotis partageait certains cours. En temps normal, elle ne dégageait pas une odeur aussi infecte, mais sûrement était-ce dû au fait que la pleine lune allait montrer le bout de son nez le soir même ? Mais... Si c'était le soir de pleine lune et que Melinda était bel et bien un loup-garou, cela voudrait dire qu'elle allait se transformer quelques heures plus tard ?! Est-ce que Madame Pomfresh était au courant de la véritable nature de la Serdaigle ? Oui.. Elle était sûrement au courant.. Mais qu'allaient-elles donc bien faire dans le bureau de Madame Pomfresh ? Myosotis se redressa sur son lit une fois que la porte du bureau s'était refermée. Elle se leva et s'approcha des rideaux, jetant un coup d'oeil entre les deux pans de tissu. Alors qu'elle fit un pas en avant pour aller voir ce qui se passait dans l'autre pièce, mais les portes de l'infirmerie se rouvrirent pour la deuxième fois de la soirée.

C'était un homme qui venait de passer les lourdes portes. Il se dirigea immédiatement vers le bureau de l'infirmière, comme s'il connaissait le chemin. Heureusement, Myosotis s'était vite re-cachée derrière les rideaux ce qui lui permit de ne pas se faire voir par l'homme. Une fois la salle à nouveau vide, la semi-vampire se glissa hors de sa cachette. Ses pieds nus ne faisaient pas le moindre bruit sur le sol froid de l'infirmerie. Même vêtue de l'une des immondes robes blanches imposées aux personnes malades, la fille aux cheveux noirs avait une certaine classe. Elle avait trouvé une corde blanche sous son lit qu'elle avait attachée autour de sa taille pour faire office de ceinture. Ses longs cheveux noirs relâchés tombaient en cascade dans son dos. Si Myosotis n'avait pas un visage aussi charmant, on aurait pu croire qu'il s'agissait d'un fantôme sorti tout droit d'un film d'horreur à cause de sa peau pale et de ses grands yeux brillants.

Arrivée derrière le panneau de bois, elle posa délicatement sa main froide sur la poignée. Elle entrouvrit la porte qui grinça doucement dans le silence. Il n'y avait personne derrière. Plissant les yeux, elle remarqua une porte derrière une table sur laquelle des parchemins étaient éparpillés. Cette table devait faire office de bureau à Madame Pomfresh. L'endroit était sombre, car la nuit commençait à se faire de plus en plus sombre de l'autre côté des fenêtres. Haussant les épaules, Myosotis referma la porte et retourna dans son lit. Elle passa plusieurs heures couchées sur le dos, totalement immobile. Ensuite, elle s'était levée pour se poser devant l'une des nombreuses fenêtres de la salle. La lune était presque à son zénith lorsque de drôle de bruit se firent entendre dans une pièce qui semblait être particulièrement lointaine. Une personne dotée d'une ouïe normale n'aurait pas pu entendre ces cris qui s'échappaient d'une pièce pourtant insonorisée.

*C'est bien ce que je pensais... Melinda est bel et bien un loup-garou..*

Myosotis resta à cet endroit une grande partie de la soirée. Elle observait la lune et les étoiles ainsi que le lac qui semblait si paisible et le calme de la forêt. Il n'y avait pas âme qui vive dans le parc du château. De temps à autre, des chauves-souris volaient au-dessus des arbres de la forêt Interdite, mais cela ne durait jamais bien longtemps. Le ciel commençait gentiment à s'éclaircir : le jour se levait. Lorsque huit heures sonnèrent à l'horloge de Pré-au-Lard, la porte de l'infirmerie s'ouvrit. La demoiselle aux cheveux noirs étant toujours cachée derrière ses rideaux, elle s'approcha de l'ouverture et jeta un coup d'oeil entre les deux toiles blanches. C'était un garçon qui venait d'entrer. Myosotis ne connaissait pas son nom, mais elle savait qu'il était élève à Serdaigle. Le jeune garçon se dirigea directement vers le bureau. A le voir agir ainsi, on pouvait tout de suite deviner qu'il savait où aller.

*Il doit s'agir d'un ami de Melinda...*

Une fois la porte refermée derrière le Serdaigle, Myosotis le suivit. Telle une ombre silencieuse, elle entra dans le bureau de madame Pomfresh. L'autre porte de la pièce était restée entrouverte. La Serpentard s'en approcha et jeta un coup d'œil dans l'entrebâillement. L'ouverture donnait sur un couloir sombre éclairé de torche qui semblait mener à une arrière-salle. Ne voulant pas aller plus loin, la Préfète se retourna, prit au passage une poche de sang dans le frigo de réserve de l'infirmière et retourna s'asseoir sur son lit. Avant de s'y installer les jambes croisées, elle avait retiré les rideaux pour pouvoir voir les quatre personnes lorsqu'elles ressortiraient du bureau. D'un geste désinvolte de la main, elle ouvrit la poche de sang et commença à boire un peu de son contenu. Ses iris prirent immédiatement une couleur rouge écarlate. Quelques minutes plus tard, la porte se rouvrit et Melinda apparu dans l'encadrement suivie de près par son camarade.

« Bonjour Melinda. Tu as passé une agréable soirée ? »

La voix de Myosotis raisonna dans la pièce vide. Elle avait dit cela en esquissant un sourire, la tête légèrement penchée sur le côté. Ses yeux rouges étaient rivés sur la jeune louve qui semblait avoir oublié que l'infirmerie n'était pas déserte lorsqu'elle l'avait traversée la veille. Buvant une gorgée de sang comme si de rien était, la semi-vampire se leva et fit quelques pas en direction des deux Serdaigle. Myosotis s'arrêta à quelques mètres d'eux, n'accordant pas le moindre regard au jeune homme. Voyant les yeux de Melinda posés sur la poche de sang que la Serpentard tenait toujours dans la main, cette dernière ne put s'empêcher de sourire. Cette situation l'amusait au plus haut point : tout le monde savait qu'une certaine haine avait toujours séparé les vampires et les loups-garous. Mais Myosotis n'était de loin pas un vampire comme les autres. Reprenant la parole, la fille aux cheveux noirs dit sur un ton des plus envoutant :

« Alors comme ça toi aussi, tu as un secret.. C'est étrange, je ne l'aurais sans doute jamais soupçonné. Mais, j'imagine que ton ami et toi, vous allez tenir votre langue n'est-ce pas ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Infirmerie   Sam 25 Avr - 20:59

Après être sortie du bureau de la directrice, Ambre se dirigea vers l’infirmerie de Poudlard, le regard absent. La jeune fille pensait à tout sauf au moment présent. Sa discussion avec son oncle avait assombri son humeur et elle se montrait depuis quelques temps plus cassante que d’habitude. La Serdaigle était seule à supporter le poids de ses obligations et des pressions extérieures, mais elle avait depuis longtemps appris à s’endurcir.

Ses pas la menèrent finalement devant la porte de l’infirmerie où elle frappa deux coups brefs.

- Entrez !

Ambre poussa les deux battants de bois et se retrouva face à Madame Pomfresh.

- Ah c’est vous, Miss Rosier, je pensais avoir encore un blessé de plus. Comme si ça ne suffisait pas pour l’instant… Vous venez voir Miss Dawkins, je suppose ?

- Exact. Le professeur Dragonneau m’a envoyée vérifier si elle va bien.

- Oh, elle aura mal, mais rien de grave. Elle s’en remettra d’ici quelques jours.

- Pourrais-je lui parler ?

- Il serait préférable de la laisser se reposer, même si elle a repris conscience… Mais si c’est nécessaire, elle se porte assez bien pour supporter une discussion.

- Merci Madame Pomfresh.


Ambre s’approcha alors du lit que lui désignait l’infirmière et dans lequel était allongée la Gryffondor.

- Bonjour Dawkins. Comment vas-tu ? Lui demanda-t-elle d’une voix plus froide qu’elle ne le devrait.

La Préfète s’assit sur un tabouret, posant ses yeux gris sombre sur Molly, et reprit avec d’un ton moins cassant :

- Je sais que tu n’es pas dans le meilleur état, mais j’aimerais savoir ce qu’il s’est exactement passé dans la salle de repos.

Pendant que la Diretrice interrogeait Roranicus, Ambre voulait connaître la version de Molly. Si les deux récits ne concordaient pas, elle pourrait alors déceler un quelconque mensonge.


RP avec Molly
1441 caractères validé par Molly
Revenir en haut Aller en bas
avatarMolly Dawkins
Moderateurs Moderateurs


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Infirmerie   Sam 25 Avr - 21:23

Molly venait de se réveiller sans savoir où elle se trouvait. La jeune femme fut quelque peu désemparée l'espace d'un instant. La nuit ayant gagné le ciel, la blondinette reconnut tant bien que mal une salle plutôt longue, des paravents... Une bouteille à l'allure d'un squelette posée sur la table de chevet à côté du lit qu'elle occupait. Pas de doute, elle se trouvait à l'infirmerie.
Comment y était-elle arrivée ? Cela restait un mystère. Elle se rappelait, triple buse et Kalis... Triple buse ! Mais oui ! C'était certainement lui qui l'avait conduite ici !


Alors qu'elle voulut se lever, une douleur lancinante se réveilla dans le flanc coté droit. Ses côtes étaient très douloureuses.
Des bruits de conversations se firent entendre et une jeune fille habillée aux couleurs des Serdaigle, un insigne sur ses vêtements, vint lui parler.


* La Préfète ?! Qu'est ce qu'elle vient faire ici ?! *


La visiteuse lui demanda des explications sur ce qui s'était exactement passé dans la salle de repos...


- Salut... ben je suis pas au mieux de ma forme...


La blondinette marqua une pause, cherchant un verre d'eau pour étancher sa soif.


- Pour être honnête, je ne me souviens pas de grand chose. J'ai dû me cogner la tête, je sais pas... Mais je me souviens avoir voulu voler sur un balai... Oui, au terrain de Quidditch... Il y avait un Serpentard et la gardienne de mon équipe... Après, je suis allée dans la salle de repos... Je... heu... je sais plus pourquoi, mais je me suis énervée... désolée, mais c'est assez flou... et je me suis réveillée ici...


Je me demande bien, pourquoi je m'étais énervée... Il y avait bien ce garçon, de Serdaigle qui m'agaçait, mais je ne me rappelle pas pourquoi, je me suis énervée... Désolée...


La jeune femme était sincère. Elle avait complètement oublié ce qu'il s'était passé pour qu'elle s'énerve ainsi. Elle se rappela en revanche que triple buse avait gardé sa baguette, mais n'en dit pas à mot à la Préfète, voulant régler le problème avec le Serdaigle dès que l'occasion se montrerait.
1555 caractères validé par Molly
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Infirmerie   Sam 25 Avr - 22:23

Ambre écouta Molly sans l’interrompre puis acquiesça d’un lent mouvement de tête. Après tout, pourquoi devrait-elle s’occuper de cette affaire ? Toute cette histoire restait assez floue et le lien entre l’état de la Gryffondor et les récents événements paraissait inexistant. Si Roranicus ne donnait pas d’explication satisfaisante, la directrice se chargerait elle-même de dégager les causes et les conséquences. Jetant un rapide coup d’œil par la fenêtre d’où l’on apercevait le ciel qui s’assombrissait, Ambre se leva du tabouret sur lequel elle s’était assise.

- Bien. Je te remercie. Je ne vais pas te fatiguer plus longtemps. Je pense que la directrice éclaircira toute cette histoire s’il y a lieu de s’en occuper, mais je me chargerai de ce… garçon de Serdaigle s’il s’avère qu’il impliqué dans cette affaire. Bonne soirée, Dawkins.

Ambre marcha en direction de la sortie, salua Madame Pomfresh et reprit le chemin de sa salle commune.

* Je devrais peut-être m’occuper plutôt de mes propres affaires avant de me mêler à ces stupides conflits d’élèves. *

Soupirant, la Serdaigle monta deux à deux les marches qui menaient au heurtoir en forme d’aigle.


Fin du RP pour Ambre
946 caractères validé par Molly


Dernière édition par Ambre (Préfète en chef) le Dim 26 Avr - 21:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatarMolly Dawkins
Moderateurs Moderateurs


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Infirmerie   Sam 25 Avr - 22:35

- Attends !
 
Espérant qu'il reviendrait sur ses pas, Molly voulait lui parler...
 
- Ecoute... voilà... heu... merci... Merci pour la baguette et pour m'avoir couverte... Je ne mérite pas tant... Je...
 
Rougissant comme jamais, la blondinette regarda avec intérêt le couvre lit.
 
- Je suis désolée... Je ne sais pas ce qui m'a pris...
 
Les larmes montaient aux yeux de la jeune fille, qui cherchait à se détruire, mais qui ne voulait pas entrainer d'autres personnes avec elle. C'était son auto destruction à elle, et les larmes cristallines coulèrent sur son visage.
 
- Pardon... Je ne voulais pas te faire de tort, ni à ton copain. La rage m'a aveuglée... mais, ne me demande pas non plus un service trop important... Et si tu parles à qui que ce soit de ce que je viens de te dire : t'es mort !
 

Il était dur pour la jeune femme de présenter ses excuses, alors il lui était difficile de ne pas vouloir que cela se sache.

683 caractères validé par Molly
Revenir en haut Aller en bas
avatarAnton Vlagasda (Thanaël)
Eleve Serpentard Eleve Serpentard


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Infirmerie   Dim 26 Avr - 16:42

Il se dirigeait vers l'infirmerie, espérant encore y trouver la Gryffondor suicidaire qu'il avait essayé de sauver d'un tragique et malencontreux accident de balai la veille.

*Peut-être qu'en fait j'aurais pas dû.... Elle avait pas l'air bien net ensuite. Sûrement le choc...*

S'étant levé plus tard que d'habitude, il n'alla pas déjeuner. Il n'en ressentit ni l'envie ni le besoin. N'ayant rien d'autre à faire, il prit la direction de l'infirmerie. Repensant à ce que la jeune fille avait fait avec son balai -plus jamais il ne le prêterait, ça c'était sûr- il convenait qu'elle avait dû mal se réceptionner, et se faire mal à la tête. Aucune personne sensée ne passerait de la trouille la plus totale à une démonstration de volonté suicidaire en quelques secondes. A moins d'être bipolaire. Bon ce serait alors un autre cas de figure. Mais il verrait bien le moment venu.
Arrivé devant la porte, et ayant reçu l'autorisation de rentrer après avoir toqué, il chercha dans la pièce où pouvait être la Gryffondor. Il fut interrompu par l'infirmière qui lui demanda d'un ton sec :

-Je peux vous aider ?

-Oui. Je venais voir Molly, une Gryffondor. Elle a dû venir ici après des chutes sur le terrain de Quidditch.

-J'ai effectivement cette élève dans mes locaux. Mais elle ne s'est pas présentée suite à des problèmes sur le terrain de vol. Elle se trouve là-bas, dit-elle en désignant un coin de l'infirmerie. Vous pouvez la voir, mais ne la brusquez pas.

Remerciant l'infirmière, il se dirigea vers le lit désigné.

*Elle devient de plus en plus aimable avec le temps...*

Arrivé vers le lit, il vit Molly assise sur le bord du lit, l'air perdue dans le vague. Ne sachant quoi dire au départ, il finit par prononcer quelques mots.

-Salut. C'est moins haut qu'hier hein ? dit-il en désignant le lit. Je venais voir comment ça allait, si tu n'avais rien de cassé.




rp avec Molly
1444 caractèresvalidé par Molly
Revenir en haut Aller en bas
avatarMolly Dawkins
Moderateurs Moderateurs


Feuille personnage
:
MessageSujet: Re: Infirmerie   Dim 26 Avr - 16:53

La blondinette ne pût s'empêcher de sourire en entendant Thanaël. A la réflexion, elle avait dû paraître suicidaire.

Plongeant ses yeux dans ceux marrons du Serpentard, elle lui dit :

- Je te remercie d'être venu me voir. D'ailleurs, Mme Pomfresh me laisse sortir...

Grimaçant, la jeune femme se leva du lit et se glissa derrière le paravent qui était réservé à son lit. Tout en se changeant elle expliqua au brun, qu'elle s'était fêlée des côtes. Les blessures de son visage avait disparu mais la douleur dans le flanc droit de la blondinette se réveilla bien vite. Elle ne pouvait pas faire tous les mouvements dont elle avait l'habitude et mit bien 10 minutes à s'habiller.


Pendant ce temps, Molly demanda des nouvelles au Serpentard du balai. Il lui confirma qu'il n'y avait pas eu trop de casse, mais qu'il ne lui prêterait plus l'outil.

* C'est peut être pas si mal après tout, et puis, je trouverais un autre moyen de me sentir vivante...*


Une fois habillé convenablement, Molly sortit en compagnie de Thanaël de l'infirmerie.

Fin du RP
811 caractères, vérifié par Molly.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Infirmerie   Dim 3 Mai - 17:13

Heureusement à cette heure de la journée il n’y avait plus personne. Tout le monde était dans la Grande Salle pour le dîner. Je me pressai dans les couloirs du château pour atteindre l’infirmerie. Je serrai ma main gauche sous ma cape. La douleur lancinante augmentait au fur et à mesure que j’avançais. Je me mordis la lèvre inférieure pour me pas crier. Le papier qui entourait ma main avait pris une couleur rouge pourpre.Pourtant je restais inexplicablement calme. J’étais perdue dans mes pensées et seule la souffrance me rappelait que j’étais en vie. *Le changement ne m’empêche pas d’avancer.*
J’arrivai devant les grandes portes de bois  de l’infirmerie et entrai. Aucun élève n’était présent. *Tant mieux !* J’attendais que Mrs Pomfresh fasse son apparition mais elle ne vint pas. Ma main ne lança encore un peu plus. Je serrais les dents. J’attendis encore un peu avant de me décider à manifester ma présence en me raclant la gorge. J’entendis un grincement de chaise du le sol. La porte du bureau s’ouvrit sur la petite infirmière.


- Et bien Miss, qu’est-ce qui vous amène ici ? Etes-vous blessée ? demanda-t-elle en s’approchant de moi.

Je lui répondis en  sortant la main de sous ma cape. Il ne restait pas aucune partie blanche sur le papier. Je grimaçai. Mrs Pomfesh pris ma main dans la sienne. Elle commença à enlevai mon bandage improvisé et me demanda :
-Comment vous êtes vous fait ça Miss ?

- Euh… je… J’ai voulu écraser un moustique sur le miroir des toilettes et j’y suis allée un peu fort, mentis-je.  

Je savais que mon hésitation m'avais trahie. En plus mon mensonge étais peu convainquant, mais j’y tins tout de même. Mrs Poomfresh ne fut pas dupe et ajouta :
- Des moustiques en Ecosse à cette saison…

Je me mordis la lèvre et n’ajoutai rien. L’infirmière ne dit rien non plus, surement lasse d’entendre les sentiments des élèves. Elle me fit asseoir sur l’un des petits lits de l'infirmerie. Je m’exécutai sans rien dire tel un automate. Elle s’afféra autour de ma main. 
La douleur avait un peu disparue avec une infusion de plante qu’elle m’avait donnée quelques minutes plus tôt.  Je la regardai faire sans vraiment y prêter attention. *C’est son métier elle sait ce qu’elle fait.* Au bout d’une dizaine de minutes elle finissait son bandage.

Elle releva les yeux dans la direction, pris une inspiration et commença :
-J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle, Miss. La bonne, c’est que les plaies sont assez superficielles est devrait avoir disparues dans deux, trois jours avec la crème. La mauvaise, c’est que la première et la deuxième phalange de votre auriculaire sont cassées. Je vais vous donner une potion à boire qui accélérera le processus guérison. Je vous préviens que ce n’est pas agréable.  

Je grimaçai. *Ça n’augure pas une bonne nuit en perspective…* Mrs Pomfresh se releva et parti dans son bureau. Elle revint un peu plus tard avec une fiole opaque. *C’est pour ne pas que le patient voit l’apparence de la potion ?* Elle me la tendit et dit :
-Buvez-la cul sec. Vous allez passer la nuit ici. Je vous prépare un lit. Avez-vous mangé ?

Je niai d'un mouvement de tête et l’infirmière ajouta qu’un elfe de maison m’apporterait un repas. Je m’installai ensuite dans le lit dur qui venait de m’être préparé. J’avais dû troquer mon uniforme pour une horrible robe de chambre médicale. Je posai ma baguette sur la table de nuit, à portée de main. Vers vingt heures trente, un elfe de maison apparu. Je reconnus Couiky que j’avais rencontrée quelque mois plus tôt.  Elle fit une courbette et me tendis mon dîner.  Je lui souris et lançai :
- Je suis contente de te revoir.

- Couiky aussi est très contente Miss... Couiky aimerai pouvoir rester pour discuter plus mais Couiky a du travail Miss.

Elle fit une autre courbette. Je la saluai et la regardai disparaître. Je me retrouvai seule dans la grande pièce vide. Je mangeai sans faim, mes yeux commençaient à se fermer tous seuls. *La potion contenait-elle une espèce de drogue ?*. Je n'eus pas le temps de voir le soleil décliner dans le ciel. 


J’émergeai du sommeil pour une énième fois de la nuit. Je m’étais réveillée plusieurs fois car la douleur dans mon doigt devenait insupportable. Sauf que cette fois il faisait bien jour. Je me redressai dans mon lit et balayai la pièce du regard. Elle était une nouvelle fois vide. Je fus distraite par une odeur de lait. En me retournant en direction du ma table basse je vis un bol de céréales qui m’attendais. Je ne jetai dessus goulûment. Quand mon petit doigt vint frapper le verre la douleur se raviva, mais bien moins forte que durant la nuit. Au moins elle était supportable. Mrs Pomfresh devait m’avoir entendue car elle sortit à ce moment de son bureau. Je remis machinalement ma mèche blanche derrière mon oreille pour paraître plus distinguée.

- Je vois que vous êtes réveillée Miss, me dit-elle.  J’ai vérifié et changé vos bandages tout est en ordre vous pourrez retourner en cours ce matin. Vous avez juste loupé les deux premiers. Ne vous pressez pas.

J'avais fini mon petit-déjeuner et commençai déjà à me rhabiller avec pour seule envie de quitter cette infirmerie lugubre. J’avais déjà enfilé mes collants et ma jupe quand Mrs Pomfresh ajouta :  
-Oh vous avez aussi reçu du courrier tôt ce matin je ne suis permise de la mettre sur votre table de chevet. Bonne journée Miss.

Je ne lui adressai même pas un signe et me jetai sur la lettre. Je n’en avais pas reçu de mes parents depuis plus de deux semaines. Ils commençaient réellement à me manquer. Je reconnus la belle écriture de ma mère. Je déchirai l’enveloppe et dépliai la lettre à toute vitesse.  


Ma chérie,

  Si nous t’écrivons aujourd’hui avec ton père c’est qu’on à une grande nouvelle à t’annoncer. En fait, on le sait depuis quelques semaines déjà mais nous voulions garder la nouvelle pour le jour de ton anniversaire. Sauf que nous ne tenons plus. Tu ne nous en voudras pas, à une semaine près ?

Voilà, je suis enceinte ! Tu vas être grande sœur ! N’est-ce pas une nouvelle merveilleuse ? Je t’avoue que je ne m’y attendais pas, comme toi surement. D’après le médecin je devrais accoucher d’ici sept mois. Ça te laisse le temps de te faire à cette idée. Ton père et moi sommes aux anges.
Sinon raconte moi tout, ma chérie. Tu vas bien ? Tu aimes bien ton école ? 
Nous t'écrivons de nouveau dans une semaine.

On t’aime.
Mama si Tata. 


Je m’assis sur mon lit. *Enceinte ? C’était encore possible à son âge ?* Cette pensée me fit sourire. Bien entendu que c’était possible ma mère n’était pas si veille quand elle m’avait eu.Je regardais ma montre. Si je me dépêchais je pouvais être pile à l’heure pour  le cours de Sortilège. J’enfilai à la va-vite ma chemise sans même prendre le temps que la rentrer dans ma jupe. J’attachai ma mèche avec une barrette, nouai ma cravate, pris ma baguette sur la table de chevet et quittai l’infirmerie un large sourire aux lèvres.

rp unique 
5468 caractères validé par Molly
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Infirmerie   

Revenir en haut Aller en bas
 
Infirmerie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Poudlard Le RPG :: Divers :: RP hors cours :: Année RP 2030/2031 (2014/2015) :: Les couloirs-