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 L'aile abandonnée

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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Mer 14 Mai - 15:20

Cela faisait quelques minutes que Myosotis avait quitté la Grande Salle après avoir demandé à Anya de la rejoindre dans cet endroit merveilleux. Elle entra dans la pièce en prenant soin de verrouiller la porte derrière elle de telle façon que seul Anya puisse l'ouvrir, s’approcha du trou béant et se posa sur la mousse qui avait été arrachée par endroit pas les frères Helmock. Elle soupira et attendit l’arrivée de son amie. Elle avait longuement hésité à lui parler de son problème mais s’était finalement rendue compte que c’était peut-être la meilleure chose à faire. Cela faisait maintenant cinq jours que la demie vampire n’avait pas bu une goutte de sang et trompait sa soif avec du thé. Mais cette tromperie ne fonctionnait pas, au contraire, cela ne changeait rien à son affaiblissement constant. Ses yeux d’habitude vert émeraude avaient comme une sorte de voile sombre qui rendait le vert moins brillant. Les lèvres de la jeune fille avaient également perdu de leur éclat et étaient désormais moins rouges qu’auparavant. Elle soupira et ferma les yeux, une larme sortit alors de sous ses cils fermés. Non pas une larme d’amour comme celle qui se trouvait dans sa baguette… mais une larme de douleur, de manque, de souffrance cachée. Myosotis leva sa main droite qui tremblait légèrement pour essuyer la perle scintillante qui venait de quitter son oeil. Elle rouvrit les yeux et regarda le paysage qui s’étendait devant elle. Pourquoi cet incendie avait dû détruire CET hôpital? Le seul hôpital de la région qui avait accepté de fournir l’école en poche de sang. Maintenant il n’y avait plus une seule poche de sang dans l’enceinte du château et la petite noiraude refusait de se nourrir de sang d’animaux. Elle ne voulait pas enlever la vie à nouveau, une fois lui avait suffi.

*Pourvu qu’Anastsiya ait une idée… Je n’en peux plus de cette soif qui me détruit de l’intérieur!*


Il devenait de plus en plus difficile pour la jeune fille de ne pas céder à la tentation. Tout le monde sait que la veine de Vénus empêche les vampires de s’abreuver du sang des humains, mais un vampire qui à soif peut tout à fait boire du sang s’il est réellement en manque. Elle ne pouvait pas non plus retourné chez sa tante, sinon elle éveillerait les soupçons de ses camarades. D’autant plus que Nymphéa et Clément s’apprêtaient à partir en voyage en Transylvanie. Elle aurait pu aller chez son ancien professeur mais il aurait fallut pour cela révéler la véritable nature de Myosotis et cela était hors de question pour Nymphéa. Personne ne devait savoir. Il lui avait déjà été assez dur d’accepter que Volpe soit mis dans la confidence, alors une personne de plus: JAMAIS. La petite noiraude se retourna lorsqu’elle entendit des bruits de pas dans le couloir de l’aile abandonnée. Ils étaient encore trop lointain pour qu’elle soit certaine de la personne à qui appartenait cette démarche mais ils ne cessaient de se rapprocher. Elle croisa les doigts pour que ce soit bel et bien Anya qui arrivait et non pas un élève trop curieux qui l’avait suivie après son départ de la Grande Salle. Anya devait d’abord se rendre dans la forêt pour apporter un nouveau bébé dragon perdu à Eric, mais elle avait promis de faire vite et Myosotis savait que son amie tenait toujours ses promesses.
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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Mer 14 Mai - 20:05

Lorsqu’elle vit que c’était bel et bien Anya qui était arrivée dans la pièce, Myosotis fut soulagée. Son amie s'approcha d'elle une lettre à la main et Myosotis s'en empara. Après l'avoir lue elle releva ses yeux voilés vers Anastasiya et dit d'une voix totalement affaiblie:

-Voilà tu sais tout. Plus de sang… Je vais craquer si ça continue comme ça. Je t’en supplie dis moi que tu as une idée. Je… je n’en peux plus.

Elle l’observait en espérant que son amie avait une idée en tête. Elle n’arrivait plus à lire dans ses yeux comme elle savait si bien le faire en temps normal. La main de Myosotis dans laquelle le parchemin se trouvait tremblait légèrement. La fatigue engourdissait ses membres et son ventre vide ne cessait de gargouiller. Ces gestes normalement vifs et précis étaient extrêmement lents.

*Peut-être que Volpe peut nous aider sur ce coupe là…. Non, non je ne vais pas l’embêter. Il a bien assez à faire avec les BUSES qui approchent. Et avec Charm…*

Elle attendait la réponse d’Anya en lui tendant sa lettre pour qu’elle la récupère. Ses mains étaient encore plus froides qu’en temps normal et sa peau n’était plus d’une jolie couleur lait mais était désormais d’une pâleur presque terrifiante. La vision de Myosotis se brouillait par moment et cela la forçait à fermer ses yeux quelques instants.
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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Sam 17 Mai - 14:40

Myosotis avait écouté son amie sans rien dire. Elle soupira en entendant la proposition d’Anya et secoua la tête en signe de dénégation. Un coup de vent entra par le trou béant du mur et souleva les cheveux bouclé de la jeune fille. Elle vit un morceau de gruyère abandonné dans un coin de la pièce; sûrement un rat qui avait abandonné son festin en chemin. La petite noiraude frissonna… Elle avait froid. C’était la première fois de sa vie qu’elle ressentait une telle chose. Ses poils se dressèrent sur ses bras mais, trop fatiguée pour y prêter attention, elle se contenta de répondre à Anastasiya:

-Je ne veux pas que des animaux soient blessés par ma faute… Mais s’il le faut, alors je le ferai. Mais que vas-tu raconter si tu croise un élève dans la forêt? Tu sais tout comme moi qu’ils ne peuvent pas s’empêcher de s’y rendre bien que cela soit interdit. Et dégage moi ce morceau de Gruyère de là! Ça pue le fromage dans toute la pièce maintenant!!!

La vue, l’odorat et l’ouïe de la jeune fille étaient encore plus développés qu’en temps normal. En effet, lorsqu’un vampire a soif tous ses sens s’aiguisent pour qu’il puisse avoir plus de facilité pour chasser. Malheureusement, ce phénomène n’est que de courte durée… L’état de Myosotis n’allait pas tardé à se détérioré… D’abord la fatigue allait s’emparer de la jeune fille; d'ailleurs, ce phénomène venait de commencer. Peu après, sa température allait devenir de plus en plus glaciale. Finalement, la petite noiraude perdra du poids et sa peau deviendra encore plus claire qu'elle ne l'était déjà.

*C’est donc ça « avoir froid »…. Je comprends maintenant quand les autres disaient que c’était désagréable. Vivement qu’Anastasiya me rapporte du sang… J’ai soif.*
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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Sam 31 Mai - 21:03

Winonna rentrait de Pré au Lard , elle se dirigea vers les cuisines mais changea d'avis et voulu s'isoler pour commencer à écrire dans son calepin fraichement acheté.Elle s'installa dans l'aile abandonnée.Elle sortit son calepin de son sac , ainsi que sa plume et son encre.Elle commença à écrire.

" Poudlard est un lieu magnifique , où l'on se sent bien.J'ai de la chance d'être ici.Mon oncle voulait m'envoyer à Beauxbâtons mais 'Maman' a refusé.Et tant mieux ! Je pense que mes parents auraient voulu que je fasse ma scolarité ici.J'ai perdu mes parents lorsque j'étais nourrisson , lors d'un accident.J'ai été répartie à Poufsouffle : j'ai toujours voulu être dans la même maison que mon regretté cousin.( Dommage que je ne l'ai pas connu d'ailleurs ). Je voudrais faire partie de l'équipe de Quidditch , j'ai laissé ma candidature , et j'attends une réponse , que j'espère positive."

Winonna arrêta d'écrire car elle se rendit compte qu'il était peu être temps de rejoindre sa salle commune.Elle rangea ses affaires , et marcha d'un pas vif , espérant croiser Peeves.
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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Sam 28 Juin - 23:10

*Non, non ... non ...*

Garance était à la quête d'une classe vide où il y avait si possible des allumettes. Elle avait appris quelque chose en cours de Métamorphose et elle souhaitait tester quelque chose.

*Ah !! Là il devrait y avoir ce que je cherche !!*

La jeune Poufsouffle retourna tous les tiroirs à la recherche d'une boite d'allumettes. Enfin, elle finit par en trouver une dans un tiroir d'un grand placard poussiéreux. Elle l'ouvrit et s'apperçut qu'il ne restait que très peu d'allumettes.

*Mince ...*

Elle en sortit une et prononça distinctement "Objecta Animalis". L'allumette se transforma en ver d'un blanc crémeux mais il n'était pas exactement comme pendant le cours ...

*C'est quoi cette tâche rouge ?? Du sang ??*

Garance, interloquée, sortit une deuxième allumette de la boite et retenta l'expérience. L'allumette devint à nouveau blanc mais une petite tâche apparaissait encore une fois.

*Mais qu'est-ce que c'est ...*

Soudain, le Professeur Londubat arriva dans la salle, surprenant ainsi Garance et les vers qu'elle avait transformé.

- Mademoiselle Désier, que faites-vous dans cette salle vide et poussiéreuse ??

- Euh, je ... révise pour le devoir de Métamorphose !! Mais vous tombez bien, j'avais des questions à vous poser Professeur !!

Et Garance quitta la salle, emmenant son Professeur de botanique avec elle, lui posant des tas de questions et abandonnant les vers sur la table, déjà rampant vers le parc de Poudlard ...
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avatarWinonna Diggory
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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Lun 30 Juin - 11:57

Il faisait un temps magnifique , mais Winonna ne voulait ni aller au lac ni aller dans le parc de Poudlard.Elle voulait rester seule , et au frais.Tandis qu'elle déambulait dans les couloirs , elle aperçut Rusard , avec quelques uns de ses camarades , mais ne s’arrêta pas et décida de se diriger vers l'aile abandonnée.Elle marchait d'un pas tranquille et sereine vers l'endroit où elle avait décidé de se rendre.Elle entendit des bruits de pas et se cacha.Garance , la préfète de Poufsouffle , et le professeur Londubat , le directeur de leur maison sublime,  passèrent , en grande discussion.Winonna sorti de sa cachette et tourna à droite.Elle se posa dans un coin de l'aile , et s'appuya contre le mur.

* vivement les vacances *


Elle posa son regard vers le sol , et vit des petits vers ramper.Elle se demanda ce qu'ils faisaient ici.Mais ne s'attarda pas sur cette question.Elle prit dans son sac un éventail et s'éventa.Quelle chaleur insupportable.Le moine gras , fantôme de sa maison apparût.

-" Mademoiselle Diggory , vous avez là une bonne idée de vous mettre au frais."

Winonna acquiesça.

-" Je vais aller faire un tour aux cuisines , je voudrais savoir ce qu'on va manger à midi."


Dans un tourbillon , il passa à travers le sol et fît un signe de la main à la jeune poufsouffle.Elle souri , et se releva.
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avatarMyosotis Chrysopelea
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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Lun 7 Juil - 23:23

Myosotis venait de s’engouffrer dans une pièce qui semblait être une ancienne salle de classe, des morceaux de parchemin vierge à la main. Anya et elle avait mis en place un système de sécurité qui faisait que la porte de cette pièce était invisible aux yeux des autres personnes. Il fallait bien entendu un mot de passe pour pouvoir ouvrir la porte… Mot de passe que seules Myosotis et son amie connaissaient. Un simple sortilège de déverrouillage n’était absolument pas suffisant pour pouvoir ouvrir cette porte de bois. Elle s’avança jusqu’au trou béant qui se trouvait dans le mur de la salle, offrant une vue panoramique sur le parc de Poudlard, une partie du lac et la forêt interdite. La seule chose que l’on ne pouvait pas voir à partir de cette endroit était les falaises qui se trouvaient à l’opposé du château. Cette aile était la seule qui n’avait pas été restaurée après la Grande Guerre qui avait éclaté au sein de Poudlard. Les fondations étant pourries, il était strictement interdit de s’y rendre mais beaucoup d’élève avaient été poussés par la curiosité. La petite noiraude s’installa confortablement sur la mousse qui avait recouvert le sol à proximité du trou. Appuyée dos au mur et les jambes se balançant de le vide, elle regarda de ses yeux émeraudes les parchemins qu’elle tenait dans ses mains. Elle les avait dérobés une dizaine de minutes plus tôt à une jeune fille de Serdaigle du nom d’Ambre Rosier. Myosotis s’était rendue compte que la jeune fille essayait de dissimuler quelque chose. La Serpentard n’avait aucun remord; ce n’était pas du vol, c’était de l’emprunt à long terme. La petite noiraude sortit alors sa longue baguette de nulle part. Elle la pointa sur les parchemins et brisa le sortilège de Dissimulation auxquelles ils avaient été soumis. Myosotis se rendit bien vite compte qu’il s’agissait de pages de livre arrachées. Elle commença alors sa lecture:

On peut brûler une ville entière grâce à un Feudeymon. On peut décimer une population grâce à des Inferis. Mais on peut également créer une arme humaine qui détruira les siens de l’intérieur. Ce ne sera pas une annihilation de masse, mais une ruine subtile qui servira les intérêts de la magie noire, comme si elle était animée d’une volonté propre. Ses objectifs sont d’ailleurs faciles à deviner : Se développer et proliférer. Mais pour cela, elle doit s’aménager un environnement favorable, où abondent la haine, la colère, le mépris, la peur… tous ces éléments qui lui permettent de s’épanouir, florissante. Ce n’est pas qu’un simple outil au service de sorciers que l’on qualifie de mal intentionnés. En servant leurs intérêts, elle sert aussi les siens. C’est en tout cas mon humble avis, à moi, l’auteur de cet ouvrage.
Nous revenons donc à ce que seuls quelques initiés surnomment « les Ombres », en raison de leur discrétion et de leur ambiguïté.  Elles n’ont pas vraiment de nom, du fait de leur existence controversée. On peut facilement confondre les plus puissants avec des mages noirs à l’esprit détraqué, ce qu’ils peuvent devenir, mais ne sont pas réellement, du moins pas au départ. L’auteur de cet ouvrage, en tant que fin connaisseur, se permettra de vous livrer quelques éclaircissements sur ces sorciers, qui sont en quelque sorte une pièce de monnaie à deux côtés.  
Une Ombre est créée lorsque les parents d’un sorcier lui jettent un sortilège particulier dans les vingt-quatre heures qui suivent sa naissance. Ce sort est en réalité une sorte de bénédiction de magie noire, que nous ne détaillerons pas ici pour diverses raisons, et qui puisera une énergie magique considérable chez les deux parents, de telle sorte qu’ils ressortiront affaiblis et beaucoup plus vulnérables. Si le sorcier parvient à supporter le sortilège, il grandira, mourra normalement et sera doté de capacités tout à fait humaines, à quelques exceptions près. En effet, il aura une nature particulière, qui peut faire de lui une arme de destruction s’il ne parvient pas à se contrôler ou s’il tombe entre de mauvaises mains. Lorsqu’il se sent attaqué et seulement dans ce cas précis, une sorte d’instinct prend le dessus chez lui et le transforme pour un temps en une véritable machine de guerre. Le sorcier n’est plus lui-même, ce n’est plus qu’un duelliste acharné, grisé par le carnage, impitoyable et difficile à arrêter, qui ne commet aucune erreur humaine et possède des temps de réaction particulièrement courts. Un sorcier normal ne peut l’arrêter seul, même si ses capacités physiques sont limitées par sa condition d’humain. Hors de ces situations, durant les moments de lucidité, ce n’est qu’un sorcier comme les autres, avec sa propre personnalité et sa propre habileté, même si, étant habitué à exercer un contrôle très strict sur lui-même avec une discipline de fer, il peut être doté d’une assez grande force mentale. Les Ombres sont donc pratiquement indiscernables par rapport aux autres sorciers, à part si quelqu’un a la malheureuse idée de leur lancer un sortilège offensif, ce qui fait que les Ministères sont dans l‘impossibilité de les recenser et même de connaître leur nature exacte. Leur création devrait être en théorie interdite, mais en raison du peu de connaissances sur ces personnes et du doute quant à leur existence, il n’y a pas de législation en ce qui les concerne. Certaines Ombres se sont satisfaites de leur nature, l’utilisant pour arriver à leurs fins, alors que d’autres ont cherché à lutter durant toute leur vie pour reprendre le contrôle total d’eux-mêmes. Dans tous les cas, cela dépend du caractère de la personne en question. On sait également qu’en raison de son lien avec la magie noire, une Ombre ne peut pas approcher une licorne.


La petite noiraude resta quelques instants les yeux fixés sur le point final. C’était donc ça qu’Ambre tentait vainement de cacher ? Sa véritable identité ? C’était de la pure folie. Tant de questions se mirent à tourner dans l’esprit de Myosotis. La Serpentard avait lu des centaines de livres, se rappelant de chaque ligne, chaque mot, chaque phrase. Mais jamais, au grand jamais elle n’avait lu quoi que ce soit au sujet de ses Ombres. Elle n’hésita pas une secondes de plus; elle devait mettre son amie au courant. Elle posa donc sa baguette à côté d’elle, replia les feuilles qui n’étaient désormais plus vierges, les coinça entre sa cuisse et la mousse et commença à détacher son collier d’argent qui pendait comme toujours à son cou. Elle posa le pendentif en forme de serpent dans la paume de sa main. Tant que sa peau restait au contacte avec le collier elle ne risquait rien. Mais si par malheur, quelqu’un lui volait son collier, elle ne pourrait plus s’exposer aux rayons du soleil sans souffrir atrocement. Au début d’année, Myosotis et Anastasiya avaient relié deux objets qu’elles gardaient sur elle en permanence pour pouvoir se contacter à tous moments. Elles l’avaient fait dans cette même salle. Les deux amies devaient utiliser ce lien seulement en cas d’extrême urgence mais Myosotis ne pouvait pas se risquer à quitter cette pièce. Que dirait-elle à Ambre si elle tombait nez à nez avec elle ? Préférant jouer la carte de la sureté, elle décida de s’en servir pour la première fois. Elle referma délicatement ses doigts sur le pendentif avant de fermer ses paupières. Elle murmura des paroles inaudibles à l’intention d’Anya. Sachant que le lien magique ne durait pas longtemps, elle se contenta de lui dire où elle se trouvait. Si le lien avait été mis correctement en place, son amie devait normalement entendre son appel comme si une petite voix lui chuchotait à l’oreille. Ayant terminé, Myosotis rattacha son collier et attendit..
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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Mar 8 Juil - 0:19

Un déclic se fit derrière la petite noiraude mais celle-ci ne bougea point. Elle savait pertinemment que la seule personne qui pouvait entrer dans cette pièce était Anya. Un respiration profonde se fit entendre derrière elle, mais elle gardait ses yeux perdus à l’horizon, au delà des arbres de la forêt interdite. Des bruits de pas, le parfum d’Anya lui chatouillant les narines, il n’y avait plus de doute; le message était passé. La jeune fille aux yeux verts se retourna, sa main gauche retirant les parchemins de sous sa cuisse. Myosotis n’eut pas le temps de réellement observer son amie, les paroles sortant de sa bouche comme un torrent incontrôlable:

-Hé bah tu vois, j’étais dans les couloirs et j’ai percuté une élève de Serdaigle. Ambre Rosier. Tu sais sûrement qui c’est et à mon avis tu as déjà dû te renseigner sur elle… Bref, quoi qu’il en soit elle est tombée alors je l’ai aidé à se relever sauf que dans sa chute son sac s’était ouvert et des parchemins s’en étaient échappés. Il m’a fallut même pas deux secondes pour sentir la magie émaner de ces bouts de papiers. Alors je les ai subtilement emprunté à long terme sans l’accord du propriétaire -si tu vois ce que je veux dire- mais j’avais besoin de savoir ce qu’elle cachait. Alors je suis venue ici et j’ai brisé le sortilège primaire qu’elle avait utilisé pour rendre ces bouts de papier vierges. Et…

Elle tendit alors les parchemins en question à son amie. Ceux-ci étaient encore pliés en quatre. Tout en attendant qu’Anya ait fini sa lecture, la petite noiraude balançait tranquillement ses jambes dans le vide. Lorsque son amie détacha son regard des pages de livre arrachées, Myosotis plongea ses yeux verts dans ceux d’Anya. C’est alors que quelque chose la frappa de plein fouet. Elle ne laissa pas à Anya le temps de dire quoi que ce soit à propos d’Ambre car sa question était primordiale. Tout en penchant sa tête légèrement sur le côté, elle demanda à son amie d’une voix douce, envoutante, cette voix qui poussait les gens à se confier:

-Anya, de quoi as-tu peur ?

C’était la première fois depuis que les deux filles se connaissaient que Myosotis arrivait à lire à travers les yeux d’Anastasiya. Mais cette peur qu’elle dissimulait tant bien que mal se voyait au fond de ses pupilles sombres. C’était clair comme de l’eau de roche; Anya avait peur. Mais peur de quoi? Telle était la question. C’était la première fois depuis qu’elle avait lu les pages de livre arrachées que Myosotis pensait à autre chose. Qu’est-ce qui pouvait bien apeuré la grande Anya à ce point ? Cette jeune fille que même les élèves de Serpentard craignaient…

*A mon avis, ça doit être quelque chose de vraiment grave si elle en a peur… Sûrement son passé quelque peu douteux qui refait surface ?*
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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Mar 8 Juil - 15:53

Myosotis s’empara du parchemin jauni que lui tendait son amie. Elle commença donc à lire ce qui y était écrit et se rendit bien vite compte qu’il s’agissait d’une lettre de menace plutôt succincte. Parcourant les quelques lignes de ses yeux verts, elle parvint bien vite à finir la lettre, mais ses yeux restèrent rivés sur les initiales M.K. pendant une trentaine de secondes. C’était donc bel et bien le passé d’Anya qui la rattrapait… Détachant finalement ses yeux émeraudes de ces initiales, elle plongea son regard dans celui de son amie. Myosotis était fascinée… Tout ce temps qu’elle avait passé avec cette Serpentard et au grand jamais elle n’avait réussit à voir quoi que ce soit au fond de ses pupilles entourées de veines dorées. La petite noiraude étant à moitié vampire, elle avait appris à gérer ses émotions comme personne. Elle pouvait les faire taire à sa guise ce qui lui permettait de rester absolument calme dans n’importe quelles situations, aussi stressantes soient-elle. Mais elle pouvait également les ressentir à n’importe quel moment… Pleurer à chaude larme alors qu’elle n’était absolument pas triste, ressentir une haine immense au fond de son coeur alors qu’il n’y avait aucune raison à ce qu’elle ressente une telle émotion ou encore se plonger dans une colère des plus noires sans raisons apparentes… C’était une particularité que chaque vampire avait, ce qui permettait aux vampires-sorciers de pratiquer la magie noire mieux que n’importe quel autre sorcier. C’était entre autre pour cela que les sorciers avaient cesser depuis bien longtemps de traquer les demi-vampire pour leur sang si convoité. Ces créatures mi-vampire mi-sorcier étaient plus redoutables qu’ils le laissaient voir et les sorciers avaient fini par s’en rendre compte au fil des années. C’était également pour cela que le professeur Ambramovitch avait accepté d’enseigner les bases de la magie noire à la petite noiraude. A ce jour, elle savait maitriser un Feudeymon, ce qu’aucun autre sorcier de son âge était capable de faire. Myosotis avait cru qu’Anya étant une dresseuse de dragon pouvait également cacher ses sentiments, peut-être pas les contrôler, mais au moins les cacher. Peut-être que quelque chose s’était brisé en elle, ce qui permettait désormais à Myosotis de lire en elle comme dans un livre ouvert? Quoiqu’il en soit, elle continua de fixer les yeux sombres d’Anya tout en lui disant d’une voix parfaitement sereine, presque autoritaire:


- Dis-moi tout sur M.K. Et n’essaie même pas de me mentir ou de me cacher des choses, parce que la vérité finit toujours par refaire surface… Tu sais, quand le mensonge prend l'ascenseur , la vérité prend l'escalier. Elle met plus de temps, mais elle finit toujours par arriver. Qui est M.K. ? Que t’as-t-il fait dans le passé ? Pourquoi te recherche-t-il? Je veux tout savoir. Absolument tout.


Elle attendit la réponse de son amie tout en continuant de la fixer. Sans s’en rendre compte, Myosotis dévisageait Anya. Cette personne qui recherchait Anastasiya devait lui en vouloir à mort pour que la jeune fille se mette dans un état pareil. C’était comme si la peur la mangeait de l’intérieur, brisant au passage la faculté d’Anya pour cacher ses sentiments. Est-ce qu’elle y re-parviendrait un jour ? Ou est-ce que cette histoire avait brisé à jamais le voile qui cachait d’ordinaire ses sentiments ? Tant de questions tournaient en boucle dans l’esprit de Myosotis. Elle tenait toujours la lettre de menace dans sa main et sentait le vent se glisser dans ses cheveux. L’air frais qui entrait par le trou du mur était des plus agréable. Le soleil commençait peu à peu à descendre dans le ciel. Il ne restait plus que deux heures avant qu’il disparaisse derrière la forêt interdite pour le restant de la nuit. Les oiseaux chantaient et des voix se faisaient entendre. Il s’agissait des élèves qui étaient allés se baigner dans le lac. Les cheveux bouclés de Myosotis se levaient de temps à autre à cause du vent qui se faufilaient entre ses mèches d’un noir jais. Elle avait immobilisé ses jambes toujours pendues dans le vides. La petite noiraude sentait sa baguette  en bois de sapin qui se trouvait dans l’une de ses poches soumise à un sortilège d’extension indétectable. La plupart des élèves de l’école se contentaient de glisser leur baguette dans leur botte ou à leur ceinture, mais très peu avaient pensé à agrandir leur poche. La petite noiraude avait d’ailleurs été agréablement surprise de voir que Chat connaissait l’existence de cette baguette si convoitée. Les lèvres écarlates de Myosotis étaient désormais closes car elle attendait avec impatience les explications d’Anya quant à l’émetteur de cette lettre. Tant pis pour l’histoire étrange concernant Ambre, les deux filles en parleraient un autre jour. C’est alors que Myosotis se rappela de quelque chose; les cours étant terminés, les élèves devraient bientôt rentrer chez eux. Mais la petite noiraude ne pouvait pas retourné chez sa tante étant donné que celle-ci se trouvait à l’instant même en Transylvanie… Elle ne pouvait pas non plus aller chez son ancien professeur car celui-ci était trop vieux pour s’occuper d’elle. Elle chassa ce petit souci de son esprit, préférant y revenir plus tard.
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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Mar 8 Juil - 23:49

-Je... ne te mentirais pas…

Ces quelques mots permirent à Myosotis de se détendre quelque peu. Anya allait enfin lui dire ce qui la mettait dans cet état, et sans lui mentir. Après avoir entendu toutes les explications qu’Anya avait à lui donner, la petite noiraude commençait à comprendre pourquoi son amie semblait si terrifiée… Se jurant de faire tout son possible pour protéger sa complice du mieux qu’elle le pouvait, Myosotis posa ses yeux émeraudes sur le journal jauni par le temps qu’Anya lui tendait.  Elle regarda alors la photo qui se trouvait à côté de l’article, son visage restant totalement impassible. Myosotis était certaine d’une chose; elle n’avait jamais croisé cette homme durant toute sa vie. Pourtant, elle avait déjà entendu le nom de ce personnage et se rappela rapidement quand et où: chez sa tante, alors qu’elle n’était qu’une enfant. En effet sa tante et Clément avait suivit ce fait divers de près, commentant chaque article de la presse au sujet de ce nouveau chef des empoisonneurs. A vrai dire, la petite noiraude se rappelait de chaque instant qu’elle avait vécu à partir de son deuxième anniversaire. Quand elle était jeune, Myosotis était persuadée d’une chose; s’il devait y avoir un nouveau seigneur des ténèbres, ça devait être un sorcier-vampire. Elle ne savait absolument pas pourquoi, mais elle avait la certitude qu’il n’y avait pas de sorcier plus aptes à pratiquer la magie noire que ceux de son espèce. D’autant plus que les sorciers-vampires possédaient -et possèdent toujours- la faculté de contrôler leur sentiment. C’était d’ailleurs une chose qui les différenciait des vampires. En effet, les vampire peuvent faire taire leurs sentiments, mais n’ont pas la capacité de les contrôler. Ceci pouvait permettre au vampire tout comme au semi vampire de commettre les actes les plus cruels sans ressentir la moindre chose.

*….Samantha….*

Revenant à l’instant présent, la petite noiraude focalisa toute son attention sur la photo du journal. Elle s’attarda quelques instants à la hauteur de l’oeil de Maxim; son oeil de verre. L’ombre d’un sourire apparu alors au coin des lèvres écarlates de Myosotis; c’était tout de même grâce -ou à cause?- de son amie que cet homme avait désormais un oeil de verre. Après avoir observé l’image de l’homme, elle commença à lire le texte à côté de la photo. Lorsqu’elle se rendit compte que la fin de l’article manquait, elle ne pu s’empêcher de pester entre ses dents. Elle tourna la page et vit que la photo qui avait été découpée n’était autre que la photo d’un célèbre joueur de Quidditch. Quelle idée aussi de mettre la page des sports en troisième page ! Elle replia le vieux journal et le rendit à son amie. Voyant dans quel état se mettait Anastasiya rien qu’en posant ses yeux sur la photo, la petite noiraude décida de poser le journal à côté d’elle pour que son amie n’ait plus la photo de cet homme qui la terrifiait tant sous les yeux. Myosotis pensa alors à quelque chose: est-ce qu’un épouvantard prenait l’apparence de Maxim lorsqu’il se trouvait face à Anya ? La petite noiraude chassa cette question de son esprit. Elle prit alors délicatement la main d’Anya et la serra dans la sienne. Elle sentit la main de sa camarade se décontracter peu à peu. La peau de Myosotis était nettement plus froide que celle d’Anya. Ne sachant que dire, elle tenta de l’apaiser en caressant lentement la main de son amie avec son pouce. Le seul bruit que l’on pouvait entendre était celui des gazouillements des oiseaux. Après un instant passé dans ce silence quasi complet, la petite noiraude parla d’une voix étrangement réconfortante:

-Anya…. Ne pleure pas. Tu n’es pas seule. Quoi qu’il arrive je serai là. Je serai toujours là. Alors sèche moi ces larmes…. d’accord ? Si un jour tu venais à disparaitre, je remuerai ciel et terre pour te retrouver. Crois-moi.
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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Lun 22 Sep - 12:17

Myosotis traversa l’aile abandonnée aussi rapidement que le lui permettait sa nature de semi vampire. Son sac noir en bandoulière sur l’épaule, sa cravate verte et argentée nettement moins serrée qu’en début de journée, les manches de sa chemise blanche retroussées jusqu’en dessous de ses coudes, sa jupe noire en tissu fin se soulevant à chaque pas qu’elle faisait; elle enjambait agilement les énormes rochers qui lui barraient le chemin qui la menait à son lieu favoris. La majorité de la lumière qui illuminait ce couloir provenait des trous dans le mur qui avaient été faits bien des années auparavant, durant la grande bataille qui avait eu lieu à Poudlard. Les élèves plutôt frileux ne venaient jamais dans cet endroit en hiver car il y faisait aussi froid qu’à l’extérieur. Il ne fallut qu’une minute à Myosotis pour traverser un couloir que les autres élèves mettaient cinq minutes à franchir. Arrivée devant une porte de bois qui semblait être aussi peu intéressante que ses voisines, la Serpentard s’arrêta. Elle murmura un mot de passe que seules elle et Anya connaissaient. La porte pivota sur ses gonds dans un grincement insupportable. La jeune fille pénétra dans la pièce, accueillie par un léger vent frais qui fit voler ses boucles noires. Elle referma la porte derrière elle ce qui atténua passablement les courants d’air. D’un pas léger, elle se dirigea vers le trou béant qui se trouvait dans le mur au fond de la pièce, contournant les quelques tables renversées ou encore debout. Une fois qu’elle fut arrivée là où le sol s’arrêtait et que le vide s’ouvrait sous ses pieds, elle regarda la magnifique vue qui s’offrait à elle. Elle était toujours admirative face à ce panorama époustouflant. Elle s’installa sur la mousse qui avait recouvert le sol, déposant son sac à côté d’elle avant de s’appuyer contre les pierres qui formaient le trou. Cette position n’était pas très agréable étant donné que les pierres en question ne formaient pas un rond parfait. D’un geste délicat, elle repoussa une liane qui lui gâchait la vue. Son regard fut bien vite attirée par une tâche verte dans le ciel. Il ne lui fallut pas plus d’une seconde pour savoir de quoi il s’agissait; Phosphène, son Phénix-colibri. Plus petit en taille que les véritables Phénix, Phosphène avait également des plumes d’une couleur verte-émeraude et non pas rouge écarlate comme elles auraient dû l’être. L’oiseau au plume verte vint se poser sur les jambes de Myosotis. Il tenait dans son bec une enveloppe blanche. Était-ce sa tante qui lui donnait enfin de ses nouvelles ? La dernière fois qu’elle avait vu Phosphène c’est le jour où elle l’avait envoyé apporter une lettre à Nymphéa. Mais peut-être qu’il était tout simplement tombé sur une autre personne qui voulait s’adresser à Myosotis ? Elle en aurait bientôt le cœur net. Elle s’empara de l’enveloppe après avoir fait une caresse à Phosphène en signe de remerciement, mais fut déçue en voyant sur l’enveloppe une écriture qu’elle ne connaissait pas.

« Myosotis Chrysopelea, maison Serpentard, Poudlard »

Qui pouvait bien lui écrire si ce n’était pas sa tante ou encore Clément ? Se mordant sa lèvre inférieure d’un rouge pétant, elle ouvrit fébrilement l’enveloppe et en sortit une simple feuille blanche pliée en quatre. Après avoir déplié la feuille, elle commença sa lecture.

« Bonjour Myosotis.

Tu ne me connais pas, mais je suis Christophe, le frère de Clément et il m’a beaucoup parlé de toi. Je t’écris cette lettre pour t’annoncer une mauvaise nouvelle… Comme tu le sais sûrement, ta tante et mon frère sont restés plus longtemps en Transylvanie pour nous aider à régler un petit problème qui avait éclaté entre notre famille et celle des si redoutés Bethlen. L’Oncle Etienne est mort par leur faute et nous n’avons plus de doute là dessus. Malheureusement, il n’a pas été le seul à mourir dans cette histoire. Nymphéa, Clément ainsi que d’autres membre de notre famille -notamment Clarisse et Clara, mes sœurs- ont perdu la vie. Les pieux dans le cœur sont fatales pour nous, mais ça tu le sais déjà. La maison dans laquelle tu as grandi t’appartiens désormais, ainsi que l’intégralité de la fortune qu’ils possédaient. Tu trouveras au fond de l’enveloppe la clé de leur coffre à Gringotts, clé dont Clément ne se séparait jamais. Si tu as un quelconque problème dans ta vie, où que tu ressens le besoin de parler, tu pourras t’adresser à moi. Dans un an tu seras majeur, mais en attendant je suis ton tuteur. Il sera donc dans mon devoir de signer tes papiers officiels ou encore prendre connaissance de tes résultats scolaires.

Nous sommes de tout cœur avec toi Myosotis, l’une des sept,
Christophe
. »

Dès qu’elle avait lu la deuxième phrase de la lettre, sa mâchoire s’était crispée. Au fil de sa lecture, ce qu’elle redoutait le plus s’avéra être vrai. Son visage ne laissant rien paraitre, ses yeux verts restaient fixés sur ces quelques mots: « l’une des sept ». Christophe était donc au courant… Nymphéa et Clément n’en avait parlé à personne pour protéger Myosotis, mais cela avait sans aucun doute changé durant leur voyage en Transylvanie. Peut-être avaient-ils jugé nécessaire de mettre la famille de Clément dans le secret ? Oui, il devait sûrement s’agir de ça et dans l’état actuel des choses, ils avaient eu raison de le faire. Les semi-vampires sont extrêmement recherchés, autant par les sorciers que par les vampires et c’est pour cette raison que Nymphéa et Clément ne l’avaient dit à personne en dehors du Professeur Abramovitch qui avait enseigné l’art de la magie à Myosotis. La Serpentard se rappelait mot pour mot de la dernière lettre qu’elle avait reçu de Clément, et une phrase tournait et retournait dans son esprit: « Si quoi que ce soit nous arrive à ta tante et moi-même, sache que nous t’aimons du plus profond de notre cœur… ». Si seulement Clément avait su à ce moment là le futur qui lui était destiné, serait-il rentré en Angleterre ? Bien que Christophe ait dit à plusieurs reprises dans sa lettre qu’ils regrettaient tous la mort de Nymphéa et Clément, Myosotis savait que pour les vampires, une personne de plus ou de moins dans la famille ce n’était pas bien grave. Mais la jeune fille n’était pas un vampire à part entière, elle ne l’était qu’à moitié et avait des sentiments bien plus puissants que ceux d’’un simple mortel. Bien qu’elle soit détruite de l’intérieure, la Préfète ne pleurait pas. Elle venait d’apprendre que sa seule famille était morte, pourtant il lui était impossible de verser la moindre larme. C’était son côté vampire; aucune larme tant que celle-ci n’est pas forcée. Une larme d’amour, de tristesse, de chagrin ou due à toute autre émotion n’existaient pas chez les vampires, ni les semi vampires d’ailleurs. La seule larme connue à ce jour qui avait été versée contre la volonté d’un vampire se trouvait en ce moment même dans la baguette de Myosotis. Après être restée totalement immobile durant une dizaine de minutes, la jeune fille replia calmement la lettre, la remis dans son enveloppe et glissa cette dernière dans son sac. Phosphène était couché sur les jambes de la Serpentard tout comme le sont les grosses poules qui couvent leurs œufs. Bien qu’elle ne laisse pas paraitre leurs émotions, l’oiseau aux plumes vertes qui se trouvait sur ses cuisses devant sentir que quelque chose n’allait pas, car il commença à chanter. Il chantait une mélodie mélancolique comme seuls les Phénix en sont capables. Un sourire triste apparaissant sur ses lèvres rouges, Myosotis resta assise là, les jambes se balançant dans le vide, les yeux verts de son phénix posés sur elle.
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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Ven 14 Nov - 23:33

Myosotis venait d’entrer dans cette magnifique pièce qu’elle aimait tant. Il y faisait nettement plus frais que dans toutes les autres salles de classe mais cela ne dérangeait pas du tout la jeune fille. Dans ses bras, elle tenait son chaudron en cuivre qu’elle avait été prendre en douce dans la salle de potion où elle était sensée le laisser pour pouvoir l’utiliser lors du prochain cours. Elle s’était également permis de subtiliser quelques ingrédients de la réserve mais elle savait que personne ne remarquerait qu’il manquait des ingrédients. Après tout, Anastasiya n’entrait jamais dans la réserve qui était destinée aux élèves étant donné qu’elle avait sa propre réserve. Les professeurs prenaient toujours la peine de fermer les salle de classe après leur cours à l’aide d’un sortilège complexe qu’un simple sort de déverrouillage ne pouvait pas annuler. Pourtant Myosotis y était parvenue sans trop de difficulté vu qu’elle avait utilisé cette même méthode pour verrouiller la salle dans laquelle elle venait d’entrer. En plus de ce sortilège complexe, une demie douzaine d’enchantement empêchaient quiconque en dehors d’elle et de son amie Anya de pénétrer dans ce lieu si calme. Après avoir refermer soigneusement la porte derrière elle, la Serpentard aux cheveux noirs posa son chaudron sur l’une des tables de bois qui se trouvaient dans la salle. Myosotis n’avait pas envie de déplacer les meubles où de changer l’agencement de cette pièce, car elle pensait que les vieux matériaux qui s’y trouvaient donnaient à cet endroit un aspect d’autant plus magique. Une fois les ingrédients alignés sur la table, la jeune demoiselle se mit au travail. Elle commença à faire bouillir un litre d’eau dans son chaudron. Tout en préparant machinalement son philtre d’amour, la Serpentard réfléchissait… Et si ses craintes s’avéraient être vraie ? Et si… Si elle ressentait plus que de l’amitié pour Anastasiya ? Oserait-elle en parler à Crépuscule ? Se devait-elle de le faire ? Tant de question sans réponse tournaient en boucle dans son esprit. Elle ne vit même pas le temps passer et fut presque surprise lorsqu’elle remarqua qu’elle avait terminé sa potion. Comme durant le cours qu’elle avait eu un peu plus tôt dans la journée, son philtre d’amour avait été parfaitement bien préparé. Myosotis recula d’un pas, ne voulant pas sentir immédiatement le parfum qui s’échappait du chaudron. Après quelques secondes d’hésitation, elle ferma ses yeux émeraude et approcha son visage au dessus du liquide en pensant de toutes ses forces à Crépuscule. Une odeur fraîche et estivale emplit ses poumons… C’était le parfum du gardien qu’elle sentait et non pas celui de son amie et professeur de potion, Anastasiya. A peine Myosotis avait-elle pensé à l’ex-serpentard que le parfum changea en un instant; il venait littéralement de prendre l’odeur d’Anya. Rouvrant ses yeux verts, la jeune fille sentit une boule se former dans son ventre… Ce n’était tout simplement pas possible !

*Oui, je l’aime bien mais… mais pas comme ça… Non…*


Choquée, la Serpentard resta immobile au dessus de son chaudron, le regard perdu dans le vide. Et si c’était vrai ? Si elle était amoureuse d’Anastasiya et de Crépuscule en même temps ? Etait-ce possible ? Posant ses mains sur le rebord de la table, elle abaissa son regard tout en continuant à réfléchir. Et si… Si Molly, la Gryffondor, l’apprenait ? Myosotis ne connaissait pas de personne plus fouineuse que cette petite blonde aux joues roses. Elle doutait même que Mimi Geignarde soit au même seuil de curiosité que cette jeune fille. D’autant plus que Molly n’avait pas sa langue dans sa poche et devait sûrement être la personne la moins capable de garder un secret ! Perdue dans ses pensées, la Serpentard n’avait pas remarqué que l’odeur de la potion avait une fois de plus changée. Aussi surprenant que cela puise paraitre, le parfum qui s’échappait désormais du chaudron était celui de MOLLY. Ouvrant de grands yeux ébahis, l’Attrapeuse des Serpentard sentit sa respiration se bloquer et ses poumons se compresser petit à petit. Comment se faisait-il que… Non. Elle avait sûrement halluciner. Après s’être calmée, Myosotis respira une fois de plus le parfum du philtre d’amour pour s’assurer qu’il s’agissait bien de celui de Molly; c’était bel et bien le cas. Mais… Et si… Pensant à une personne au hasard, la jeune fille ferma les yeux et imagina de toute ses forces que la Préfète en Cheffe, Louanne, se trouvait face à elle. Le parfum qu’elle sentit alors était bel et bien celui de la jeune Gryffondor. C’était donc ça; Myosotis ne sentait non pas le parfum de la personne qu’elle aimait, mais celui de la personne à laquelle elle pensait ! Le fait qu’elle ait du sang de vampire dans les veines devait sûrement expliquer ce phénomène. Les vampires sont des créatures connues pour résister à de nombreuse chose, telle que la légilimencie et sont par conséquents des occlumences de nature. Et s’ils résistaient également au philtre d’amour ? Cela n’étonnerait pas la jeune demoiselle. Après tout, elle ne s’y connaissait absolument pas en Amortentia; elle ne s’était jamais intéressée à cette potion ! Recommençant le test à plusieurs reprises, la fille aux cheveux noirs pensa à une bonne dizaine de personne différentes et à chaque fois le résultat était le même; le parfum devenait celui de la personne à laquelle elle pensait. Soulagée, elle s’affala sur l’une des chaise en piteux états. Cette dernière craqua sous son poids mais ne céda pas; il faut dire que Myosotis n’était absolument pas lourde. Une fois ses esprits retrouvés et son euphorie passée, la Serpentard sortit sa baguette et fit disparaitre d’un simple geste le philtre d’amour ainsi que les derniers ingrédients qui étaient encore éparpillés sur la table. Une fois ce geste accompli, elle s’empara de son chaudron et quitta la salle avec un sourire radieux aux lèvres. Elle n’était donc PAS amoureuse d’Anastasiya, mais tout simplement insensible aux effets réels de cette potion. La porte se referma derrière elle, les sortilèges de protection se remirent en place.
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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Dim 11 Jan - 14:14

Myosotis arriva dans cette magnifique pièce totalement essoufflée. Oui, un semi vampire essoufflé… Comme vous pouvez vous en douter, elle n’était pas dans son état normal. Ses mains tremblaient, ses cheveux étaient en bataille, ses vêtements avaient été déchirés de toutes parts et le bas de son pantalon avait été grossièrement coupé pour dégager ses chevilles. Cheville qui portaient des marques de brûlure, comme si une corde enflammée y avait été attachée. Il faisait froid dans cette pièce pleine de courant d’air. Sur la mousse il y avait encore un peu de neige et on pouvait voir le ciel sombre parsemé d’un million d’étoiles. Après avoir refermé la porte avec beaucoup de peine, Myosotis avança dans la pièce en titubant. Elle s’appuyait sur les tables pour progresser sans s’écrouler à chaque pas qu’elle faisait. Arrivée près de la chaise de bois qui semblait être la moins dévastée de toute, elle s’y laissa tomber, poussant un gémissement dû à la douleur. Après quelques minutes d’attente pour reprendre ses esprits, la demoiselle aux cheveux d’ébène enleva non sans difficulté son sweat noir. Son ventre était recouvert d’un liquide rouge écarlate. Un rouge brillant qui était sans doute l’une des plus belles couleur du monde; c’était du sang. Une immense plaie était ouverte à côté de son nombril et ne parvenait pas à cicatriser correctement. En temps normal, elle aurait dû se refermer depuis bien longtemps, mais le fait que de la poudre de Veine de Vénus se trouve dans cette plaie expliquait ce retard de guérison. Myosotis sortit alors sa baguette qui se trouvait dans la poche avant du sweat qu’elle venait de retirer. Pointant le bout de bois magique sur sa blessure, elle extirpa chaque petite particule de verveine les unes après les autres à l’aide du sortilège de lévitation. Elle souffrait énormément et ses mains de cessaient pas de trembler.

*Putain de vampire, si je te retrouve je te fais bouffer ton poignard par un autre orifice que ta bouche…*

Il lui fallut une demie heure pour retirer le plus gros de la Verveine. Un petit tas de poudre s’était d’ailleurs formé sur la table miteuse face à elle. Il restait toujours d’infime particule, mais pas assez pour empêcher la peau de la demoiselle de se refermer. Epuisée par la douleur, la demoiselle ferma les yeux, la tête appuyé contre le dossier de la chaise sur laquelle elle était avachie. Des heures s’écoulèrent, le soleil montrait le bout de son nez derrière les arbres de la forêt et les premiers oiseaux de la journée poussaient leur gazouillement. Myosotis ouvrit ses yeux qu’elle baissa sur sa blessure qui s’était enfin refermée. Une immense cicatrice encore plus blanche que sa peau était encore nettement visible sous le sang qui avait séché. D’un coup de baguette (qu’elle n’avait pas lâchée une seule seconde) elle enleva le sang, répara le tissu déchiré de son sweat et augmenta la taille du bas de son pantalon. On voyait bien que le jeans avait été brulé, mais au moins maintenant ses chevilles étaient cachées aux yeux de tous. La semi vampire se releva, remit son sweat et tira un peu les manches pour être certaines que ses poignets eux aussi meurtrit n’étaient pas visibles. Après avoir rangé sa baguette dans sa poche, elle quitta la pièce sans un regard en arrière. Elle se tenait droite, comme à son habitude, la tête haute et le visage impassible comme si aucun des événements de la nuit n’avait jamais eu lieu. Bien décidée à penser à autre chose, Myosotis réfléchissait à un endroit calme où elle pourrait aller se reposer. A l’extérieur de préférence, voulant prendre l’air et croiser le moins de gens possible. Le cercle de pierre étant très peu fréquenté, c’est dans ce lieu emplit de magie que la demoiselle décida de se rendre sans attendre plus longtemps.
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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Lun 1 Juin - 18:32

Encore une ronde sans devoir réprimer quelques élèves désobéissants. Ce n'était pas pour déplaire à la préfète mais elle se sentait inutile si personne ne circulait illégalement dans les couloirs du vieux château. Après avoir fait les étages un par un, regardant au passage les nombreux tableaux, Winonna avait atterri là, vers cette aile abandonnée du château.

Après la bataille de 1998, cette partie n'avait pas été rénovée. D'une part ceci était une bonne chose, elle rappelait les dégâts de la guerre et permettait aux jeunesses futures de ne pas oublier. Mais d'un autre côté, ce secteur était assez dangereux et quelques élèves s'étaient déjà blessés. Un léger courant d'air vint chatouiller le cou de la jaune et noire, celle-ci ferma son gros gilet de laine grise et pénétra dans la vieille salle de classe. Comme prévu, personne n'était installé ici. La préfète ramassa quelques ordures laissées par d'anciens squatteurs, dont des emballages de chocogrenouilles et des lettres d'amour ou de séparations. La jeune fille froissa tous ces papiers et les glissa dans sa petite sacoche. Elle n'était encore jamais entrée dans cette salle pour s'y réfugier.

Une heure du matin sonna à l'horloge du château. La nuit était plutôt douce comparée aux précédentes. On pouvait distinguer quelques étoiles dans le ciel noir. Déambulant tranquillement jusqu'à sa salle commune, Winonna repensa à ses cours d'histoire de la Magie qui évoquaient la vie de Dumbledore et de Poudlard.* Il en a vu de ces choses ce château ! *


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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Mar 23 Juin - 18:51

Après le repas je flânais dans la salle de repos. Je ne voulais pas remonter dans ma salle commune ni même parler à qui que de soi. Je m’étais installée dans un petit coin de la pièce invisible aux yeux des autres. Moi, je les voyais pourtant très bien. Un couple de Serdaigle se bécotait pendant qu'un groupe de Poufsouffle de première année jouait aux baveboules, et que des Serpentard discutaient avachis sur les canapés. Au final les maisons ne se mélangeaient que rarement. *C’est pour ça que je suis seule ? Parce que mes amies sont à Poufsouffle ?* Je secouai la tête pour ne plus y penser, sans succès… *Je devrais un jour songer à me faire des amis dans ma propre maison…*
Mes sombres réflexions furent interrompues par l’arrivée d’Arthur, le deuxième préfet de Gryffondor, dans la pièce.  Il semblait chercher quelque chose. *Peut être moi ?* Je me levai au cas où mes pensées étaient justes. On avait souvent à se parler à cause de nos postes respectifs. Il ne fallait pas qu’on soit en désaccord quant à l’application d’une règle dans notre maison.
Mon homologue masculin arrêta son regard sur moi. *Oui c’est bien moi qu’il cherche.* Il avança dans ma direction accompagné de sa petite amie, un brune à lunettes de septième année à Gryffondor. Pour le peu que je lui avais parlé, je la trouvais plutôt sympathique. Mélisande Dubois avait un an de plus que son petit ami ; elle allait bientôt quitter l’école sans lui, alors depuis un temps ils ne se quittaient plus.
 
- Roxane, tu es là ! remarqua Arthur. Je te cherchais depuis au moins dix minutes. Enfin… Est-ce-que tu peux faire la ronde à ma place ce soir s’il-te-plait ? Tu serais vraiment super sympa ! C‘est une de nos dernières journées avec Mélisande, alors on voudrait rester un peu ensemble tu vois…
 
- C’est bon vas t’en je prends ton tour, dis-je en haussant les épaules.
 
*Ce n’est pas comme si j’avais quelque chose à faire de toutes façons…* Je m’étais enfermée dans mes révisions pour les BUSE et aujourd’hui je m’étais accordé une soirée de repos entre l’arithmancie et les potions dans mon planning très chargé. Au fond je préférais alors faire cette ronde au calme plutôt que rester dans cette pièce. *Ça me donnera une excuse pour traîner dehors même après le couvre feu.*
 
- Merci, je te revaudrais ça ! cria Arthur alors qu’il s’engouffrait déjà vers la sortie tiré par sa petite amie visiblement pressée.
 
Je sortis à leur suite. Mes pas me dirigèrent d’abord vers les grandes portes d’entrée puis je fus attirée par la lumière filtrant sur ma droite. C’était la partie abandonnée du château en vestige de la Grande Guerre. *Là-bas au moins je ne croiserais personne.* Les élèves y allaient vraiment rarement, peu s’intéressaient aux vielles pierres et donc les professeurs n’y allaient pas non plus.

Des rayons du soleil couchant venaient frapper le sol dans une inclinaison plutôt étrange. En passant ils éclairaient la poussière environnante si bien qu’on aurait dit quand les rayons étaient visibles à l’œil nu. J’avançais prudemment dans l’ambiance singulière du lieu. Alors que le château grouillait d’élèves dans les autres ailes, ici le temps semblait s’arrêter pour remonter aux années de la guerre. Pourtant à mes yeux ce n’était pas un lieu sinistre de désolation. La vie ici avait pris une autre forme : celle des ronces grimpantes qui jonchaient les murs ou encore celle de papillons venus butiner les quelques fleurs qui subsistaient dans cette jungle. Même la pierre semblait avoir son histoire nostalgique à raconter. La magnificence des lieux me frappait alors que je n’y étais pas préparée.

J’enjambai un bosquet de ronces pour m’enfoner des les vestiges. Je ne fis même pas attention au sang qui se mit à couler sur ma jambe droite à cause d’une griffure d'épine. La plaie était plus que superficielle. Je tournai à droite, puis à gauche, avide d’en découvrir plus. Je trouvai, un peu renfoncé, un amas de pierres parfait pour me permettre de l’escalader. J’avais un peu perdu la main depuis que j’avais quitté la Réserve où j’avais l’habitude de gripper aux arbres. Je sortis ma baguette de Charme au cas où je tomberais. *L’escalade c’est comme le balai ça ne s’oublie pas !* Très vite je retrouvai les repères et mon équilibre. J’arrivai au sommet du tas de gravas sans plus problèmes. Je m’étais un peu écorché les genoux mais ils en avaient vu d’autres !  La vue qui s’offrait à moi était resplendissante. De mon piédestal je voyais le lac noir briller aux reflets du soleil, la forêt interdite sur ma droite s’étendait comme une grande puissance indestructible. Je me sentais comme de retour à la maison. Mon cœur s’emballait ; la Réserve où j’avais passer toute ma vie, jusqu’à très récemment, me manquait. Mes parents me manquaient. Mon rat Sobolani, me manquait...

Le vent se leva brusquement et je fus prise d’un violent frisson. Je redescendis l’amas de pierres et me dirigeai vers les ailes intactes du château. Soudain mes yeux furent attirés par une bestiole que je pris d’abord pour une araignée avant de me rendre compte que c’était…. *Une brique avec des pattes ?!*  Interloquée par ma découverte je suivis la créature. *Mais qu’est-ce qui se passe ici ? Ce genre d’hybride n’existe pas…* La bête longea le caniveau en direction d’une salle dotée d'une porte de bois. Ça devait être une ancienne salle de classe abandonnée depuis des années. Des éclairs de lumières colorés filtraient sur le bas de la porte. J’avançais le plus silencieusement possible et remis en place mon insigne de préfète avant de pousser la porte. *Qu’est-ce-que… ?*
Dans la pièce des dizaines de briques à pattes ou à ailes grouillaient. Il y avait aussi une personne, vu sa carrure ce devait être un élève de troisième ou quatrième année. D’où j’étais le contre-jour m’empêchai de voir correctement ses traits. Tout ce que je distinguai c’était sa baguette pointé dans ma direction. *Et mer** ! Voilà qu’il me menace maintenant !* Je me mis en garde, baguette contre baguette, ainsi si un combat devait avoir lieu il serait plus équitable. Je plaçai ma main droite en visière pour réduire l’impact des rayons de soleil qui filtraient par une fenêtre brisée depuis longtemps. Mes yeux s’adaptèrent lentement à la nouvelle luminosité. Je pouvais maintenant distinguer mon adversaire plus facilement : ces cheveux blonds, les yeux bleus et rieurs…
 
- Rory ? Mais qu’est-ce-que tu fais là ? Et qu’est-ce que tout ça ? demandai-je en regardant les bestioles tout autour de nous, sans pour autant désarmer ma baguette.

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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Mer 24 Juin - 0:57

Rory baissa sa baguette et je fis de même. Le jeune Serdaigle n’était pas une menace à moins qu’il cache extrêmement bien son jeu… J’attendais tout de même sa réponse, il n’avait pas le droit d’être là. *Enfin ce n’est pas ce qui va l’arrêter. Quand il a quelque chose derrière là tête...* Tout d’abord il me sortit une histoire de lutin et de prophétie. Connaissant sa capacité à inventer des histoires plus farfelues les unes que les autres je fronçai les sourcils. C’était plus une marque d’impatience qu’une quelconque autorité. J’allais lui demander la vraie histoire mais il se mit à la raconter sans mon intervention. Il me précisa aussi de quel plante/animal/objet je ne devais pas m’approcher.

Sans dire un mot je m’accroupis devant une plante violette. C’était tout bonnement fascinant ; que je sache nous n’avions jamais appris un tel sortilège. Détachant mes yeux de la plante je m’assis sur une des tables à droite du Serdaigle. Je n’avais pas l’intention de rentrer tout de suite au château. *Quitte à être là autant en profiter !* Je pris l’un de pavé sur mes genoux pour l’observer de plus près. Si son corps n’avait pas été de pierre il aurait aisément pu être pris pour un animal. J’avais limite envie de la caresser ; mais je ne retins. *Roxane on ne caresse pas les pierres !* Ma remarque mentale me fit sourire. Pour le cacher je me décidai à parler à Rory :
 
- C’est fascinant tout ça. Tu as utilisé quoi comme sortilège ? Je n’en ai jamais vu de pareils... Rien d’illégal, rassure-moi ?
 
Sans attendre la réponse je me levai et sortis la baguette. D’un sortilège bien maîtrisé je fis littéralement voler la poussière à l’extérieur de la pièce. Ce n’est pas parce que c'est une veille salle abandonnée qu’on ne peut continuer d’en prendre soin. Je voyais le Serdaigle me regarder avec un certain étonnement. Moi qui adorait l’embêter je n’avais toujours pas saisi la perche que me tendait la situation.
 
Comme il ne répondait toujours pas je répliquai :
- Ne t’en fais pas, plus tard tu auras le droit à ton remontage de bretelles pour te trouver dans un endroit interdit… Enfin pour l'instant, je dois te dire que la déco est plutôt sympa si on n’a pas peur de se faire grignoter par une chaise ou une table… 

Je laissai ma phrase en suspend avant de reprendre :
- Alors ? Tu as utilisé quoi comme sortilège ? Mais d’ailleurs pourquoi avoir choisi un endroit si isolé pour tenter tes expériences ? Je t’avoue que le cadre a du charme, mais n’essaie pas de me faire croire que tu t’isole juste pour contempler des ruines.
 
Je me rassis à coté de lui, poussant mon regard gris perle  sur son visage. J’agitai les jambes dans le vide en attendant sa réponse.


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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Mer 24 Juin - 16:21

Je ne retournai tout mon corps vers Rory. *Il est doué pour ne pas répondre aux questions qu’on lui pose…* J’étais toujours assise sur une table en balançant mes jambes comme je le faisais étant enfant. J’essayai de percer ce que cachait le Serdaigle. *Tu te prends pour un épouvantard, Roxane ? Peut être qu’il s’amuse seulement à créer des sortilèges comme le Bleu de Bronze qu’il est ? Après tout, tout le monde ne ment pas…*  Résignée à en apprendre plus sur lui, je soupirai. Je m’allongeai sur la table laissant pendre mes cheveux et mes jambes dans le vide.

- Je ne t’enlèverai pas de point, dis-je après une bonne minute de silence. Je trouverai pour toi une punition plus… sympathique. Dans le vrai sens du terme, je veux dire. En plus tu as raison je ne suis même pas sûre d’avoir le droit de me promener aussi loin par ici. Mais sache que tu me donnes une bonne raison d’y être. « La préfète des Gryffondor sauve un Serdaigle en détresse dans l’aile abandonnée ! » ça sonne bien comme article, tu ne trouve pas ?

Je ne redressai pour lui adresser un sourire moqueur. J’avais passé pas mal de temps avec Ash et lui pour l’écriture du journal de l’école. Si au début le courant n’était pas passé entre lui et moi, on avait vite fini par s’entendre, laissant de coté les préjugés qu’on avait l’un sur l’autre. Bien sûr je n’approuvais pas toujours son comportement surtout quand il était en présence de son petit-ami Kalis. *Il est plus agressif quand il est avec lui je trouve.*

Dans un énième soupire je me décidai d’avouer à Rory pourquoi j’étais vraiment là :
- Tu sais je vois de moins en moins mes amies : Ria passe de plus en plus de temps avec Jérémy, sans vraiment m’avouer que c’est tout comme son petit-ami ; Amy je la vois que très rarement. Elle doit beaucoup réviser en ce moment ; et Lune… Lune ne nous parle plus vraiment… Enfin c’est peut être moi qui prend mes distances aussi ? Plus le temps passe plus je sens un fossé se créer entre nous. C’est peut être moi qui le laisse s’agrandir ?... Je n’en sais rien… Ces dernières semaines, les meilleurs moments que j’ai passé c’était quand on se retrouvait pour le journal… C’est peut-être parce que les histoires de cœur m’ont rarement intéressé...? Oui, c'est sûrement à cause de tout ça que je suis là…

Je me tus avant de reprendre aussitôt :
- Enfin je t’embête avec mes histoires. On a surement des choses plus intéressantes à se raconter… Au fait, c’est quoi cette histoire de lutin chercheur d’amulette ?

Je penchai ma tête vers la droite tout en fixant la fenêtre brisée face à nous. L’un des pavé-à-pattes essayait de grimper sur le mur juste en dessous mais chaque tentative était un échec ; son poids le faisait irrémédiablement tomber en arrière. Toujours.
2173 caractères validé par Rory
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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Mer 24 Juin - 19:59

J’écoutai attentivement l’histoire de Rory à propos du lutin donneur de quête. Je ne pu m’empêcher de pouffer de rire. Oui, son histoire était totalement loufoque. *Chez Serdaigle il recherche l’originalité et l’imagination ! Ils sont servis avec celui-là !* Il revint lui aussi sur ces meilleurs moment passer à Poudlard. Nos réunions pour le journal en faisaient partie. *C’est vrai qu’avec deux acolytes autant dégantés, on ne peut que rire. Et si les autres croient que je suis là pour apporter un peu de sérieux a toute cette affaire, ils ne trompent royalement.* Ces séances d’écriture m’avait permis de voir que les glandeurs pouvait vraiment ce mettre à travailler s’ils ne voulaient. *En fait, ils tiennent plus du génie !* Je me retins de rigoler à cette remarque. *Ok, peux être pas à ce point…*

-  D'ailleurs, à ce propos... Tu compte vraiment me punir ? finit-il par demander.

- Oui, dis-je avec un demi-sourire après avoir fait planer le silence.

Je jetai un dernier coup d’œil aux créations du Serdaigle et lui annonçai qu’il était temps de partir. Le couvre feu ne devait plus être très loin maintenant. J’avais encore la ronde à faire. Je soupirai tout en pensant qu’en la faisant aujourd’hui j’aurais du temps libre pour réviser dans les prochains jours. Alors que j’enjambai de nouveau un gros tas de pierre je remarquai le sang coagulé sur ma jambe et l’état pitoyable de mes genoux. *Je vais devoir m’occuper de tout ça…*

On sortis de la salle de classe; la luminosité avait largement diminué depuis tout à l’heure. L’ambiance des lieux n’en était que plus mystérieuse.  Retrouvant ma curiosité que je pensais avoir laissée en Roumanie, je fus irrémédiablement attiré part les profondeurs de l’aile abandonnée. En me retournant je vis Rory qui me suivait de près. *Non, Roxane tu dois retourner au château… Tu pourras toujours trouver un prétexte pour revenir…* Écoutant ma raison plus que mon cœur je franchis la barrière invisible qui séparé l’interdit de l’autorisé. Je m’arrêtai devant les escaliers.

- Nos chemins se séparent là, dis-je ironiquement. Je dois aller faire ma ronde dans la salle de repos et toi tu dois rentrer dans ta salle commune ; et sans faire de détour hein ?... Ah oui et pour ta punition ! Tu es convié dimanche prochain à huit heures pour une réunion du journal. C’est deux heures plus tôt que l’habitude mais j’ai mon entrainement de Quidditch à cette heure là. J’ai déjà mis Ash au courant, elle est d’accord.  

Je souris malicieusement, oui je savais pertinemment que ma punition n’en été pas vraiment une mais que devrais-je dire alors que je n’avais pas commencé ma ronde ? Rory explosa de rire.

- Ok, ok, mais pas un mot sur les cernes que j'aurais, d'accord ?

Je lui souris et le saluai avant de partir en direction de la Grande Salle. *J’espère que je n’aurais personne a réprimander ce soir...*

fin de rp
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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Mer 1 Juil - 8:14

Je jetais un rapide coup d'oeil derrière moi pour vérifier que je n'étais pas suivis, ce qui était bien bête car ça ne m'arrivais jamais. Depuis que je m'étais décidé à faire une bêtise qui consistait à aller voler la bibliothèque en pleine nuit, j'avais comme l'impression que le mot "complot" était inscrit sur mon front.

J'entrais dans la tour et me mis à avancer dans tout ces gravas et toutes ces ruines en me tordant la cheville toutes les cinq minutes. Après tout ce n'était pas ma première bêtise, peut être pas si grosse mais quand même. Mon père m'appelait même sa sale gosse pour rire une fois que mes frasque étaient passés.

Je m'arrêtais devant une salle de classe en ruine sans y voir Dean et ressortais son mot pour le lire. "L'aile abandonnée du château sera parfaite" Oui mais où dans l'aile ? Soupirant je repris ma marche et trouvais enfin la pièce la moins abîmé où attendais mon "amicalement Dean". Amis je ne savais si nous l'étions, nous commencions tout juste à nous connaitre. Et quel départ ! Je ne pensais pas qu'il voudrait encore que nous soyons amis si nous nous faisions prendre.

- Bonjour Dean. On a à peine mis notre plan en route que tu veux déjà t'y mettre.

Riant doucement en posant mon sac sur une vieille table, je repris.

- En même temps vu le travail à faire sur les sortilèges c'est pas une mauvaise idée. On pourrait se donner une petite semaine, tu en dis quoi ? J'ai pensé que plus on se rapprocherait de la date de retour en train, moins on aurait de chance de se faire punir si on se faisait prendre ... En espérant bien sûr ne pas se faire prendre.

réf. Ria 0000ff
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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Mer 1 Juil - 10:26

Mon camarade s'y mit rapidement et je pensais qu'après tout ça serait idiot de perdre plus de temps. Je le regarda essayer le sortilège d'attraction et effectivement son niveau dans ce domaine était moyen. Mais pas totalement mauvais donc avec un peu d'entrainement on avait des chances d'y arriver. Après son essaie il me laissa le tour et je sorti ma baguette en inspirant profondément pour me concentrer.

- Euh ... Vu que j'ai pas vraiment besoin de ce sort je vais m'entrainer pour l'autre ... tu veux bien être mon cobaye ?

Dean me fit oui d'un signe de tête mais je voyais bien qu'il n'était pas très rassuré, il savait bien que j'étais aussi doué que lui.

- Confundo !

Je ne compris pas tout de suite que j'avais réussit jusqu'à ce que je vois le regarde très désorienté du Poufsouffle et qu'il se mette à faire quelques pas sans savoir vraiment où aller. J'étais si impressionnée et contente de moi même que je lui sauta au cou en riant.

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Dernière édition par Victoria Lester le Mer 1 Juil - 10:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'aile abandonnée   Mer 1 Juil - 11:07

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MessageSujet: aile abandonnée   Mer 1 Juil - 12:30

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