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 La lisière de la forêt interdite

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MessageSujet: La lisière de la forêt interdite   Sam 18 Avr - 20:49

Les évènements tragiques récents étaient très présents dans les moeurs. Une jeune Gryffondor, bien qu'elle connaissait peu le professeur victime des centaures, s'était rendu compte de l'échauffement des esprits depuis l'annonce de la terrible nouvelle. Alice avait noué ses cheveux roses et arriva dans le bureau de la Directrice, droite comme un I, une peu impressionnée par les lieux.

- Bonjour Madame la Directrice...

-Bonjour Miss Skellington, vous aviez à ce qu'on dit une suggestion à me faire?

Mal à l'aise, la quatrième se tordit les mains et prit une grande inspiration.

- Voilà, quand je sors dans le parc, je vois bien les regards des autres élèves ver la forêt... je pensais que faire un petit monument en hommage au professeur disparu pourrait leur permettre de se recueillir, ainsi que les Proffesseures Opale et Morgane...

Elle laissa en suspens sa suggestion et vit un sourire radieux illuminer le visage de la petite femme replète.

- C'est une excellente initiative Miss Skellington, félicitations, vous pouvez rejoindre votre salle commune, je ferai le nécessaire.


Une magnifique stelle en granit rose fut errigée à la lisière de la forêt interdite, entourée par une petit fontaine apaisante. De chaque côté, deux bancs en fer forgé pour prendre un temps de recueillement, et gravé sur le monument : "En la memoire de Leeloo, profeseeur d'histoire de la magie qui entre à son tour dans l'histoire de Poudlard. Reste dans nos coeurs!"
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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Sam 18 Avr - 20:58

Le hibou était arrivé le matin même, signé de la main de la Directrice elle-même, la stèle était en place. J'avais mon après midi de libre et le temps était clément, c'était parfait. Je me précipitai hors du château, et aperçu de loin la forme du lieu de recueillement que j'avais suggéré.

J'approchais en silence, il était encore tôt, les élèves devaient encore être à table. La stèle était magnifique. Je m'assis sur un banc, dans le plus grand des silences et me mis à écouter le doux murmure du vent dans les branches des arbres de la forêt qui s'étendait à ma gauche.

Madame Dragonneau avait parfaitement saisit l'ambiance nécessaire au recueillement dont j'avais parlé. Même si je savais que des élèves prendraient sûrement d'assaut les lieux pour bavasser ou jeter un coup d’œil à cette forêt, l'endroit restait merveilleusement magique.

Pensant soudain à mes deux professeures en deuil de leur sœur, Miss Opale et Miss Morgane, j'eus un léger sourire en espérant qu'elles apprécient le geste et que cela les aiderait.

Plus le temps avançait, plus le soleil chauffait, il était 14h et les élèves allaient venir profiter du beau temps. Si ils regardaient vers la forêt, ils découvriraient alors cette stèle commémorative.
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Dernière édition par Alice Skellington le Dim 19 Avr - 13:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Dim 19 Avr - 12:09

Une cabane à la lisière de la forêt interdite, une porte qui s'ouvre, un géant qui pousse gentiment une jeune fille dehors.

- Aller Ria, j'ai du travail, à une prochaine fois.
- Mais Hagrid ! Vous me direz si ça s'aggrave ?
- Non jeune fille ! J'ai assez de problème comme ça avec Harry.
- Mais c'était pas grave ça ! fallait pas lui dire ! A croire qu'il vous a demandé de me surveiller depuis mon arrivée à Poudlard !

Hagrid détourna la tête avec un air rougissant et très gêné que je pu apercevoir malgré sa barbe foisonnante. Je compris et m'affola en rouspétant intérieurement, je n'avais jamais été seule dans cette école en fait. J'étais surveillée et si ça se trouvait les seules personnes au courant - la directrice et les deux préfets en chef - m'avaient eu aussi à l'œil toute l'année, épiant la moindre crise et visite à l'infirmerie. On me croyait donc incapable de me débrouiller seule ? On me pensait encore si fragile ? J'étais blessée et je ne voulais plus voir Hagrid ni une quelconque autorité ... Ni Harry, sur le coup. Mais se fut la colère qui me fit parler.

- Vous n'aviez pas le droit !!!

Je préférais partir tout de suite, n'attendant pas ses excuses ou ses explications, je savais ce qu'il allait me dire : c'était pour ton bien. C'était toujours pour mon bien, m'apprendre la magie à la maison pour ensuite me lâcher dans le monde, dans cette école, comme une grande.

* Mais pas vraiment ! Me surveiller ! " On t'envoie là bas mais on garde un œil sur toi comme un auror de surveillance, comme un criminel ! " *

Je marchais le long de la lisière de la forêt , j'avançais encore, loin de la cabane et j'étais si prise dans mes pensées et ma colère que je continuais ma marche d'un pas rageur sans voir où j'allais vraiment.

Je continuais de rouspéter à voix haute sans y faire attention quand j'arrivais dans un coin de la lisière que je n'avais encore jamais vu.

- Et bah ils ont tord ! Pas une visite à l'infirmerie depuis octobre ! Ah..

* C'est nouveau ça ? ... En même temps je viens jamais si près de la forêt ... Et zut ! j'ai dérangé quelqu'un ! En plus en passant pour une folle ! *

Je dévisageais la jeune fille, assise près d'une fontaine et d'une stèle rose, en rougissant de honte, toute trace de la cause de mon emportement s'étant envolé. En jetant un œil à la stèle je vis les mots inscrits dessus et soupirais de lassitude.

* Une de plus, ce château va devenir un cimetière *

Revenant vers Alice, que je reconnue après coup pour être une gryffondor dans ma classe dans certaines matières, je lui adressais un sourire d'excuse :

- Bonjour ... Pardon d'arriver comme ça ... Je peux rester un peu ? Ou tu préfères être seule ?

* Elle a peut être plus connu miss Leeloo que moi et je tombe vraiment mal *

J'attendais sa réponse, prête à repartir ou à m'assoir, comme elle préférait. Je ne voulais surtout pas m'imposer mais l'endroit était si calme que l'idée de rester ici quelques minutes me plaisait.




(réf. couleur Ria #0000ff)  
rp avec Alice
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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Dim 19 Avr - 13:00

J'entendis grommeler mais ne fis pas attention, lorsque l'on m'interrompis dans mes pensées... * Ouais en fait je pensais à rien ^^ * Souriant à cette voix féminine, je reconnus alors Victoria, l'élève de Poufsouffle émotive. Mon sourire s'élargit encore.

- Bien sûr que tu peux rester, cet endroit est là pour ça et puis tu ne me dérange pas du tout, j'étais juste venue voir à quoi allait ressembler le lieu de commémoration, je voulais être la première à venir.

J'étais fière de ma suggestion, l'endroit était splendide, et même si personne ne savait pour cette stèle, j'avais raison, elle attirerai vite l'attention et les élèves. Je me décalai sur mon banc, montrant à la nouvelle arrivante qu'elle pouvait s'installer sans crainte.

- C'est toi qui sortais de chez Hagrid? J'ai entendu la porte et sa grosse voix, lui dis-je en souriant.

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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Dim 19 Avr - 15:32

Par bonheur je vis la jeune fille afficher un grand sourire et me laisser une place près d'elle. Je n'hésitais pas et m'installais avec Alice sur le banc et dans ce calme apaisant qui me fit sourire doucement. J'étais contente de ne pas être une gêne pour elle et de pouvoir me cacher un moment ici, ne voulant surtout pas croiser quelqu'un qui connaissait mon passé, de peur d'être surveillée.

Je secouais la tête pour chasser ces idées noires et énervantes, et me tournais vers la Gryffondor quand elle entama la conversation.

- C'est toi qui sortais de chez Hagrid? J'ai entendu la porte et sa grosse voix.
- Ah ! Hum oui, je ... C'est un ami de ... D'amis...

* Pfff plus embrouillé on fait pas ! *

- C'est joli ici, mais c'est nouveau non ? Mon père ne m'en a jamais parlé et il connaissait beaucoup de choses sur Poudlard.

J'étais contente d'arriver enfin à parler tout simplement de papa et maman, malgré un reste de douleur dans la poitrine, tant mentalement que physiquement, mais j'étais tout de même fière de moi. Je posais ma main sur ma poitrine pour contenir ce reste de douleur et inspirais à fond, tout ça  le plus discrètement possible.

* J'espère qu'elle n'a pas fait attention à ma bourde temporelle, j'aurais dû dire que papa "connais" l'école. *

J'attendais tranquillement sa réponse en admirant cette fontaine et en me laissant bercer par les bruissements naturels provenant de la forêt derrière nous : les oiseaux ... le vent ... les arbres ... et si on était vraiment attentif on pouvait entendre les Botrucs sur les troncs les plus proches. J'étais si bien en cet instant et ça ne m'étais réellement pas arrivé depuis des semaines.
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Dernière édition par Victoria Lester le Mar 21 Avr - 9:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Lun 20 Avr - 17:22

* Il connaissait? * Une petite pièce du puzzle concernant Ria s'offrit à moi, mais je ne relevai pas. Observant le doux écoulement de l'eau sur la pierre, j'entendis un petit oiseau chanter.

- Ton père était à Poudlard? Moi, ma mère était à Beauxbâtons... il a dû te raconter pleins de choses! Il était dans quelle maison?

* Ça va, pas de boulette! Pour une fois! L'imparfait est parfait pour parler du passé au collège, je m'en sors bien! * Je sentis Peeta frissonner discrètement, accroché à mon chignon, on aurait dit que je m'étais attaché les cheveux avec un chouchou à Pompon. Dans ma tête revinrent les rumeurs de couloirs, comme quoi ma jeune amie avait été recueillie par les Potter... elle avait dû perdre ses parents, mais avait visiblement bien connu son père. Mince, ça devait être récent, et cela expliquait certaines réactions de celle-ci en cours. * Oh mais ZUT! Pourquoi je réfléchis autant moi? * Je secouai la tête d'un petit geste et me retourna vers Victoria, avide de connaitre des anecdotes d'anciens élèves comme avait pu l'être son père...
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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Mar 21 Avr - 9:41

- Ton père était à Poudlard ? Moi, ma mère était à Beauxbâtons... il a dû te raconter pleins de choses ! Il était dans quelle maison ?

Bien sûr Alice n'allait pas changer de sujet comme ça alors que nous venions de l'entamer mais ce n'était pas pour me déranger. Toujours une main sur mon cœur je me concentrais sur ma respiration que je m’efforçais de maintenir de façon régulière. J'hésitais à répondre à la jeune fille mais en y réfléchissant je n'allais pas passer le reste de ma vie sans parler de mes parents ou de mon passé, après tout ça arrivait à tout le monde, tous les jours de faire référence à son enfance. Alors pourquoi pas moi ?

Et ça ne m'était jamais parut plus évident qu'en cet instant, dans cet endroit reposant avec cette fille qui m'inspirait vraiment confiance. J'en fus la première surprise mais  j'avais l'impression soudaine que quelque chose changeait, que j'étais en train de passer un cap important depuis le pire jour de ma vie, qu'une page se tournait vraiment.

* C'est le bon moment, c'est maintenant *

Les douleurs mental et physique présentes dans mon cœur s’atténuèrent quelque peu et, tout en laissant ma main là où elle était, je simulais un coup de froid et continuais de sourire doucement. Je me perdis une minute dans mes souvenirs d'enfance le temps de savoir quoi dire à ma nouvelle amie, du moins j'espérais qu'elle le devienne.



Flash back – 10 ans plus tôt -


Une petite fille de 6 ans, les cheveux châtains coiffés en deux tresses pendant de chaque cotés de son cou, habillée d'une robe en dentelle rose. Elle était assise sur le grand lit de ses parents, une boite en carton ouverte devant elle, et avait étalé des photos partout sur le lit, autour d'elle. Quand des pas lourds se firent entendre dans le couloir jusqu'à la chambre et la porte s'ouvrit sur un homme dont le regard paternel ne pouvait faire douter de son amour pour la petite fouineuse.

- Ah, tu es là ma puce. Qu'est ce que tu fais ?
- Je regarde les photos de Poudlard.

L'homme s'asseyait sur le lit près de la petite fille avec un sourire attendrit et malicieux sur les lèvres. Il embrassa la petite fille sur la tête et jetait lui aussi un œil à ces images mouvantes sur papier glacé.

- Papa ? Raconte moi encore.

Sans se faire prier plus longtemps l'homme se mit à conter ses années d'études à la petite chérie, blottit contre lui, parlant des cours, de ses matchs, de ses débuts de flirt avec sa maman …


Fin flash back



Je me tournais finalement vers Alice, soudain comme transformée et lui adressais un grand sourire en me mettant à parler comme je ne l'avais encore jamais fais.

- En France ? Tu as déjà vu Beauxbâtons ? Ca doit être joli là-bas. Mon père était à Poufsouffle et maman à Gryffondor. Ils jouaient tous les deux au quidditch et ça les amusait bien d'être en compétition comme ça. Papa m'a raconté tellement d'histoires drôles sur les jumeaux Weasley ou Peeves. Il disait que c'était de vrais catastrophes mais il riait quand même en me racontant leurs blagues. Tu sais mes parents faisaient partit de l'AD. Tu sais ce que c'est ?  Ils ont eut une médaille pour leur courage pendant la dernière bataille, comme beaucoup d'autres élèves, Il me semble qu'il y a une plaque avec tout les noms dans la salle des trophées mais je ne suis encore jamais allé voir. Il faudrait que je pense à y aller.

Reprenant enfin mon souffle je me mis à rougir légèrement en continuant de sourire à ma camarade qui avait l'air de ne pas en revenir. Tout ceux qui m'approchaient savait que j'étais assez réservé et je venais d'étonner la pauvre Alice.

- Excuse moi … Il m'arrive d'être bavarde parfois … Et toi ?  Ta maman t'a dit quoi sur Beauxbâtons ?
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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Mar 21 Avr - 19:15

Après un long moment de silence, Victoria se mit à me parler sans détour et sans vraiment respirer. On aurait dit qu'elle venait de retirer le bouchon d'une bouteille de champagne sous pression. Je fus très étonnée mais elle eut l'air soulagée. C'est alors qu'elle me demanda des anecdotes sur Beauxbâtons... Je me mordis la lèvre, je n'avais pas grand chose à raconter.

- Oh je ne sais pas trop à quoi ça ressemble, je n'ai jamais vu de photo, mais il parait que c'est très stricte là-bas, et la directrice est super grande, comme Hagrid, je l'ai rencontré quand j'étais toute petite mais je ne savais pas qu'elle tenait une école de magie, juste qu'elle avait été la directrice du collège de ma mère. Mon père lui... a fait une année ici, mais il a quitté l'école pour apprendre avec ses parents...

L'histoire de mon père n'était pas très glorieuse et pour beaucoup de sorciers, pas très intéressantes non plus, ça ne servait pas à grand chose que j'en parle. Et puis, je n'étais pas encore très à l'aise avec tout ça, même si au fond, j'avais la sensation que le jeune fille comprendrait.

- L'AD? J'ai lu pas mal de choses sur le sujet, c'est classe! Ils... ils s'appelaient comment tes parents, si ce n'est pas trop indiscret? Tu dois être très fière d'eux!

* Ils s'appelaient?? Non mais Tchoupie!! Qu'est-ce que tu fous, là? * Faisant semblant de rien, j'espérais ne pas lui avoir fait de mal, c'était ma maladresse légendaire! Et puis, j'avais dit ça naturellement donc... Je lui souris franchement, ignorant ma bourde. * Elle a une sacrée histoire tout de même, j'aimerais avoir autant de prestige dans ma famille... *
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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Jeu 23 Avr - 13:15

* Ah ? Elle a rencontré Mme maxime ? La chance ! ... Oups, alors elle a relevé ma bourde ... Respire,  ca va aller *

- Mais tu sais moi aussi j'ai été obligée d'apprendre mes bases à la maison et c'est pas un mal ...

La main sur mon cœur exerça une pression plus forte, j'étais peut être prête à parler mais certains points restaient très sensibles et ma douleur était encore trop présente pour la gérer totalement. Après une profonde inspiration et un sourire à la jeune fille, je repris et répondis à ses questions.

- Euh ... Gordon Lester et Dylis McAffy ... Et oui, bien sûr que je suis fière d'eux ! Papa est devenu auror après Poudlard et maman a travaillé chez Fleury et Bott si je ne me trompe pas. C'était avant ma naissance alors ... Et toi ? Ils font quoi tes parents ?

Je lui lançais un grand sourire sans remarquer que ma main était maintenant tranquillement posée sur mes genoux avec l'autre.
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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Ven 24 Avr - 19:08

Préférant ne pas trop m'éterniser sur les parents de la jeune Poufsouffle, je décidai de répondre à sa question.

- Tes parents avaient l'air géniaux! Moi, mon père est menuisier, tu vois ce que c'est? Et ma mère est herboriste. J'ai plutôt prit le don manuel de mon père que la main verte de ma mère. Elle a des clients moldus et sorciers, ça m'a fait bizarre de l'apprendre. Mon père lui... c'est un sang pur mais... c'est un cracmol...

Mes mains étaient crispées sur le rebord du banc, j'attendais sa réaction en espérant qu'elle n'était pas de ceux qui se moquent des cracmols. Je savais que mon père le vivait assez mal et qu'il avait quitté ma mère pour cette raison. Pourtant ses parents lui avaient toujours dit qu'il n'y avait aucune honte à avoir, mais malheureusement rien n'y faisait.
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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Ven 24 Avr - 19:48

L'atmosphère légère et bienheureuse qui nous entourait toutes les deux s'altéra quelques peu alors que j'écoutais avec contentement la jeune fille me parler de ses parents. Mais Alice ne semblait plus vraiment à l'aise avec le sujet et je ne compris pas tout de suite pourquoi alors que j'essayais de décrypter son regard inquiet.

* J'ai dis un truc qui ne fallait pas ? *

Je percutais enfin dans un froncement de sourcil désapprobateur à son inquiétude et à l'intention de tous ces imbéciles de "sang-pur" qui se croyaient meilleurs que tout le monde. Pour lui remonter le moral je lui jetais sur un ton désinvolte :

- Un cracmol ? Et alors ?

Ensuite n'écoutant que ma curiosité je la relançais sur le sujet de ses parents avec un sourire espiègle sur le visage.

- Il fait des meubles c'est ça ? Ca doit être difficile un métier pareil ! Tu dois être fière de lui toi aussi ! Avoir un don de ses mains c'est pas donné à tout le monde ! Et ta maman, dans les plantes ! Elle fait des potions ou juste de la vente d'ingrédients ?

Je repris mon souffle voyant que mon bavardage l'avait une fois de plus surprise et je terminais avec un petit sourire gêné.

- Excuses-moi, je suis indiscrète.
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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Sam 25 Avr - 20:53

- Un Cracmol? Et alors?

Elle avait lancé ça d'une voix forte * Peu importe, nous sommes seules! * et d'une désinvolture sans précédent. J'écarquillai mes yeux verts, surprise. C'est alors qu'elle reprit le sujet de mes parents, visiblement intéressée. Mes poumons se relâchèrent.

- Ma mère est une sorte de médecin par les plantes que les moldus appellent herboriste, c'est génial comme boulot, et mon père, oui il fait des meubles de ses propres mains, c'est passionnant, et c'est super joli! Je travaille souvent avec lui quand je vais là bas en vacances et il travaille aussi le cuir, mais ça je sais pas faire... Tiens regarde!

Je lui tendis ma pochette à baguette en cuir bordeaux ciselé dont le laçage formait une boucle en haut afin de l'installer à la ceinture. Cette pièce de sa création était ma fierté, et je l'arborai avec un sourire radieux devant les yeux de ma nouvelle amie. Nous avions visiblement le point commun d'une existence pas évidente que l'on préférait taire aux inconnus pour éviter les curiosités malsaines.
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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Lun 27 Avr - 9:16

Alice me montra une des œuvres de son père et je m'émerveillais sincèrement devant sa pochette en cuire qui lui servait à ranger sa baguette. De toute évidence cet homme y avait mit tout son cœur et son amour dans ce cadeau.

- Ouha ! C'est super joli !

Nous échangions un sourire ravit. Cette après midi promettait de biens bonnes choses et j'étais finalement contente de m'être disputé avec Hagrid. Je n'avais pas été aussi bien depuis longtemps en dehors de mes sorties avec mes 4 amies, et j'espérais de tout cœur de m'en être fait une de plus en cette Gryffondor. J'étais tellement à l'aise avec elle que ma résolution de plus parler de mes parents était facile à tenir et j'avais comme l'impression que c'était réciproque. Du moins je le souhaitais.

Mais comme toutes les bonnes choses, il devait y avoir une fin à cette merveilleuse parenthèse et je dû me lever pour partir. Je venais de me rappeler un gros devoir à faire qui allait malheureusement me prendre des heures et je n'étais pas motivée à rester enfermer tout ce temps dans le château par une si belle journée.

- Oh ! Excuse moi Alice ! J'ai du travaille qui m'attends ! Je serais bien resté avec toi encore un moment mais j'ai déjà trop loupé les cours pour pouvoir rater ce devoir.

Je tournais les talons et m'apprêtais à partir quand je me tournais une dernière fois vers la jeune fille, avec un sourire complice.

- Est ce que ton père vend des pochettes comme la tienne ? Elle est si jolie que j'en voudrais bien une aussi.

J'attendais sa réponse pour pouvoir rejoindre l'école, plantée devant le banc sur lequel j'étais assise il y avait une minute et où Alice y était encore installée.

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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Mer 29 Avr - 15:50

Victoria eut l'air impressionnée par la pochette, ce qui me flatta, je n'avais jamais vraiment parlé de mon père et de sa condition spéciale. Je souriais, clairement soulagée, mais mon sourire se ternit légèrement lorsque ma nouvelle amie avec qui je me sentais si bien, m'annonça qu'elle avait un devoir à aller travailler. Avant de partir, elle me demanda tout de même si mon père pouvait lui faire sa propre pochette qu'elle était visiblement prête à acheter.

- Ah ben je l'ignore, mais je pourrai lui demander si tu veux!

Je laissai Victoria partir, en un sens un peu déçue, mais néanmoins contente d'avoir fait sa connaissance. Je restai seule, m'imprégnant du doux clapotis de l'eau de la fontaine, me demandant comment contacter mon père, lui qui avait décidé de vivre sans magie. Je me demandais comment il prendrait la réception d'un hibou venant de Poudlard et de surcroît pour lui demander de faire un porte baguette pour une amie sorcière qui connaissait sa situation et le paierait sûrement en monnaie de sorcier...
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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Sam 20 Juin - 7:37

En cette fin juin, Opale s'en alla vers le milieu de l'après midi aux abords de la forêt interdite, afin de se recueillir, seule, sur la stèle en hommage à sa jumelle. La jeune prof' s'installa sur l'herbe après avoir posé deux cartons qu'elle avait fait flotter derrière elle, pour  faire face à la pierre et se mit à parler d'une voix basse.

6 mois déjà soeurette.. C'est impressionnant, tu sais, le temps passe si vite tout en étant en même temps si long. Mes journées sont tellement identiques.. Rien n'arrive à me détourner de ton absence. Bien entendu on reprend le dessus, on continue de vivre.. Ou au moins de survivre, ma vie à perdue de sa couleur depuis que tu n'es plus là.


Après un instant de silence, elle reprit, toujours à voix basse, les yeux se remplissant de larmes.


Je regrette tellement que tu n'es pas eu les funérailles que tu méritais. Personne n'a été capable de faire quoi que ce soit de correct, tu n'imagines la colère que j'ai ressentis envers notre directrice ainsi qu'envers Diagon et Morgane. Envers moi aussi.. Pour ça.. Ce soir je ferais une petite commémoration. Je ne sais pas vraiment si les gens vont venir, mais dans le pire des cas moi je serais là. Et je ferais en sorte que tu ais quelque chose que tu aurais aimé. Je te le jure Leeloo.

Voyant, sur sa montre qu'il était près de 20h, cela faisait maintenant plus de 2h qu'elle était assise là dans un silence presque religieux après ces mots, elle se hâta de se relever pour commencer à installer le matériel. Une boule se format dans l'estomac de la jeune adulte, elle s'inquiétait de ne voir personne venir rendre hommage à Leeloo, elle n'avait pas prévenue les élèves en dehors des préfets et du corps enseignant. Elle espérait qu'au moins une personne viendrait, elle ne supporterait pas de se retrouvé seule ici..

*Aller de toute façon quoi qu'il en soit j'allumerais toute les bougies, et la stèle sera recouverte de mes fleurs.. *

Sans se laisser aller à des émotions trop intenses, la brune sortie donc les bougies des cartons, ainsi qu'une planche de bois qu'elle avait décoré et sur laquelle elle avait gravé le nom de sa jumelle et un message : A toi ma sœur, ma moitié ton corps n'est plus mais ton souvenir et ton amour nous guideras tous, nous les chanceux de t'avoir eu dans nos vies. Son écriture arrondie, était lisible et le resterait grâce à l'encre éternel utilisée pour remplir la gravure.  Le ciel s'assombrissait, les étoiles apparurent timidement en ce début de soirée. Lâchant un soupir, Opale se mit à droite de la stèle prête a accueillir quiconque viendrait dire au revoir à l'énergique Leeloo.
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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Lun 22 Juin - 15:16

La petite aiguille venait de s’arrêter sur le huit quand j’arrivai à la lisière de la forêt interdite. Bizarrement peu de personnes étaient venues à la cérémonie en l’honneur de la défunte Professeur Leeloo. Pour me divertir, j’écoutai de chant du vent dans les feuilles. *Est-ce la dernière chose qu’elle ait entendue avant de mourir?* Comme pour rendre la scène encore plus pitoyable qu’elle n’était déjà, un oiseau se mit à chanter un air triste et longuet.

La Professeure Opale, ma directrice de maison et jumelle de Leeloo, se tenait à droite de la stèle érigée en l’honneur de feue sa sœur. Elle était là mais quelque chose dans son regard la faisait paraître ailleurs. *Ses pensées doivent avoir rejoint sa sœur… Ça doit être horrible de voir mourir sa jumelle…*

Je posai les yeux sur Miss Opale tout d’abord incapable de lui dire quelque chose, puis je me souvins des règles de politesse :
- Toutes… toutes mes condoléances Miss… Comme vous le savez votre sœur était un professeur estimé à Poudlard. 

Je m’inclinai légèrement devant l’endeuillée. *Pauvre d’elle, comme on le sait les cérémonies sont faites pour ceux qui restent et non ceux qui partent…* Je déposai sur la pierre tombale le cadeau que j’avais fait pour Leeloo de mes propres mains. C’était un bougeoir assez simple, blanc sur lequel était percé son nom. J’allumai avec un « incendio » audible la bougie à l’intérieur du pot et le sol se mit à resplendir du nom de Leeloo. Les six lettres semblaient danser à la lueur de la bougie. Comme si la défunte était toujours avec nous, joyeuse.

Soudain le fond d’air devint glacial ; je tremblais dans ma cape légère. Sans savoir si Miss Opale m’avait remarqué ou pas, je m’éloignai de la stèle pour laisser place aux futurs arrivants. Je vis Roranicus près de la forêt et m’approchai de lui. Je ne savais pas vraiment si je devais le considérer comme un ami. *C’est un bon collaborateur en tout cas !* Il semblait lui aussi perdu dans ses pensées. En fait personne ne parlait et le seul bruit provenait du chant de cet oiseau de malheur. Je sentais la tension palpable. *C'est sûrement le fruit de mon imagination...* Je m’assis à côté du Serdaigle tout en essayant de me rappeler un souvenir de Leeloo. Mais à la vérité elle était morte peu après mon arrivée et si je l’avais croisée une fois dans les couloirs, peut-être, je ne m’en souvenais plus.  

Tout en me tordant les mains par malaise je lançais à Rory :
- C’est quoi ton meilleur souvenir avec le professeur Leeloo ?

Curieuse de savoir si je l’avais dérangé en pleine réflexion, je le regardais droit dans ses yeux bleus.

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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Lun 22 Juin - 16:14

La seule fois où j'étais venue ici je venais de me disputer avec Hagrid, à qui je n'avais toujours pas reparlé, et j'étais tombée sur Alice. Une Gryffondor avec qui j'avais parlé pendant des heures de nos parents, avec qui j'avais noué une nouvelle amitié.

Quand j'arrivais aux bras de mon préfet, je n'étais pas nerveuse ou triste car ce lieu avait, à mon sens, quelque chose de particulier. C'était ici que j'avais tourné une page de ma vie. Et ce soir je sentais qu'il en serait de même pour Miss Opale, que cet hommage servait à ça. A tourner la page pour tous ceux qui avaient connu et aimé Miss Leeloo, de près ou de loin.

En arrivant je vis que la stèle était joliment décorée avec des bougies et des fleurs que les autres élèves, arrivés avant nous, avaient posé tout autour de la fontaine. A mon tour je me détachais d'Eric avec un petit sourire nostalgique et je posais un mot d'adieu et des fleurs sur le rebord de la fontaine, présent offert par le jeune homme et moi-même. Je retournais dans la foule d'élèves où Eric me reprit le bras sans que je ne dise rien car il avait l'air d'en avoir besoin, lui qui avait connu le professeur Leeloo plus que moi.

Je lui murmurais pour le faire sourire, ce qui fonctionna à merveille :

- Ton nœud pap' est quand même horrible.

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avatarGarance D
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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Lun 22 Juin - 20:06

La lune illuminait la nuit. Des étoiles l'entouraient et complétaient la lumière qu'elle diffusait. Cette impératrice de la nuit déversait sa lumière sur la tombe de la Professeure Leeloo, tristement disparue lors d'une attaque de Centaures. Du granit rose. Un très bon choix.

*C'est magnifique ...*

La tombe fleurie et le message d'adieu inscrit étaient sublimes. Ils n'auraient pu mieux faire ! C'était un très bel hommage qui lui était rendu.

*Quelle gourde ! Je n'ai même pas apporté de fleurs ... Oh quelle honte !*

Garance n'avait jamais assisté à un cours du Professeur Leeloo. Elle ne l'avait jamais côtoyée. Mais à en voir le monde et la foule qu'il y avait à cette cérémonie, elle devait être très appréciée.
Apercevant Victoria Lester, Garance se précipita à ses côtés. Elle lui attrapa le bras et lui sourit tristement : la situation n'était pas à la plaisanterie. La blairelle était un peu gênée d'être là, à un enterrement qui ne la concernait pas vraiment. Mais avec du recul, elle se dit qu'elle devait être là. Pour soutenir ses proches, ses anciens élèves, mais aussi parce qu'elle faisait parti du corps enseignant de Poudlard. Et puis elle devait être là, juste parce que même si elle ne la connaissait pas, elles étaient liées par Poudlard. C'est tout.


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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Mar 23 Juin - 14:00

Crépuscule arriva silencieusement sur la pelouse. Emmitouflé dans sa cape de voyage, il avança lentement parmi les petits groupes d'élèves qui s'étaient formés ici et là.

La première personne qu'il vit ce fut Clive, le préfet des Serdaigle, qui marchait dans le sens contraire. Ils s'arrêtèrent face à face quelque secondes et se serrèrent la main avant de reprendre leurs chemins respectifs. Ils n'avaient pas besoin de se parler et s'étaient compris d'un seul regard. Les deux étaient soulagés de voir l'autre, et ça réchauffa un peu le cœur du Serpentard dans cette triste nuit.
Crépu tomba alors sur un regard vert. Il aurait aimé que se soit le regard de Myo mais c'était les iris jade d'Eric. Le blond était avec Victoria qui ne semblait pas encore avoir vu le brun. Mais ce que le vert et argent put voir dans le regard de son ami était une grande confusion. Sans doute ne l'aurait-il pas reconnu s'il ne portait pas ses éternelles lunettes d'aviateur sur le sommet de son crâne. Crépuscule avait beaucoup changé, ses cheveux étaient plus courts, son teint moins halé, il était plus maigre, moins musclé, même si sa carrure restait la même. Mais ce qui avait dû interloquer le préfet des Poufsouffle ça devait être ses joues légèrement creusées et les cernes qui marquaient ses yeux.

Lui faisant uniquement un signe de tête il passa son chemin en direction de la stèle. Il y avait déjà plusieurs bougies d'allumées, des fleurs et autres présents posés autour du granit rose et de la fontaine. La mâchoire du brun se contracta un peu plus qu'elle ne l'était déjà. Il avait quelques remords, car cette nuit là, il était resté au château pour veiller sur ses camarades au lieu d'aller dans la forêt. Il savait bien qu'il n'aurait pas pu arrêter le court du temps mais il ne pouvait s'empêcher de penser que s'il avait été là-bas, tout serait peut-être différent. Le professeur Leeloo serait peut-être en vie mais la faucheuse aurait prit quelqu'un d'autre... Peut-être même lui, s'il avait été là-bas... Mais il n'y était pas, et il ne pouvait qu'imaginer la douleur et la peine de son professeur. Il avait failli perdre Aurore tellement de fois qu'il n'osait imaginer ce qu'il se passait dans la tête d'Opale.

S'accroupissant, il se saisit d'une bougie et l'alluma d'un informulé. Puis il passa la main dans une de ses poches et en sortit une pierre. C'était une petite pierre de feu que lui avait donné Esha qui était aussi longue et grande que sa main et sur laquelle il avait gravé "Lien éternel". Il la déposa contre le granit et mit sa bougie juste devant, faisant ainsi danser des petits reflets rouges sur l' inscription de la pierre. Aussi longtemps qu'elle serait là, elle protégerait le monument.
Se redressant, il se dirigea vers sa professeure. Il se planta devant elle mais ne lui dit rien. Il n'avait pas de mots à mettre sur ses émotions et n'imaginait que trop ce que la perte de sa jumelle engendrait. Crépuscule s'inclina alors tout simplement et prit les mains de son aîné dans les siennes en se redressant. Il se contenta juste de serrer ses doigts pour lui transmettre un peu de chaleur. Il ne resta pas longtemps dans cette position avant de relâcher ses mains et de prendre congé.

Il retourna parmi les autres étudiants et se tint à l'écart des groupes. Il leva les yeux au ciel et soupira. C'était un drame tellement dur. Lui-même avait cru mourir lorsque Aurore était au plus mal. Il se demandait comment faisait son professeur pour tenir encore debout après la perte de son double. Parce que cette réalité finirait par arriver un jour aussi pour lui. Que resterait-il de lui s'il perdait sa sœur ?


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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Mar 23 Juin - 14:36

Son reflet était assez terne dans la glace des toilettes du troisième étage. Les poches sous ses yeux devenaient de plus en plus noires et la préfète avait essayé de les cacher avec un peu de maquillage. Les nuits étaient devenues pénibles depuis la fameuse virée dans la forêt interdite qui avait provoqué la mort de Leeloo. Justement, la préfète se préparait pour aller à la cérémonie en l'honneur de la professeure défunte. Les cheveux attachés en tresse, vêtue d'une simple robe noire et un bouquet de pivoines dans la main, Winonna sortit des toilettes et déambula dans les couloirs du château jusqu'à la sortie pour rejoindre la lisière de la forêt.
Plusieurs élèves étaient déjà présents, la Capitaine aperçut Rory avec Roxane. En rejoignant le groupe, la jeune fille aperçut Crépuscule, qu'elle salua rapidement, puis elle se dirigea à grandes enjambées vers la stèle pour y déposer les fleurs qu'elle avait cueillit dans l'après midi. Elle se recula doucement et alla rejoindre le groupe de Poufsouffle. Elle prit la main de Garance et appuya sa tête contre l'épaule de son aînée. Tous ces événements poussaient à réfléchir sur l'avenir, qui était toujours incertain. Tout pouvait arriver d'une minute à l'autre. Regardant Victoria, Eric et Garance, elle se dit qu'il fallait rester soudés et ne pas se mettre à l'écart. Winonna regarda derrière elle, Louanne n'était pas là. La jeune blonde avait espéré que l'ancienne préfète assisterait à cet hommage, mais peut-être que la rouge et or ne s'en sentait pas prête. D'autres apprentis sorciers approchèrent par petits groupes de la lisière. La préfète sourit en voyant tant de monde se réunir pour Leeloo , puis se retourna vers la stèle en lançant un regard inquiet vers la forêt interdite.

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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Mer 24 Juin - 20:16

Une silhouette encapuchonnée dévalait la pente douce qui menait jusqu’à la lisière de la forêt. Sa longue cape d’un vert incroyablement foncé la rendait quasiment invisible au milieu de cette immense étendue d’herbe. La lumière lunaire éclairait le parc et les orthoptères venaient briser le silence de la nuit avec leurs chants incessants. Cette silhouette se dirigeait tout droit en direction de la forêt. A la lisière de cette dernière, plusieurs groupes de sorciers s’étaient déjà formés tout autour d’une stèle rose pale. Certains d’entre eux étaient sûrement là depuis des heures. Comme par exemple Opale, qui était sûrement arrivée en premier sur les lieux.

Telle une ombre intouchable, la demoiselle qui se cachait sous la cape et qui n’était autre que Myosotis se faufila entre ses camarades et ses enseignants pour se rendre auprès de la tombe. Elle y parvint sans encombre, se déplaçant aussi vite et plus silencieusement qu’un courant d’air. A quelques mètres de la tombe, elle s’arrêta, observant la stèle de ses yeux verts émeraude. Elle était belle. Leeloo l’aurait très certainement adorée. Se baissant un instant, la silhouette encapuchonnée arracha une grosse touffe d’herbe à ses pieds avant de se redresser. Son regard croisa alors celui d’Opale. Elle lui fit un bref signe de tête pour lui montrer sa compassion.

D’un pas lent, Myosotis commença à s’approcher du monument de granite. Sa capuche tomba d’elle même dans son dos, dévoilant ses belles boucles d’un noir d’encre. Ses cheveux brillaient sous la douce lumière de la lune. Ses yeux restaient rivés devant elle et rien ni personne n’aurait pu l’arrêter dans sa course. Portant devant elle la grosse touffe d’herbe comme s’il s’était agit d’un bouquet de fleur, elle sentit plusieurs regards interrogateurs se poser sur elle. Mais alors qu’elle s’approchait de la stèle, les longes tiges d’herbe se transformèrent petit à petit en un magnifique bouquet de fleur, et ce n’était pas n’importe quelles fleurs: il s’agissait de myosotis alpestris roses.

Les fleurs étaient retenues en bouquet par un ruban rose lui aussi. Elles semblaient dégager une faible lumière et une chaleur inexplicable. Elles paraissaient également répandre une sorte de sérénité magique et apaisante. Myosotis n’avait pas prononcer le moindre mot ni même sorti sa baguette magique. L’herbe s’était métamorphosée sans réelle explication. C’était de la belle magie. Les regards posés sur elle s’adoucirent peu à peu. Des chuchotements commencèrent à se faire entendre dans son dos. Etant arrivée devant la stèle, elle déposa son bouquet parmi les autres. Elle eut l’impression de voir une Vélane au milieu de personnes banales: ses fleurs étaient de loin les plus belles.

« Magnifique… » chuchota dans un souffle une petite de première année.

« Comment elle a fait ça ? Sans baguette ! » s’exclama un garçon de cinquième sur sa gauche.

« Pfff’ vous êtes c*ns ou quoi ? Ça se voit que c’est un simple tour de passe passe digne des plus piètres magiciens moldus ! » pesta Cindy Farley à l’intention de ses amis.

« Que c’est beau ! » lâcha dans un souffle une autre voix.

Ces remarques diverses et variées ne parvinrent pas à sortir Myosotis de sa paralysie momentanée. En effet, les yeux de la demoiselle aux cheveux noirs s’étaient posés sur une étrange pierre devant laquelle se trouvait une bougie allumée. Sur ladite pierre, les mots « lien éternel » étaient gravés. La demoiselle était sûre et certaine qu’il s’agissait d’une pierre de feu. Et à la connaissance de la semi-vampire, il n’y avait qu’une seule personne qui était capable de poser une telle pierre à cet endroit, et elle ne parvenait pas à croire que cette personne-là était si proche d’elle à cet instant précis. Sans aucun doute, il était là.

*Crépuscule.*

Myosotis fit immédiatement volte-face, faisant tourner au passage sa légère cape verte foncée. Elle balaya de ses yeux verts la foule de gens qui se trouvait devant elle à la recherche du jeune homme. Il était revenu sans la prévenir ce qui n’étonnait pas plus que ça la semi-vampire. La blancheur de son visage faisait tellement ressortir ses lèvres d’un rouge écarlate presque surnaturel qu’elle ressemblaient à une tâche de sang sur une feuille blanche. Sans attendre une seconde de plus, la Serpentard commença à se faufiler entre les groupes pour retrouver celui qu’elle cherchait. Malheureusement, elle fut ralentie dans sa course par Anouk, une fille qu’elle appréciait trop pour l’envoyer balader méchamment.

« Myo ! Ton bouquet est tout simplement magnifique ! Tu as fait comment pour… »

« Désolée Anouk mais je n’ai pas le temps de répondre à tes questions… » répondit Myosotis sur un ton des plus navrés. « Mais dis-moi, tu n’aurais pas vu Crépuscule par hasard ? »

« Crépuscule est LÀ ?! » répliqua une voix criarde que Myosotis ne supportait pas.

« La ferme Farley, tu vois bien que je ne m’adresse pas à toi ! » lui lança sèchement la semi-vampire.

« Et tu vas faire quoi si je ne me la ferme pas, hein ? Tu vas me sucer le sang comme tu l’as sûrement fait avec Leeloo ? Avoue que c’est toi qui l’as tuée, comme tous les autres d’ailleurs ! »

« Ne l’écoute pas Myo.. Tu sais bien qu’elle est co… »

Avant même qu’Anouk ait pu terminer sa phrase, un énorme bruit semblable à un pétard fit sursauter plus d’une personne. Cindy Farley avait été projetée à plusieurs mètres de hauteur et avait fini sa course un peu plus loin, sur les fesses. Elle semblait être choquée par ce qu’il venait de se passer et se coucha par terre, faisait semblant de se tordre de douleur. Myosotis avait arrêté de retenir sa colère et elle ne le regrettait pas. Avant même que ses camarades n’aient eu le temps de voir qui était l’auteur de cette explosion, la Serpentard avait disparu dans la foule. Elle avait rabattu son capuchon sur sa tête, continuant à chercher le Préfet des verts et argent.

Une légère brise s’était levée, faisant plier l’herbe du parc sur son passage. La nuit était de plus en plus sombre, bien que le soleil se devinait encore derrière les hautes montagnes, au loin. La douce lumière dégagée par les bougies allumées vacillait de temps à autres, au grès du vent. La surface lisse et calme du lac reflétait les étoiles qui apparaissaient de plus en plus nombreuse dans le ciel presque sans nuage. Il faisait encore chaud en cette soirée estivale, ce qui rendait d’autant plus étrange l’accoutrement de Myosotis. Pourquoi portait-elle une cape, légère, certes, mais une cape tout de même ? Les personnes devant qui elle passait la regardaient bizarrement.

Sous cette fine cape de soie qui volait gracieusement à chaque geste qu’elle faisait, la semi-vampire portait une robe courte en mousseline de soie qui s’arrêtait au dessus de ses genoux et qui était aussi émeraude que ses yeux. La légère brise amena jusqu’à Myosotis un parfum qu’elle ne connaissait que top bien: celui de Crépuscule. S’arrêtant immédiatement, elle tourna sur elle même jusqu’à ce qu’elle voit au loin son bien aimé. Il était à l’écart des autres élèves et avait les yeux levés au ciel, certainement plongé dans une profonde réflexion. Il ne semblait pas avoir été troublé par l’explosion qui avait eu lieu quelques instants auparavant.

Sans attendre plus longtemps, la semi-vampire s’approcha de lui. Une fois en face du jeune homme qui lui avait manqué plus qu’elle ne l’avouerait jamais, Myosotis leva son visage angélique pour le regarder dans les yeux. En faisant cela, elle fit tomber pour la deuxième fois de la soirée sa capuche, dévoilant à nouveau ses cheveux qui avaient de magnifiques reflets bleutés dus à la lumière de la lune. Elle bâtit à plusieurs reprises ses longs cils noirs, geste qu’elle n’avait pas fait depuis bien longtemps. Après avoir observé les yeux bleus roi toujours aussi hypnotisant de Crépuscule, la Préfète se glissa dans ses bras et le serra contre elle, sa tête posée sur son torse.



Couleur Myosotis: #00cc00
Couleur Anouk: #006633
Couleur Cindy: #669933
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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Jeu 25 Juin - 17:24

L'esprit remplit d'interrogation, Crépuscule sentit  Myosotis arriver sur la pelouse. Il n'osa pas la chercher du regard, sachant pertinemment que si elle voulait le trouver elle le ferait sans peine. encore fallait-il qu'elle le veuille, après ce silence plus que prolonger.
Néanmoins, il la sentit arrivé près de lui. Plus il sentait son empreinte magique près de lui, plus son corps se tendait. Et finalement, elle se trouva rapidement devant le Serpentard mais il ne bougea pas. Il ne pouvait rien faire. Il ne savait pas ce que pensait Myosotis. Etait-elle en colère ? Etait-elle triste ? Allait-elle mettre un terme à leur relation ? Y avait-il encore quelque chose entre eux au final ?

Il sentit alors la noiraude venir se le prendre dans ses bras. Elle le serra contre lui et il se sentit se tendre encore plus. Il sentait ses mains dans son dos et sa tête contre son coeur battant. A ce moment là, le brun ne savait plus quoi faire, pourtant il sentit la pression, toute la pression qu'il avait accumulé ces derniers mois retomber petit à petit. Comme si la verte et argent effaçait par sa seule présence ses maux.

Alors, aussi doucement que maladroitement, et après quelques minutes sans réagir. Il passa à son tour ses bras autours du corps de Myosotis, redécouvrant les courbes de son corps qu'il avait oublié. Il la ramena encore plus contre elle comme s'il voulait qu'elle se fonde dans son propre corps et baissa enfin son visage pour le cacher dans la chevelure de sa bien-aimée. Penser à Myo dans ces termes lui faisait du mal. Il aimait profondément la jeune femme, et savoir que par son absence il avait pu lui faire du mal, ça le peinait énormément. Comment avait-il encore le droit de lui donner de l'amour, alors que quelque soit le choix qu'il devrait faire dans sa vie, se serait toujours l’intérêt de sa soeur qui passerait avant les siens? Comment pouvait-il mériter d'être aimé par elle, alors qu'au fond, il n'agira qu’égoïstement ?
Devant tant de révélation, et parce que la situation à la lisière de la forêt n'était clairement pas à la fête, Crépuscule craqua. Silencieusement, seule Myo en était le témoin privilégiée, mais sa Carapace explosa complètement. Quelques perles salées dévalèrent le long de ses joues et vinrent se perdre dans la chevelure noire de sa compagne. Chagrins, regrets, remords, tensions et désespoirs s'échappaient de ses yeux.

Ça ne dura que deux minutes, mais c'était les deux minutes nécessaires à Crépuscule pour remettre de l'ordre dans ses émotions. Ainsi, les larmes s'asséchèrent et la carapace reprit sa place. Puis, sans doute un peu trop brusquement, il s'écarta de la noiraude, brisant leurs étreinte. Ce n'était ni le lieu, ni le moment pour déballer tout ce qu'ils avaient à ce dire. Crépu mit alors un distance raisonnable entre eux, comme le voulait l'éducation de sang pur qu'il avait reçu. Mais il aurait tout donné pour sentir encore quelque seconde de plus l'odeur de fleur sauvage de la noiraude prêt de lui.
Il fixa alors les deux émeraude de Myosotis. Ils avaient une intensité que le brun ne leurs connaissait pas. Et ce fut avec un voix douce et rauque qu'il lui parla, malgré son apparence physique qui le rendait plus hostile que d'ordinaire.


- Je suis désolé.

Pas une hésitation. Pas un tremblement de la voix. Tout était posé et calculé comme devait toujours l'être un Aylen. Pourtant dans ces trois mots, Crépuscule s'excuser pour beaucoup de sujets. Sa disparition, ses non-nouvelles, son retour, son amour, son absence, la mort de Leeloo, la maladie de sa soeur, l'inquiétude qu'il avait pu causé et surtout Myo. Il s'excusait auprès de Myo de ne pas être celui qu'il lui fallait.


RP avec Myo
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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Ven 26 Juin - 14:36

Myosotis sentit les bras de Crépuscule passer autour de son corps tandis qu’elle fermait les yeux. Le parfum du jeune homme lui avait terriblement manquer. Elle n’aurait pas su dire pourquoi, mais ce doux parfum était celui qu’elle aimait le plus parmi tout ceux qu’elle avait été menée à sentir. Il était indescriptible, ne ressemblant à aucun autre. La demoiselle se contentait de prendre de profonde inspiration. Elle écoutait le chant des grillons qui se cachaient dans les hautes herbes, ignorant les bruits parasites que faisait la foule de sorcier. Les battements du coeur de Crépuscule raisonnait également à ses oreilles, comme une douce mélodie monotone. Ses mains étaient posées sur le dos du Préfet, qui était légèrement moins musclé que dans ses souvenirs, mais toujours assez pour faire baver les demoiselles de l’école. Ces dernières étaient d’ailleurs en train de chuchoter frénétiquement un peu plus loin. Elles pouffaient de temps à autre derrière leurs mains et la semi-vampire ne pu s’empêcher d’entendre certaines de leur remarques:

« Mais oui, c’est bien lui, il est revenu ! » s’excita l’une d’entre elles.

« Il était parti où en fait ? » questionna une seconde fille.

« D’après Camilla, il serait aller en Hongrie pour discuter avec des dragons parce qu’il a la capacité de s’adresser à eux ! » lui répondit une autre fille du groupe.

« Il est teeeeeellement beau… Mais il a un peu maigri non ? » dit alors la première demoiselle qui avait prit la parole.

« C’est vrai qu’il a un peu maigri, mais il reste quand même trop sexy ! » répliqua une quatrième fille qui n’avait pas encore pris la parole jusque-là.

Lorsqu’elles recommencèrent à pouffer, Myosotis décida de ne plus les écouter. Leurs propos étaient totalement insensés ! Certes Crépuscule avait le don de pouvoir s’entretenir avec des élémentaires, mais de là à savoir parler aux dragons ! Il était désolant aux yeux de la Serpentard de voir quelles balivernes les élèves étaient prêts à raconter pour se divertir. Ce n’est qu’à cet instant que la fille aux cheveux noirs se rendit compte que le jeune homme s’était mis à pleurer. La semi-vampire ayant une vue, un odorat, un toucher et une ouïe hypersensibles, elle parvenait à sentir les larmes de Crépuscule atterrir dans ses boucles noires. Elle ne bougea pas, se contentant de respirer profondément. Les muscles du sorcier se détendirent peu à peu, et après un court instant, il cessa de pleurer. Il s’écarta alors de Myosotis, se libérant de son étreinte. Bien que ce virement de situation fut un peu brusque et inattendu, la demoiselle ne résista pas et laisse le jeune homme mettre de la distance entre eux.

« Je suis désolé. »

Ces paroles avaient été dites machinalement, mais de loin pas sans émotion. Certes, la voix de Crépuscule n’avait pas tremblé lorsqu’il avait dit cette phrase, mais les mots n’étaient pas vides de sens comme l’aurait sûrement pensé une personne qui ne connaissait pas personnellement le beau Français. Les yeux émeraude de la Serpentard étaient plongés dans ceux bleu rois du jeune homme. Myosotis ne bougea pas immédiatement, se contentant d’observer l’homme qui se tenait face à elle. Au fond de ses yeux, elle pouvait voir qu’il avait muri durant son voyage. Son visage était plus fin que la dernière fois qu’ils s’étaient vus mais il portait toujours ses lunettes d’aviateur sur le sommet de son crâne. Il s’était certainement coupé les cheveux, mais n’avait apparemment pas passé ses journées au soleil: son peau avait légèrement perdu de son bronzage. Ses yeux bleus étaient légèrement cernés et pourtant, il était toujours aussi charismatique. Malgré tous ces changements physiques, il restait de loin le plus bel apprenti sorcier de Poudlard.

« Je ne t’en veux pas Crépu… Je n’ai pas à t’en vouloir. Viens… Allons un peu plus loin pour que tu puisses me raconter tout ça. »

Myosotis avait dit cela calmement, ce qui prouvait qu’elle pensait réellement ce qu’elle venait de dire. Sa voix avait été très douce et apaisante, presque hypnotisante. Juste après lui avoir dit cela, la demoiselle prit la main du jeune homme dans la sienne et l’entraina loin de la foule, longeant la Forêt Interdite. Les deux Serpentard marchèrent ainsi un moment sans se dire le moindre mot. La semi-vampire attendait que Crépuscule lui raconte ce qui lui était arrivé depuis son départ. Elle savait être patiente lorsqu’il le fallait, et elle n’était pas pressée qu’il lui narre son histoire. La semi-vampire était prête à lui accorder tout le temps qu’il lui faudrait. Myosotis portait presque toute son attention sur le Préfet. En effet, ils se trouvaient juste à côté d’une forêt qui regorgeait de nombreuses créatures plus maléfiques les unes que les autres et elle se devait de rester constamment vigilante. Elle sentait d’ailleurs le poids rassurant de sa baguette dans la poche intérieure de sa cape.


RP avec Crépuscule
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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Sam 27 Juin - 2:34

J'avais donc revêtu ma robe de deuil, une jolie robe noire en dentelle, sans décolleté, sans manche et arrivant juste au dessus du genou, très sobre. Chez les moldus, c'était une tenue de mise, le noir, ce qui rendait les enterrement d'une tristesse absolue en tout point. Je ne mettais jamais de robe habituellement, et cela allait sûrement surprendre. Les autres auraient-ils mis des tenues spéciales ? Je l'ignorais, mais finalement qu'importait ? Chacun fait son deuil à sa façon. Je pris une grande respiration et je sortis du dortoir des filles, espérant ne trouver personne dans la salle commune, et de fait, elle était parfaitement silencieuse. Seuls mes pas feutrés sur les moquettes et le léger grincement de mes escarpins rompaient se silence qui me paraissait alors presque lugubre aux vues des circonstances. Je sortis enfin de la salle, passant par l'étroit passage que me laissait le portrait de la grosse en pivotant.

Dans le couloir, je sursautai. Warren, le Serpentard qui m'avait accompagné à l'infirmerie quelques jours plus tôt était là, stoïque. Immobile moi-même, je le dévisageai avec étonnement.

-Salut Skellington...

-Salut Warren, qu'est-ce... qu'est-ce que tu fais ici ?

-Oh ! Ben je t'attendais, je me doutais que tu irais à la cérémonie...

Je me mis à sourire, timide et rougissante.

-Et si je n'y étais pas allée ?

-Ben... j'aurais eu l'air c*n...

Il sourit à cette phrase et me présenta son bras que je pris élégamment. Lui aussi était vêtu de sombre, mais beaucoup plus décontracté que moi. Nous nous rendîmes dans le parc. La stèle était visible de loin, surtout ce soir où elle était éclairée par de nombreuses bougies, elle se découpait joliment dans l'obscurité naissante de ce soir d'été. Plus nous avancions, plus je me crispais au bras du jeune garçon qui, pour me détendre me lança avec douceur :

-Skellington... Tu es ravissante ce soir...

J'eus l'impression que rien n'était normal ce soir-là, mais je lui souris sincèrement et gentiment tant c'était adorable de sa part. Nous arrivions sur les lieux de la commémoration, et peu de personnes étaient présentes, pas même la Directrice. Je frissonnai, ayant oublié ma cape sur mon lit. Warren entoura alors délicatement mes épaules de son bras droit, un geste étonnant, mais tellement réconfortant à ce moment précis. Soudain je vis Victoria et j'incitai Warren à me suivre sur les quelques mètres me séparant d'elle. Je chuchotai alors à mon amie :

-Salut Ria...


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MessageSujet: Re: La lisière de la forêt interdite   Lun 29 Juin - 14:39

J'étais perdue dans mes pensées, essayant de me souvenir du professeur Leeloo à l'époque où je devais suivre ses cours, mais rien ne me revenait. J'avais beau faire, rien ne remontait à ma mémoire. Je fus tirée de ma rêverie par quelqu'un qui m'avait attrapé le bras et me tournais vers cette personne avec un air étonné qui s'adoucit en voyant qu'il s'agissait de Garance. Resserrant mon bras contre moi, je lui montrais mon soutien en ajoutant un sourire tendre à mon geste. Quelques minutes plus tard ce fut Winonna, ma capitaine de quidditch et préfète, qui s'ajouta à notre mini chaîne, ce qui m'amusa une seconde. Lui souriant aussi, je fus ravis de la tournure des chose, d'être si bien entourée. Plus loin je vis Roxane discuté avec Rory, ils avaient l'air de bien s'entendre et j'eus un pincement au cœur en réalisant que depuis quelques temps nous nous éloignions toutes les unes des autres.

* Il faut que j'arrange ça, déjà que j'ai caché mon anniversaire : une bonne raison de passer du temps ensem...*

Je venais d'être arrêté dans mes réflexions par une vision troublante. Quelqu'un venait de passer près de notre groupe pour déposer un cadeau particulier sur la fontaine et même s'incliner devant le professeur Opale. Mais ce qui me troubla ce fut de croiser son regard quand il reparti dans la foule. Des yeux bleus si particuliers que mon cœur reconnu cette personne avant même mon cerveau. Il me fallut cinq bonnes minutes pour comprendre pourquoi mon cœur avait raté un battement comme ça, et quand je capta enfin je me retournais vivement pour essayer de retrouver Aylen dans la foule derrière nous. Il était revenu, en sale état, mais bien de retour et je connaissais au moins une personne qui devait en être plus que ravit. Parce que j'étais une incorrigible romantique et qu'on m'avait vanté leur amitié profonde, j'aimais imaginer des retrouvailles à la Roméo et Juliette, un vieux conte moldu que Tante Hermine m'avait fait lire il y avait un an ou deux.

Je senti un coup de coude discret dans mes cotes et me retournais vers Eric qui affichait un sourire encore plus chamboulé, inquiet et un bout moqueur. Il murmura doucement :

- Toi aussi tu l'as vu.
- Tu veux aller lui parler ? Il me semble que vous êtes amis.
- Une autre fois, je l'ai vu partir avec Myosotis.

Échangeant un autre sourire avec mon préfet, mon attention fut de nouveau attiré ailleurs, par l'arrivée d'une autre de mes amies au bras d'un garçon.

- Salut Ria...
- Bonsoir Alice.

* Tiens, mais c'est le garçon du cours de sortilège … Warren il me semble. *

Mais je n'eus pas vraiment le temps de prendre des nouvelles ou de partager quelques banalités avec  la Gryffondor, histoire d'alléger l'atmosphère, qu'autre chose m'interpella. Décidément ce soir, pas le temps de réfléchir ou d'être un temps soit peu distrait, même pas le temps de penser que je n'avais pas ce temps pour y penser. Je me retournais sur un camarade de ma maison avec un air suspect.

* Une potion d'invisibilité?! Il est sérieux ? Ils ont déjà essayé de faire des capes qui finissent par redevenir visible et qui ne valent pas la cape de Harry … Mais une potion … Son idée est excellente ! … D'autant plus que, oui, ça aurait été très utile dans le sauvetage de cet élève il y a quelques mois. *

Voulant vraiment en apprendre plus sur ce projet, et bien sûr étant passionnée de potions et d'expériences dans ce domaine, je ne résistais pas longtemps et m'arrachais aux mains de Garance et Eric. Je raccrochais la prise de la Poufsouffle au bras de notre préfet en murmurant que je revenais vite et me plantais à coté du jeune chuchoteur comme si de rien n'était. Continuant d'observer la foule d'élèves et la fontaine, je m'adressa à lui en souriant malicieusement.

* Oups, le sourire spécial coup fourré, comme disait papa. *

- Bonsoir, Ria. Et toi ? … Tu pense vraiment pouvoir faire une telle potion … Seul ?

* La perche est tendue, voyons s'il nie ou s'il veut un coup de main *

Ria 0000ff
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La lisière de la forêt interdite
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