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 La Salle de Repos Inter-Maison

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avatarGustave Lerouge
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Lun 14 Nov - 20:03

Sans que Gustave est pu faire quoi que ce soit , Dorea s'enfuit , et en le croisant lui fît un sourire forcé , puis disparût . Puis , Lilion lui expliqua qu'Ariane s'était étouffé en mangeant , et que les filles avaient été secoués par ce " frôlement de la mort " , ce qui expliquait pourquoi Dorea était en larmes tout à l'heure . Puis , Ariane remercia Lilion d'un baiser sur la joue . Puis , elle demanda à Gustave si la lettre avait plût à Julian .

- Apparemment oui , il m'a répondu que ces informations étaient super intéressantes et que ça lui serait très utile . Sinon , à part que tu as failli mourir à l'instant , comment ça va ? 


Il avait posé la question en regardant Lilion en même temps , dont il voulait d'ailleurs en savoir plus sur lui . Il avait entendu dire qu'il venait de Mayotte . Tout devait être différent là-bas . 
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avatarLilion Elenwë
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Dim 20 Nov - 15:10

Il ne l’avait pas remercié, alors quoi, se disait Lilion, tandis qu’Ariane s’était rapprochée de lui. Elle était près, très près de lui, et il sentit alors soudainement le rouge lui monter aux joues. Tout troublé, il détourna le regard d’elle. Bon sang, mais pourquoi est-ce qu’il était aussi troublé en sa présence ?
 
« Je ... De rien, Ariane »
 
On dirait bien qu’elle n’avait pas remarqué son trouble, ou faisait semblant de ne pas le voir puisqu’elle était repartie s’installer dans le canapé. En revanche, Gustave, lui, ne devait pas avoir manqué la scène d’une seule miette. Pourvu qu’il ne le raconte pas ce qu’il avait vu à tout le monde …
 
« Tu m’étonnes …  »
 
Lilion se demandait bien de quelle lettre ils parlaient, mais cela ne le regardait pas … Pourtant la curiosité fut plus forte, alors tant pis si on l’envoyait bouler.
 
« Dites, de quelle lettre vous parlez ? »
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avatarAriane Parrish
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Lun 21 Nov - 8:33

- Apparemment oui , il m'a répondu que ces informations étaient super intéressantes et que ça lui serait très utile . Sinon , à part que tu as failli mourir à l'instant , comment ça va ? 

- Dites, de quelle lettre vous parlez ?

Ma première réaction fut d'éclater encore de rire, la remarque du jeune Gustave était digne d'un film comique. Ensuite je répondis, avant que le plus jeune des deux poufsouffles n'en ai le temps, avec un sourire narquois :

- J'ai un fan ... Non plus sérieusement son cousin est fan de l'Amérique, alors je lui ai fait un exposé. Les sorciers, les lois, les coutumes ... Ilvermorny.

Je me perdis une minute en me souvenant de ce que je lui avais dis cette après midi là, que je me sentais plus libre ici. Me redressant comme si je venais de me réveiller, je leva les yeux sur les garçons et leur ressorti mon sourire amusé. 

- Bon ! Je sais pas vous mais moi je ferais bien une partie de bataille explosive !

Tout en disant ça je sorti mon jeu de carte explosives d'une poche de mon pantalon style militaire et me rasseyais par terre en commençant à les distribuer pour nous trois. Je ne leur donnais pas le choix et attrapa Lilion qui était resté pas très loin de moi pour le forcer à s'assoir aussi, en m'adressant à Gustave dans le même temps :

- Aller gamin ! Viens t'assoir ou je sors ma baguette ! Les salles de repos c'est fait pour s'amuser, alors amusons nous. 
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Lun 21 Nov - 18:52

Gustave eût du mal à s'empêcher de faire un grand sourire mi-moqueur mi-gentil  à Lilion quand il vit que ce dernier ,  après le geste de remerciement d'Ariane , avait le teint des joues qui virait à l'écarlate . Mais il se maîtrisa et se contenta de répondre à sa question en complétant la réponse d'Ariane qui avait éclaté de rire après que Gustave lui ait demandé si elle allait bien  :

- Oui , et je lui ais écrit une lettre pour tout lui résumer .


Puis , Ariane invita les deux Poufsouffles à faire une Bataille Explosive même si elle les obligea à s’asseoir autour du tas de cartes qu'elles étaient en train de distribuer .

- Avec plaisir , cette journée de repos a quand même été vraiment fatigante pour moi . Mais tu sais , je suis sûr que Lilion n'a pas besoin qu'on le fasse s'asseoir de force ...


Il avait dit cette dernière phrase en souriant , car elle avait plusieurs sens .
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Mar 22 Nov - 21:42

Ah d’accord, Ariane avait expliqué les coutumes de son pays natal. Lilion ne savait même pas pourquoi il lui avait demandé, en fait, et il se demandait encore ce qui lui avait pris de demander. Enfin, pas longtemps, puisqu’elle l’avait fait s’assoir de force et lui distribuait des cartes. Mais … Bataille explosive, elle avait dit !?
 
Non, il préférait encore s’en aller d’ici, et vite avant que ce truc qu’elle avait dans ses mains n’explose ! Il était scandalisé.
 
« La … bataille explosive ? Mais tu veux nous tuer après avoir manqué de mourir pour qu’on sache ce que ça fait ou quoi ? »
 
Il n’avait encore jamais joué à la bataille explosive, ni aucun jeu sorcier d’ailleurs, et pour lui, explosive ne pouvait signifier qu’une chose : Une morte rapide et juste extrêmement douloureuse. Le truc bien glauque à souhait, autrement dit. Il s’adressa alors à Gustave :

« Toi aussi, tu es suicidaire !? »
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avatarAriane Parrish
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Mer 23 Nov - 10:34

La remarque malicieuse de Gustave passa à la trappe dans mon esprit quand Lilion en fit une sur le jeu que je venais de leur proposer et qu'il me provoqua un fou rire pire que tout à l'heure. Quand je pu enfin respirer normalement je lui répondis avec mon habituel manque de tact. 

- Tu vis sur une île déserte ma parole ! T'as jamais joué aux cartes ou quoi ? 

Réalisant que mon ton était limite blessant, je lui souris plus gentiment et lui expliqua en finissant de distribuer mon jeu. 

- C'est un jeu non-maj' à la base. Tu distribue toutes les cartes entre les joueurs, chacun en pose une au milieu et la carte la plus forte remporte le tour. Ca c'est la bataille simple ... Ensuite t'as la version sorcière, les cartes perdantes explosent et sont détruites. Mais c'est une mini explosion de rien du tout, même les gosses de 6 ans y jouent. 

Pour lui faire une démonstration je pris une carte sur le dessus de mon tas sans regarder ce que c'était et la posa sur le tapis en la retournant, entre nous trois, il s'agissait d'un 5 de coeur. Et ensuite je fit pareil avec le tas de Lilion et posa à coté de ma carte un 6 de pique avant de fixer Gustave pour lui dire du regard de jouer. Soit il gagnait ce tour soit il perdait une carte.
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Ven 25 Nov - 18:31

Gustave pouffa de rire avant de faire semblant de tousser en entendant Lilion dire qu'ils allaient exploser tous es trois à cause du jeu de cartes . D'abord Ariane lui fît une remarque un peu moqueuse puis se rattrapa en lui expliquant les règles du jeu . Puis , elle posa un 5 de coeur , puis posa une carte du tas de Lilion ( un 6 de pique ) . Gustave espérait qu'il ne perdra pas dès le premier tour . En effet , il posa un 10 de carreau . Il y eut une petite attente , puis une petite explosion se produisit détruisant les deux autres cartes .

- Tu vois Lilion , c'est absolument pas dangereux . Ça devient même marrant . En attendant , c'est moi qui ai gagné !


* Enfin , que la première manche *


Puis , il posa un 2 de trèfle sachant d'avant,ce qu'il avait perdu , mais il ne laissa aucune trace de perdant s'imposer sur son visage et leur sourit .
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Mar 29 Nov - 20:21

« Ben non, ici on n’est pas sur une île déserte !»

Et voilà, il avait encore tout compris de travers, croyant qu’elle parlait de Poudlard, et qu’il s’agissait de vraies explosons, il avait tout pris au pied de la lettre. Mais en tout cas, ça faisait toujours rire les autres. Ariane devait commencer à avoir l’habitude, mais Gustave, lui, Lilion ne le voyait pas aussi souvent qu’elle. Ce rire déguisé sous une fausse toux ne trompait pas, lui aussi ça le faisait marrer.

Il esquissa lui-même un sourire.

« On joue à d’autres jeux de cartes que ça, à Mayotte. »

Il examina son paquet posa et un 7 de carreau après un bref moment de réflexion. S’il avait bien compris, sa carte battait celle de Gustave. Restait à voir si Ariane allait sortir une carte plus élevée.

« En tout cas, l’inventeur de la bataille version sorciers a dû se faire une sacrée fortune s’il faut racheter un paquet à chaque fois qu’on veut y jouer ! »
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Mer 30 Nov - 7:47

Je riais de nouveau en voyant que Lilion n'avait pas compris de quelle île je parlais avant qu'il ne me dise qu'il jouait à autre chose là où il avait grandit. Je fus soudain bien intéressée par la conversation et lui répondis distraitement en posant un 4 de pique entre nous trois après sa remarque sur le fait de racheter des cartes à chaque fois. 

- Oh non ! T'en rachète pas à chaque fois, sinon tout le monde serait ruiné en moins de deux ! Elles se régénères toutes seules après ... Regarde ... Tu joue à quoi alors sur ton île ? Raconte !

D'un signe de tête je lui indiqua les cartes noircies que Lilion venait de gagner, pour cette fois, qui redevenaient neuves pour leur prochain tour. Et tout en discutant nous continuions  à jouer. J'étais curieuse de savoir à quoi avait bien pu s'amuser le jeune poufsouffle avant d'arriver à Poudlard.
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avatarLilion Elenwë
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Ven 16 Déc - 22:30

« Ah ouais, tu as raison ! »

Finalement, les inventeurs n’étaient pas si malins que ce qu’il pensait. Il était sûr que comme ça, ils seraient devenus riches.

« Chez moi, on jouait surtout au turufu ! C’est un jeu de cartes aussi, mais il paraît que ça venait du Portugal il y a très très longtemps ! »

L’heure défilait comme dans une course tandis qu’ils jouaient. C’était toujours comme ça quand on s’amusait, n’est-ce pas ? Il s’en rendit compte lorsqu’il examina l’heure et se rendit compte qu’ils étaient déjà rendus pratiquement à l’heure du couvre-feu. C’est vrai que c’était sympas, la bataille explosive, même s’il avait perdu, fatalement.

« En tout cas, je ne sais pas vous, mais moi je vais retourner dans la salle commune, il est grand temps ! A la prochaine peut-être ! »

Il se leva, et leur fit un grand signe d’au-revoir, avant de filer en direction de la salle commune, songeur.

(Fin du RP pour Lilion)
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avatarAriane Parrish
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Ven 16 Déc - 22:51

Le poufsouffle me donna un nom bizarre de jeu de carte auquel il jouait sur son île, avant de jeter un oeil à l'heure et de se lever et de partir rapidement. Il était déjà si tard ? Apparemment oui et comme lui sans doute j'avais été trop absorbée par notre bataille explosive et notre amusement que je n'avais pas vu le temps passé. Je n'avais même pas fais attention que l'heure du dîner était passé et que la Grande Salle devait être fermér maintenant. Moi qui à la bas était venu ici en attendant le repas, je l'avais raté. 

Finalement je ramassa mes cartes pour les ranger dans mon sac, attrapa mes boots pour les ré-enfiler et me levais à mon tour en ébouriffant les cheveux de Gustave au passage. 

- Bon bha salut gamin, on se refera une partie une autre fois. Bonne nuit la souris.

Oui, dès que je pensais à ce première année et à son surnom, Gus, je pensais automatiquement à la petite amie d'une jeune fille dans un très vieux conte non-maj pour enfant. Cette mignonne petite souris que ma petite soeur adorait quand je lui lisais Cendrillon. 

Souriant tendrement comme à chaque fois que je pensais ensuite à Judith, je sortais de la salle de repos : direction les cuisines pour grignoter un truc, histoire de ne pas me coucher le ventre vide. 

fin de rp pour Ria
(désolée pour la comparaison Gus, moi je la trouve adorable)
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avatarMyosotis Wilkes
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Sam 24 Déc - 13:20

[Hors RP : Gus si tu tenais à rp une dernière fois pour dire que ton perso’ s’en va, fais-le moi savoir par MP et je retirerais mon RP pour que tu puisses poster ton départ Wink]

Myosotis entra dans la salle de repos des élèves les bras chargés de livres : c’était un bel après-midi d’hiver où les rayons de soleil parvenaient à percer les épais nuages par moment. Les vacances d’hiver venaient de débuter et bon nombre d’élève étaient rentrés chez eux pour voir leur famille. Sur l’épaule droite de la jeune fille était accrochée la lanière de son sac à dos en cuire noire. Ce jour-là elle ne portait pas les nombreux bracelets en cuire et en tissus qui recouvraient d’ordinaire ses avant-bras. Elle avait totalement oublié de les remettre après être sortie de sa douche : chose qui n’arrivait pratiquement jamais. Ses épais cheveux teints en brun étaient encore humides, attestant de sa douche prise récemment. Bien que légèrement tête en l’air ce jour-là, elle n’avait pourtant pas oublié de se remaquiller : ses paupières étaient recouvertes d’une fine couche de fard noir et ses lèvres étaient maquillées de rose clair. Au niveau des vêtements, elle avait mis un long top gris anthracite qui recouvrait presque entièrement son mini-short, rendant ce dernier quasi-invisible. Par dessus, elle avait enfilé une chemise en jeans beaucoup trop grande pour elle dont elle avait dû retrousser les manches jusqu’à la hauteur de ses coudes. Elle portait également des longues chaussettes grises qui remontaient jusqu’à mi-mollet et, à ses pieds, des grosses chaussures brunes à lacets noirs.

Décidant qu’il était grand temps qu’elle se penche sérieusement sur ses cours, elle était passée à la bibliothèque le matin-même pour emprunter les livres dont elle allait avoir besoin. Elle ne voulait pas travailler là-bas, car les regards suspicieux de la bibliothécaire l’agaçaient rapidement. Les tables de travail de sa salle commune étant déjà occupée par des élèves de septième année révisant pour leurs examens de fin d’année, Myosotis était venue dans la salle de repos dans l’espoir de n’y trouver personne. Elle fut heureuse de constater que la salle était déserte. Elle s’installa sur l’une des tables qui faisait face à la bibliothèque. Elle s’était mise à une place qui lui permettait de voir la porte de la Salle : elle aimait savoir si une personne entrait dans la pièce dans laquelle elle se trouvait. Attrapant le premier livre de sa pile, elle l’ouvrit à une page au hasard. Il s’agissait d’un livre traitant des créatures magiques, et la page sur laquelle elle était tombée parlait des Billywig : des insectes dont les piqures provoquaient un état de vertige et de lévitation. Il était dit que certains jeunes cherchaient à se faire piquer dans le but de ressentir le plaisir de ces sensations, ce qui pouvait mener à un certaine dépendance. Myosotis ne put s’empêcher de repenser à son arrivée dans la Maison de Correction qu’elle avait fréquentée quelques mois. 

[Flash-back]

Myosotis se réveilla difficilement : elle avait un mal de tête abominable. Sa bouche était pâteuse et elle ne parvenait pas à savoir si elle avait trop chaud ou trop froid. Ce n’était pas la première fois que cela lui arrivait. Elle tenta d’enlever de sa main une mèche de cheveux qui lui chatouillait le nez : en vain. Des lanières retenaient fermement ses bras contre le matelas. Mais où était-elle ? Les yeux toujours clos, elle essaya de se rappeler ce qu’elle avait fait la veille. Peu à peu, quelques brides de souvenir lui revinrent. Elle se souvenait avoir rendu visite à l’un des amis d’Adam pour lui remettre un petit sachet contenant de la C6. Ledit ami lui avait proposé une petite capsule que la jeune fille avait accepté. Ensuite, elle avait rejoint Mandy et Elda dans un bar moldu où elles avaient passé la soirée ensemble à boire bières et shots. Après cela, les souvenirs de Myosotis étaient un peu plus troubles… Si elle ne se trompait pas, c’était Mandy qui avait proposé qu’elles aillent faire les boutiques de nuit, les magasins restant ouverts plus longtemps ce soir-là : c’était les Nocturnes. 

Mais après ça, que s’était-il passé… ? Rien. La soirée s’était arrêtée dans un magasin de vêtements où Myosotis avait tenté de voler une robe qui lui plaisait. Elle se rappela peu à peu qu’elle s’était faite prendre la main dans le sac pas un vigile. Elle se souvint alors d’avoir vu Mandy et Elda la regarder sans broncher : elles ne pouvaient plus rien faire pour elle. Dans un état second, la jeune fille n’avait même pas tenté de se sauver. Elle avait laissé le vigile l’emmener dans une pièce sombre. Ensuite, c’était le trou noir. S’était-elle évanouie ? Etait-elle à l’hôpital ? Elle n’en savait rien. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle était sanglée à ce lit et qu’elle ne pouvait rien faire d’autre qu’attendre que quelqu’un entre dans la pièce pour lui demander où elle se trouvait. Elle ouvrit lentement ses paupières. La salle était sombre et vide. A part le lit sur lequel elle était allongée, il n’y avait rien. Les murs étaient en béton, tout comme le sol et le plafond. Il n’y avait qu’une seule petite fenêtre aux stores presque entièrement fermés : une toute petite fente laissait passer un rayon de lumière. 

Après une heure d’attente à être restée immobile couchée sur ce matelas inconfortable –elle ne pouvait pas même pas se redresser ou bouger les pieds : elle était sanglée de partout– des bruits de pas et des voix se firent entendre dans le couloir. Elle tourna la tête –unique chose qu’elle pouvait encore faire– en direction de la lourde porte en fer. Des bruits de clés qu’on enfile dans une serrure. Un homme d’une cinquantaine d’année portant une longue blouse blanche suivi de deux autres personnes entra dans la salle. La première « autre personne » était une femme aux épaules carrées et aux cheveux d’un blond délavé attachés en un chignon serré. La seconde personne était un jeune homme d’une vingtaine d’année maigre comme un clou et au visage recouvert de boutons d’acné peu ragoûtants. Le cinquantenaire à lunettes fit signe au jeune d’ouvrir les stores ce que ce dernier s’empressa de faire. La femme se plaça devant le lit, croisant ses gros bras et attendant que l’homme qu’elle fixait –qui semblait être un médecin– dise quelque chose. Après avoir glissé la clé dans sa poche de blouse et observé longuement une feuille sur un porte-blocs qu’il tenait devant lui, il prit la parole :

« Droguée et extrêmement alcoolisée… C’est un miracle qu’elle ne soit pas tombée dans un coma éthylique. Stewart, vérifiez les sangles. »

Le dénommé Stewart, qui était le jeune aux cheveux bruns, s’activa autour du lit. N’appréciant pas que l’on parle d’elle comme si elle était absente, Myosotis lâcha : 

« J’suis où ? Et pourquoi on m’a attachée ? »

Tous les regards se tournèrent vers la jeune fille. L’homme prit la parole :

« Vous êtes à l’hôpital psychiatrique. Aucun trouble mental n’a été décelé chez vous. De ce fait, vous serez transférée dans l’établissement de Madame Wanstroder, ici présente, après avoir fait une cure de désintoxication. Au vu de votre violence extrême, votre cure se passera ici-même. »

« Violence extrême ? Qu’est-c’que vous m’chiez-là ? » demanda Myosotis en fixant l’homme gravement.

« Vous avez blessé le vigile du magasin avec sa propre arme. Nous ne savons même pas comment vous vous y êtes prise pour la lui subtiliser. Le pauvre homme est en état de choc et ne cesse de dire que l’arme a volé jusqu’à vous. Heureusement, vous avez tiré dans sa jambe, il n’y aura pas de séquelles. Vous resterez ici jusqu’à ce que vous ne soyez plus accro aux dro… »

« J’suis pas accro bordel ! Relâchez-moi ! » l’interrompit la jeune fille. 

[Fin du Flash-Back]

Myosotis était restée dans cet hôpital durant deux semaines seulement. Après ça, les médecins ont dû se rendre à l’évidence qu’elle n’était absolument pas accro aux drogues ou à l’alcool. Elle n’avait étonnamment aucun symptôme de manque. Revenant à l’instant présent, la jeune fille tourna la page et continua sa lecture. Elle travailla ainsi pendant un long moment, deux heures peut-être. Personne n’était en entré dans la salle durant tout ce temps. Son ventre se mit alors à gargouiller. Il devait être quatre heures de l’après-midi. Bien décidée à faire taire ces gargouillements incessants, la jeune fille se leva, laissant ses affaires en plan sur la table de travail. Elle s’approcha de la table sur laquelle de nombreux gâteaux, fruits et bonbons en tous genres étaient disposés. Il y avait également un vaste choix de thé, de café et de boissons diverses. Elle resta ainsi un instant face à la table, cherchant quelque chose qui lui donnait envie. Elle se servit finalement un chocolat chaud dans une tasse et mit un bout de cake au chocolat sur une serviette. Elle ne l’admettra sans doute jamais, mais la nourriture de Poudlard était la meilleure qu’elle n’ait jamais mangée. Elle avait entendu dire que tous les plats, repas et autres étaient préparés par des elfes de maison. Ayant trouvé son bonheur, Myosotis retourna à sa place, bien décidée à poursuivre ses lectures.

[RP avec Jack Lebeau]
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avatarJack Lebeau
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Lun 26 Déc - 21:39

Poudlard.
        Voilà déjà quelques mois que Jack était arrivé dans l'école de magie anglaise. Juste pour une année. Transféré de l'école de Beauxbâtons pour faire sa septième année, il n'avait pas eu la chance des petits nouveaux de faire la Grande cérémonie *Merci Merlin*. Il entendait par là le chemin dans les barques et l'attente stressante dans le Grand Hall avant d'être exposé à l'école entière. Ça il l'avait eu, mais il n'avait pas remonté l'allée avec des gamins de onze an sous le regard scrutateur de tout les autres enfants. Il avait attendu sur le côté en silence qu'on l'appelle pour le répartir. Serdaigle. Pourquoi pas ?
        Le directeur l'avait avant cela convoqué dans son bureau pour lui expliquer les règles, le fonctionnement de l'école, le système scolaire anglais. Enfin bref, des banalités en somme.

        Par la suite, il avait intégré sa maison, rencontré la directrice des Serdaigle qui l'avait accueillit plus ou moins chaleureusement – ou était loin de l'esprit chaleureux des Poufesouffle-. Elle devait sûrement être de ceux qui analyse avant de faire pleinement confiance. Surtout face à un ado presque adulte comme Jack qui débarque de nulle part -c'est vrai que sans connaître son histoire, on pourrait facilement se dire que sa présence ici serait dû à un renvoi suite à une connerie digne de ce nom-. Mais le français fut plutôt très calme et discret pendant les premiers mois. C'était limite s'il n'était pas invisible, trop occupé à étudier pour se familiariser au programme scolaire anglais, que ce soit travailler les cours ou analyser des sujets personnels. Pas que c'était un intello enfant sage, mais chacun avait déjà ses affinités et ses amis alors il n'avait pas vraiment de quoi se faire remarquer ou faire des conneries. A Beauxbâtons, les ennuis venaient en général de ses amis qui se retrouvaient toujours dans de sales affaires alors évidemment, il avait dû intervenir. Surtout sa petite fouineuse de blondasse journaliste qui avait quelques difficultés à comprendre que sa curiosité pouvait en énerver plus d'un, en plus de son manque de tact. Rah celle-là, qu'est-ce qu'elle a pu lui en causer du soucis. Mais là, il n'avait à penser qu'à lui. Et il devait l'avouer, Poudlard n'avait rien à voir avec Beauxbâtons. C'était… banale ici. Les règles étaient faciles à contourner et les gosses…. Bah ils se ressemblaient un peu tous. Des ados à problème pour beaucoup. La routine. A l'école française, on avait la chance de rencontrer des personnalités très particulières, des cultures et des classes sociales différentes avec des coutumes ou des façons de vivre très intéressantes. C'était… vivant, à Beauxbâtons. Cette façon de voir les deux écoles étaient peut être dû au fait qu'il avait grandi à Beauxbaton et qu'ici, il n'était qu'un inconnu. Mais ça ne le dérangeait pas spécialement. Il avait eu ses histoires dans son autre école, peut-être un peu trop. Il en avait perdu plus d'un, des amis, comme un certain veela japonais très traditionnel… Mais n'entendait pas par là un décès, juste des changements de chemins. Enfin bref !

        A présent, c'était les vacances de Noël. Jack ne rentrait pas chez lui pour plus de sécurité. Et ça lui allait très bien. Premièrement, il n'avait pas envie d'attirer des ennuis à sa famille de par sa présence. De deux, loin de sa famille, il ne voyait en cette fête qu'une période fade et sans saveur, alors il préférait rester à l'école que de s'ennuyer à retourner chez sa tante à Londres. Elle était plus proche d'une inconnue que d'une famille malgré sa gentillesse. Il la connaissait à peine. Elle avait une vraie famille avec qui fêter « ce renouveau » qu'est Noël. Jack était surpris de voir les sorciers fêter Noël. Lui avait grandis chez les moldus avec leurs coutumes chrétienne. Mais pourquoi les sorciers fêtait-il Noël ?
        Enfin bref. Ce qu'il aimait par contre c'était le silence du château. Peu de bruit, la majorité des élèves parti fêter noël en famille. Bref, le pied pour Jack qui fatiguait vite dans la foule. Là, c'était un noël agréable, tranquille. Il pouvait se détendre sans entendre des exclamations de joie ou autre artifices.


        Le Serdaigle avait encore passé la nuit à étudier des sujets divers, comme il aime le faire. Il était à jour dans ses devoirs et pour les examens. Mais les livres ne valaient pas les discussions avec les fantômes qui avait en eux des histoires secrètes. Jack était donc bien crevé avec tout ça, et c'est l'odeur du café qui l'attira dans la salle de repos en passant devant la porte du dit lieu.

        Avant d'atérrir ici, Jack était repassé par sa salle commune pour prendre une douche. Lorsqu'il entra dans la salle de repos en jetant un rapide coup d’œil acéré, Jack avait donc les cheveux humides, la chemise à demi ouverte, laissant dévoiler le début de son torse. On est en hiver vous dite ? A se demander si vous êtes sorcier, car il existe des sorts pour se protéger du froid. Un simple jean, son pull bien chaud pendouillant à son bras, sa main dans sa poche. Il était loin de la tenue parfaite qu'il arborait pendant les cours avec l'uniforme. Là il était lui même. Relax.

       Jack ne fit pas vraiment attention à la personne présente, se dirigeant avec automatisme vers le buffet. Devant, il prit une tasse propre, attrapa la cafetière à l'odeur délicieuse de café et se servit une tasse de ce liquide noir. Jack huma alors l'odeur amer du café avec un sourire satisfait, se retournant face à la salle. C'est à ce moment qu'il remarqua une élève, sûrement bientôt femme dans quelques années, en train de travailler semble t'il à une des tables qu'offrait la salle de repos. Elle lui faisait face mais ne le regardait pas, Jack pouvant l'observer. Elle avait sûrement remarqué sa présence mais il devait être insignifiant à ses yeux. Jack nota son look typiquement ado en recherche de soi même. Mais c'est sur son visage qu'il s'attarda, ayant l'impression de l'avoir déjà vu quelques part.

        Jack décida de s'approcher, n'ayant rien d'autre à faire pour s'occuper. Il s'assit en silence devant elle, touillette à la bouche pour parer au manque de la nicotine, l'observant. IL en avait rien à faire qu'elle l'envoi bouler, ce genre de comportement ne le touchait pas vraiment, faisant ce qu'il voulait de toute manière. Observant son visage, en tombant sur ses yeux fixé à présent sur lui, il eut le souvenir du firewisky, des rires et d'une nana un peu trop allumeuse à l'odeur insupportable d'alcool. Londres. Le chaudron Baveur. Elle était au bar, avec une autre, au cheveux bleu. L'amie de la fausse blonde à la tenue trop provocante qui lui avait demandé une cigarette. Jack avait une excellente mémoire pour certaines choses anodines. Il eut un sourire en coin.

        - Vous n'êtes pas un peu jeune pour traîner les bars mademoiselle ?

        Il avait hésité à la tutoyer mais voulait s'amuser. Il bu une gorgée de son café avant de reposer sa tasse, son poing soutenant son menton.
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avatarMyosotis Wilkes
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Mar 27 Déc - 20:17

Alors qu’elle venait tout juste de se réinstaller, un jeune homme entra dans la salle. Il avait les cheveux humides et les premiers boutons de la chemise qu’il portait étaient restés ouverts, au plus grand plaisir de Myosotis qui ne se gêna pas pour se rincer l’oeil. Un main dans l’une des poches de son jeans, un pull épais pendant à son bras : il ne semblait pas avoir froid. Le jeune homme se dirigea vers le buffet. La Serpentard cessa de le suivre des yeux et rapporta son attention sur son livre, buvant son chocolat chaud à petite gorgée. Elle reposa sa tasse sur la table et essuya d’un revers de la main la mousse qui s’était déposée sur sa lèvre supérieure. Elle glissa l’une de ses mèches de cheveux encore humide derrière l’une de ses oreilles et poursuivit sa lecture.

Le jeune homme était toujours debout devant la table recouverte de mets en tous genre. Il se servit une tasse de café et se retourna. Myosotis sentit les yeux pâles posés sur elle, mais elle fit comme si de rien était, tournant la page qu’elle venait de lire. C’est alors qu’elle vit la silhouette s’approcher d’elle. Elle ne releva pas immédiatement les yeux de son bouquin. Ce n’est qu’après que le jeune homme ait tiré la chaise de bois et s’y soit installé qu’elle plongea ses yeux bleus dans ceux du nouveau venu. Leurs regards se croisèrent et ne se quittaient plus. Elle ne cillait pas, lui non plus. Myosotis n’eut aucun mal à le reconnaître : ils s’étaient déjà vu au Chaudron Baveur, une dizaine de mois auparavant. La Serpentard se rappelait vaguement qu’elle était en train de discuter avec une fille au cheveux bleus, mais elle ne parvenait pas à se souvenir du visage de cette dernière. Cependant, elle se souvenait très nettement que le jeune homme qui venait de s’asseoir en face d’elle était celui qui lui avait roulé une cigarette et avait raccompagné Elda jusqu’à elle.

Myosotis ne détourna pas le regard, attendant qu’il dise quelque chose. Il avait coincé une touillette entre ses lèvres. Alors qu’il eut un sourire discret, semblant s’apprêter à parler, la Serpentard attrapa sa tasse remplie de chocolat chaud et la porta à ses lèvres. Elle stoppa son geste lorsque le jeune homme lui posa une question de sa voix grave. Elle reposa sa tasse sans boire la moindre goutte de sa boisson et pencha très légèrement la tête sur le côté, ne quittant pas le nouveau venu de ses yeux bleus. Elle le scrutait, laissant le silence se réinstaller. Lui aussi se souvenait d’elle. Intéressant. Il avait posé son menton sur son poing après avoir reposé sa tasse. Myosotis était presque sûre de ne pas l’avoir croisé dans les couloirs, malgré que cela faisait tout de même un mois qu’elle était arrivée à Poudlard. 

« P’t-être. » lâcha-t-elle soudainement. « Mais tu dois avoir quoi… Un an d’plus que moi ? C’est pas beaucoup plus vieux. »

Elle n’avait pas pris la peine de le vouvoyer ou d’utiliser une quelconque forme de politesse. Sans doute l’avait-il lui-même fait pour des raisons culturelle ? Elle n’en savait rien. Tout ce dont elle était sûre, c’est qu’il n’était pas anglais : elle avait parfaitement entendu son accent lorsqu’il s’était adressé à elle. Rompant finalement le contact visuel, Myosotis brisa le morceau de cake au chocolat qu’elle s’était servi en quatre petits morceaux. Elle en attrapa un en lançant un regard au jeune homme et le glissa dans sa bouche. Le silence se fit de nouveau. Après avoir avalé son morceau de cake, la Serpentard attrapa sa tasse et but une gorgée avant de reprendre la parole sur un ton particulièrement neutre, dénué de toute émotion. Son visage était tout aussi indéchiffrable. 
 
« Tu viens d’où ? »
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Mar 27 Déc - 21:21

Jack eut un sourire à la réponse de la demoiselle, bougeant la touillette avec sa langue. Perspicace, la Serpy. Jack tourna une dernière fois sa langue autour de sa touillette avant de répondre avec un clin d’œil :

        - J'aime pas trop attendre que l'on veuille bien me donner une autorisation pour aller m'amuser.

        Et à présent, il avait atteins sa majorité, alors il était tranquille maintenant.
        Lorsqu'elle prit un morceau de sa sucrerie, Jack suivit son geste jusqu'à voir la cuillère disparaître lentement entre ses lèvres. Puis vint le tour du chocolat, Jack la laissant se régaler en silence, l'observant sans rien montrer réellement de ses pensées, arborant ce sourire sans pouvoir dire s'il était sincère et ce qu'il signifiait à pars de la politesse ou de l'amusement. Le problème, c'est que lorsqu’elle reposa sa tasse, Jack put admirer une jolie petite trace de mousse au coin de ses lèvres et le jeune homme eut une violente envie de jouer avec ce détail, le faisant beuguer quelques secondes avant qu'il ne se rende compte qu'elle lui avait posé une question, reconnectant son cerveau loin du mode connerie – enfin presque- pour répondre lentement au début pour afficher ensuite un regard sûr de lui, joueur, presque Serpentard et très Serdaigle.

          - Plus précisément, je viens d'où … à l'instant ? De ma salle commune. Avant d'arriver à Poudlard ? De Beauxbâtons. Avant d'arriver en Angleterre ? De France, mais tu as sûrement déjà remarqué mon accent. Je dois continuer ?

        A cette dernière question, Jack tandis sa main vers le visage de la Serpy, attrapant son menton sans pression pour glisser son pouce sur la commissure de ses lèvres, enlevant ainsi la mousse chocolaté. Il enleva ensuite sa main et lécha son pouce en la regardant avec son éternel sourire rieur.

        Jack était joueur, et il espérait que la fille devant lui le serait aussi. C'est qu'il s'ennuyait un peu. C'était trop calme ou trop simple à Poudlard et il recherchait un peu les palpitations de Beauxbâtons. Les anglais était très différemment des français, pas le même humour, pas les même expressions, pour les même coutumes, pas la même façon d'agir… Jack n'était pas encore très habitué tellement parfois il avait du mal à les suivre. Surtout niveau légilimencie, c'était un tel défi qu'il avait abandonné l'idée d'user de ce petit talent pour s’entraîner quotidiennement pour s'éviter de grosses migraines. Mais il ne pouvait perdre la main, alors parfois il travaillait cette « matière » qui ne l'était pas dans le programme scolaire anglais, pour l'utiliser en cas d'urgence.
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Mar 27 Déc - 22:08

Suite à la première réplique de Myosotis, le jeune homme lui donna une réponse accompagnée d’un clin d’œil. La Serpentard n’y prêta pas la moindre attention, bien trop occupée à la question qu’elle voulait lui poser. Une fois sa question posée, elle avait attendu patiemment une réponse, observant le jeune homme sans un mot. Avant qu’il ne réponde, Myosotis remarqua que le regard  du Français s’était perdu dans le vide. Il reprit bien vite contenance et commença à répondre à sa question, lentement d’abord, puis de plus en plus rapidement. Maintenant il n’y avait plus de doute possible : l’anglais n’était pas sa langue maternelle. Cette hypothèse fut rapidement confirmée par le jeune homme lui-même qui expliqua qu’il venait de France. La Serpentard était sûre que son accent faisait craqué plus d’une fille. Il conclut sa prise de parole en lui demandant s’il devait continuer à jouer sur les mots qu’elle avait employés. Sans doute comprit-il grâce au haussement de sourcil pourtant discret de Myosotis que la réponse était non, car il cessa. 

Lorsque le jeune homme avança sa main vers le visage de Myosotis, celle-ci ne bougea pas d’un millimètre. Bien trop habituée au contact physique avec des hommes, elle ne pensa pas une seule seconde à éviter la rencontre entre son visage et la main du blond. Il releva légèrement le visage de la Serpentard en la tenant par le menton et glissa son pouce au coin de ses lèvres. Ses mains étaient chaudes comparées au visage froid de la brune. Elle le laissa faire. En le voyant lécher son pouce, elle comprit alors qu’un résidu de mousse de son chocolat chaud avait dû se déposer au coin de ses lèvres. Loin d’être outrée par ce geste bien trop amical pour une seconde première rencontre, comme l’aurait sans doute été une autre anglaise, Myosotis laissa simplement l’ombre d’un sourire apparaître sur son visage. 

La Serpentard ferma le livre qui se trouvait toujours ouvert devant elle et le plaça en haut de la pile  de bouquins qui se trouvait à sa gauche. Elle prit ensuite un petit morceau de cake –la serviette sur laquelle étaient posés les morceau se trouvait sur sa droite– et le glissa dans sa bouche.  Elle attrapa sa tasse et la fit glisser sur la table en direction du jeune homme. La tasse s’arrêta à quelques centimètres du bord de la table. Myosotis grimpa soudainement sur la table de travail, utilisant la chaise de bois sur laquelle elle était assise quelques secondes plus tôt comme s’il s’agissait d’un escabeau. Une seconde plus tard, elle se retrouvait en face du Français, assise en tailleur sur la table et un sourire angélique inscrit sur ses lèvres. Elle décroisa alors une jambe. De son pied, elle appuya sur le dossier de la chaise sur laquelle était installé le blond, faisant légèrement vaciller la chaise qui tenait désormais en équilibre sur ses deux pieds arrières. Si le jeune homme faisait un geste brusque, il allait très certainement tomber en arrière. Attrapant sa tasse dont le contenu était encore chaud, elle parla l’air de rien : 

« Ca fait maint’nant un mois qu’je suis à Poudlard, et pourtant il m’semble pas t’avoir croisé dans les couloirs. T’es dans quelle maison ? Et, en fait… Tu t’appelles comment ? »

Elle avait dit cela sur le ton de la conversation, comme si elle se trouvait toujours assise sur sa chaise de l’autre côté de la table. Le fait que la tête de son interlocuteur se trouvait à la hauteur de sa poitrine ne semblait pas gêner Myosotis le moins du monde. Elle but une nouvelle gorgée de son chocolat chaud tout en observant le blond au dessus de sa tasse. En retirant cette dernière de ses lèvres, elle ne prit pas la peine d’enlever la mousse qui s’était probablement à nouveau logée au coin de ses lèvres. Elle ne savait pas s’il y en avait ou pas et, à vrai dire, elle s’en fichait. La Serpentard attendait patiemment que la jeune homme réponde à ses questions, ses deux mains refermées autour de sa tasse et son pied faisant doucement basculer la chaise du blond en avant et en arrière. 
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Mar 27 Déc - 23:44

Jack fut surpris de voir apparaître un sourire sur les lèvres de l'étudiante face à son geste. C'est que, les anglais étaient plutôt très distant en général, très pudique. Mais le Serdaigle préféra ne rien dire ni rien montrer de sa surprise, bien trop occupé par la suite… bien plus intéressante qu'un interrogatoire.

        En effet, après avoir délaissé son bouquin avec les autres, la jeune fille prit le temps de faire une petite mise en scène. Jack observa chacun de ses gestes avec calme, appuyé contre sa chaise, un bras dessus, sa chemise s'ouvrant un peu plus, sa touillette toujours en bouche. Comme bon spectateur/ client, il bu une nouvelle gorgée de son café, tandis qu'elle remangeait un morceau de son cake et buvait à nouveau son chocolat avant de faire glisser la tasse vers Jack qui ne bougea pas en se méfiant tout de même de sa progression. La suite par contre, personne n'aurait pu la prévoir. La Serpentard monta sur la table pour terminer son chemin assise en tailleur sur le bois juste devant lui, l'une de ses jambes appuyant sur le dossier de Jack, le balançant comme un vieux dans son rocking chair. Jack dû refréner un geste brusque de sursaut dû au changement trop soudain d'équilibre mais se retint à temps, levant juste discrètement sa jambe, son pied touchant le bois du dessous de la table par sécurité. Après tout, il ne la connaissait pas, alors lui faire confiance….

        Jack était curieux de savoir ce qu'elle avait en tête à agir ainsi. Elle semblait bien trop habitué aux hommes et à ce genre de comportement. Jack en aurait froncé les sourcils, mais il n'était pas vraiment mieux, ayant grandit dans une maison close. Oh pas qu'il était habitué aux hommes et aux femme, il aimait juste profiter un peu de la vie, à sa manière. C'était à peine si la tenue de la fille le faisait réagir. Assise ainsi, son regard avait dévié vers sa poitrine quelques secondes avec naturel, ce qui était sûrement recherché, aussi innocente essayait-elle de paraître.

        - j'me sens vieux là.

        Dit-il pour seule réaction à son action. Mais il se demandait toujours qu'est-ce qu'elle cherchait à faire ? Si elle voulait le draguer, elle était pas tombé sur un facile, bien trop habitué par ce genre de nana. Du moins celle qui avait toujours besoin de draguer les hommes pour avoir quelques faveurs. Il espérait tout de même qu'elle ne soit pas aussi superficielle. Elle allait devoir le surprendre. Il remarqua aussi son langage … grossier si on peut le dire comme ça. Assez maché. Jack répondit à ses questions simplement, regrettant sa dose de nicotine devant une si belle vue. Il n'en profitait qu'à moitié.


        - Je sais me faire discret. Je suis à Serdaigle. Et enfin, Jack. Et toi ?

        Jack avait également prit le ton de la conversation, mais lui, c'était plus par ennui, même s'il n'en montrait rien. Qu'est-ce qu'elle était, une fille facile ? Jack espérait que non. Il aimait draguer, il l'avouait, mais seulement quand il y avait du défi. Avec son veela et son côté très pudique dû à ses origines, il avait eu sa dose de défi, mais le problème avec ces créatures c'est le côté sérieux et mortel en cas d'échec. Heureusement pour Jack, il n'avait était qu'un entraînement. Ça laissait un léger goût amer quand on se rendait compte que l'on était qu'un morceau de bout de viande pour un veela qui, instinctivement, devait s’entraîner au charme et à la séduction… et plus…. Pour avoir un minimum d'expérience pour combler l'âme sœur. Mais en un sens, Jack se sentait fière d'avoir put goûter à une telle créature aussi délicieuse que les rumeurs le prétendaient sur eux. Des merveilles de séduction qui naturellement ouvraient tous vos sens. Goûter à ce nectar sans finir enchaîner pour la vie était un cadeau, bien qu'empoisonné car il fallait retrouver le goût des saveurs simple après autant d'exotisme. Enfin…. La vie lui semblait fade par moment, surtout dans cette école. Cette miss allait elle finir par le surprendre et lui redonner envie de redevenir le vrai Jack ? C'est vrai qu'il ne s'était pas amusé depuis longtemps. Ca pourrait lui faire du bien.
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Mer 28 Déc - 0:19

Myosotis avait remarqué la surprise du Français. Ses sourcils s’étaient relevés, et ses yeux s'étaient très légèrement élargis. Il devait sans doute être certain de n’avoir rien laissé paraître, mais le fait est que les micro-expressions sont telles que, même si elles ne durent qu’une seconde, elles sont inévitables, à moins de les connaître parfaitement bien. Mais pourquoi donc était-il surpris ? Elle n’en savait rien, et préféra donc par conséquent ignoré cette surprise. Alors qu’elle venait de faire basculer la chaise en arrière, le jeune homme lâcha un « J’me sens vieux là. » que Myosotis ne comprit pas vraiment. Disait-il cela pour la toute petite différence d’âge qu’il y avait entre eux ? Ou alors parce qu’elle le balançait sur la chaise ? L’image d’une personne âgée se balançant dans un fauteuil à bascule apparut dans l’esprit de la Serpentard. La deuxième solution devait donc être celle à privilégier. Cependant, Myosotis ne put s’empêcher d’imaginer le blond avec une tétine en bouche : pour elle, il était plus comme un bébé en train d’être bercer doucement que comme un vieillard assis dans l’une de ces vieilles chaises en bois. Finalement, le Français donna des réponses aux questions de la Serpentard :

« Je sais me faire discret. Je suis à Serdaigle. Et enfin, Jack. Et toi ? »

Myosotis ne répondit pas immédiatement, préférant laisser cette question finale flotter dans l’air un moment. Le visage de la brune était totalement inexpressif. A force d’observer celui des gens, elle avait appris à rendre le sien indéchiffrable, interceptant toutes les micro-expressions qui tentaient en vain d’apparaître sur son visage. Elle retira brusquement son pied du dossier de la chaise tandis que celle-ci était en train de basculer en avant. Les deux pieds de la chaise qui étaient alors en lévitation rejoignirent le sol avec force. La Serpentard laissa sa jambe pendre dans l’air. Elle but une nouvelle gorgée de son chocolat chaud avant de répondre simplement : 

« Serpentard, Myosotis. »

Terminant alors ce qu’il restait dans sa tasse d’une traite, elle se décala légèrement sur le bois et sauta en bas de la table. Attrapant sa tasse désormais vide, elle alla la déposer dans le coin de la table qui était réservée à la vaisselle sale. Tout en retournant près de la table de travail, elle essuya sa bouche d’un revers de la main. Alors qu’elle contournait la table, elle sortit de l’un des poches de son short deux petits élastique aussi large qu’une bague. Elle prit à nouveau place sur sa chaise, appuyant son dos sur l’un des deux accoudoirs et passant ses jambes par dessus l’autres. Elle commença alors à se faire des tresses comme si Jack n’existait plus, l’ignorant totalement. Une fois ses deux tresses tombant de chaque côté de son cou pour atterrir sur sa poitrine terminées, elle plongea à nouveau son regard dans celui de Jack. Elle avait connu bien trop d’hommes pour ne pas reconnaître ce regard-là, celui du Français. Celui d’un intérêt curieux-mais-sans-plus. Il était sans aucun doute du genre possessif, celui qui recherche une relation plus ou moins stable. Myosotis n’avait jamais eu de relation stable, sans doute parce qu’elle n’avait jamais cherché à en avoir. Sans aucune raison apparente, elle demanda soudainement : 

« Pourquoi avoir quitté Beauxbâtons pour venir à Poudlard ? » 
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Jeu 29 Déc - 15:01

Jack sentit les pieds suspendus de sa chaise retrouver la fermeté du sol, Jack pouvant alors enfin baisser sa jambe de sécurité, son équilibre maintenant retrouvé. Mais de se fait, il se retrouvait encore plus proche du corps de la demoiselle à la jambe suspendu qui semblait se la jouer Serpentard froide désirable aux expressions cachées. Jack…. Avait l'impression qu'elle était fausse, ne montrant que ce qu'elle voulait. Oh Jack en faisait de même, mais pas h 24, uniquement quand il avait besoin de manipuler. Là, il était en vacance. Myosotis, c'était son nom, semblait prendre la vie comme une pièce de théâtre. Tandis qu'elle allait déposer sa tasse vide, Jack put enfin souffler et boire à nouveau son café maintenant tiède. C'est que la proximité, ce n'était pas son truc à long terme. D'où son côté très solitaire et que la fille ne l'ai jamais aperçu avant aujourd'hui.

        Jack l'observa s'essuyer avec sa main. Adorable. Vraiment. Sexy… Jack s'accouda à l'accoudoir de droite, posant son menton sur son poing serré. Il la regardait d'un air vide en train de se recoiffer. Tout ce qu'il voyait finalement, c'était une gamine perdu qui se cachait derrière un rôle pour fuir il ne savait quelle réalité. C'était… routinier maintenant ce genre de comportement. En tout cas à Poudlard. A Beauxbâtons il n'y en avait pas autant. Tandis qu'elle se tressait les cheveux en silence, Jack s'était permis de partir légèrement en méditation avec ses pensées pour passer le temps, l'oubliant presque.

        Des nana comme Myosotis, dans cette génération, il y en avait beaucoup trop. C'était ce genre de comportement « coureur d'homme » qui avait rendu Jack si solitaire. Il n'était pas un homme à longue relation car il avait perdu confiance en la « fidélité » des humains. La Maison Close ne l'avait pas aidé dans cet avis. Même les veelas, ces créatures qui juraient fidélités à un seul être au risque d'en mourir, se devaient d'être volatile avant l'heure pour l'expérience. Jack c'était alors désintéressé des relations humaines et préférait juste s'amuser. Au moins, il n'avait pas les contraintes des relations et restaient libres de faire ce qu'il voulait. Il pouvait partir à tout moment, rien ne le retenait. Peut être un jour cela changera, mais pas aujourd'hui, et certainement par avec une fille comme Myo qui elle même était perdu. Il n'y avait rien de pire dans une relation stable que d'avoir un compagnon qui n'avait pas encore trouvé sa voie. Myo était une enfant perdu, cela se voyait dans ses gros efforts à se cacher derrière un rôle surjoué. Jack s'était trouvé à présent. Ce ne fut pas sans erreurs, pouvant être possessif avec certaines personnes, mais il ne voulait pas s'attacher à des personnes qui se trahissaient elles-même. Murmure, bien qu'un simple animal, était un être simple qui vivait sans se mentir. Il était un guide pour Jack quand il s'égarait de son chemin. Murmure était un ami fidèle qui vivait en même temps sa vie, mais qui jamais ne le trahira ou ne se jouera de lui. C'était un peu idiot pour certain qui ne considéraient pas les animaux comme des êtres doués de conscience, mais pour Jack, même la plus petites créatures insignifiantes pouvaient donner des leçons de vie à l'espèce humaine qui se prenait bien trop la tête avec des futilités. Les animaux, eux, vivaient, sans chercher à blesser par jalousie ou on ne sait qu'elle excuse. Point.

        Jack sortit de ses pensées en entendant la question de Myosotis. Il était resté conscient de ce qu'il se passait autour de lui. L'attitude de Jack changea légèrement. Il laissa son dos entrer en contact avec son dossier, croisant sa jambe gauche sur sa jambe droite, ses mains liées, les coudes sur les accoudoirs. Son visage devint plus sérieux, ses yeux brillants d'une lueur légèrement sévère. Jack avait cessé le rôle du joueur. Car oui, lui aussi jouait des rôles, mais beaucoup plus naturels que Myosotis, beaucoup plus perturbants de ce fait de par leur réalismes. Car ses différents visages étaient réels. C'était lui, pas un rôle, mais juste différentes personnalités afin de gérer au mieux différentes situations. Il aimait bien troubler les esprits en changeant régulièrement. Ainsi, on ne savait jamais réellement qui il était et il en devenait imprévisible. Plus ou moins, selon ses envies.
Jack ne répondit pas à la question mais en posa une autre, son regard fixé à celui de Myo.

        - Tu es légèrement plus jeune que moi, en cinquième ou en sixième année. Tes paroles me font sentir que tu n'as jamais fait tes premières années ici. Tu viens d'arriver dans ce monde, chez les sorciers. Tu es ici depuis seulement un mois, pourquoi ?

        Oui, Jack l'avait entendu quand elle lui avait révélé qu'elle était arrivée que depuis un mois. Elle aurait pu avoir fait ses premières années et avoir manqué la rentrée cette année. Mais ses paroles montrent qu'elle n'est vraiment entrée à Poudlard que depuis un mois et sa tenue montrait une éducation moldu. Alors puisqu'elle a lancé les questions indiscrètes, le Serdaigle n'allait pas s'en priver.
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Jeu 29 Déc - 23:42

Myosotis remarqua que le regard de son interlocuteur se fit légèrement plus présent à la suite de sa question. Sans doute s’était-il perdu dans ses pensées tandis qu’elle se tressait les cheveux… Le blond s’adossa au dossier de sa chaise, croisant l’une de ses jambes sur l’autre et liant ses deux mains. Ses coudes, quant à eux, étaient désormais appuyés sur les accoudoirs. Le visage de Jack s’assombrit, perdant de sa joie pour laisser place à une sériosité presque sévère. Contrairement aux attentes de Myosotis, le Serdaigle aux yeux bleus ne lui donna aucune réponse. Au contraire, il lui posa une question. Voici ses paroles :

« Tu es légèrement plus jeune que moi, en cinquième ou en sixième année. Tes paroles me font sentir que tu n'as jamais fait tes premières années ici. Tu viens d'arriver dans ce monde, chez les sorciers. Tu es ici depuis seulement un mois, pourquoi ? »

Leurs regards ne se quittaient plus. Bleu azur versus bleu acier. Myosotis n’en revenait pas : comment pouvait-il croire, ne serait-ce qu’une seconde, qu’elle allait répondre aux questions qu’il lui posait alors que lui-même refusait de répondre à ses question à elle ?! Elle hésita à se lever et partir, mais elle ne le fit pas. La façon dont il s’adressait à elle pouvait laisser penser qu’il savait exactement qui elle était. Mais que savait-il réellement ? Strictement rien, sans doute. La brune observait Jack sans un mot, son visage restant de marbre tout comme depuis quelques minutes déjà.

Myosotis savait que son impassibilité constante et les rares sourires forcés qu’elle faisait parfois pouvaient être pris pour des réactions dont le but était de cacher sa nature profonde. Mais il n’en était rien. Le fait est que son inaptitude à réagir comme les autres personnes autour d’elle la poussait parfois à feindre des réactions qu’elle n’avait pas réellement, pour se rendre un peu « plus humaine ». Le fait que son visage ne montrait rien de ses sentiments était tout simplement dû au fait qu’elle ne ressentait pas grand chose, et non pas à une quelconque envie de sembler mystérieuse ou de garder ses sentiments pour soi. 
        
Au vu des réactions de Jack et la façon dont il avait dit « tu es légèrement plus jeune que moi », Myosotis avait compris qu’aux yeux du blond elle n’était qu’une pauvre gamine qui ne savait même pas encore qui elle était réellement. Il se trompait. La Serpentard savait parfaitement qui elle était, et surtout, elle savait ce qu’elle allait devenir. Mais s’il désirait la voir ainsi, comme un pauvre petit oisillon tombé du nid, alors grand bien lui fasse ! Il allait tôt ou tard comprendre son erreur. Cependant, l’heure n’était pas encore venue de le faire descendre de son petit nuage. Un sourire condescendant apparut sur le visage de Myosotis.

« J’devrais être en sixième année, mais j’suis qu’en cinquième. J’ai ‘ffecticvement pas fait mes premières années ici, ni nulle part ailleurs à vrai dire. T’as l’oeil Sherlock, mais tu t’trompes sur un point… L’monde des sorciers j’le côtoyais depuis longtemps. Après, cherche pas à savoir quelle genre d’éducation j’ai eue, moldue ou sorcière, parc’qu’y a pas vraiment d’réponse à c’te question. Et j’suis ici depuis seulement un mois parc’qu’avant j’étais… ailleurs. Dans la Maison Enchantée, tu connais ? »

Elle savait que Jack n’allait pas comprendre sa dernière phrase, mais son but n’était pas qu’il comprenne. Il pouvait peut-être faire le rapprochement entre « maison enchantée » et « maison de correction » mais Myosotis doutait fortement qu’il parvienne à cette conclusion-là. Peut-être allait-il penser qu’elle faisait référence à une maison close, ou une maison d’accueil… Elle n’en savait rien, et s’en fichait pas bien mal. Elle appuya sa tête contre le dossier de sa chaise, la penchant légèrement pour maintenir le contact visuel entre elle et le Serdaigle. Cette position n’était de loin pas confortable, mais le mot « confort » avait été rayé de la liste de vocabulaire de Myosotis bien des années auparavant. Après une courte pause, elle reprit la parole :

« Maintenant que j’ai répondu à ta question, répond à la mienne. »
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Ven 30 Déc - 0:31

Aucun des deux n'avaient raison sur l'autre. Tous les deux se trompaient sur qui était l'autre car tout deux n'étaient pas franc jeu (peut-être juste avec eux-même), ou alors ils l'étaient trop. Ils étaient trop eux-même, trop différents de ce que la société souhaite qu'ils soient. Myosotis donnait l'impression d'être une enfant perdu qui se cachait d'une réalité qu'elle ne voulait voir, d'un passé qu'elle rejetait pour qu'il n'ai plus d'impact sur elle. Peut-être était-ce vrai et qu'elle ne se l'avouait pas. Ou alors elle était réellement elle-même, un être qui abandonna le fait de ressentir des choses pour ne plus souffrir, jusqu'à en oublier d'être « humain » et devant jouer la comédie pour qu'on la laisse en paix, certains ne pouvant comprendre. Mais dans ce cas, si elle savait réellement qui elle était, Jack aurait alors presque pitié d'elle. Car si elle savait réellement où elle alait, de par ses actes, on pouvait s'inquiéter sur son but….
        Jack, lui, donnait l'impression d'être un mec banal en recherche d'une relation stable et qui semblait sûr et fière de lui, ce qui était pourtant tout autre.
Ne se rendant pas compte qu'ils étaient pareils finalement, ne réagissant pas normalement, ils pensaient chacun de leur côté que l'autre mentait sur leur vrai visage. Peut-être comprendront-ils par la suite qu'ils pouvaient s'entendre en quelques sortes, mais pour le moment, c'était très mal partit. Ils se connaissaient à peine, ils pourront se le pardonner.

        Jack l'écouta en silence. En réalité, plus il en voyait d'elle, plus il en entendait, et plus il s'ennuyait. Mais là, le Serdaigle ne jouait plus et ne laissait vraiment transparaître aucune émotions. Il restait stoïc. Devant lui, il voyait une nana qui pensait savoir qui elle était et pensait être intéressante, mais Jack ne voyait que le reflet de l'adolescence d'une enfant qui n'eut pas une belle enfance. Enfin bref. C'était peut-être mieux ainsi, Jack aimait peu la compagnie depuis Beauxbâtons et Myosotis ne semblait pas être une personne apaisante mais plutôt énervante. Oui, le temps nous en dira plus, mais les premières impressions pour le moment n'était pas vraiment positives, des deux côtés. Ils étaient mal partis, mais ça ne dérangeait aucun des deux parties.

        - Maison Enchantée désigne en général, du moins en France, des maisons d'accueil, de la simple crèche jusqu'à la maison d'accueil des jeunes enfants.

        Jack n'en dit pas plus, il n'avait rien d'autres à ajouter à sa première question qui n'attendait pas réellement de réponse.

        Jack jeta un regard sur sa tasse de café qui était vide. Il laissa presque un soupir filer entre ses lèvres à cette vue. Plus de café. Pas de clopes….Clope. Ça c'était une idée. Il n'allait pas trop traîner du coup pour partir en quête d'un coin paumé, même des préfets.
Jack se leva, prit son mug et alla le déposer dans le coin « vaisselles sales ». De dos à Myosotis, elle ne put voir son sourire d'ironie à sa dernière phrase. Reprenant son visage inexpressif, quoi que toujours légèrement sévère, il la regarda à nouveau et dit d'une voix plate :

        - Je ne t'ai pas forcé à répondre à mes questions, je n'ai aucun compte à te rendre.

        Et sur ce, il prit son pull, le coinçant sur son bras, main dans la poche, comme à son arrivée, et partit en quête d'un coin tranquille et discret à l'extérieur sans un dernier regard pour la Serpentard, pariant sur le fait qu'elle allait le suivre pour le « harceler » à cause de son manque frustrant de réponse.

Fin de rp dans ce lieu pour Jack. P.s.:  "nos perso sont vraiment c**" by Myo et très frustrant pour nous
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Ven 30 Déc - 14:24

Le blond resta stoïque face à la demoiselle. Celle-ci l’observa en silence. C’est alors que Jack prit la parole : 

« Maison Enchantée désigne en général, du moins en France, des maisons d'accueil, de la simple crèche jusqu'à la maison d'accueil des jeunes enfants. »

Tout comme l’avait prévu Myosotis, le Français ne perçut pas le sarcasme qui se cachait derrière ce nom adorable qu’elle donnait à la maison de redressement qu’elle avait fréquentée. Le fait est qu’il n’y avait rien d’enchanteur dans cet établissement. Extérieurement, ce n’était qu’un bloc gris. L’intérieur, quant à lui, était semblable à ceux des prisons, avec ses longs couloirs sombres et les pièces froides et dénuées de toutes décorations. Même les personnes qui y travaillaient étaient moroses. Certains d’entre eux se montraient même violents envers les enfants dont les parents ne se préoccupaient pas du tout, comme Myosotis. Cette dernière avait été le souffre douleur durant les six mois où elle avait vécu là-bas. A chaque incident, c’est elle qui était désignée coupable et qui trinquait. Le fait est qu’elle ne niait jamais rien, ce qui faisait d’elle la coupable idéale. Elle ne défendait pas ses intérêts, subissant punition sur punition sans jamais se plaindre. Elle ne parlait avec personne et les rares fois où elle ouvrait la bouche c’était pour empirer les choses. Myosotis revint à l’instant présent, repoussant au fond de sa mémoire les quelques souvenirs qui refaisaient surface lorsqu’elle mentionnait la Maison enchantée. Elle vit Jack jeter un regard à sa tasse de café. Sans doute était-elle vide, car il se leva et emporta la tasse vers la table pour la déposer là où se trouvait déjà quelques assiettes et tasses sales. Le jeune homme se tourna finalement, son visage toujours aussi inexpressif, et lâcha d’une voix plate : 

« Je ne t'ai pas forcée à répondre à mes questions, je n'ai aucun compte à te rendre. »

C’était vrai, il ne l’avait pas forcée à répondre. Cependant Myosotis n’allait pas le laisser sans aller ainsi. Le jeune homme récupéra son pull épais et le coinça sous son bras. Il quitta alors la pièce une main de la poche : exactement comme il était arrivé. La Serpentard suivit le blond des yeux : elle le vit se faufiler entre les rideaux qui séparaient la pièce du sas d’entrée et sortir de la pièce. Elle aurait juré qu’il avait tourné à gauche. Et à gauche, c’était là où se trouvait la Grande Porte de Chêne. Il allait dans le parc. N’attendant pas une seconde de plus, Myosotis bondit sur ses pieds, attrapa la lanière de son sac et souleva ce dernier pour le poser sur la table en bois. Elle l’ouvrit et en sortit son long manteau d’un noir délavé. Le bas du manteau d’occasion était totalement usé : il s’effilochait de partout. Elle l’enfila et plongea à nouveau sa main dans son sac. Elle en sortit sa paire de mitaine grise. Elle les mit rapidement et s’apprêta à quitter la pièce après avoir mit son sac nonchalamment sur l’une de ses épaules. Elle s’arrêta au milieu de la salle, se rappelant qu’elle avait amené une pile de livres avec elle. En jetant un rapide coup d’oeil par dessus son épaule et regarda les bouquins un instant. Tant pis, elle allait les laisser ici. Après tout, qui diable voudrait voler des livres qu’ils pouvaient aisément emprunter à la bibliothèque ?

*Pis, au pire, quelqu’un les vole et la bibliothécaire me tue.*

Sur cette pensée qui l’amusait plus qu’elle ne l’inquiétait, Myosotis quitta la salle de Repos des élèves.

[Fin du RP : suite au Terrain de Quidditch]
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Dim 22 Jan - 21:58

(3e semaine de jan - dimanche après midi)

C'était un de ces dimanches tranquilles, gris et froid où il était agréable de rester à l'intérieur de chez soi. Ou du moins pour moi et les autres pensionnaires de cette école, à l'intérieur du château. Et c'était justement ce que je faisais en cette après midi, trainant dans la salle de repos, installée dans un canapé devant la cheminée. 

J'étais là depuis quelques heures déjà, chaudement habillée d'un pantalon de sport noir et d'un sweat gris. J'avais retiré mes boots qui trainaient au pied du canapé pour replier mes jambes dessus et étais plongée dans la lecture d'un polar. Un paquet de bonbons coincé entre moi et le bras du canapé contre lequel j'étais calé et mon carnet posé sur ledit bras, j'accompagnais ma lecteur tantôt en grignotant un bonbon, tantôt en notant un indice. 

J'avais trouvé là une occupation qui m'avait tenue tranquille un bon moment. Car une des choses qui pouvait me faire rester sage c'était bien mon jeu préféré qui consistait à lire un roman policier et à chercher le meurtrier avant les révélations de la fin. D'où ma lenteur à finir mon livre et mes prises de notes dans mon carnet, écrivant le moindre indice qui pourrait m'aider dans ma propre enquête. J'étais si concentrée que je faisais à peine attention aux autres élèves venus aussi se détendre dans la salle de repos, et ce n'était pas pour leur déplaire si je m'abstenais de leur faire subir mes plaisanteries. 

rp libre
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Sam 25 Fév - 23:31

N'ayant pas réellement d'amis à Poudlard, et ne cherchant pas à en avoir, Myosotis avait beaucoup de temps à accorder à ses études. Elle passait ses journées à apprendre, à lire, à faire ses devoirs... Le fait est qu'elle avait besoin de travailler autant si elle voulait passer directement en septième année après avoir terminé sa cinquième. Elle entra donc dans la Salle de Repos pour y étudier. Elle s'installa à une table, ignorant Ariane couchée sur le canapé. Ce n'est qu'après avoir tenté en vain de comprendre un chapitre de Divination pendant plus d'une demie-heure qu'elle se leva de sa chaise. Elle s'approcha d'Ariane puis se racla bruyamment la gorge pour attirer l'attention de la Gryffondor et prit la parole : 

"Hum... T'es calée en divination ?"
[Mini-RP]
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   Jeu 2 Mar - 15:30

J'étais plongée dans mon livre, je venais de noter un nouvel indice dans mon carnet après avoir fourré un bonbon dans ma bouche quand quelqu'un me tira de mon activité par un raclement de gorge. En relevant les yeux de mon polar, je fus étonnée de voir Myosotis planté devant moi qui me demandait mon niveau en divination. C'était tellement inhabituel qu'elle vienne faire la conversation comme ça que j'écarquillais d'abord les yeux en avalant ma friandise dans un "gloups" digne d'un film comique. Ensuite je ne pu m'empêcher de froncer les sourcils en lui jetant un air soupçonneux et me redressais dans le canapé avant de lui répondre :

- Plutôt oui ... Pourquoi ? 

Si elle me demandait en plus un coup de main pour un devoir, la situation allait devenir encore plus étonnante, et je ne savais pas si j'accepterais étant donné que je ne portais pas la serpentard dans mon coeur.
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MessageSujet: Re: La Salle de Repos Inter-Maison   

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La Salle de Repos Inter-Maison
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