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 Salle commune Gryffondor

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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Ven 21 Nov - 10:36

Molly remontait les marches du château. Toute essoufflée, elle donna le mot de passe à la grosse dame à peine réveillée.

- Filet du diable !

La blondinette arriva dans la salle commune où il n'y avait encore personne. Ni une, ni deux, elle monta quatre à quatre les marches du dortoir des garçons, et entra dans celui des sixième années. Elle repéra le lit de James aux initiales gravées sur la malle du jeune homme, ouvrit les rideaux du baldaquin et commença à le secouer pour le réveiller.
Le Gryffondor avait de la peine à ouvrir les yeux.

- Molly laisse moi dormir... Et qu'est ce que tu fais ici ?

- Ok c'est pas grave. Rendors toi, je vais aller voir Aylen.

La blondinette savait jouer de la corde sensible et James ouvrit instantanément les yeux, plein de colère. Contente d'elle, la jeune femme fit un rapide bisou au brun et entreprit de le sortir du lit en le tirant par la main.

- Mais ça peut pas attendre ?

- Ho tu la suis oui ? Il y en a qui voudraient encore dormir si c'est possible !

- Ouais !

- Désolé les gars...

Ne lui laissant pas le temps de réagir plus, Molly descendit les marches pour retourner dans la salle commune. Elle vit James arriver quelques minutes plus tard, la fusillant du regard. La blondinette n'allait pas s'en tirer à si bon compte, elle le savait, mais elle ne pouvait pas garder tout ce qu'elle venait d'apprendre pour elle plus longtemps.
Elle attendit les foudres de l'ancien batteur qui s'installait dans le canapé.
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Dim 23 Nov - 15:20

Molly était en mauvaise posture. Elle savait que dès l'instant où James saurait où elle était allée, et ce qu'elle avait fait, elle allait en prendre pour son grade, son petit copain craignant pour la sécurité de la blondinette...
Tandis qu'il s'était rapproché de la jeune femme, une autre élève, Chiara Aavery fit son entrée dans la salle commune. Molly ne la connaissait pas trop, elle savait qu'elle était en 6e année aussi mais leurs relations ne s'étaient pas vraiment développées.
Alors que la brune demandait si elle dérangeait le couple, James reporta son attention sur sa téméraire petite copine.

Molly sourit à son homologue, ne voulant pas l'inviter dans la conversation, mais appréciant tout de même cette pause qui s'offrait à elle avant la tempête. Elle comptait lui parler plus tard, car la brune lui poserait sûrement des questions, et Molly aimait lier de nouvelles amitiés.
La blondinette reporta son attention sur l'ancien batteur qui commençait à s'impatienter, et la jeune femme d'un air contrit lui répondit :

- D'abord, il faut que tu me promettes de ne pas t'énerver... Voilà, je me suis réveillée avec les premières lueurs du jour, tu sais que le moindre rayon de lumière me réveille...

* Gagner du temps, il faut gagner du temps...*


Voyant l'air impassible de James, Molly reprit :

- Bon ben Hagrid me cachait quelque chose... La dernière fois que je lui ai rendu visite, il a laissé échapper une information qu'il n'aurait pas dû dévoiler... Un problème avec la Directrice et Poudlard... Tu sais comment je suis, une fois ma curiosité piquée au vif, il faut que j'ai des réponses...

La jeune femme regarda Chiara qui s'était installée à une table un peu plus loin. La blondinette reporta son attention sur le brun toujours en attente de l'histoire à venir...

- Bon ben, Hagrid partait vers la forêt interdite, et il avait l'air de ne pas vouloir être suivit... Du coup, ben je l'ai suivit... Il se prépare une guerre James ! Une guerre contre Poudlard et le Ministère ! Les centaures sont fous de rage ! On va être attaqués !!
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Mer 26 Nov - 13:09

Molly avait les larmes qui montaient aux yeux. Elle n'avait jamais vu James dans un état pareil en 6 ans.
La jeune femme avait voulu expliquer à l'ancien batteur pourquoi elle avait suivit Hagrid, et qu'elle ne s'était pas doutée qu'il s'agissait de centaures en colère. Mais le garçon était plus que furieux et sortit de la salle commune demandant à la blondinette de ne pas le suivre.

*J'espère qu'il ne va pas faire de connerie...*

C'est alors que Molly se rappela la présence d'une brune, assise à une table. Cette dernière lança un regard interrogateur à la blondinette, et s'approcha d'elle en se présentant.

- Heu... Salut. Je m'appelle Chiara, Chiara Aavery !

- Ha oui, Chiara. Tu es en 6e année toi aussi je crois ? Je te vois souvent rester avec des gens d'autres maisons. Moi c'est Molly.

Les deux jeunes femmes ne faisaient que se croiser, elles n'avaient jamais réellement noué de lien, malgré le fait qu'elles soient dans la même maison depuis leur entrée à Poudlard il y a 6 ans.
Molly ravala les larmes qui lui avaient monté quelques instants plus tôt, et ne savait pas vraiment quoi dire. Elle n'avait pas pensé que James aurait une réaction aussi violente, ni que quelqu'un se trouverait avec eux à ce moment là. La jeune femme tournait machinalement ses mains, et sourit à Chiara un peu embarrassée.


* Qu'à t elle entendu?*
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Ven 28 Nov - 11:09

Molly était toute retournée moralement... Elle écoutait Chiara lui poser un tas de questions en lui tendant un chocogrenouille et n'avait pas vu Louanne descendre et venir vers elle.

- Oui, c'est mon petit ami. Désolée que tu ais assisté à cette scène...

La blondinette sourit à la remarque de Chiara.

* Le meilleur remède pour chasser les idées noires... mouais lol*

-Bonjour Chiara. Qu'est ce qu'il ce passe poulette ? Pourquoi as tu les larmes aux yeux ? Et pourquoi ais-je entendu James crier ce matin ? Au passage tu as de la chance que la majorité des élèves ont un sacré bon sommeil et ne l'ont pas entendu...

Molly devint toute rouge en pensant que Louanne avait été réveillée par la crise de James. Crise dont elle était l'origine... Les larmes cristalines coulèrent le long des joues de la jeune femme.

- On s'est engueulés. Ou du moins, il m'a engueulé... J... J...J'étais partie en va.... va... vadrouille, et quand je lui ai dit où et ce que j'avais vu et a... a....appris, il m'a piqué une crise...

La jeune femme pleurait abondamment maintenant. Elle n'osait pas trop en dire sur le lieux où elle était allée, ni ce qu'elle y avait découvert, car elle ne connaissait pas vraiment Chiara, et James lui avait demandé de ne rien dire. Mais à Louanne, qu'elle connaissait si bien, elle avait envie de tout lui raconter.
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Ven 28 Nov - 13:10

Molly n'avais pas mangé ce matin. Sa "ballade" l'avait occupée, et son engueulade avec James lui avait coupé l'appétit.
Tandis que Louanne partait par le portrait de la grosse dame, la blondinette vit un visage interrogateur tourné vers elle.
Répondant à la question informulée de Chiara, Molly répondit :

- Non je n'ai pas mangé, mais je n'ai pas faim... Je préfère rester ici...  Tu as mangé toi ?

Molly était toute rouge, elle n'aimait pas paraître faible, et les larmes étaient une trop grande faiblesse à son avis. Qu'allait penser la brune ?
La jeune femme sécha très vite ses larmes, et se saisit d'un mouchoir pour effacer les preuves de sa faiblesse.
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Ven 28 Nov - 20:07

- ha ok... bon on change de sujet si ça te fais rien...

Molly ôta ses chaussures pleine de boue et ramassa ses jambes sous ses fesses, se recroquevillant un peu plus.


- J'ai hâte d'être à noël... j'adore faire des batailles de boule de neige... et puis le château va être décoré comme jamais... J'adore... tu restes pour les vacances ? ou tu rentres chez toi ?


- Moi je pense rester, mais je ne suis plus très sûre. Je reste pour James, et qu'on reste en amoureux, et puis avec mes biologiques, c'est compliqué... on est pas en très bon termes...

Molly avait repris un débit plus que rapide, afin de cacher ce qui la gênais. La jeune femme avait encore à l'esprit sa dispute avec James, et voulais se confier sur ce qu'elle avait découvert...
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Sam 29 Nov - 16:57

Les larmes étaient montées aux yeux de Molly. En pensant du point de vue de James, elle comprenait ce qu'il pouvait ressentir, mais Gryffondor dans l'âme, elle n'écoutait que son courage et pas les conséquences que cela pouvait avoir...

- J... J... Je suis désolée.... Je ne pense pas à tout ça. Je n'écoute que mon courage ou ma curiosité... Je n'ai pas l'habitude qu'on s'inquiète pour moi... tu sais mes biologiques n'en n'ont rien à faire de moi ou de ce qui pourrait m'arriver... J'ai toujours eu pour habitude de me débrouiller toute seule, alors...
Mais je dois avouer que j'ai peur... J'ai peur de cette guerre... Oh James ! qu'est ce qu'on va faire ! J'ai encore tellement de choses à vivre, à découvrir et je veux tout partager avec toi !!

Se levant, Molly fit le tour de la table et prit dans ses mains le visage de James. Elle pressa avidement ses lèvres contre celle du beau brun, et l'embrassa fougueusement. Elle avait envie de passer à la vitesse supérieure avec lui. Cette guerre lui éclairait l'esprit comme jamais, et elle savait qu'elle avait trouvé l'homme de sa vie... Elle voulait avancer avec lui, ne plus perdre de temps. Elle le serra avec force et avidité.

- Ma chérie...

Molly lui chuchota :
- Je veux que ce soit toi. Quand tu voudras, où tu voudras, mais je veux que ce soit toi... Je sais que tu as peur que je ne vois ça que comme un moyen pour toi de m'utiliser, mais non. Il n'en est rien. Je vois clair comme jamais ! Je sais que tu es le bon, celui que j'aime et que j'aimerais toute ma vie, et je veux que ce soit toi.

James m'embrassa fougueusement avant de plonger ses yeux dans les miens et de me répondre qu'il acceptait après un moment d'hésitation.


Dernière édition par Molly (Directrice) le Lun 1 Déc - 16:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Salle commune Gryffondor   Mer 3 Déc - 10:53

Molly était dans un état de béatitude. La veille, alors que tout le monde dormait, elle et James  étaient partis profiter d'un moment d'intimité dans la salle de bain des préfets. Ils avaient passé un moment inoubliable pour la jeune femme, un moment magique, bien que la sorcellerie n'avait rien eu à faire dans ce qui venait de se passer entre les deux jeunes gens. Ils avaient pris la direction du 5e étage, dans le lieu réservé aux capitaines et aux préfets, et après quelques moments d'hésitations, et de rires gênés, étaient devenus des amants, et leur relation prenait une tournure plus que sérieuse ce qui ravissait Molly. La guerre qui s'annonçait avait réveillé la blondinette comme jamais, ses sens étaient aiguisés, et la jeune femme avait l'impression de sentir la moindre partie consciente et inconsciente de son corps, mais aussi de ce qui l'entourait. Tout était plus vif, plus intense, et ce qui venait de se passer entre les deux Gryffondors rendait cela encore plus palpable.

La jeune femme se rappelait de chaque caresse, chaque baiser, chaque murmure. Les deux jeunes gens s'étaient liés, leurs cœurs avaient battus à l'unisson dans ce qui avait été une communion de leurs âmes. Molly se remémora aussi la douceur dont avait fait preuve James lors de ce moment magique et unique, un moment parfait en tous points.

Installée dans les bras de son beau brun, face à la cheminée, Molly affichait un sourire béat en repensant à ces moments d'intimité qu'ils venaient de partager quelques instants auparavant tandis que James la berçait et la cajolait. A ses yeux, James et elle seraient unis comme jamais, ce moment de plénitude la frappa, comme la certitude qu'ils seraient unis pour toujours.
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Dim 14 Déc - 16:24

Molly avait attendu avec impatience ce jour là.... Le jour du bal !! La jeune femme avait commandé sa robe chez Mme Guipure avec sa chouette effraie. La robe était magnifique : Rose poudré, avec des petites perles et des fines broderies qui allaient sublimer les formes généreuses de la jeune femme. La blondinette avait tout prévu pour cette soirée qui s'annonçait comme l'évènement de l'année. Elle avait commandé une paire d'escarpins, une étole, et sa robe. Tout était arrivé à temps.
La rouge et or avait également acheté quelques revue de chez sorcière magazine où les coiffures à la mode, les onguents, et les potions pour avoir une chevelure de rêves étaient indiqués ainsi que leurs points de vente.
La jeune femme qui arborait habituellement un carré plongeant, se retrouvait ce jour là avec une magnifique crinière blonde. Pas de doute, la potion repousse vite du célèbre Dr Leppoil était un succès !!

- Happy ?! tu me conseille quoi ? cette coiffure ou plutôt celle là ?

Molly montra les magazines à sa jumelle et fit remonter ses cheveux pour avoir une idée du résultat.

- Celle de droite ! mais tu devrais te faire des boucles...

- T'inquiète j'ai tout prévu !!

La blondinette fit un clin d’œil à sa sœur et entreprit de se coiffer...

Quelques heures plus tard, la jeune femme était fin prête pour se présenter à son amoureux. Elle était rayonnante de bonheur, et quand elle descendit les marches de son dortoir, elle ne put que remarquer que le brun n'avait d'yeux que pour elle.
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Mer 17 Déc - 12:38

A 16h, les cours avaient été suspendus afin de préparer le bal de Noël. C'était la première fois que Lune allait participer à un vrai bal. Elle était déjà allée à des soirées avec des amis, mais jamais à un vrai bal, en robe de bal et valsant avec un cavalier. Cela la faisait rêver.

Pour la robe, Lune en avait une, dans son armoire. Elle allait donc la mettre, de toute façon, il était trop tard pour en commander une et en plus, Lune ne pensait pas avoir le budget necéssaire.
Elle revêtit donc sa robe de mousseline bleu ciel, avec des motifs à fleurs rose pastel. Elle était Serrée à la taille par un pan de tissu bleu retenu par une grande fleur rose. La robe s'élargissait après la taille et  elle se reserrait au bout, juste au dessus des genoux. Lune mit des collants couleur chair, légèrement brillants car il ne faisait quand même pas très chaud.
Elle sortit de sa valise un petit chale rose clair et le passa sur ses épaules.
Ensuite, restait le problème de la coiffure. Un chignon ? Des tresses ? La jeune fille décida de ne pas trop s'embêter et laissa ses cheveux blonds bouclés pendre dans son dos. Elle se maquilla un peu et enfin, mit de petites ballerines roses à ses pieds.
Lune tournoya plusieurs fois devant le miroir, le sourire aux lèvres.

*Bon, ça va. J'ai un peu l'air d'avoir quelques années en moins mais, je n'ai que ça, donc, je n'ai pas le choix. Et puis, je ne suis pas moche comme ça. Bon, alors, quelle heure est-il ? Ca va, j'ai encore un peu de temps. Ne stresse pas, tu es prête.*

Lune sortit de la salle commune pour aller rejoindre ses amies, dans le hall.
*J'ai hâte de voir comment les professeurs ont décorés la grande salle. Déjà qu'elle est magnifique d'habitude...*
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Mer 17 Déc - 19:34

J'entrai dans la salle commune essayant de me faire la plus petite possible ce qui n'était pas une mince affaire avec ma grosse et lourde valise à porter. J'avais passé toute la journée dans le bureau de la directrice pour régler les derniers détails de mon incription.
Sobolani, mon rat, était perché sur mon épaule. Son souffle chaud et humide réchauffait mon coup. Comme j'avais pu l'imaginer, tout le monde se retourna sur mon passage. Je pus seulement murmurer un timide bonjour avec un bien plus gros accent roumain que je ne l'avais voulu. j'en entendis certain murmurer mais je ne pouvais leur en vouloir : j'arrivais à l'Ecole avec près de trois mois de retard.
Je slalomai entre les fauteuils rouges dans un tel état que l'adjectif "abîmés" était bien trop faible. J'atteignis le porche qui cachait les escaliers menant aux chambres.
- Wingardiun leviosa, incantai-je
Ma valise se mis à flotter joyeusement. Je montai jusqu'au cinquième étage et poussai la porte. Quelques filles étaient là et me regardèrent en souriant.
- Tu dois être la nouvelle, me demandèrent-elles.
Je hochai la tête, incapable de parler, trop impressionnée et effrayée par ce monde que je ne connaissais pas. Je pris le lit qui restait et sortis mes affaires. Certaines d'entre elles étaient en robe.
- Y a-t-il un soirée aujourd'hui ? demandai-je dans un anglais que je voulais impeccable.
- Un bal, répondit l'une d'entre elles. Tu peux y participer si tu veux.
Je hochai de nouveau la tête. Je devrais arrêter sinon elles allaient croire que je ne savais même pas dire "oui". J'adorais les bal. Chez moi ont en faisait souvent dans la communauté des soigneurs de dragons. On se réunissait devant un grand feu allumé par un de nos dragons. Les adultes finissaient souvent ivres et quand j'étais petite, cela me faisait rire.
Sob souffla dans mon coup comme pour me rappeler sa présence. Je le pris dans ma main et le posai sur mon lit. Puis je sortis une robe bleue clair qui rappelait mes yeux gris comme me disait ma mère. Elle serai parfaite pour le bal. Je n'aurais plus qu'à me relever les cheveux pour faire ressortir ma mèche blanche et le tour serait joué.
Mais ce soir j'étais fatigué, ce matin encore j'étais à Bucarest. En plus le jetlag comme on disait ici commencait à avoir de l'effet sur moi.
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Sam 27 Déc - 18:00

J'entendais le souffle paisible et réguliers de mes camarades endormies. Je me retournais sans cesse dans mon lit incapable de dormir. *Quelle heure était-il ? Trois, quatre heure du mat ?*  Les événements de cette soirée tournaient en boucle dans ma tête. Pourtant tout avais si bien commencé. Enfin j'avais tout de même arrosé Amy Henderson de jus de citrouille à la menthe mais là n'était pas le problème. Je me replongeai dans la mémoire du bal de Noël.

*
Je m'étais retournée vers la jeune femme que j'avais bousculée. On avait rejoint tous ses amis dont la plupart était des filles. Je n'avais jamais eu d'amie fille. En fait,de  toute ma vie je n'en ai eu qu'un seul : Hugor Valans. C'était le fils d'un dresseur de dragon comme moi et lui non plus ne quittait jamais l'enceinte de la communauté des dresseurs. On ne connaissait pas d'autre enfants et les adultes étaient bien trop occupés pour jouer avec nous. Alors, de fil en aiguille, on était vite devenu inséparable.
La petite bande était composée de trois filles et d'un garçon. La plus grande d'entre elles était châtain. Elle avait la peau pâle et les yeux noisette. Elle souriait mais au fond de ses yeux on pouvait voir qu'elle était perdue dans ses pensées. La deuxième aussi avait les cheveux châtains mais un peu plus long. Elle était accrochée au bras du garçon et semblait un peu perdu par les événements. Elle souriait elle aussi et semblait vraiment heureuse d'être à ce bal. Je n'eu pas le temps de détaillé le garçon car un autre fille arriva avec deux verre à la mains. Elle vint se planter devant Amy et dit :

-Tiens, je t'ai pris une boisson. Alors comme ça je m'absente deux petites minutes et tu me laisse tomber ? Ne t'en fais pas, ce n'est pas si grave. Par contre j'aimerais bien que tu me présente à tes amis, si tu veux bien… Parce que je n'ai aucune envie de retourner m'asseoir là-bas.

-Mais bien sur!, lui répondit ma camarade. Alors la Serdaigle c'est Melinda.Tu verra Lune elle est vraiment géniale ! Melinda,Lune. Lune, Melinda!
ET elle enchaîna:
-Elle c'est Victoria, ma première amie ici! Tu verra elle aussi est géniale! Victoria, Lune. Lune ,Victoria. Et enfin Jack que je connais très mal! En réalité je ne lui a parler pour la première fois que ce soir car c'est le cavalier de Ria!
Sinon merci pour les boissons! C'est très gentil à toi de m'en avoir pris!


* La plus grande est donc Mélinda et la deuxième Victoria, je tâcherai de m'en souvenir *
Je restai en arrière pour ne pas les déranger jusqu'à ce que la fille à la robe tâchée se retourne vers moi pour répondre à ma question:  comment s’appelait-elle ?

-Amy! Amy Handerson! Tu viens de Roumanie? J'aimerais tellement y aller un jour!

Elle me fit un clin d’œil et se retourna vers ses amis :

- J'avais oublier de vous présenter Roxane! Elle est nouvelle comme moi, et viens de Roumanie! C'est à elle que je dois les couleurs de ma robe! Merci d'ailleurs,elle est très belle ainsi!

Elle me sourit puis éclata de rire. Je ne pensai pas qu'elle voulait se moquer de moi alors je souris.  Amy se pencha vers moi et ajouta à mon oreille:

-T'inquiète je t'en veux pas hein! Franchement elle est magnifique comme ça ma robe! Enfin elle est un peu humide mais tant mieux j'avais chaud!

J'étais rassuré, elle ne m'en voulais pas. J'allais donc pouvoir m'amuser sans me sentir coupable. Tous formaient ensemble une belle petite bande. *Peu être un jour, j'en ferait partie ?*, pensai-je. Je souris, j'étais vraiment contente d'être venu à ce bal.
Quelques instants après l'arrivée de Lune, car la jeune fille aux verres s'appelait Lune. Jack, le garçon, si j'avais bien suivi, partit s'asseoir. Nous étions plus que des filles. On dansa longtemps sur le rythme endiablé des Bizar'sister en poussant des cris. Au moins ça c'était international.
Cela devait faire une demi heure qu'on dansait quand Mélinda nous quitta. Elle était fatigué et voulait sortir de la de Grande Salle.

- Bonne nuit, on lui lança tous en même temps.

Je dansai encore quelque temps avnt d'avoir moi aussi envie de sortir. Il faisait chaud dans la pièce. Je me retournai vers Lune, Victoria et Amy pour leur dire que je sortais avec des signes de mains car la musique était trop fortes. Je n'étais pas sûre qu'elle m'aient comprise mais je sortit tout de même. Je m'assis sur les marches de la Grande Porte. La foret interdite s’étendait devant moi, majestueuse, magnétique. En me concentrant je pouvais imaginer la lumière des feux des dragons à l'horizon.
Après un soupir je rentrai dans le château quand un homme arriva. Je me cachai derrière les grands sabliers au couleur des quatre maisons qui représentaient leur points personnels. L'homme avait le dos courbé. Il fit quelques pas puis vacilla. Ses habits étaient tâchés de pourpre. Je regardai avec effroi son sang se rependre sur le sol. Soudant j'eus une révélation, cet homme n'était pas humain, j'en étais sûre. C'était un Dracunus. J'avais déjà pu en voir chez moi. Ils ressemblaient en tous points à des hommes mais leur sang était froid et leur peau était recouverte de petites écailles. Une Dracunus s'était déjà montrait à la réserve de dragons. Il venait pour voir son père, un Norvégien à crête particulièrement haineux.
Je ne reconcentrai sur la scène juste au moment où le professeur de potion Miss (j'avais oublié son nom) arriva dans l'entrée du château.

- Tom! dit-elle

Le Dracunus du l'entendre car il se retourna vers elle juste avant de tomber. Le professeur pu freiner sa chute en le rattrapant juste à temps. La poitrine du dénommé Tom se soulevait difficilement  et ses dents claquaient fortement. Il était en train de mourir. Le professeur posa une main sur son front puis regarda la petite foule qui s'était formée et dit d'une voix autoritaire :

- Je m'occupe de cet homme. Je me retire de mes fonctions pour ce soir et vous laisse vous occuper des élèves et de mes rondes. Je demande à n'être dérangée sous aucun prétexte.

Elle partit en direction des cachots. J'étais trop sous le choc pour bouger et sortir de ma cachette. La foule se dissipa dans un murmure et le bal repris comme si de rien n'était. Quelques minutes après une élève sortit de la Grande Salle et huma l'air. J'eu un frisson elle devait être un vampire ou du moins à moitié. Elle partit elle aussi en direction des cachots. *Espionnait-elle la professeur de potion ?*

Je ne sais combien de temps je restai là sans bouger,les yeux toujours rivés sur le couloir où avait disparu le Dracunus et les deux jeunes femmes, quand la préfète de Griffondor fit l'annonce de la fin du bal. Je pus me glisser entre les élèves qui remontaient à leur dortoir sans que personne ne s'en aperçoive, du moins je l'espérais. Je retrouvai Victoria et Amy entre les élèves. je leur adressai un sourire bien  que mes mains tremblaient encore.

- Merci, cette soirée était géniale, leur dis-je. Peut être à demain alors !

Je leur fit en signe de la main puis montai les escaliers qui menaient à mon dortoir. *Que faisait un Dracunus à Poudlard ? Et qui était vraiment le professeur de potion ? *
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Jeu 8 Jan - 19:07

Lune entra dans la salle commune, suivie de Roxane. Elle venait juste de quitter leur deux camarades de Poufsouffle, Victoria Lester et Amy Handerson. Elles avaient passé la journée ensemble, dans le parc, à se promener et jouer dans la neige. Lune était contente de sa journée.   Malgré le petit incident de ce matin, celle-ci avait été merveilleuse et Lune était heureuse de s'être fait de nouvelles amies.
Les quatre jeunes filles avaient voulu aller rendre visite à Hagrid, notament pour que Roxane lui montre son rat, Sobolini (que Lune n'approchait pas de trop près), mais le garde-chasse n'était pas dans sa cabane lorsque les jeunes filles voulurent aller le voir. Elles avaient donc décidé de retourner chez lui le lendemain. Vers 4h, les filles rentrèrent au château car le vent froid commençait à se lever et le jour décliner. Elles prirent une tasse de thé chaud et quelques biscuits dans la grande salle, tout en discutant de tout et de rien, justes heureuses d'être là. Lune ne croyait plus que Roxane avait quelque chose à voir dans l'accident du matin, en effet, après l'incroyable après-midi passée en sa compagnie, Lune ne doutait plus. Mais l'expression de visage de sa camarade au moment ou le rat lui avait sauté dessus restait gravée dans sa mémoire. La jeune fille décida de lui en parler plus tard. En ce moment, elle était fatiguée et n'avait pas envie de commencer une conversation, assez importante.

Roxane et Lune s'avancèrent dans la pièce, côte à côte. Que la chaleur des feux de cheminée était chaleureuse. Lune frissonna. Elle embrassa la pièce d'un regard. Beaucoup d'élèves étaient déjà montés dans les dortoirs mais quelques uns restaient assis en rigolant au coin du feu. Lune repéra un groupe de jeunes gens, souvent ensemble.
*Le groupe d'amis de Louanne, il me semble. Tiens c'est bizarre, elle n'est pas là, elle. D'habitude elle reste dans les derniers dans la salle commune. En plus, l'heure du couvre-feu allait bientôt arriver… Enfin, peut-être que les préfets échappaient à cette règle-là.*
Lune bailla, fatiguée par cette journée passée dehors et se tourna vers Roxane qui avait aussi l'air fatiguée.
-Bon, je ne sais pas pour toi mais moi, je suis crevée… Je vais aller me coucher. Et demain, on ira voir Hagrid,  promis.
Lune se dirigea vers l'escalier. Roxane la suivit et elles montèrent en silence. Arrivées devant la porte du dortoir de Lune, celle-ci s'arrêta et se tourna vers sa camarade.
-Bon, bonne nuit Roxane, à demain matin.

Et elle rentra dans la pièce. Lune enleva sa robe de fourrure et passa son pyjama. Elle se glissa ensuite dans ses draps froids. Elle frissonna mais ne tardit pas à toucher la bouillote sans doute installée là par les elfes de maison, du bout des pieds. La jeune fille soupira d'aise et bénit dans son for intérieur les elfes de maison qui prennaient soin de tous les élèves.
Lune s'endormit en rêvant de neige et de ski, repensant à ses années passées chez les moldus.
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Ven 9 Jan - 23:58

Je n’étais confortablement installée dans l’un des fauteuils rouges et abîmés de ma Salle Commune. Sobolani, mon rat, était couché en boule sur mes genoux. Je le caressais d’une main distraite en regardant le feu puissant de la cheminée crépiter et me réchauffer doucement le visage. Je souris par excès de joie. Lune était assise sur le canapé à coté de moi, perdue dans une contemplation enfantine des flammes. Chacune de nous deux étaient silencieuse, mais ce n’étais pas l’un de ces silences lourd comme ce matin quand on se savait pas trop quoi se sire, plutôt un silence léger de deux amis qui se rappeler les bons moments passés ensemble.  

- Bon, je ne sais pas pour toi mais moi, je suis crevée… Je vais aller me coucher. Et demain, on ira voir Hagrid,  promis, me dit Lune.

- J’y compte  bien, renchéris-je en souriant. Je me demande bien où notre cher garde-chasse a bien pu partir toute la journée.

*Il y a peut être un rapport avec la rumeur sur une probable révolte du clan des centaures dans la Forêt Interdite. Les on-dit racontent que le Ministère de la Magie n’arrête pas de diminuer leur territoire alors que la population des mi-hommes mi-chevaux augmente. Ils n’auraient plus la place pour subvenir à leur propre besoin. * Je secouai la tête pour ne plus y penser.

- Attends Lune ! Je viens avec toi, ajoutai-je.

Je me levai et mis Sob sur mon épaule pour pouvoir le transporter facilement. Le dortoir de Lune était deux étages en dessous du mien perché tout en haut de la tour Ouest de Poudlard, d’où on pouvait admirer les derniers rayons de soleil jusqu’à tard dans la nuit en été. Je fis un petit détour pour l’accompagner jusqu’à la porte de bois sur laquelle était inscrit en lettre italique « Deuxième année ». Lune n’avait trois ans de moins que moi mais je savais que ça n’empêcherait pas notre amitié fleurir.  Les chiffres ne représentaient rien car Lune était très mature pour son âge.
On arrivait dans le couloir mal éclairée par un unique flambeau qui trônait dans un coin de la pièce.  Le soleil était couché depuis bien longtemps en ce début d’hiver, ainsi on ne pouvait pas profiter de son éclat journalier.  

- Bon, bonne nuit Roxane, à demain matin, me dit ma camarade de Gryffondor.

- On y est je vais de laisser là alors. Bonne nuit Lune, lui répondis-je ne posant ma main droite sur son épaule.

On n’avait pas pour habitude de se faire la bise à la Réserve, ces actes de tendresse étaient souvent gardés pour le cercle familial proche, tel que les parents et leurs enfants. Je me souviens quand j’étais petite et quand ma mère avait encore le temps, elle venait tous les soirs dans ma chambre pour me border et m’embraser sur la joue.
Je quittai le couloir et montai la cinquantaine de marche qui me séparait de mon étage.  Sob souffla dans mon coup, il voulait que je me dépêche pour pouvoir se pelotonner dans mes draps chauds.  

-On arrive, mon gros, lui glissai-je.

Si quelqu’un était arrivé à cet instant il m’aurait surement prise pour une folle en pensant que je parlais toute seule.  Malgré moi j’en souris. * Les gens me prenne déjà pour un extraterrestre tout droit débarqué de Pluton alias la Réserve de dragons !*
En arrivant dans mon dortoir je constatai qu’aucune de mes camarades n’était présente.  *Bizarre, ou peuvent-elles être à cette heure de la nuit ?* Les lits à baldaquins étaient encore tirés aux quatre épingles par les elfes de maisons. Il nous avait même mis une bouillotte sous les draps pour qu’on ait bien chaud. Je me mis en pyjama et me glissai dans mes couvertures. Je restai quelque temps sans pouvoir m’endormir en repensant à ma merveilleuse journée.

*

Lune et moi avions rejoint Victoria et Amy dans l'entrée du château, après notre petit déjeuner. Je devais aller chez le garde-chasse, Rubeus Hagrid et les filles s’était proposées de m’accompagner. Dehors le froid était saisissant heureusement j’avais sur moi la cape que Victoria m’avait prêtée un peu plus tôt. Je remontai la capuche pour couvrir mes oreilles n’ayant pas de bonnet.

- Tout ce si beau, de cette couleur blanche immaculée ! leur dis-je.

Les grands séquoias, maitres de la forêt, se courbaient sous le poids de la neige épaisse. Le lac visible au loin était gelé et d’après les marques sur la glace plusieurs élèves en avaient déjà profité pour faire du patin à glace. L’hiver était vraiment une saison magique !
On descendit les marches qui menaient  à la cabane du garde-chasse.  Victoria et Amy étaient en tête. Elles discutaient et faisait rire Lune. Je ne les écoutai qu’à demi-mots et me contentai de sourire. Les escaliers étaient glissants et je faillis tomber une bonne dizaine de fois me rattrapant toujours à la dernière seconde.
Au bout d’une dizaine de minutes et de quelques acrobaties on arrivait devant la petite cabane circulaire du garde-chasse. Tout était très calme, peu être un peu trop calme.

- Ecoutez ! interpellai-je mes camarades. Vous entendez ?

- Quoi ? me demanda l’une d’entre elle.

- Rien justement ! Aucun oiseau ne chante comme si ils avaient tous déserté la forêt… remarquai-je.

La plus grade partie de la Reserve était envahit par la forêt et jamais je n’avais entendu un silence aussi pesant.  *Il se passe des choses bizarres dans cette forêt*, me dis-je. Je décidai de l’ignorer on n’était pas là pour cela en fin de compte. Je frappai à la porte trois coups sonores. Rien ne se passa.  Je me retournai vers les filles elles semblaient aussi perplexes que moi.  Je réessayai, une, deux… trois fois toujours sans résultats.

- Il ne doit pas être là.

Je décidai de regarder par sa fenêtre bien que les filles aient vainement tenter de m’en dissuader.  Tout était noir. Je pouvais distinguer les ombres de quelques chaises une table et un grand lit mais rien ne bougeait.  

- Non il n’est pas là, constatai-je.

On se demanda ce qu’on allait faire et il fut décider que nous resterions dehors pour guettait la venue d’Hagrid.  L’attente se finit vite en bataille de boule de neige. Gryffondor contre Poufsouffle !
On ne rentra que vers seize heures de l'après-midi, en faisait une pause déjeuné à midi bien sûr.  Nos mains et pieds étaient gelés mais je ne m’étais pas autant amuser depuis longtemps. En fait depuis que j’étais la seule enfant à la Reserve.

*

Je souris. Définitivement cette journée resterait gravée dans ma mémoire. Pour la première fois je m’étais sentie comme une enfant à peu près normale.
* La cape ! Je ne l’ai pas rendu a Ria (car tel était le surnom de Victoria) !*, pensai-je soudain. *Tant pis je le ferais demain elle ne m'en voudra pas *

Et je me laissai sombrer dans un sommeil peuplée de licorne joyeuse et de gentilles petites fées.
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Mer 14 Jan - 18:47

- Le mot de passe ?

- Rooo assez !! Vous me connaissez !! Je suis la Directrice !!

- Le mot de passe Mme Dragonneau

- Si vous voulez me faire perdre mon temps, c'est gagné !! Vous allez perdre votre place, et un autre tableau occupera votre fonction Ely !!

- Le mot de passe ?

- Filet du diable ! Mais dès demain, vous serez relevée de vos fonctions !!

La Directrice entra en trombe dans la salle commune. Un petit groupe de Gryffondor était resté près de la cheminée, la mine inquiète. Quatre pour être exacte.

- Mme la Directrice ? Que... ?

- Où sont vos Préfets ?

- Arthur est dans notre dortoir, et Louanne... On ne l'a pas revue depuis hier matin... On est très inquiets....

- Quoi ? mais où est-elle partie hier matin ?

- Faire sa ronde. Elle avait reçu un mot demandant à ce que les rondes soient faites...

Fonçant droit sur le garçon qui venait de prononcer ces paroles, la Directrice le reconnut comme un des nouveaux batteur de l'équipe des rouges et or.

- Dites moi... Comment a-t-elle reçu ce mot ?

- Par hibou

- Allez me chercher M. Arthur et demandez lui de me rejoindre immédiatement dans mon bureau !!

Sans attendre plus longtemps, sous le regard médusé, inquiet et affolé du groupe, Mme Dragonneau sortit en trombe de la salle commune qu'elle avait fréquentée étant plus jeune et partit dans son bureau rejoindre les Préfets qui l'attendaient.
L'heure était plus grave qu'elle ne l'avait pensé.
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Lun 19 Jan - 21:01

J’avais passé une journée harassante où les cours s’étaient succédés à un rythme effréné et je n’avais toujours pas fini la punition de Miss Wolkoff. Trente lignes de parchemin sur Dumbledore et Grindelwald. J’entrai dans ma Salle Commune aux couleurs rouge et or et soupirai. Sobolani, mon rat, souffla dans mon coup pour me donner du courage. Je le caressai machinalement sachant très ben que c'était ce qu'il attendait. 
La plupart des tables étaient déjà prises ainsi que tous les fauteuils. Je jetai un rapide coup d’œil tout autour de la salle. Je n’avais pas vraiment d’amis dans ma maison à par Lune Roverside qui ne semblait pas être là. Je m’installai donc à la table d’une jeune fille aux cheveux blancs immaculés que je n’avais jamais vue avant. Elle lisait un livre sur les polymères. Elle chuchotait toute seule, puis se leva et se rassit. * Elle est vraiment étrange cette fille !*
Cependant elle ne sembla pas me remarquer. Tant mieux, je ne devais pas la gêner. J’épluchai le livre « Vie et mensonges d’Albus Dumbledore » par Rita Skeeter sans trouver plus d’informations. Au bout d’une demi-heure j’abandonnai, enfin je me décidai à aller chercher un autre livre à la bibliothèque du château. Le soleil s’était couché entre-temps et la salle s’était un peu vidée. Quelques amoureux s’embrassaient sur le canapé et d’autres groupes d’amis gloussaient aux quatre coins de la pièce. Je me décidai à aborder la jeune fille étrange aux cheveux blancs.

- Tu es nouvelle, non ? Je ne t’ai jamais vu ici, lui demandai-je.
Je me mordis la lèvre. *Et si elle n’est pas nouvelle ! Je vais passer pas une cruche !*

- Je m’appelle Roxane Finnigan. Je suis arrivée cette année à Noël. Et toi tu … Tu t’appelle comment ?
Je me mordis de nouveau la lèvre. *Tais-toi Roxane !*
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Mar 3 Fév - 22:21

La jeune fille releva la tête vers moi. Ses yeux me lançaient des éclairs. *Oups*, je devais vraiment la déranger. Mais elle se radoucie et me dit :

-Oui, je suis nouvelle mais je ne sais plus vraiment quand je suis arrivé car à ce moment-là je dormais donc c'était l'autre qui s'en occupait. Tu sais les papiers et tout, ce n'est pas trop mon truc. Au passage je m'appelle Charlotte.

*L’autre ? Mais que veut-elle dire ?* Je n’osai pas lui poser la question de peur de la vexer. Elle parla ensuite des polymères. Je ne savais même pas ce que c’était. Puis elle dériva sur les livres fantastiques. Son débit de parole était vraiment rapide et je ne pus pas répondre à sa question.

- Mince, désolé, je parle, je parle et je ne te laisse pas le faire. Vas-y donne moi tes impressions, acheva-t-elle.

Je lui souris et laissai quelques instants avant de répondre. Je n’aimai pas vraiment parler de moi, mes impressions, mes sentiments. *Aller, Roxane ! Fait un effort.* Je pris une grande inspiration et commença :

- Mes parents sont sorciers alors je ne trouve pas ça « énorme » mais plutôt normal, en fait. Je me connais aucun moldu, à vrai dire, ni leur mode de vie. Tu es une née-moldue si je ne me trompe ?

J’essayai d’engager la conversation avec cette étrange Charlotte qui me paraissait cependant très sympatique. *Aller, Roxane arrête de faire ta timide. Tu veux t’intégrer dans ta maison, ou pas ?* Il était vrai que ma seule amie dans de Gryffondor était Lune qui n’était qu’en deuxième année. Je l’aimais bien, là n’étais pas le problème. Mais j’aurais aimé avoir d’autres amis qui partage mon dortoir.
Charlotte n’eut pas le temps de me répondre car un hibou Grand-Duc vint frapper avec son bec sur la fenêtre. Je me précipitai pour aller lui ouvrir. Entre temps le vent s’était levé emportant dans sa danse des millions de petits flocons de neige. Sur un fond de nuit noire, le spectacle était magnifique.  Mais je ne m’y attardais pas, ce qui m’intéressait été accroché  autour de la patte de l’oiseau.  Je déficelai le message qui, j’étais sure, m’était adressé.  J’avais reconnu ce hibou, il faisait parti de la poste interne de la Réserve pour les longs trajets, comme celui Roumanie-Ecosse par exemple. Je m’empressai de déplier la lettre, avide d’avoir des nouvelles si tardives de la part de mes parents. Je reconnus immédiatement l'écriture de mon père, petite, serré et illisible pour quelqu'un d'autre que sa famille. 

Ma chérie,

Nous sommes désolés de ne pas t’avoir écrit plus tôt mais le travail, tu connais ça, ça prend du temps. Si bien qu’on n’est réuni qu’aujourd’hui pour t’adresser cette lettre. Mr Weasley a tenu à être là, il est en ce moment assis sur le canapé rouge du salon ; Miss Grulfod se tient à carreau à ses cotés ; et ta mère est penchée sur mon épaule à épier mes moins faits et gestes. J’espère que tu t’imagines la scène sans peine. 
La Réserve a quelque peu changé, tu sais. On accueille deux nouveaux pensionnaires, un couple de Vert gallois. Ils sont magnifiques, de la fenêtre de ta chambre on peut les voire quand ils s’élèvent haut dans le ciel. On dirait qu’ils dansent dans un balai aérien. Pour l’instant on les laisse tranquilles et espérant récolter un ou deux œufs  dans les mois prochains. L’espèce est en voit de disparition et des nouvelles naissances ne feraient pas de mal. Mais ça tu le sais déjà.
Ta mère râle au dessus de mon épaule pour que j’arrête de te parler des dragons. Tu lui que tu adores quand ton père de parle de dragons, ma fille ! Sinon on a le privilège d’avoir une ou deux visites d’Hugor. Tu lui manque à lui aussi, mais il a changé. Il a surtout grandit et prit des épaules. Il devient un homme (et voilà que mama me hurle de barrer cette phrase !)
J’espère que tu ris ma chérie de là où tu es, qu’on te manque pas trop et que tu t’es fais plein  d’amis. Tu continues d’être notre petite mascotte de Poudlard.
Oh et on oubliait de te dire Stéfania Valans a accouché ! Vlad et elle sont les heureux parents de jeune Teodor. Je te joins la photo de toute la petite famille au complet. Ils vont tous très bien.

Te iubesc et raconte nous toute ta vie en détaille !
Tata și Mama.

Porte-toi bien Miccurea. Poudlard est un endroit génial j’ai hâte que tu me raconte toute tes mésaventures (celles que tu me voudrais pas raconter à tes parents). Charlie Weasley.

Je te souhaite beaucoup de réussite. Léa Gulfod.


Je finis de lire la lettre et fus prise de nostalgie. Mon cœur se serra. L’air me manqua. Je réprimai les larmes qui me montaient aux yeux. *Pourquoi je me sens si triste ? Aucun drame ne s’est produit, que des choses relativement joyeuses, en fait.*
Je secouai la tête pour ne plus y penser et me réinstaller en face de Charlotte. J’avais impoliment quittés la table avant  qu’elle n’ait pu répondre. Je lui souris pour qu’elle reprenne où on s’était arrêté tachant de lui cacher ma tristesse.
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Ven 6 Fév - 17:12

Driiiiiiiiiiiiing/ driiiiiiing / dr…/clap.
Le réveil de Lune sonna une demi-heure plus tôt que la veille. La jeune fille arrêta la sonnerie d'une tape et se tourna de l'autre côté du lit en soupirant. Elle n'avait pas envie de se lever…
Le réveil de la jeune gryffondor est en fait un réveil magique, et qui dit magique, dit intelligent. Premièrement, l'appareil ne réveille que sa propriétaire pour que les autres occupants de la chambrée ne commence pas la journée en cris et protestations et deuxièmement, il réveille son propriétaire à des heures différents chaque jour en fonction de ce que celui-ci avait à faire. Ce jour-là, il avait donc sonné à 6h30 car Lune devait finir quelques devoirs avant de commencer la journée.

La jeune fille se leva donc à contrecoeur et enfila son uniforme avant de descendre dans la salle commune encore presque déserte à cette heure-là. Lune s'assit à une des tables et sortit ses affaires de son sac en toile. Elle prépara sa plume, son parchemin et bailla à s'en décrocher la machoire.
*Non, ça ne va pas aller,jje ne suis vraiment pas réveillée. En plus j'ai faim. Je ferais mieux d'aller manger rapidement dans la grande salle et ensuite je finirais mes devoirs.*
Elle remballa donc toutes ses affaires et se leva. Elle vit alors que Roxane, une nouvelle camarade (et peut-être amie) était assise en compagnie d'une fille que Lune n'avait jamais vue.
*Sans doute une nouvelle. Il y a plein de nouveaux ces temps-ci. *
Lune lui lança donc un signe de la main accompagné d'un sourire et elle se dirigea vers la sortie. Elle ne voulait pas déranger les deux jeunes filles et elle n'avait pas le temps de commencer une nouvelle conversation.
La jeune gryffon descendit les escaliers quatre à quatre et prit le chemin de la Grande Salle.
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Lun 16 Fév - 14:13

- Au fait je ne suis pas une née-moldus vu que mes parents sont tous deux magiciens. Au cirque c'était le spectacle le plus impressionnant.. Dommage que je n'ai pas demandé à l'autre pendant que tu lisais ta lettre.

*L’autre ? Mais qui est-ce ? C’est la deuxième fois qu’elle en parle. Il n’a pas de nom ? * La question me brûlait les lèvres mais je me retins. Ce n'aurait pas été poli parce qu’elle m’avait déjà demandé quelque chose d'autre. Je remis ma mèche blanche derrière l’oreille  le temps de concentrer mes pensées. * Mais c'est quoi des moldus ?* Sa question repassait en boucle de ma tête.  *Elle me sait pas ce que « moldu » signifie ! Comment c’est possible ? Tous les sorciers connaissent l’existence des moldus bien que l’inverse ne soit pas vrai !* Je réfléchis encore quelques secondes en jouant avec ma baguette de ma main gauche. Je cherchais l’explication la plus simple pour définir les moldus. Après tout je n’avais jamais vécu auprès d’eux et je ne pouvais pas me vanter ne serait-ce que d’en avoir connu un.

- Un moldu, commençai-je, est un humain comme nous autres sorciers mais il n’a pas développé de pouvoir magique. L’origine est sûrement génétique vu que la capacité à faire de la magie se transmet des parents à leurs enfants. Pourtant il existe quelques cas exceptionnels où la magie apparaît chez un enfant d’origine moldue, on les appelle les nés-moldus. Et, plus rare il existe des enfants de sorciers qui n’ont pas de pouvoir, ce sont les cracmols.


Je me tus une trentaine de seconde et repris :
- J’espère que ça t’a éclairé.


La neige avait arrêté de tomber et on pouvait maintenant apercevoir le halo presque circulaire de la lune. Dehors les traces de pas étaient devenues invisibles, recouvertes par une épaisse couche de poudreuse. Je baillai deux ou trois fois en observant le paysage. *Je suis vraiment fatiguée. La journée a été longue. Même Sobolani dort sur mes genoux.* Mon rat s’était roulé en boule depuis une bonne dizaine de minutes et je pouvais sentir son petit corps se soulever au rythme calme et régulier de ses respirations.

- Je suis fatiguée, dis-je enfin. Je vais me coucher.

Je me pris ma baguette en bois de charme de la main gauche Sob de l’autre. Il couina quand je le réveillai. Je le déposai sur mon épaule et me levai. Charlotte m’imita. On monta la marche pour accéder au dortoir côte-à-côte sans un bruit jusqu’à ce que j’ose lui poser la question qui me brûlait les lèvres depuis un certain temps.

- Tu as plusieurs fois parlé de « l’autre ». Mais qui est-ce ? lui demandai-je
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Dim 22 Fév - 17:59

La chouette était posée sur l'appui de fenêtre et toquait sur le verre avec son bec. Sa petite propriétaire allait bien devoir se réveiller à un moment. L'oiseau avait une lettre accroché à sa patte.
Les petits coups réguliers continuèrent pendant quelques minutes. Lune se tourna dans son lit, encore à moitié endormie. Les autres occupantes de la chambre ronde, commençaient à s'agiter, embêtées par le bruit.
*pffff, c'est bizarre ce bruit….. surement, les autres filles….*
Soudain une voix s'éleva, sortant Lune de son demi-sommeil vaporeux.
-Lune ! C'est ta chouette ! Va lui ouvrir, elle fait bien de bruit.
*Hum… c'est à moi qu'elle parle ? … Ma chouette… lui ouvrir ? Mais de quoi elle parle ? *
La jeune gryffondor se redressa péniblement dans son lit et se tourna vers Marie, sa camarade   de chambre, qui était assise sur le bord de son lit, enroulée dans une couverture.
-Qu'est ce qui se passe ? Demanda-Lune en baillant.
-Et bien, il se passe que ta chouette nous a toutes réveillées, répondit Marie, en désignant la fenêtre de la main.
La chouette était toujours en train de toquer mais quand Lune se tourna vers elle, elle arrêta et regarda la jeune fille avec des grands yeux, comme si elle voulait se faire pardonner.
-Désolée les filles…dit Lune
Lune, enlevant ses couvertures, se leva, alla à la fenêtre et l'ouvrit. Un courant d'air froid s'engouffra dans la pièce. Lune frissonna et ramenant sa chouette à l'intérieur, claqua rapidement la fenêtre.

Ayant vu qu'une lettre était accrochée à la patte de son oiseau, la jeune fille passa une robe de chambre par dessus sa chemise de nuit et mit ses chaussons. Ensuite, elle prit sa baguette et sortit de la pièce avec sa chouette, laissant les autres filles se rendormir.
*Je vais juste regarder cette lettre, ensuite je me préparerai pour le rendez-vous avec les filles , à 7h *
Lune descendit dans la salle commune et s'installa près d'une cheminée. D'un mouvement du poignet,  elle ralluma les braises de la veille avec sa baguette. Enfin, elle détacha la lettre et regarda directement la signature.
* Guerric… mon ami d'enfance. Comment a-t-il su que j'étais à Poudlard ? Depuis quand sait-il ? *
La jeune fille commença à lire :

Chère Lune,
J'espère que tu vas bien. Moi, ça va. Tu te demandes sans doute  pourquoi et comment je t'ai écrit. En fait, je suis tombée sur ta chouette, il n'y a pas longtemps et elle avait l'air un peu perdue. Elle avait une lettre pour tes parents que je leur ai donné ensuite. Et j'ai profité de l'occasion pour te faire parvenir cette lettre. Oui, je sais que tu es une sorcière, je l'ai appris après ton départ. Quand je suis allé chez toi pour te retrouver et que tu n'étais pas là, j'ai demandé à tes parents et au bout de disussion, ils m'ont tout expliqué. Ne t'inquiète pas, cela ne change rien entre nous deux.
Je t'ai toujours dit que tu étais différente. En fait, je ne croyais pas si bien dire. Tu as de la chance tu sais. J'ai hâte de te voir aux prochaines vacances, tu pourras peut-être me montrer quelques sorts ou au moins tes livres.

Moi, je suis au collège du village, tu sais, je ne pourrais jamais aller dans une prestigieuse école. Mais tu sais quoi, Margaut y est aussi ! Qui aurait pu croire que sa famille n'avait pas beaucoup de moyens ?

Il n'y a pas longtemps, j'ai revu tes parents, et ils avaient vraiment changé. Hum, comment dire, ta mère a ressorti sa baguette magique et ton père s'est plongé dans de vieux grimoires. Il faut croire que ton entrée à Poudlard les a métamorphosés comme par magie.
Enfin, ils vont bien et ils retrouvent une nouvelle joie de vivre.

Voilà les nouvelles de notre petit village perdu dans la campagne.
J'espère que tu ne m'oublies pas car moi, je pense presque tous les jours à toi
et que tu es heureuse à Poudlard.
Tu peux me répondre car maintenant ta chouette me connaît. D'ailleurs, est-ce qu'elle a un nom ?

En attendant la prochaine occasion de te lire et de te voir.
Ton ami qui penses à toi,
Guerric


Pendant la lecture, différentes émotions avaient traversé Lune. De la surprise en voyant qu'il était au courant, de la colère envers ses parents car ils avaient violé le secret magique, du soulagement en voyant que son ami ne la reniait pas, du soulagement en lisant que ses parents allaient bien et se rapprochaient de la sorcellerie, et de la perplexité car la jeune fille ne savait pas quels sentiments éprouvait au juste Guerric à son égard.

Lune resta quelques minutes, le regard fixé sur les flammes dansant dans la cheminée, la lettre posée sur ses genoux. Au bout d'un moment, sa chouette, Eclipse lui mordilla la main pour attirer l'attention de sa jeune maitresse. Lune dégagea sa main et la caressa, réfléchissant à ce qu'elle devait faire.
*Je devrais lui répondre. Mais je ne sais pas du tout quoi lui dire. En même temps, il semblait pressé de recevoir ma réponse, il souhaite que je lui réponde… *

La jeune gryffondor se leva, prit une plume et un morceau de parchemin et retourna s'asseoir. Elle trempa la pointe de sa plume dans le pot d'encre et s'apprêta à écrire.
Elle ne savait pas comment commencer et que dire, si bien qu'elle recommença au moins dix fois.

Les élèves commençaient à descendre et à parler. Louise, une autre fille de sa chambre s'approcha de Lune, qui était maintenant entourée de nombreuse boulettes de papier chiffonné.
-Coucou, ça va ?
-Oui, j'ai reçu une lettre et j'essaye d'y répondre.
-Ha d'accord, bon je te laisse, je vais manger, il est déjà sept heures passé et je ..
-Sept heure !! s'écria Lune en se levant d'un bond, faisant valser ses parchemins et renversant l'encre partout.
-Qu'est ce qu'il y a ?
-J'ai rendez-vous à sept heure dans le parc avec les filles que j'ai rencontrés au bal, répondit rapidement Lune en courant à la fenêtre la plus proche. Ho non, Roxane est déjà dehors.
Lune revint vers sa camarade.
-Dit, Louise, tu veux bien ranger et nettoyer tout ça, je dois encore m'habiller.
-Heu oui, d'accord, dit l'interpelée, en sortant sa baguette.
-Merci beaucoup, tu es gentille, dit Lune, en montant les marches quatre à quatre.

Elle déboula dans le dortoir, s'attirant encore quelques protestations des dormeuses et s'habilla à la va vite. Prenant sa cape à la main, elle retourna dans la salle commune, fit un geste à Louise et sortit dans les couloirs.
*Je n'ai pas le temps de manger maintenant. Tant pis, je prendrai quelque chose après. *
Elle ralentit dans les couloirs parce qu'elle était à bout de souffle.
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Mer 4 Mar - 16:02

Molly était remontée sans un mot, sans un regard pour Louanne. La jeune femme ne savait pas si son amie la Préfète des rouge et or s'en était aperçue, mais la colère de la blondinette était palpable. L'électricité qui régnait autour d'elle, si elle avait eu sa baguette en main aurait eu des conséquences, sinon dramatiques, pour le moins démonstratives.
James lui tenait la main et lui caressait le dos de cette dernière avec son pouce. Il essayait de la détendre sa petite amie. Il la connaissait plutôt bien depuis le temps qu'il étaient ensemble. Et même avant qu'ils ne forment un couple, James connaissait Molly dans les moindres détails. Il faut bien dire qu'il avait flashé sur elle depuis longtemps, et seule la rouge et or n'avait pas vu l'intention du jeune homme...
C'était Louanne avec l'aide de Maël qui les avaient poussés dans les bras l'un de l'autre.

C'est en y repensant, que Molly retira sa main de celle de James. Ce dernier lui adressa un regard plein de questions auquel elle répondit par un regard noir comme l'encre.
Oui, la blondinette était en colère...
Arrivée dans la salle commune, elle se planta devant son amie, les bras croisés attendant une réaction, une réponse à ses questions silencieuses, tandis que la foule se dissipait autour des deux jeunes femmes formant une foule de spectateurs. La blonde et la brune... ça allait faire des étincelles...


Dernière édition par Molly (Directrice) le Sam 14 Mar - 19:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Mer 4 Mar - 18:52

- Un problème ? tu me demandes s'il y a un problème ? non mais tu es sérieuses ? tu comptait m'en parler quand de ce qui t'es arrivé ? hein ? il a fallu que je l'apprenne de la Directrice lors d'une réunion formelle de l'école ! Franchement, je pensais que notre amitié valait plus à tes yeux que ça ! Je croyais qu'on était de vraies amies !

Les colères de la blondinette était connues pour être les plus bruyantes du château. Rouge comme une pivoine, contrastant avec la couleur blé de ses cheveux, Molly croisa les bras sur sa poitrine en attendant une réponse, que Louanne semblait avoir du mal à formuler. La brune ouvrait et fermait la bouche sans qu'aucun son n'en sorte tellement elle semblait furieuse elle aussi.
James tenta de raisonner sa petite amie...

- Molly...

- Quoi ? tu vas me dire qu'elle avait une bonne excuse ? Qu'on lui avait formellement interdit de nous parler ? Franchement, je pensais que je comptait plus...

Se tournant à nouveau à la Préfète, la rouge et or reprit, les larmes aux yeux :

- Je me suis inquiétée pour toi. Je t'ai cherchée partout. L'infirmerie était condamnée et on m'a dit que tu ne t'y trouvais pas ! Mais tu aurais pu venir me voir ! Quoi ? je vaut moins qu'une bouse de dragon à tes yeux ?

La blondinette se retourna, traversa la foule amassée pour assister à la dispute, et leur cria :

- Quoi ? vous aimez le spectacle ? Laissez moi passer !

Montant les escaliers en pleurs, Molly n'entendit pas ce que Louanne lui cria.
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MessageSujet: Salles communes   Mer 11 Mar - 15:06

Le centaure approcha encore un peu plus de ma mère. Sa baguette était posée sur le buffet de la salle à manger, trop loin pour qu’elle puisse l’atteindre. Elle était prise au piège et rien de pouvait la sauver. J’avais beau crier aucun son ne sortait de ma bouche. J’étais… Je ne savais même pas où j’étais comme si seule mon âme était rentrée chez moi et que mon corps se trouvait encore à Poudlard. 
J’essayais de fermer les yeux mais j’étais prisonnière de ce funeste spectacle.Le centaure eut un rire mauvais. Il allait tuer ma mère comme ses congénères l’avaient fait avec mon père. Ce dernier gisait maintenant sur le carrelage froid de la cuisine. Toute vie semblait l’avoir abandonnée. Ses yeux étaient clos et son habituel sourire s’était effacé de son visage défiguré par les brûlures. Bizarrement il n’y avait pas de sang. Avait-il été foudroyé par le sortilège de Mort ? J’étais incapable de m’en souvenir.
Le demi-cheval plaça son couteau aiguisé sur le cou de ma mère. Je hurlai pour que quelqu’un vienne l’aider. Personne. Soudant la porte d’entrée s’ouvrit dans un grand fracas. Il me fallut un moment pour distinguer la silhouette qui n’avait rien d’humain. Bien plus grosse, des jambes bien plus fines et un museau pointu. Je le reconnus en une fraction de seconde ou du moins si ce n’était pas lui la ressemblance était frappante. Il fit encore quelques pas et sa tête fut dévoilée à la lumière synthétique du plafonnier. C’est Sobolani, mon rat. En cent fois plus grand et plus méchant.

Je me réveillai en sueur. J’étais dans mon lit à Poudlard. Je tournai la tête à droite, à gauche. Il n’y avait aucun centaure ni rat géant. *Ce n’est qu’un horrible cauchemar, Roxane. Tout va bien.* J’essayai de clamer les battements de mon cœur qui me faisaient dans palpitation dans les tempes. Mes camarades de dortoirs, elles, semblaient toutes dormir, emportées par de joli rêve. Leur respiration était calme et elles ne bougeaient pas d’un poil. *Ouf, je ne les ai pas réveillées…* J’eus une répulsion du dortoir aussi soudaine que la nausée. Il fallait que je sorte. Et vite.
 Je rabattis délicatement les couvertures de mon lit et enfilai un gilet et mes pantoufles.En quelques secondes à peine, j’étais dans la salle commune que mes camarades avaient abandonnée depuis longtemps déjà. Le fortement de ma robe de chambre sur mes genou m’apaisait. Bientôt mon cœur repris un rythme normal. J’observai la pièce dans son intégralité. Le feu de cheminée presque épuisé faisait ressortir le rouge chaleureux des fauteuils. Plongée dans la pénombre la salle commune avait quelque chose d’inquiétant, de mystérieux, d’intrigant. Il restait sur les tables rondes quelques papiers que les élèves n’avaient pas eu la décence de ramasser. En jetant un coup d’œil par la fenêtre j’aperçus la forêt interdite. Les grands conifères se balançaient lentement au rythme du vent. Tout paraissait si calme. C’en était frustrant. Rien n’était clame, rien n’était paisible. Une guerre se préparait peu être déjà ! Je fus brusquement tirée de mes pensées par quelque chose qui tirait sur un pan de ma robe pour attirer mon attention. Je me retournai prête à disputer la personne qui m’avait fait une tel frayeur, mais je ne vis personne. Ma robe s’agita à nouveau. Je baissai la tête et aperçus un elfe de maison aux grands yeux globuleux me regarder d’un air attristé.

- Tu m’as fait peur, lui dis-je doucement car je connaissais la lubie des elfes à s’infliger toute sorte de traitement quand ils avaient fait quelque chose de mal.

- Pardon Miss, dit-il en s’inclinant.
Il me tendit un verre d’eau que je pris en souriant.

- Merci, c’est gentil de ta part, le remerciai-je.

- Non non pas gentil Miss. Normal. Couiky pas aimer voir gens triste. Alors Couiky réconforter avec verre d’eau.

Je lui souris de nouveau et il agita ses oreilles d’un air mal à l'aise. Il me fit une dernière révérence et partit. Les elfes même libres continuaient de servir les humains avec une telle loyauté. Aucun humain ne pouvait se vanter de ne serait-ce que détenir la moitié de leur dévouement. Je soupirai et me laissai tomber sur le fauteuil rouge le plus proche . Tout à coup je fus surprise car je n'avais pas vu la préfète-en-chef endormie sur l'un des canapés. *Que fait-elle là ? Elle ne dort pas dans son dortoir ?* Sa cage thoracique se soulevait à un rythme régulier. Heureusement elle dormait profondément. Un rappelant son caractère assez gronon ses derniers temps je ne e risquai pas à la réveiller. Après tout elle ne me gênait pas et moi de même.
 Je laissai mes pensées vagabonder, me remémorant les agitations de la veille.  

*

J’écoutai distraitement les pronostiques de mes camarades Gryffondor quant à l’objet du futur discours de la directrice. Mr Opale, en charge de notre maison était venue nous chercher dans notre salle commune pour aller manger, ce qui était en soit très inhabituel. En entrant dans le Grande Salle j’avais tout de suite remarqué un changement : de longues toiles noires avaient été magiquement tendue ce qui donné une ambiance assez lugubre. *Ce n’est pas Halloween, pourtant ?* 
 C’était après que la formalité des événements s’était accentuée. La directrice nous avait annoncé qu’elle avait une chose très importante à nous dire après le repas. J’avais questionné Lune qui était assise à coté de moi du regard, mais elle non plus n’était pas au courant. Tous avaient mangé le plus rapidement possible et une fois le désert fini l’ambiance était plus que palpable. Je me mis à gigoter ce qui agaça mes voisins de banc. Ils allaient me faire une remarque que la directrice repris la parole.

- Nous avons dû il y a deux nuits de ça, faire face à une attaque de la part des centaures, énonça-t-elle.

Elle commença ensuite son récit sur les événements des derniers jours. *Les mi-hommes mi-chevaux ont été manipulés par des radicaux pour s’en prendre à Poudlard… Une préfète a été enlevée…
Et les professeurs sont partis en mission pour la sauvé… Ils ont réussi attraper un homme qui semblait être de mèche… Il portait une sorte de marque des ténèbres sur le bras… Il allait être interrogé… 
 Et quelqu’un était mort sur le champ de bataille...* Je regardais plus en détail la table des professeurs et en effet quelqu’un manquaient à l’appel. Qui ? J’aurais été incapable de la dire.
Mrs Dragonneau  répondit très vite à cette question :

- J'ai également, le devoir de vous annoncer, la mort de votre Professeur Leeloo...

Des cris d’horreur se firent entendre. Je n’avais jamais eu ce professeur en cours, Miss Wolkoff ayant repris son poste avant mon arrivé. Néanmoins je l’avais surement déjà croisé dans les couloirs. Et même si par conséquent elle ne me manquerait pas, la mort de quelqu’un d’aussi jeune était toujours quelque chose de triste. Lune quant-à-elle, semblait horriblement peinée de la disparition de Miss Leeloo. Elle devait l’apprécier. Mais la directrice n’avait pas fini et elle enchaina :

- Demain, à 10h, sera dépêché le Poudlard Express. Je m'attends à une fermeture définitive de l'école, et je suis sûre que les hiboux de vos parents vont se presser dans mon bureau dès les premières lueurs de l'aube. C'est pourquoi, pour ceux qui le veulent, et pour tous les élèves de 1ere, et de 2e année, le Poudlard Express sera prêt demain matin. Cette condition est non négociable pour les élèves de ces deux années. Vos Directeurs de maison, vont vous raccompagner dans vos maisons. Je vous remercie.

*Quoi ?! * Je me retournai vers Lune d’un air affolé. Elle était en deuxième année alors elle était obligée de partir ! *Non !* Malgré nos trois ans de différence, je m’étais beaucoup attachée à la jeune Gryffondor. Je n’avais aucune envie qu’elle parte même si je savais ma réaction purement égoïste.

-Mais, mais ce n'est pas possible... balbutiai-je. Tu ne vas pas devoir partir...

Lune me rappela  douloureusement la nouvelle règle de la directrice. *Pourquoi faut-il qu’elle soit deuxième année ?!* Je me calmai consciente de m’énerver pour un rien. Soudant Lune eut une révélation. Ses parents étaient en Amérique, ils ne pourraient pas venir la chercher.

-Mais, il faut un document signé de tes parents, qui dit que tu dois rester à Poudlard. Envoie leur rapidement un hibou car c'est demain que les premières et deuxièmes années doivent partir, lui rappelai-je.

Il fut décidé que la lettre serait écrite le soir même.Moi j’étais déjà déterminée à rester. Même si je devais pour cela batailler avec mes parents. En me levant je cherchai Ria et Amy des yeux mais la pièce était trop pleine pour que je les discerne.
On remonta jusqu’à nos dortoirs dans un capharnaüm des plus spectaculaires. Chacun demandait aux autres s’ils restaient et la majorité des réponses fut « non ». *Suis-je folle de ne pas vouloir partir ?* Je tenais à cet endroit presque autant qu’à ma maison et surtout je tenais à mes nouvelles amies.
 La salle commune était bondée. Je cherchai Lune du regard car je l’avais perdu dans la foule. Cependant je ne la trouvai pas. Résignée, aracée par cette journée trop mouvementée je m’assis à une table déjà utilisée par un groupe de troisièmes années. Je devais écrire un lettre à mes parents, ils n’habitaient pas en Angleterre, ils n’étaient pas au courant des récents événements. Je pris un plume et un  parchemin et me lançai :

Chers Papa et Maman
Comment allez-vous ? Moi je vais bien ne vous en fait pas. Cependant je dois vous faire part des derniers événements à Poudlard. Il y a eut…

Je me stoppai net dans mon élan. Une petite blonde de sixième année s’était mise à crier son mécontentement face à la préfète-en-chef. J’essayai de me re-concentrer sur ma fiche mais les hurlements des deux filles m’en empêchaient.

- Elles ne peuvent pas arrêter de crier ! marmonnai-je entre mes dents. En plus l’une d’elle est préfète ce n’est pas son rôle de nous empêcher de déranger les autres ?

Je montai dans mon dortoir, frustrée.  La plupart de mes camarades préparer  déjà leurs affaires  pour partir le lendemain au plus vite. Je me couchai sans même leur adresser une parole. C’est à cet instant que j’éprouvai l’absence de Sobolani encore plus fort.  Me pas le sentir auprès de moi me faisait mal. Bien plus mal que je ne voulais me l’avouer…

*

Je sortis de mes pensées une fois toutes ma soiré retracée . Je me levai et repoussai machinalement  ma mèche blanche qui me barrait la vue. J'allais m’installer à une table quand la préfète des Gryffondor se réveilla. J'arrêtai tout tel un enfant prise sur le fait. Louanne s'étira et comme elle n'était pas un tyrannosaure elle me vit.

- Qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-elle sur la défensive. 

- Et toi ? dis-je avec toute la désinvolture dont j'étais capable. 
Je fut surprise qu'elle ne m'envoie pas bouler et qu'elle me réponde :

- Ça ne te regarde pas.

- Et bien je te répondrais pareil. Que je sache on a le droit être dans sa salle commune ?

Elle soupira et se laissa retomber sur le canapé. *J'y suis peu être aller un peu fort... mais c'est elle qui a commencé* Sachant que ce n'était pas un excuse, je me mordis la lèvre.

- Pardon. 

Elle ne me répondis pas, mais je m'en attendais pas plus. Je soupirai, m'assis à une table et repris ma lettre là où je l'avais laissé. *Bon où en étais-je ?*
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MessageSujet: Re: Salle commune Gryffondor   Sam 14 Mar - 8:46

Molly avait tiré les rideaux de son lit la veille en allant se coucher. Elle ne voulait pas voir Louanne arriver, trop remontée contre son amie. La blondinette était encore sous le coup de l'émotion, et n'avait pas pris de recul face à toute cette histoire.
Elle avait dû aussi faire face à une nuit plus qu'agitée, faisant des cauchemars où on apprenait la mort de la Préfète en Chef.
Après tout, cela avait dû être traumatisant pour ne pas avoir envie d'en parler... Et que c'était il passé là bas ? Mais prise d'une fureur qui venait d'on ne sait où, elle se rappela qu'elle avait parlé à Happy, et deux autres filles... D'ailleurs qui étaient elles ? Des amies plus proches de la brune que Molly ne l'était ?  Au final, Happy aussi était coupable aux yeux de la rouge et or. Elle n'était pas venue lui raconter ce qu'elle avait appris, ou à défaut, lui dire que Louanne avait eu des ennuis...

Ouvrant rageusement les rideaux, et en grognant, la blondinette sortit de son lit, et vit avec un peu de surprise que celui de la son amie avec qui elle était en froid était vide.
Sa jumelle, elle dormait paisiblement dans le lit en face du sien.
Le temps, venu, il faudrait qu'elle affronte sa soeur pour savoir si elle comptait rentrer chez ses parents. Molly savait qu'elle n'était pas attendue le moins du monde dans sa famille adoptive, et remontée comme elle l'était, elle ne voyait absolument pas pourquoi elle demanderait aux parents de Happy si elle pouvait rester à Poudlard.
Pour le moment, elle se voyait seule, abandonnée. Ou presque, car James était avec elle. La jeune fille espérait bien, que lui au moins, serait de son côté...

* De toute façon, il n'a pas le choix*

S'habillant pendant ses réflexions, de la matinée, Molly enfila un pantalon noir, un pull rouge aux couleurs de Gryffondor, et s'attacha les cheveux en une queue de cheval. Coiffure inhabituelle pour la jeune femme qui préférait les laisser détachés la plupart du temps.
Elle se saisit de sa baguette en bois de cèdre et entama la descente des marches de pierre du dortoir. Elle vit Louanne et une autre jeune fille présente dans le salon de la salle commune, et se rappela alors les paroles d'Ollivander 6 ans plus tôt quand la baguette avait choisi la blondinette :

" Jamais je n’aurais l’idée de mettre en colère le possesseur d’une baguette de cèdre, surtout si c’est en faisant du mal à quelqu’un qu’il chérit. La sorcière ou le sorcier à qui le cèdre convient le mieux représente un adversaire potentiel redoutable et ceux qui le défient sans réfléchir ont souvent la fâcheuse surprise de le découvrir à leurs dépens... "
Et le vieux fabricant de baguette avait sourit chaleureusement à la blondinette.

Sans un mot, la tête haute, renforcée par le souvenir qui venait de refaire surface, Molly sortit de la salle commune, dépassant Louanne qui devait sûrement fumer de rage contre son amie.
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MessageSujet: Salle commune Gryffondor   Jeu 26 Mar - 19:17

J’entrai dans le dortoir vide. Il n’y avait aucun bruit, mais pas le plus léger sifflement du vent dans les fenêtres. C’était si déprimant. Aucune de mes camarades n’était restée après l’attaque des centaures. Dans le fond leur départ ne me touchait pas plus que ça. Je ne les avais jamais considérées comme des amies. Néanmoins elles n’avaient jamais été désagréables non plus et leur présence avait quelques choses de réconfortant.
Je m’assis sur mon lit qui se mit a grincé. J’entrepris de détacher la natte que je m’étais faite ce matin. Mes cheveux tombèrent sur me épaules. Ils étaient régulièrement ondulés contrairement aux boucles indémêlables qu’ils formaient normalement. Je souris quelques temps puis soupirai. Ces derniers temps l’ambiance générale de Poudlard était plutôt tendue. J’avais besoin de décompressée, me changer les idées. Je m’allongeai le ventre sur mon lit laissant la chemise de nuit que je venais d’enfiler dévoiler bien plus mes jambes qu’elle n’aurait dû. *De toutes façons il n’y a personne ici…*
Je réfléchissais à une façon de m’occuper. J’étais loin d’être fatiguée et je m’ennuyais à mourir. Quand mes camarades de dortoirs étaient là je pouvais au moins écouter leurs conversations discrètement. Mal là rien. Pas un bruit. Pas un mouvement.
Puis un livre sur ma commode attira mon attention. C’était un simple livre noir à la reliure dorée. *Le cadeau d’Hugor* Je me redressai un peu pour l’attraper. Une fois dans ma main je l’observai sous toutes ses coutures. Il n’avait rien qui le distinguer des autres livres. Cependant j’étais sure qu’il y avait quelque chose. Mon meilleur ami avait toujours adoré les énigmes. Il était capable de rester plusieurs jours sur un problème pour le résoudre. Et j’avouai que moi aussi. Quand on était petit on avait construit une cabane dans un arbre et on y passait des jours en s’imaginant agent double du ministère de la magie.
Apres une dizaine de minutes de recherches infructueuses, je pris une plume et un encrier. *Si ce n’est qu’un cahier après tout ?* Je restai un temps devant, sans savoir quoi écrire. Une goutte d’encre tomba sur ma couverture. *Et merde !* Je tentai de l’effacer en l’essayant mais je ne réussis qu’à l’étaler.  *Et re-merde. Les elfes ne vont pas être contents…* Je baissai la tête et vis le cahier toujours vierge. Sans vraiment savoir pourquoi je commençais à écrire « Je viens de tacher mes draps avec de l’encre. » Puis je barrais la phrase. *C’est vraiment nul comme début pour un journal ! *. Je repris mon écriture :

- Qu’est-ce qu’Hugor cherche en me donnant un cahier vide ? C’était il y a quelque jour. J’ai reçu un paquet, avec mon nom et...

Soudant sans la moindre explication un message apparu. *Comment est-ce possible ?* Je me souvins du journal de Jedusor dont m’avait parlé ma mère. Il avait exactement le même fonctionnement pour communiquer avec celle qu’était la jeune Ginevra Weasley. Il avait ensuite réussi à prendre possession d’elle.
Je fermai brusquement le cahier. *Ne te fie jamais à quelque chose capable d'agir et de penser tout seul si tu ne vois pas où se trouve son cerveau*, m’avait un jour dit Charlie en parlant de cette histoire. Mais la curiosité était plus forte que la raison. Je l’ouvris :

« A toi de le découvrir » y avait-il simplement écris mais je reconnus la belle écriture d’Hugor.
- Qu’est-tu ?
- Que suis-je a ton avis ?
-On ne répond pas à une question par une autre !
- T’aurais-je offensée Petit Dragon ? Tu ne me reconnais pas ?
- Je devrais ?
- Oui. Je suis Hugor.
- Comment pourrais-je en être sure ?
- En créant ce livre je savais que tu allais être réticente. Tu n’as qu’à me poser une question dont tu es sure que je suis le seul à connaitre la réponse.

Je réfléchis quelques temps. *Toute cette histoire est folle ! Et si ce n’est pas Hugor de l’autre coté du livre ? J’ai la possibilité de vérifier… * Finalement j’étais bien plus curieuse que raisonnable. Je l’avais toujours été, seulement depuis mon arriver à Poudlard j’avais été trop effrayée par mon nouvel environnement pour la laisser s’épanouir. Ça faisait bien trop longtemps que je n’avais pas enfreint une règle.  

- Qh idlv sdv gh euxlw ghydnw oh gudjrq hqgrupl
- Ta surprise  arrivera bientôt. Essaie. Aquarium ! Bustes, petites  idées tendres, affichent bien l’entêtement  litigieux.  Arrière  éclat crade pas amener  tout rien. Assez ridicule.

Je souris. *C’est bien lui.* J’en étais maintenant certaine bien que sa phrase en veille rien dire.  Il avait compris mon code et j’avais pu comprendre la sien. *Les mêmes que ceux de notre enfance…*

- Ok, j’admets que tu es bien Hugor.  Comment… comment tu as réussi à créer ce livre ?
- Rien de bien compliquer ne t’en fait pas et aucune magie noire. Seulement un vieux livre oublié, quelques dents de géants et d’autres ingrédients tout à fait légaux.
- Tu as toujours été très fort en potion, comme pour transgresser les règles…
- Rappelle-moi qui le faisait avec moi !
- Je ne vois pas de qui tu parles… ironisai-je.
-Bon Petit Dragon je vais devoir te laisser il est déjà minuit à la maison et mon père insiste pour que j’éteigne la lumière.
- Tu es à la Reserve ?
- Oui, ce sont les vacances dans mon école.
- Tu en as de la chance, Hug !
- Tu ne te plais pas à Poudlard ?
- Si si, mais là n’est pas la question. Bonne nuit Hugor.
-Bonne nuit Petit Dragon.

Je restai un instant devant le cahier où nos dernières paroles s’effaçaient. Je souris bêtement. Parler à quelqu’un que je considérais de ma famille m’avait fait le plus grand bien. J’existai encore à leur yeux et même si j’étais loin rien ne changer vraiment. J’avais beau me sentir différente ici je ne l’étais pas vraiment. Poudlard me sembla soudainement n’être qu’une vaine mascarade, et que ma vie réelle se trouvait à la Reserve, chez moi.
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